Ida
Note moyenne
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328 critiques spectateurs

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63 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2014
excellent retour vers le passé images sublimes actrices poignantes
à vour absolument
un chef d'oeuvre
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2014
On rêve du film que Pawlikowski aurait pu faire de ce récit s'il n'avait pas d'abord pensé à faire "œuvre" en l'affublant d'horripilants oripeaux arty: N&B chic, cadres fixes affectés, longueurs des plans "m'a-tu-vu", silences profonds, etc. maniérisme courant des films pour la belle critique et les festivals...
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2014
Sobre et épuré, ce drame de la mémoire est un bijou de délicatesse et marque peut-être un renouveau du cinéma polonais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2014
Ida retrace le parcours d'une jeune femme orpheline qui se cherche. Cela commence par le fait de se réapproprier son passé dont elle a besoin, aussi douloureux soit-t-il, pour choisir désormais comment orienter son histoire. Ce n'est qu'une fois ce premier travail effectué qu'elle peut alors faire face à l'éternel dilemme entre histoire d'amour et célibat. Comment hésiter quand on a son âge et sa beauté ? N'est-ce pas déjà mortifère que d'envisager seulement de s'enfermer dans un couvent et de se fermer ainsi au monde et à la vie ? Autant de questions qui méritent d'être posées et que le film met en lumière. Et si une autre vie était possible ? Couvent rime t-il toujours avec renoncement ? La figure du Christ est-t-elle assez puissante pour suffire, à elle-seule, à abreuver la vie d'une femme ? Ce qui est certain, c'est qu'Ida est un très grand et un très beau film qui pointe avec justesse aussi bien l'immense solitude dans laquelle chacun se trouve face à ses choix existentiels que la nécessité qu'il y a de les faire en âme et conscience.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2014
c'est LE film de la semaine tant à la fois sur la forme (merveilleux noir et blanc, cadrages, plans,..) et sur le fond (religion, holocoste,...).
c'est aussi un film de femmes tant les héroines se battent chacunes à leurs maniéres dans cette société d'hommes.
Du vrai, du beau cinéma, un petit chef d'oeuvre !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 février 2014
les images sont si justes, si précises que les mots ne sont que des doux compléments, le film pourrait être une exposition de photos. La force des personnages est gigantesque. On est en presque sur un chef d'oeuvre
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2014
La critique délirante peut sembler tout de même excessive pour ce bon film un peu esthétisant. Sinistre histoire, au demeurant, constamment intéressante, avec une reconstitution des années 60 (sans doute) tout à fait réussie.
funpav
funpav

14 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2014
C'est toujours étonnant cette propension a en ajouter dans les appréciations qui peuvent porter sur un film. Car enfin, oui c'est un film intéressant à plus d'un titre, mais il faut rester objectif et il y a aussi de nombreuses maladresses dans la narration comme dans la réalisation, ce qui conduit à un rythme beaucoup trop lent pour permettre d'accrocher d'un bout à l'autre de cette sombre histoire austère. Qu'on s'extasie sur le choix du noir et blanc ou du format me semble plus relever de l'intellectualisme primaire que d'autre chose (mais ca plaira à un certain public un peu snob!). Il y en revanche des personnages intéressants entre cette jeune nonne qui cherche sa voie, et sa tante qui regrette les voies qu'elle a pu suivre. Il y des moments d'émotion dans cet itinéraire de ces deux femmes à la recherche de leur passé, mais le scénario est parfois un peu trop caricatural (l'attitude des polonais à l'égard des juifs, les spoliations, la dénonciation du stalinisme). Bref un film qui ne laisse pas indifférent même si ce n'est pas le chef d'œuvre "éblouissant" qu'on voudrait nous décrire.
reggie miller
reggie miller

