Gerontophilia
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felixaix
felixaix

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2014
Un film incroyablement subtil par un réalisateur qui ne l'était pas trop jusqu'à présent (pour ceux qui ont vu la grosse daube de "L.A. Zombie").
L'acteur principal est extra, et le tout donne un petit film sympa !!
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2014
On n'avait plus entendu parler de Bruce LaBruce, artiste queer éclectique tendance trashounet, depuis son chef d’œuvre “ L.A Zombie ” qui plaçait derechef François Sagat au rang de l’Actor’s studio X ! Plus sérieusement, le chemin parcouru entre ses précédentes œuvres et ce “ petit ” film bien sympa est louable. Car “ Gerontophilia ” dont LaBruce aurait pu tirer une œuvre glauque (il sait y faire !), voire malsaine (plus encore !), se révèle en fait plein d’une étonnante de candeur, remplie d’utopiques illusions et se laisse regarder avec une tendre curiosité. Bon il ne faut pas y rechercher une quelconque crédibilité, ni s’attendre à une quelconque psychologie des personnages mais en revanche quelques scènes sont soit, très bien ciblées (celles relatives à la pulsion fétichiste), soit touchantes (ah ce regard perdu de Lake sous la neige à la fin !) d’autres enfin totalement superflues (le rêve/trip érotique, la dispute avec la mère…). Malgré ses nombreux défauts, cette fable sur la différence reste très plaisante à regarder et à entendre car la BO est top !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 avril 2014
J'ai beaucoup aimé ce film. Un excellent jeune acteur. Au vu des autres films de Bruce LaBruce, je me méfiait, mais en fait non, c'est soft et très beau.
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 décembre 2014
En 1971 "Harold et Maude" (Hal Ashby réalisateur) présentait un couple atypique : un jeune dépressif de 19 ans tombant amoureux d'une pétulante octogénaire.
A lire rapidement le "pitch" de ce "Gerontophilia" canadien de 2013, on se dit que voilà la réplique pour homosexuels, et que c'est subversif et tonique, comme le modèle hétéro.
Or, à y bien réfléchir, il n'y a rien de "subversif" à présenter un très vieil homme et un adolescent (juste majeur ici) ayant des relations sexuelles. C'est vieux comme l'antique.... la pédérastie avait ainsi pignon sur rue en Attique, et était considérée comme un mode ordinaire de quasi-pédagogie. La subversion reste dans les relations sexuelles entre un homme et une femme !.. quand cette dernière est âgée et son partenaire un tendron. Un tel couple est en effet stérile, par la "faute" de la femme, qui a épuisé ses facultés de reproduction, ce qui entraîne le rejet de la société - alors qu'une jeunette avec un vieillard, cela choque beaucoup moins (le vieillard pouvant engrosser la jeune femme), et c'est même banal, voire encouragé encore de nos jours, dans de nombreuses sociétés, à charia notamment. Un duo sexuel "en miroir" est stérile par nature, et les disparités d'âges, mêmes très importantes comme ici (Lake, 18 ans, ayant l'âge d'être l'arrière-petit-fils de Melvyn Peabody, 82 ans....) ce n'est pas ce qui frappe en premier. spoiler: La scène du bar "gay" est d'ailleurs à cet égard révélatrice - le giton esseulé ne s'y trompe pas, qui tente sa chance dès que Luke a le dos tourné : un client potentiel qui avoue, par coquetterie, 75 ans, rien que de courant pour lui.

Que penser de cette incursion, inédite le concernant, du cinéaste homo militant Bruce LaBruce, dans le registre "romantique" ? Est-elle "tonique" ? Pas vraiment... Pas d'émotion dans ces échanges furtifs d'abord (dans la résidence médicalisée pour vieillards où se rencontrent les 2 hommes), spoiler: puis frontalement (et complaisamment) montrés, même si en pointillés, lors de la partie "road movie".
Alors que Maude apprenait la joie de vivre à Harold (même si cela pouvait être aux enterrements), spoiler: Melvyn apprend le gin rami, et le vol dans les magasins à Lake....
Une notion bien différente du "passage de témoin", comme on le voit. Si le vieil homo est assez charismatique (Walter Borden), le jeune disciple est, en dépit d'un physique avantageux (Pier-Gabriel Lajoie), fort peu expressif et emballant. La petite amie, très bizarre (féministe caricaturale, spoiler: et se découvrant lesbienne)
et la mère, foldingue, nymphomane et alcoolique pour compléter la galerie - LaBruce grossit le trait et "charge la mule", sans enrichir pour autant son récit.
Alors, le "style" du metteur en scène, peut-être, à distinguer ? Une "musique" tonitruante, insupportable. Prises de vue, montage : du passe-partout.
Seules touches d'originalité - malsaines (quelques allusions visuelles explicites à un Lake que ne rebuterait pas une extension à d'autres paraphilies, comme le fétichisme, la nécrophilie, l'attirance sexuelle pour la maladie du partenaire - spoiler: cf. quand il rêve qu'il embrasse le dos devenu pustuleux de son amant)
......
Nous étions 4 seulement ce soir à nous ennuyer à ce pauvre spectacle.
Louisa L
Louisa L

