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Ricco92
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3,5
Publiée le 16 mai 2016
Il fallait oser : Mr. Holmes ne raconte pas une histoire policière mais est une réflexion sur la vieillesse. Ce film narre effectivement l’histoire d’un Sherlock Holmes vieillissant à qui la mémoire fait défaut. Pour illustrer ce thème, Bill Condon choisit d’offrir un montage alternant entre trois époques différentes pour montrer le cheminement des souvenirs du personnage principal. Si ce parti-pris est déstabilisant au début, il sert le récit une fois que l’on en a compris le principe. Cette étude sur la perte de la mémoire et sur la vieillesse est renforcée par l’interprétation d’un Ian McKellen subtil et émouvant. L’émotion passe également par les rapports qui s’établissent avec le petit Roger qui amène la thématique de la succession, élément jusqu’à présent absent (à l’exception des témoignages écrits du Dr. Watson) de la vie de Sherlock Holmes qui ne s’est toujours consacré qu’à l’intellect et qui a fuit l’affectif jusqu’à présent. Sans être un film très mémorable, Mr. Holmes reste une belle réflexion sur la vieillesse, où l’enquête passée (car il y en a quand même une) est très secondaire dans le récit mais très importante dans l’évolution du personnage.
En dépit de tout le talent de Ian McKellen, ce film est tout de même assez lent et ennuyeux. Hormis quelques brèves passages, ni le rythme, ni le mystère, ni l'humour ne sont au rendez-vous. Une dose de moralisme pleurnichard n'arrange pas les choses. De plus la construction est confuse. Déception sur toute la ligne.
Ceux qui s'attendaient à un film du genre des Sherlock de Ritchie avec le fantasque Downey jr ont dû être drôlement déçu! Rien a voir avec les films à gros coups d'effets spéciaux, ici on a droit, avant l'enquête, au portrait du vieillissant Détective parti s'isoler et faire le bilan dans sa maison de campagne où il retrouve la "bonne" et faire la connaissance de son fils: le tout jeune Roger. Une belle complicité s'installe rapidement entre les deux, prévisible mais ça fonctionne parfaitement malgré tout grâce aux deux acteurs : McKellen (génial!) et le jeune et prometteur Milo Parker. Leur rencontre est très touchante, mais pas autant que lorsque Holmes se livre et se rend compte qu'il est finalement bien seul... Que de Regrets et de remords pour ce vieil homme qui malheureusement n'aura plus qu'à essayer de l 'accepter pour ses vieux jours... Le fait de s'en rendre compte nous donne l'impression que c'est dans la poche mais non,tout reste à faire pour le vieil homme... Y arrivera t-il ?? Peut être... Grâce à cette nouvelle amitié avec ce petit garçon et sa mère... A vous de juger! En tout cas, je ne m' attendais vraiment pas à un film aussi émouvant! Il donne envie de profiter des gens qu'on aime, et des instants avec eux pour éviter de regretter ... de profiter de la vie quoi! et ça: j'achète !!! Comme dirait l'autre !
Malgré quelques longueurs, beaucoup de plaisir à retrouver le monde et l'univers de Sherlock, merveilleusement interprété. De plus les reconstitutions sont splendides, les énigmes à plusieurs étages qui s’emboîtent comme l'aimait tant Conan Doyle. Ici rien de spectaculaire comme dans d'autres productions holywoodiennes. Une réussite
Bill Condon effectue un brillant mélange des registres du policier et du drame intimiste, avec " Mr. Holmes " , où, Ian Mckellen y est impressionnant en détective fatigué mais toujours pugnace. Une nouvelle version qui revisite le mythe créer par Sir Arthur Conan Doyle, avec prestige et élégance façon British. La mise en scène, les images, la reconstitution d'époque, l'impeccable Bande Originale ainsi que l'histoire fonctionnent dans cette enquête très captivante. Un drame passionnant.
Alors non, je ne dirais pas que le film était mauvais. Mais il est loin de ce j'aurais pu en attendre.
En grand fan du Sherlock de Robert Downey Jr. et de la série "Elementary" avec Jonny Lee Miller, desquels j'apprécie respectivement l'humour et la mise en scène façon blockbuster pour l'un et l'approche moderne du personnage pour l'autre, cette version du célèbre résident de Baker street m'a laissé un goût amer.
Un peu comme l'a fait Phyllida Lloyd avec Meryl Streep pour "La dame de fer" (voir l'article ici), Mr Holmes raconte une double histoire, une double enquête: l'une au présent, l'autre en flash-back. Et si la deuxième approche nous présente un détective perspicace lors de sa dernière enquête, la première nous montre un homme sous une perspective bien moins valorisante, un homme dont la vieillesse lui faire perdre la boule et la mémoire.
Ce traitement, que certains pourront apprécier, j'en conviens, n'a pourtant pas remporté mon adhésion. Cette narration double casse le rythme et dénature l'image du célèbre détective dont la fin de vie n'intéresse que peu.