183 abonnés 69 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2014
Très beau sur la forme mais très classique dans le fond. Un scénario sans surprise, très classique donc décevant.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2015
On est agréablement surpris que le réalisateur du chichiteux Femme du Vème soit si radicalement passé, en épurant son style jusqu'à un ascétique noir et blanc, à un tel niveau d'abstraction et d'intelligence des images. Ici, pas de roublardise, pas d'effets grandiloquents, tout est suggéré. Les ellipses sont teintées d'élégance comme les images ou la musique, parfaite illustratrice des sentiments qui habitent
les personnages. Le scénario nous étreint peu à peu dans cette tristesse d'une histoire somme toute banale dans la Pologne de l'après-guerre. Ni pathos, ni accusation haineuse, on nous épargne les jugements définitifs. Le spectateur est assez grand pour se faire son propre jugement.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2014
Tout commence avec la représentation du Sacré-Coeur: après l'avoir repeinte, Anna et les autres novices portent la statue du Christ et la déposent sur son piédestal. Représentation du Sacré-Coeur qui réapparaîtra, un peu plus tard, sous la forme d'une image pieuse. Le Christ montrant son Coeur, c'est à lui qu'Anna a voué sa vie, au point qu'elle s'apprête à s'engager définitivement dans la vie religieuse. Mais a-t-elle vraiment eu le choix, elle qui est orpheline et qui a passé la majeure partie de sa vie au couvent? Ne faut-il pas un peu se frotter au monde avant que de prononcer ses voeux de religieuse? C'est avec sagacité que la Mère supérieure enjoint donc à Anna de rendre visite au seul membre de sa famille encore en vie, sa tante Wanda.
Nous assistons alors à la rencontre de deux femmes aux destins radicalement opposés: Anna la novice fait la connaissance de celle qu'on a surnommée "Wanda la Rouge", une femme qui a servi le régime communiste polonais des années 50 en tant que juge et qui, on le comprend d'après son surnom, ne l'a pas fait avec mollesse! Mais Anna apprend surtout de la bouche de sa tante qu'en réalité son prénom est Ida et qu'elle est juive. Le film prend dès lors l'allure d'une quête des origines et d'une enquête, car Ida veut savoir pourquoi ses parents sont morts et ce qu'il est advenu de leurs dépouilles.
Les deux femmes en recherche de vérité se heurteront cependant à bien des obstacles car, dans la Pologne profonde des années 60, on ne se livre guère: on se mure dans le mutisme, on veut faire croire qu'on ne sait rien... Il faut beaucoup d'obstination pour ébranler les murs de silence et de médiocrité édifiés par les uns et les autres et pour enfin entrevoir la vérité dans toute sa laideur.
Pour Ida, ce voyage est une mise à l'épreuve: restera-t-il quelque chose de sa foi et de sa vocation? Retournera-t-elle au couvent pour y prononcer ses voeux? Car elle est non seulement confrontée à la terrible réalité de ce qu'il est advenu de ses parents, elle découvre non seulement son identité juive, mais elle perçoit aussi ce que pourrait être sa vie ailleurs qu'au couvent, avec ce garçon qu'elle rencontre par exemple et qui lui avoue son trouble: "Tu ne sais pas l'effet que tu produis...". Wanda aussi la houspille: "Ton Christ, lui dit-elle, il est allé à la rencontre de gens comme moi!...". Oui, ce Christ qu'elle a porté sur ses épaules au début du film, ce Christ montrant son Coeur, il est celui qui n'a pas craint de choquer en mangeant à la table des pécheurs ou en accueillant l'hommage d'une prostituée!
Avec ce long-métrage filmé à l'ancienne, en noir et blanc et dans un format qui n'est quasiment plus utilisé de nos jours, Pawel Pawlikowski nous donne une oeuvre passionnante, troublante, grise et belle. Mystérieuse, lumineuse, tantôt hésitante tantôt déterminée, Ida, la "nonne juive", fascine, intrigue et interroge... 9,5/10
islander29

