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Anna_
30 abonnés
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2,0
Publiée le 15 mars 2021
Les actrices jouent bien tout en simplicité sans artifices. Le jeu de lumière pour ce film est noir et blanc est parfait ; le cadrage et le format sont soigneusement choisis.
Par contre je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire et je ne me suis pas attaché à Anna. Du coup pour moi, mis à part la beauté des plans je me suis ennuyée.
Une oeuvre certes austère et alentie pouvant rebuter, mais format (4/3) qui enferme et magnifie, noir et blanc somptueux, cadrages pertinents et enfin héroine bien interprétée toute en candeur, retenue et émotion. Oscar du meilleur film étranger pleinement mérité.
Doté d'une magnifique photographie noir et blanc qui sublime la Pologne des années 1960, Ida est un drame familial tout en retenue, qui ne cherche jamais à provoquer l'émotion, et qui reste toujours sur une ligne factuelle et pudique. Cela ne l'empêche pas d'aborder des sujets très difficiles, voire même déchirants, au travers du périple de deux femmes à la recherche de leur passé. Malgré un final qui s'étire un peu en longueur, le film m'a paru très convaincant dans son approche artistique et dans le traitement de son sujet, qui lui a d'ailleurs permit de gagner l'Oscar du meilleur film étranger en 2015.
Ce long-métrage en noir et blanc au format 4/3 du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski a notamment remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2015. Son histoire dramatique nous plonge dans la Pologne des années 1960, où l’on suit les démarches d’une religieuse (Agata Trzebuchowska) à la recherche de ses origines. Si le rythme reste très lent, c’est surtout la photographie très soignée qui fait la force de cette œuvre. Toutefois, la répétition de ces cadrages épurés finit par rendre l’œuvre plus contemplative que démonstrative. Bref, un film d’auteur doté d’un esthétisme remarquable.
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1,0
Publiée le 7 novembre 2020
Si vous voulez apprendre quelque chose de ce film oubliez-le. La beauté des images cache la pure vérité derrière le conte. La vérité à son sujet est terrifiante pour tout être humain normal. Un ordre d'arrestation qui était pour sa victime comme une condamnation à mort avant même que le tribunal ne commence le procès. Elle n'était pas une personne gentille comme M. Pawlikowski essaie d'en faire le portrait non Wanda était une meurtrière de sang-froid et elle n'a jamais payé pour ses crimes. Elle est décédée paisiblement à Oxford au Royaume-Uni en 2008 et jusqu'en 2006 elle recevait une pension militaire de la Pologne en tant que colonel soviétique érigé dans l'armée polonaise. C'était une pure communiste qui ne comprenait pas ses propres crimes. Toute son histoire sur la façon dont elle a survécu à la Seconde Guerre mondiale mentait également elle a affirmé qu'elle sautait du train en se rendant au camp de Treblinka mais il n'y a aucune preuve dans les fichiers allemands pour le confirmer. Elle n'aime jamais parler de son passé c'était trop douloureux ou c'était trop terrible pour les gens normaux de l'entendre. Quelqu'un en Pologne juste après les Oscars a écrit une note en 1952 "j'avais 4 ans quand ils ont emmené mon père l'officier de l'armée polonaise. Helena Wolinska a signé son mandat je ne sais pas quand et où mon père est mort mais il n'est jamais revenu après cette nuit de novembre. Quand ma mère a posé des questions à Mme Wolinska à son sujet en mars 1953 elle a refusé de lui parler parce que Joseph Staline venait de mourir et pour Mme Wolinska c'était le pire jour de sa vie". Si vous aimez Ida pensez aux vraies victimes de Wanda comme Helena et vérifiez d'abord qui elle était et ce qu'elle a fait. Et n'ignorez pas les faits comme Pawel Pawlikowski l'a fait dans son film...
Ida est un très beau film, très penché sur l'esthétique, et la beauté non conforme. L'histoire est triste mais ne m'a pas émue outre mesure. Je suis partagée entre ce que j’ai vu qui m’a éblouie, et ce que j’ai ressenti qui n’était que suggéré. En revanche, certaines musiques et interactions étaient prenantes. Dommage...
Ida, le film de Paweł Pawlikowski, a été salué comme un chef-d'œuvre. Ida est un portrait ascétique en noir et blanc. Le spectateur doit se concentrer sur les relations entre sœur Anna et sa tante "rouge" Wanda. Grâce à Wanda, sœur Anna apprend qu’elle est juive (son vrai nom est Ida) et que ses parents ont été assassinés. Toutes les personnes que croisent d'Anna et Wanda font douter Anna de sa vocation religieuse, et rappelle à Wanda, les horreurs qu'elle a pu commettre comme procureure stalinienne. Les scènes de bals rappellent l'ambiance des films de Milos Forman des années 60. Par contre les images épurées du film se tournent assurément vers Robert Bresson, et le suicide par défenestration de la tante fait penser au même genre de suicide dans Salo de Pier Paolo Pasolini. La tante d'Anna n'a pu faire face aux démons de son passé, comme si le destin de la procureure "rouge", Wanda, ne pouvait avoir qu'une issue fatale dans le sang. On comprend mieux son parcours glaçant (comme ces images de campagnes polonaises où l'hiver semble régner à jamais) quand dans une maison de campagne au milieu de nulle part (aucune échappatoire) Wanda dit d'une voix calme à un paysan: "Je peux te détruire, je sens que quelqu'un ment". On comprend alors son mode de fonctionnement impitoyable. Mais Wanda n'aurait-elle pas due fuir plutôt que de rester dans ce système aliénant ? II n'y a pas de mots sans importance prononcés ici. Chaque conversation est importante, pour comprendre le parcours des personnages qui sont placés continuellement devant un choix. Paweł Pawlikowski a choisi puisqu'il nomme son film Ida (l'identité juive de sœur Anna). Alors pourquoi retourne-t-elle dans son couvent à la fin du film ? Pourquoi ne s'enfuit-elle pas ? Pourquoi se punir comme sa tante ? Enfermée dans un destin tragique comme sa tante ? Si elle a choisi l'identité de sœur Anna, le film devrait se prénommer ainsi, et pas Ida. Une erreur du réalisateur ou une encore une culpabilisation des Polonais sur les crimes de la seconde guerre mondiale ?