S’il est pour le moins appréciable de se détacher de l’image snobinarde et prétentieuse qui nous a été souvent dépeinte du personnage de Holmes, il reste dommage de l’enfermer dans une autre appréciation, bougonne, usée et aigrie du maître de l’enquête. Ce ton emprunt malheureusement l’ensemble du film, qui s’enserre dans une mélancolie que les épisodes du passé ne parviennent pas à illuminer, ni même les échanges avec le jeune garçon, faute d’entrain. Ian McKellen prête parfaitement ses traits au personnage en lui offrant des contours inattendus, secondé par des acteurs tout aussi talentueux. La mise en scène, les costumes, décors et paysages sont soignés et offrent de belles images. Le seul hic, dans un tel cadre, revient donc à la tonalité monotone de l’ensemble, qui devient pesante à la longue.
Le célèbre détective britannique retraité est une intrigue très intéressante, l’instruit passé maître de l’intuition et de la physionomie est superbe, bonne mise en scène finale, révélant la tragédie cachée.
Je conçois aisément que ce film a dû décevoir une bonne partie du public. En effet, avec Holmes en titre, on doit s'attendre à une enquête trépidante, ou s'entrecroise bien des gens, bien des rebondissements et bien des meurtres. Et ce n'est pas le cas ici. Non, il s'agit de la fin de vie d'Holmes, au milieu de ses pertes de mémoires, de ses regrets sur certaine affaire, aidé par un tout jeune garçon pour tenter de recoller tous les morceaux. C'est étrange, mais très bien fait, avec des acteurs au top, des décors bien choisis. Un bon moment de cinéma, sans cascades, ni effusion de sang (enfin presque). A voir par les amateurs de film existentialiste, sur le vie, la fin de vie et les regrets qu'elle peut apporter. Pour les fervents amateurs d'Holmes, soyez prévenu que l'enquête n'est pas vraiment le plus important fait de ce film.
Un Sherlock Holmes, comme on ne l'a jamais vu au cinéma : poétique, épuré et anti-spectaculaire. Pas besoin d'en faire des tonnes pour faire un grand film, la preuve avec ce joli film. Une interprétation grandiose de Ian Mackellen.
Le plus célèbre des détectives a-t-il encore quelque chose de nouveau à nous apprendre ? Pour Bill Condon oui, à condition de présenter le distingué british, vieillissant et à la retraite. L’homme âgé de 93 ans n’a alors plus toute sa tête et sa première lutte est donc de remettre sa capacité à analyser les choses dans l’ordre. Mr. Holmes s’accroche alors à ses plus vieux souvenirs pour résoudre l’intrigue dont il sera en charge. Ian McKellen joue son rôle avec délicatesse et sensibilité, si bien qu’on en oublie devant qui nous sommes. Bill Condon abuse néanmoins des allers-retours dans le passé et nous fait perdre l’intérêt de cette enquête. Finalement, on se concentrera sur l’amitié sincère entre le vieillard et le jeune prodigue. Mr. Holmes échoue dans la construction de son histoire mais laisse vraiment place à une belle chronique entre deux générations. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un Sherlock Holmes vieillissant et plus posé, qui change de la version commune du jeune détective qui saute sur toutes les enquêtes qui passent, et ici qui n'est plus flanqué de son éternel Watson, on peut dire que la version de Bill Condon change de ce que l'on connaît jusque-là ! Ian McKellen interprète un Sherlock Holmes âgé, calme et réfléchi qui est tout de même d'un grand classicisme, ce qui est dommage car l'on ne retrouve pas de surprise sur la mise en images ni sur l'aspect (à part qu'il est âgé) de notre détective. Pas de folie créatrice, donc. Un décor parfois magnifique, avec des personnages secondaires nouveaux et frais, qui sont encore un inédit quant aux nombreuses adaptations que l'on a connues. Le rythme cependant est lascif, voire lent, et l'on peut facilement divaguer entre deux longs dialogues et deux scènes contemplatives silencieuses. L'histoire en elle-même est un pied-de-nez aux attentes du spectateur : on voudrait une enquête et de l'action policière comme dans tout Sherlock Holmes, mais le film tente un beau drame humaniste. Pourquoi pas, au moins cela change, même si l'on avoue que l'on reste un peu sur sa faim quant à ces attentes non remplies. Le drame en lui-même est beau et plein de morale humble, toujours bonne à prendre. Un film qui mise sur le décalage vieilli et humaniste de son personnage principal, qui est une nouvelle version du Sherlock Holmes, mais dont le côté classique se fait parfois trop ressentir dans un rythme en dents de scie, donnant un beau drame, mais pas forcément un Sherlock Holmes passionnant. Une belle prise de risque tout de même.
