HEIMAT I – Chronique d’un rêve
Note moyenne
4,0
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52 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 novembre 2013
Là on est dans du bon.
Enfin du très bon travail.

Un film sans pan pan, sans scènes racoleuses. Du grand art.

Et dire qu'on se fait enfumer par de grosse superproductions dans le même temps.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2013
Edgar Reitz est l'auteur d'une série de 51 heures, retraçant sur trois saisons et un siècle (de 1919 à 2000) les destinées de plus de 200 personnages, à travers l'histoire d'un petit village allemand.

Je fais le malin, mais je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de ce monstre, comparable par son ampleur à La Comédie Humaine, avant que le "prequel" dont je vais parler aujourd'hui ne soit présenté au dernier Festival de Venise.

Edgar Reitz nous propose dans ces deux opus de deux heures chacun (Chronique d'un rêve, puis L'Exode) de se téléporter au milieu du XIXème siècle dans le même petit village de Schabbach, pour observer les ancêtres de la famille Simon dont les descendants fourniront le coeur palpitant de la série Heimat.

Les deux films sont - indépendamment de la série que je n'ai pas vu - incroyablement marquants. La... suite ici :
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 novembre 2013
Fin du 19eme en Allemagne...chronique d'une famille d'artisans dans un village rural ...
Quel dépaysement de plonger ainsi dans un temps pourtant pas si lointain ...l'évocation du monde rural, de sa vie dure m'a fait penser au film "la trace "avec Richard Berry qui se situe un peu dans les mêmes années ...
Mais ce film va plus loin que la peinture d'un monde disparu il nous montre comment les idées nouvelles réussissent avec l'aide de conditions naturelles exceptionnellement dures à pénétrer un monde trés fermé et centré sur ses propres valeurs, ses traditions et ses limites ...
Il nous montre ce qui conduira des milliers de paysans et d'artisans à quitter leur pays (Heimat)avec femmes, enfants, outils et mobilier...sans espoir de retour ... pour aller vers l'utopie "d'un monde sans neige l'hiver" où tout sera possible !!!
Comment ce rêve de départ devient il, non sans souffrances, un vrai départ ... le film à travers ses différents héros offre plusieurs formes à ce départ vers une meilleure existence ...
Un noir et blanc choisi,assumé, magnifié parfois de quelques couleurs nous rend perceptible la recherche de lumière de Jakob le héros principal !!!