60 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2014
Gerontophilia, de Bruce LaBruce.

Malgré que le film soit -malheureusement- passé inaperçu parmi la foule de grandes daubes américaines qu'on nous sert en ce moment, l'idée de le voir me tenait en revanche très à cœur. Rien que la bande-annonce laissait prévoir un vrai petit chef-d’œuvre, délicieusement sobre et romantique. J'y suis donc allée sans aucune appréhension, faisant confiance à mon instinct. Et je peux vous dire que je n'ai pas été déçue.

Amateurs de comédies romantiques hétérosexuelles, passez votre chemin. Car en effet, ce film n'est pas à remettre entre toutes les mains - au contraire. Rien que le titre vous donne un avant-goût du pitch. Et si le sujet paraît repoussant au premier abord, il n'en est pas moins parfaitement maîtrisé, par un Bruce Labruce qui brise les limites, fait exploser les préjugés et signe une histoire d'amour pas comme les autres.

Traitant d'une attirance sexuelle atypique, la "gérontophilie" (ou l'attirance pour les très vieilles personnes), l'intrigue en rebute beaucoup et en attire peu. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce film n'a rien à voir avec les précédentes productions trash, provocantes et malsaines du réalisateur. Aucune image crue n'y est montrée durant cette savoureuse heure et demie, et c'est justement ce qui fait le charme du film. Ce n'est pas le voyeurisme pervers dont parlent certains rageux effarouchés - d'ailleurs je conseille à ces derniers de regarder le film avant de critiquer. C'est tout simplement une histoire d'amour, un brin fleur bleue, de deux êtres qui s'aiment comme n'importe lesquels s'aimeraient. Lake, un adolescent de 18 ans - interprété par un jeune acteur criant de vérité - se découvre, en allant travailler comme infirmier dans une maison de retraite, une certaine attirance pour ces résidents du troisième âge - et plus particulièrement M. Peabody, un octogénaire noir dont il a la charge. Les deux hommes apprennent à se connaître, deviennent rapidement proches, et Lake finira par faire sortir son amant de cette maison de retraite trop étroite, trop stricte, trop ennuyeuse... Trop tout. M. Peabody, lui, il veut voir l'Océan. L'Océan Pacifique. Et Lake est prêt à donner son maximum - quitte à lui faire traverser la moitié du pays dans une caisse pleine de rouille - pour que le vieillard réalise son rêve.

Techniquement, la réalisation est au top. Les plans sont superbement choisis, mettant sensuellement les corps en valeur sans en dire trop, avec une pudeur et une douceur inouïes. La photo est confortable, la lumière rassurante, les dialogues minimalistes et les acteurs sont au meilleur d'eux-mêmes, autant pour nos deux protagonistes que pour les secondes rôles - mention spéciale à la jeune Désirée, superbe dans son personnage petite-amie excentrique. Rien n'est à redire à propos de la bande-son, qui colle parfaitement à l'ambiance du film avec des morceaux pop qui viennent dynamiser le tempo tranquille du scénario.

Mais plus qu'une simple histoire d'amour "hors-norme", Gerontophilia est en réalité une véritable remise en question de la mentalité d'aujourd'hui, et plus particulièrement de notre notion du "beau". Cette société qui prône l'aura de la jeunesse et le culte du corps, en crachant sur la décadence physique que la vieillesse apporte avec elle. Cette obsession de l'apparence, de l'esthétique, LaBruce passe au travers, et nous rappelle avec délicatesse que ces joues ridées, ces muscles abîmés, ces cheveux blanchis, ces personnes que l'on rabaisse au simple titre de "vieux" dont plus personne ne s'occupe, ont été belles dans le passé, et le sont restées à leur manière. Par leur sagesse, leur culture et leur expérience de vie. Moi-même je l'avoue, j'ai été surprise de voir à quel point une banale scène de toilette, si elle est bien filmée, peu paraître séduisante. Les gestes doux, les élans purs du jeune protagoniste, l'éponge contre le corps flétri de Melvin Peabody, tout dans cette scène suinte d'une beauté sincère, modeste, naturelle. On fait abstraction des barrières morales et on se plonge dans cette histoire d'une élégance rare, on découvre une nouvelle facette du troisième âge, qu'on se surprend à apprécier.