Laissons parler Pawlikowski lui-même: "Je voulais détacher la foi de sa dimension tribale, qui est très présente chez les nationalistes aujourd'hui. Pour eux, l'identité polonaise, c'est l'identité polonaise catholique. Mon film dit qu'on peut aussi être polonais et juif ». Plus ardu que Cold war, plus statique, ce premier volet , visiblement nourri d'éléments autobiographiques, est tourné dans son pays natal après 50 ans d'exil. Les cadrages décentrés, repoussant sans cesse les personnages presque en dehors du cadre, attirent l’œilspoiler: mais pourront fatiguer certains spectateurs. La réussite vient de la confrontation entre deux femmes à l'opposé: l'une, mature et énergique, a été procureur sous Staline. Déchue, marquée par spoiler: l'élimination de son fils , sa vie débouche sur une impasse. L'autre est sa nièce, ignorante du monde et de l'arrivée du jazz, élevée dans la foi catholique et sure de son avenir. La première est jouée par une actrice de renom, la deuxième par une débutante. Au milieu, la question sous-jacente: entre le catholicisme et le communisme , qui a éliminé le plus de juifs?... On reste en noir et blanc, il correspond aux souvenirs d'enfance du réalisateur. Derrière la beauté formelle des images, reste un regard acéré sur la Pologne d'un intellectuel qui ne veut pas désespérer de son pays. DVD1 - novembre 2018
Film austère et superbe ...éblouissant malgré le noir et blanc ou le gris qui peuvent parfois être tout aussi lumineux que la couleur...Peu de paroles, de belles musiques...Ida, touchante Agata Trzebuchowska, conditionnée dès l'enfance à l'orphelinat, pour être nonne prononcera-t-elle finalement ses voeux ? le final le suggèrerait..La foi est-elle plus forte que la médiocrité du monde ? Au moins aura-t-elle eu auparavant une saine révélation dans les bras d'un beau saxophoniste...le personnage de Wanda ( Agata Kulesca), sa tante jamais vue, est tout aussi fort ...elle a choisi le socialisme , version procureur et purges , partageant avec sa nièce un lourd héritage qu'elle noie dans l'ivresse. Pawel Pawlikowki signe là un film tout en retenu, renoue avec le passé de sa famille, l'histoire de la Pologne qui n'en a pas fini avec son passé tortueux et de son rapport avec la question juive. A voir absolument.
C’est judicieux de montrer une pellicule en noir et blanc pour décrire la Pologne des années 60, les subtilités de l’histoire et de la culture religieuse de ce pays, c’est court comme film et un final magistral philosophique, laissant libre aux idées de contemplation.
Film très lent mais alors très lent ! Scenaristiquement le film est intéressant sur l'origine de soit et la foi religieuse. Le cadre est soigné et l'atmosphère austère de la Pologne dans les années 60 est bien retranscrite mais ce style ultra contemplatif m'a laissé sur le côté et du coup je me suis pas mal ennuyé.
Un chef-d'œuvre ! Les plans et les images sont sont sublimes. Un noir et blanc esthétisant, qui met à nu, creuse, accuse, rachète en silence....presque... Bouleversant. Il faut le voir, absolument !
Le poids du passé. On est en Pologne dans les années 1960 et Anna ne connaît pas ses parents. Elle se destine à devenir bonne sœur mais doit avant de prononcer ses vœux rencontrer sa tante pour trouver des réponses aux questions qu’elle se pose. Il se trouve qu’Anna est issue d’une famille juive qui n’a pas survécu à la guerre. Si le film a, à priori, tout du film austère, repoussoir à pop-corn, il brille par l’ambiance qui règne pendant ces 80 minutes. Le noir et blanc est proprement magnifique, détaillé, fabuleusement éclairé. Il joue merveilleusement une partition toute en clair obscur. La composition des plans est toujours précise et évoque puissamment les thèmes que le film aborde. On sent tout le poids qui pèse sur ces personnages en quête de vérité et de l’histoire qui donnera un sens au présent. On s’interroge sur les cette société polonaise des 60’s qui doit surmonter un génocide et vivre l’histoire réécrite par un régime communiste autoritaire et dogmatique. Au delà du coupable évident, le film questionne les responsabilités individuelles et la mémoire qu’il convient de garder de la période tragique de la shoah. Ainsi donc, la forme colle parfaitement avec le fond quand ces personnages cadrés très haut paraissent écrasé par le décor ou quand les seuls mouvements de caméra interviennent au moment où l’héroïne est prête à aller de l’avant. Magique.