On est plus dans le drame que dans le policier pur et dur à l'ancienne, avec cette idée astucieuse qui donne l'occasion à Ian McKellen d'un formidable numéro d'acteur, fragilisant l'image hyper répandue d'un super cerveau infaillible. De ce point de vue le film est une franche réussite, d'autant que le casting est très bien dirigé, le petit garçon notamment tenant la dragée haute aux adultes et nous renvoyant à notre propre positionnement de spectateur face à notre héros favori. Les moments d'émotion sont nombreux et savamment dosés, avec une mise en scène concise et un montage précis. Il est juste un tantinet regrettable que l'enquête en toile de fond ne donne pas lieu à plus d'intensité. Belle performance toutefois.
Vraiment un divertissement plaisant que nous offre là Bill Condom adaptant le livre de Mitch Cullin, les abeilles de Monsieur Holmes…les abeilles sont partie prenante d’une histoire où le vieux Sherlock Holmes, âgé de 93 ans, s’est retiré dans joli cottage du Sussex face à la mer et aux falaises de craie …il perd la mémoire et ni les cures de gelée royale, ni les cures de frêne épineux qu’il est allé chercher jusqu’au Japon, n’y font quelque chose…il se raccroche aux récits de son fidèle Watson alors décédé mais auquel il reproche d’avoir enjolivé sa vie, et avoue malicieusement qu’il n’a jamais porté sa fameuse casquette à double rabat, ni fumé la pipe…Il essaye d’écrire ses vraies mémoires aidée par Roger, le gentil garçon de sa gouvernante, âgé d’une douzaine d’années…et qui passe outre les avertissements de sa mère…avec Roger, Holmes essaye de revenir sur sa dernière affaire qu’il avait prise au sortir de la seconde guerre mondiale et dont l’issue perçue comme son propre échec lui avait fait prendre sa retraite…Ian Mckellen est bouleversant dans cette interprétation de ce vieillard luttant contre les atteintes du grand âge…qui sait aussi se montrer facétieux dans ses conversations avec Roger tout à son envie fébrile de découvrir…Il y a bien entendu des références aux anciennes enquêtes de Holmes au travers de flash back où il faut garder le fil…mais l’essentiel n’est pas là, Mitch Cullin a réalisé une délicieuse parodie du légendaire héros de Conan Doyle, mais aussi un film sur la transmission, la solitude, les regrets… et les trois acteurs sont remarquables.
S’il était difficile d’attendre quelque chose de la part de Bill Condon, rappelons qu’il s’agit là de l’un des réalisateurs de la franchise Twilight et du récent Le cinquième pouvoir, on s’en sort finalement avec un film possédant quelques atouts, dont le principal est Ian McKellen. Enième déclinaison des aventures du plus célèbre des détectives privés, le dénommé Sherlock Holmes, Mr. Holmes se démarque toutefois des vieux long-métrages archétypaux, des blockbusters d’action à la Guy Ritchie, du modernisme de la série de la BBC, en représentant le limier à l’aurore de sa vie. Sénile, physiquement affaibli, l’homme est en passe de disparaître, de céder au monde un héritage, véridique ou fictif. Sherlock Holmes se voit donc comme une légende, dans Mr. Holmes, bien qu’il ne puisse adhérer à cette image conçue de toutes pièces par son acolyte de toujours, celui qu’on ne verra pas ici, le docteur Watson. Il est donc question de philosophie, alors même que le vieillard, retiré dans sa maison de compagne, tente de se remémorer l’une de ses dernières enquêtes, avec l’assistance du petit bonhomme curieux de sa gouvernante.
Les guêpes ou les abeilles? Héros ou légende? Des questions que se posent le principal intéressé alors que son corps et son esprit s’en vont tout gentiment vers le néant. Tout ça est joli comme tout, se voulant touchant, ça le sera parfois grâce à la qualité d’interprétation de Ian McKellen, mais passé sur le concept et sur quelques images raffinées de la campagne anglaise, que reste-t-il réellement de ce Mr. Holmes si ce n’est une certaine lenteur, un certain désordre dans la chronologie des évènements, entre présent et passé récent, entre Angleterre et Japon? Bill Condon, n’étant pas en effet de ces metteurs en scène ayant démontré jusqu’alors un sens pointu de la créativité, parvient tout juste à faire survivre son récit, souvent bancal, sur les 105 minutes que durera son film. Entre cabotinage, académisme et banalité, le film est tout simplement sauvé des eaux par son comédien principal, toujours Ian McKellen.
Mais cela ne suffira pas à faire de cette déclinaison du mythe une adaptation majeure, loin s’en faut. C’est même franchement ennuyant lorsque le cinéaste s’épanche en sentimentalisme, lorsque le personnage de Sherlock Holmes n’est pas devant la caméra. Il en faut bien d’avantage pour prétendre à faire s’illuminer une fois encore la légende d’un personnage surexploité, sur tous type de supports, quand bien même la question de l’âge pourrait entre en compte. Avis aux amateurs. 08/20