Pour résumer, je dirais que Gerontophilia est une de ces perles rares que l'on rencontre trop peu souvent, mais qui mérite pourtant toute l'attention du public. Touchant, plein de poésie, sans fausse note, cette fable contemporaine d'une puissante simplicité est en quelque sort une manière de dire "merde" aux préjugés sur le genre, la couleur de peau ou l'âge. Les non-dits renforcent l'univers quasi-sacré de la réalisation, et grâce à une mise en scène brillante, même les plus sceptiques en ressortiront satisfaits. À voir absolument.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2014
Original pour le sujet traité et dépourvu de jugements moraux, ce film m'a laissé un goût indéfinissable à la fin, comme un désenchantement lorsque le jeune homme se remet à la "chasse" de vieux sans aucun état d'âme après la disparition de son amoureux(?).... On sent plus d'empathie par le vieux personnage, même si le jeune est plus complexe. Autrement sans excès ni provocation comme accoutumé chez Bruce LaBruce. Intéressant et à voir quand même....
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2014
Formidable film d'amour, qui, sans en avoir l'air, nous en dit beaucoup que les relations entre hommes et femmes, entre hommes, entre races, entre les générations. Un film dérangeant les clichés et les idées reçues, très bien filmé, très bien joué, qui met les âmes à nu.
Farfalle
Farfalle

11 abonnés 269 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2014
Un jeune homme tombe amoureux d'une personne âgée et décide de partir avec lui voir l'océan (c'est le rêve du vieux monsieur). Un thème rarement traité qui aurait mérité beaucoup plus d'attention du réalisateur, notamment lors du road trip qui a été bâclé. Je n'ai pas aimé les excès de jalousie de la part de jeune homme, très mal amenés par le réalisateur et beaucoup trop excessifs. Il mmanque aussi, peut être, un peu de mouvement dans ce film. Rien à dire sur les acteurs et notamment Pier-Gabriel, très très beau...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 avril 2014
Film attachant, aux traits (quand même) parfois un peu lugubre. Disons que les comédiens sont bons, le sujet assez bien traité, mais les scènes où par exemple le jeune lèche la blessure du vieux dans un cauchemar médicamenteux, ça j'ai un peu de mal. Et puis l'accent québécois, perso, je peux pas ! ;-) Il manquait plus que Xavier Dolan et sa moue de pseudo-intello et j'aurais quitté la salle.
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2014
Certes l'acteur principal est magnifique, d'ailleurs Bruce Labruce a du mal à filmer autre chose ! On passe du coup un peu à côté de l'histoire d'amour centrale dont la partie Road Movie aurait gagné à être rallongée. Le début du film est un peu long, notamment les scènes avec la mère. On se perd un peu. La réalisation est un peu fade, le rythme un peu lent et le tout est emballé dans du rose bonbon bien sympathique mais qui fait que le film est vite oublié. Dommage car le sujet est très fort.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 avril 2014
Aborder le thème de la gérontophilie est assez osé et le réalisateur s'en sort plutôt bien. Au final, une belle leçon d'amour et de tolérance. Seules les scènes de jalousie sont un peu surjouées mais l'acteur principal réalise une belle prestation.
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2014
Un film juste, touchant et très bien interprété par un acteur inconnu prometteur, Bruce Labruce au passage fait un pied de nez à l'intolérance.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2014
Sensible, culotté, jamais graveleux... Le film de Bruce LaBruce mérite une large audience et révèle un jeune acteur qui devrait gravir les échelons...
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2014
Un jeune homme discret éprouve une attirance sexuelle pour les vieillards, et tombe amoureux de l'un d'entre eux.

Avec un pitch pareil, tourné par un réalisateur flirtant souvent avec le porno, le premier sentiment qu'on éprouve durant le film, c'est... la suite ici :
Bruno75010
Bruno75010

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2014
Je ne comprends pas pourquoi ce film a autant la cote: scénario indigent, acteurs médiocres à part Walter Borden qui n'est pas mal... On voit que le réalisateur vient du cinéma porno. Dommage, une bonne idée gâchée. Ceci dit, c'est agréable à regarder, léger, et on ne s'ennuie pas.
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