A VOIR !!!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 novembre 2013
Dans ce film, Edgar Reitz dresse avec la précision d'un orfèvre le portrait de ces personnages qui vivent dans un temps qui semble s'être arrêté. Pourtant, le jeune héros d'"Heimat" rêve. Il rêve de partir, d'horizons lointains et d'une vie de paix et de communion avec des tribus dont il connaît le langage qu'il essaie déjà de faire partager aux siens. Mais dans sa rude province, touchée par la famine, étranglée par le joug de l'envahisseur, Jakob n'a d'autre choix que de rêver et de regarder s'étioler les convois de l'exode le long des chemins caillouteux. Dans un univers qui apparaît dévasté, "Heimat" nous propose de très belles images qui attirent le spectateur et malgré quelques lenteurs, on se prend à suivre, avec beaucoup de plaisir, les aventures de ce rêveur idéaliste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2013
Film allemand, en noir et blanc, en 2 parties, dans la campagne prussienne du XIXe siècle, une bande annonce austère qui rappelle l'univers sombre à la Haneke du ruban blanc...
Ne vous laissez pas impressionner ! Au bout d'1/4 h à peine, j'ai été captivée... Plus de 4h de film, mais quel film !! On devine le travail de titan qui ne se souffre côté scénario, photo, montage... d'aucune pesanteur à l'écran.
Lorgnant du côté de la lumière, ce film peut conquérir le coeur de tous les publics : hymne social, humaniste et poétique, savourant l'aspiration au voyage et la connaissance de la culture de l'autre, l'étranger à la Levi-Strauss...
Nombre spectateurs auront passer le chemin au vu également de critiques dithyrambiques réservées habituellement aux oeuvres dites élitistes et intellectuelles. Jeunes gens, ne passez pas à côté de ce chef d'oeuvre, à voir impérativement sur grand écran !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 novembre 2013
"Tourné entièrement en noir et blanc, avec quelques touches de couleur, lorgnant parfois vers Tarkovski pour les longs plans contemplatifs ou Bresson pour le jeu des acteurs, Heimat peine cependant à trouver un ton, entre le réalisme misérabiliste de certaines scènes, et l'affectation exagérée du jeu des acteurs."
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2014
Je me suis ennuyé et esthétique numérique noir et blanc m'a déplu. Peut-être qu'avec la deuxième partie cela prend son sens? J'aurais préféré un seul film au lieu de deux à ralonge.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2013
Ayant travaillé comme scénariste, producteur et réalisateur sur la chronique Heimat, réalisée en trois imposants chapitres entre 1984 et 2002, Edgar Reitz a décidé de continuer seul à dresser le passif de ce village bavarois en revenant sur son histoire plus d’un demi-siècle avant le début de la naissance de l’héroïne des premiers feuilletons. Axant son récit sur les ambitions d’un jeune fermier de quitter le Vieux continent pour accompagner une mission de colonisation de l’Amérique du sud, le travail formaliste du réalisateur passe à la fois par une utilisation des moyens de prises de vue les plus modernes pour réussir à obtenir une qualité de noir et blanc somptueuse ponctuée de pointes de couleurs à valeurs symboliques et par un travail de reconstitution très minutieux de tout un petit village, depuis les maisons classiques jusqu’aux éclairages d’époque. La fresque romanesque réussit, à défaut de nous en apprendre beaucoup sur l’histoire allemande et les traditions locales, à rendre ses personnages attachants et donc à dégager beaucoup d’émotions.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2013
Un croisement entre "Le Ruban blanc" et le début des "Ailes du désir". Du premier, le film garde l'univers (un petit village en marge de la Révolution industrielle où la tradition l'emporte sur tout le reste). Du second, on retient la fluidité de la mise en scène (parfois trop formaliste, cependant). L'intrusion de l'imaginaire du Nouveau Monde dans la campagne allemande du XIXe siècle apporte une vraie puissance poétique au récit, notamment à travers ce fils de fermier qui lit et parle l'anglais, l'espagnol, le portugais et deux ou trois dialectes indiens. Cependant le scénario ne résiste pas à la contradiction inhérente à cette histoire : le film "Heimat" ne peut quitter sa terre natale donc l'aspiration à l'émigration est (trop) brutalement rabattue vers un retour au village et à la maison du père. Un revirement qui casse en deux ce premier épisode...
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2013
Hormis quelques trop rares jolies scenes , on a beaucoup de mal a s'attacher aux personnages et le cote historique n'est vraiment pas flagrant. Sans grand interet au final.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 novembre 2013
Film bouleversant. Le destin ne tient à pas grand chose. La vie n'est pas Hollywood. Cela ne l 'empêche pas d'être magnifique.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2013
Cette fresque magnifique sur la vie d'une famille paysanne allemande du 19 ème est très bien mise en scène et interprétée : un grand souffle de romantisme, l'âpreté des conditions de vie de l'époque, les inégalités, des rêves de liberté et d'ailleurs, ... Une réussite.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2013
Des précédentes époques de Heimat, cette œuvre gigantesque, je n'ai vu que le feuilleton passé à la télévision. Et ça fait un bout de temps. Autant dire que ça a été une vraie redécouverte, une bouleversante redécouverte car la beauté de ce film est presque indicible. L'émotion qui en découle ressemble à celle que nous procurent les films de Terence Mallick. Ce sentiment palpable de la nature, une nature plutôt belle mais sans pittoresque particulier -le Hunsrück, où se passe l'action, est un pays de collines boisées entrecoupées de plaines à céréale- mais une nature magnifiée par l'œil de celui qui la regarde. C'est un noir et blanc superbe, où le réalisateur incruste, exceptionnellement, un éclat de couleur: le fer chauffé au rouge qu'on applique sur le sabot d'un cheval; l'ocre translucide d'une agate....

Dans ce qui sera peut être son dernier film, car c'est quand même un vieux monsieur, Edgar Reitz se penche sur le lointain passé de la famille qu'il suit de génération en génération. On est en 1840. La vie quotidienne, dans ces villages ruraux, est rude. Il n'y a guère que les toute jeunes filles qui vivent le temps de l'insouciance.... Et il règne encore une ambiance féodale. Interdit, dans les forêts, de ramasser bois ou champignons, et même les feuilles mortes ou la mousse.... Interdiction de tirer un lapin. Et pire encore: le baron du coin a une exclusivité de la vente du vin, pendant toute une période de l'année; à la fête du village, l'aubergiste qui a des tonneaux plein sa cave n'a pas le droit de les mettre en perce... C'est la fête, on mange des confitures, on danse, on fait de la musique mais pas de vin. Révolte des assistants, le représentant du baron est chassé, et aussitôt la maréchaussée arrive pour arrêter les "meneurs", à vrai dire juste un peu plus avines que les autres, qui ont droit à des mois de cachot.

L'année 1842, l'année de la comète (les superstitieux y voient une annonce de calamités); l'hiver qui suit est terrible. La diphtérie emporte les petits enfants par dizaines, et la tuberculose les adultes, adultes nourris de patates et de bouillie. La région était renommée pour ses agates: on n'en trouve plus. Alors, de plus en plus de familles s'en vont. On leur a promis, au Brésil, des terres, du bétail; on leur a promis qu'il y aurait de l'emploi pour tous, forgerons, tanneurs.... Ils partent en longs convois, comme ces convois tirés par les boeufs des westerns, mais tristes. Ils savent qu'il ne reverront jamais leurs parents, leurs cousins, leurs villages.