1 028 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2014
Admirables actrices, admirable noir et blanc.....Le film est indéniablement beau et sa lenteur permet de mieux ressentir les questionnements et les sentiments des personnages....
Le film privilégie le cheminement intérieur de la jeune fille au contact d'une tante alcoolique.....
L'histoire est belle, notamment l'amour que la jeune fille porte à Dieu, et dont on devine l'incertitude par deux fois, spoiler: puisqu'elle va tomber amoureuse et s'offrir une première fois, et différemment se convaincre d'un sourire enthousiaste au milieu de ses sœurs du couvent......
Tout cela derrière le drame sous jacent de la guerre 39-45.....
La quête de la tante est elle aussi marquante, désespérée, et rythmée par la musique de Mozart.....
Choisir entre les deux musiciens que sont Coltrane et Mozart ? la question ne se pose plus à la sortie du film tant l'un et l'autre sont associés par le réalisateur à deux caractères opposés.....
En plus d'un noir et blanc majestueux, la notion de drame est brillamment mise en scène par le réalisateur dans le rythme et les faits....J'ai aimé....
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2014
Avec une économie de moyens étonnante, Ida nous en dit très long sur l'histoire de la Pologne. Du massacre des Juifs au stalinisme, cette histoire est traitée de façon extrémement subtile, sans le moindre manichéisme. On regrettera sans doute la chute très pessimiste, mais comment ne pas être ému par ces deux personnages magnifiques, Wanda la rouge qui a vu ses idéaux trahis et Ida qui découvre brutalement la société sous ses aspects les plus abominables. Sur le plan formel, la recherche esthétique ne vient jamais s'imposer au détriment du sujet, chaque plan nous apporte une explication supplémentaire. Par sa sobriété, Ida évoque un peu aussi les premiers films en noir et blanc de Polanski, comme Le couteau dans l'eau, mais le propos est beaucoup plus profond. Un film envoûtant dont l'intensité dramatique ne peut laisser indifférent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 février 2014
On rentre dans le dernier film de Pawel Pawlikowski comme dans une église : à la fois fasciné par tant de beauté et pas mécontent de savoir que la lumière du jour sera toujours là dehors pour nous accueillir. Car Ida est un film total dénué de tout artifice, pari aussi admirable qu’angoissant.

En réalisant Ida, Pawel Pawlikowski signe d’abord son propre retour dans son pays d’origine. Après un long exil en Europe occidentale et plusieurs films tournés vers l’Ouest (My summer of love, La femme du Cinquième), Ida est cette fois un film pénétré des canons esthétiques du cinéma russe ancienne école, gagnant par cet anachronisme une formidable force suggestive et symbolique. De cet académisme total ne s’autorisant aucun écart naît donc une œuvre d’une beauté radicale, troublante mais unique.

Autant le dire tout de suite : il n’y aura probablement pas un film visuellement plus achevé qu’Ida en 2014, car c’est bien un véritable chef d’œuvre esthétique que Pawel Pawlikowski nous offre là. Il y aurait sans doute dans chaque plan, réglé au millimètre comme seul sait le faire le cinéma de l’Est, de quoi alimenter une conférence entière sur l’art de la réalisation. Aucun autre cinéma ne sait en effet tirer une telle perfection visuelle du noir et blanc, alliant géométrie de l’espace et travail sur la lumière pour produire des scènes aussi éblouissantes que des tableaux de maîtres.

De cet héritage cinématographique Ida a aussi l’apparente froideur, et une simplicité si totale qu’elle donne des airs mystiques ou philosophiques au moindre mouvement de caméra. Ida va en effet au bout du dépouillement pour ne laisser qu’une fenêtre ouverte sur un monde froid et muet, où les êtres semblent s’agiter comme des poupées incohérentes contre une immuable réalité, aussi statique que la caméra s’attardant implacablement sur eux. Parce qu’Ida fascine et occupe entièrement l’esprit par sa seule présence esthétique, il est d’ailleurs facile de régulièrement s’y perdre dans la contemplation, oubliant presque le récit se déroulant à l’écran.

Travers regrettable car Ida n’est pas seulement un objet esthétique mais bien une histoire à part entière, évitant d’ailleurs toujours de s’égarer dans sa propre contemplation. Remarquablement court (1h19), le film de Pawel Pawlikowski y gagne une fluidité étonnante et perd aussi peu de temps à débuter qu’à se clôturer, chose remarquable pour un film à première vue aussi opaque. Cette simplicité narrative alliée à sa forme on ne peut plus épurée donne à Ida des allures indéniables de conte philosophique, ce que même son titre si laconique semble suggérer. Un drôle de conte certes, en forme de terrible étude de cas sur les méandres de l’identité et la culpabilité d’être soi, plus proche de Beckett que des frères Grimm.

Mais Ida est surtout un magnifique récit initiatique parvenant à mêler subtilement naïveté et cruauté, porté par l’interprétation parfaite d’Agata Trzebuchowska qui pourrait bien être l’Adèle du cinéma polonais. Une initiation qui se clôture sur un magnifique plan final offrant un espace infini à la réflexion, en même temps qu’un énième ravissement des yeux. Il faut donc bien croire aux miracles.
Chesterfield39
Chesterfield39

7 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2014
Les bons films existent encore. Poignant.
Ida est un film a ne pas manquer
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