Jakob (Jan Dieter Schneider), le fils du forgeron, est un cas. Il a appris à lire (on ne sait comment) mais il lit, comprend même l'anglais ou l'espagnol, dès qu'il s'agit d'en savoir plus sur ces mystérieux habitants de la lointaine Amérique du Sud, ces tribus indiennes dont il se répète les mots et les expressions comme des formules magiques. Il insupporte son père, l'irascible (il a déjà chassé sa fille aînée coupable d'avoir épousé un catholique) et brutal forgeron (Rüdiger Kriese) , pour qui lire s'apparente à fainéanter. Mais il est soutenu par sa mère (Marita Breuer) elle qui a perdu en bas âge six enfants sur les neuf qu'elle a mis au monde.... et son oncle le tisserand.... Il y a encore la grand mère, qui partage la maisonnée, et le frère aîné qui revient de l'armée. Ce frère là, Gustav (Maximilian Scheidt) , a tout pour plaire au père. Il travaille de ses mains, et il rêve de construire une machine à vapeur, qui pourrait servir de batteuse.

Jakob partira, c'est sûr. Mais non, c'est Gustav qui partira, Gustav qui lui aura tout pris, sa jolie amoureuse (Antonia Bill), et ses rêves.... Il restera à Jakob à épouser la moins jolie (Philine Lembeck), à veiller sur ses vieux parents, et à aider son père à réaliser, enfin, cette formidable machine à vapeur.... Et pourtant, une partie de son rêve prendra forme, puisque lui, avec ses connaissances livresques des indiens, sera reconnu par le grand Wilhelm von Humboldt... (brève incarnation de Werner Herzog, ami de Reitz) avec qui il entretiendra une controverse linguistique. C'est Jakob qui restera, donc, le gardien du pays natal...;

Ces quatre heures de projection passent comme un rêve. C'est un chef d'œuvre, un chef d'œuvre rare, austère peut être mais puissant. A voir absolument.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2013
Superbe reconstitution de cette Allemagne du milieu du 19 ème siècle où les gens dans la misère rêvaient du nouveau monde. Dés le début du film l'on est emporté par cette épopée familiale, dont le héros en quête de liberté et de connaissances nous donne une belle leçon de courage et de volonté.
Le noir et blanc magnifique accentue cette atmosphère de recherche de la "lumière".
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2013
Encore un film ? Oui, c'est le hasard de la programmation, et la partie germanique de matchingpoints est trop heureuse de voir un film allemand ! Le film au départ dure quatre heures, en France on a préféré le couper en deux films. Nous avons respecté l'idée première en regardant les deux films en une après-midi.

Que veut dire Heimat ? Il n'existe pas un mot équivalent en français. Il peut désigner le pays ou le village ou la maison où l'on a grandi, où l'on est chez soi ; il y a donc une connotation nostalgique.

Il y a déjà eu Heimat 1,2,3, une chronique de plus que 50 heures qui racontait la vie d'une famille de paysans de 1919 à 1982, dans le village de Schabbach en Rhénanie Palatinat, relatant trois époques importantes de l'histoire allemande. Lors de sa diffusion à la télévision en 1984, elle battit les records d'audience en Allemagne. Ce nouveau Heimat est donc une sorte de prologue de la trilogie, mais est une entité et peut être regardé seul.

...

La vie au quotidien est dure et rude, nous pensons à "L'Arbre aux sabots" dans sa déscription du monde rural, la famine et les maladies menacent en permanence et la mort côtoie la vie de tous les jours. Nous l'avouons, nous avions la larme à l'oeil, tant l'émotion est forte par moment ! Au milieu se trouve Jakob, le rêveur, l'intellectuel, qui a appris tout seul plusieurs langues ...Il veut émigrer comme des milliers d'Allemagne, il rêve d'une meilleure vie. C'est lui le narrateur, le romantique, souvent incompris par son entourage ; il tient un journal et nous lit ses notes dans un allemand très littéraire par rapport au patois que les villageois parlent.

Mais le film n'est pas que tristesse - il y a aussi la fête du village, des instants de bonheur simple.

Edgar Reitz est aussi un historien en plus du cinéaste ; il vient de cette région, dont 90 % de la population a émigré au milieu du 19 ième siècle. Les notions de liberté après l'occupation des soldats napoléoniens, l'industrialisation naissante, les conflits des religions et l'émigration, sont des sujets traités à travers l'histoire de ce village en réalité fictif. On s'attache aux personnages, il y a même un suspens, donc nous n'en dirons pas plus...

Réservez votre soirée, ne vous laissez pas décourager par une musique pénible selon nous - ce sera d'ailleurs notre seule critique - par la lenteur parce qu'elle a sa place ici, mais appréciez la superbe photo en noir et blanc, très graphique, égayée par quelques rares pépites de couleurs, et suivez cette fresque de 4 heures qui vont passer comme un rêve…

C'est un chef d'oeuvre !
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