Je vais sans doute paraitre bien acerbe mais moi je ne comprends pas les flots de récompenses pour ce film ! Certes l'histoire est intéressante et sombre et soulève de grandes questions (mais franchement tout le monde a compris le pourquoi du comment au bout de 10 minutes ! Le suspense n'est pas transcendant non plus !) mais alors quel ennui ! S'il vous plait ? Parfois mon compagnon me demandait si on était en pause ou si le film déroulait !!! C'est pour dire ! L'actrice ne dégage rien, les dialogues sont pénibles à suivre et il ne suffit pas de faire un film sur fond historique en N&B pour faire un grand film ! De la neige, des silences et on recommence... Franchement c'est une plaie à suivre ! Un mystère !
Drame polonais. Une future nonne est, avant qu'elle ne prononce ses voeux, envoyé dans sa famille. Jeune orpheline, elle est plus ou moins accueillie par sa tante, et elle apprend que ses parents étaient en fait des juifs qui ont été assassinés par des polonais, pendant la 2de guerre mondiale. Elle et sa tante essaie de retrouver la maison de ses parents, mais elles se heurtent à l'hostilité des villageois. Néanmoins, le couple qui la maison se résout à avouer le meurtre de ses parents. La jeune femme retrouve les cadavres de ses parents. Puis, elle retourne au couvent.
Très beau film polonais de Pawlikowski. Avec un sujet fort, l'assassinat des juifs par des citoyens polonais afin de prendre leur bien et leur maison, le cinéaste a su raconter avec intelligence des évènements très douloureux pour ce pays. Une très belle réalisation, souvent très esthétisante, un beau noir et blanc, une actrice assez exceptionnelle. Tout cela fait une très belle oeuvre cinématographique.
Les Oscars du Meilleur Film étranger sont pour moi généralement un véritable vivier de perles rares et autres joyaux qui m'ont donné de superbes séances. Mais "généralement" ne veut pas dire "tout le temps". C'est pas qu'*Ida* soit un mauvais film, mais c'est juste qu'il ne m'a pas du tout intéressé et que je ne vois pas non plus son intérêt. Paweł Pawlikowski a réalisé un film qui se déroule en 1962 comme un film tourné en 1962, sur le plan de l'histoire et sur celui de la technique. Bon, si la censure communiste de l'époque aurait certainement compliqué un peu le truc (quoique les films d'Andrzej Munk, de Wojciech Has et d'Andrzej Wajda de cette même époque montrent qu'on pouvait malgré tout réaliser des films audacieux et même très critiques sur le pouvoir en place !!!), mais à part cela il aurait eu beaucoup plus d'intérêt s'il avait été réalisé en 1962. Autrement, l'interprétation est bonne, l'histoire est a-priori intéressante mais complètement ruinée par un rythme excessivement lent qui fait que l'ensemble qui dure de moins de 80 minutes paraît durer plus de deux heures, le noir et blanc soigné, mais c'est plus un noir et blanc de 1962... Non, je ne vois vraiment pas l'intérêt de ce film...
Je viens de regarder ce film en DVD, attiré par les critiques élogieuses au dos de la pochette et aussi parce qu'il avait remporté l'Oscar 2015 du meilleur film étranger. Hélas, hélas !!! Ce film, très court heureusement, même s'il semble interminable, m'a paru ennuyeux et vide. Ce DVD ne risque pas d'encombrer ma bibliothèque...
Un film avec une belle photographie, mais avec une histoire qui au départ est intéressante, et qui par le traitement, devient lénifiante tellement le rythme est lent. Pas terrible.
"Ida" a beau être esthétiquement très beau et très subtile, tout en passant des messages forts, mélangeants passé, présent, avenir, religion et spiritualisme, cela ne suffit pas à dissiper l'ennui incommensurable qui se dégage de ve long métrage.
Je n'ai pas totalement était conquis par ce "Ida". Le sujet est certes intéressant, mais le film est tellement mou qu'il en deviendra peu surprenant. Heureusement que la durée du film (1h22) sera relativement courte, pour éviter de nous perdre en chemin. Quoi qu'il en soit, "Ida", et son noir et blanc propice à une excellente photographie, offrira un certain charme au long-métrage.
Je ne suis pas une spécialiste en cinématographie mais, comme beaucoup, j'avais lu les critiques élogieux dans toute la presse, notamment la presse chrétienne qui étaient dithyrambiques...Mais, au bout du compte, quel ennui. Profond, mais aussi agacement face à une histoire dans l'histoire, manichéenne et sans recul. Fausse naïveté, fausse candeur, clichés psychologiques, comportements attendus, tout cela aboutit à un film sans profondeur ni grâce, une sorte de parodie de ce qu'il aurait pu être, filmé, écrit par un génie. A déconseiller.
Film très intéressant... Le thème, une jeune fille orpheline élevée dans un couvent qui apprend qu'elle est juive, et part avec sa tante sur les traces de ses parents disparus pendant la seconde guerre mondiale, est bien traité, mais je m'attendais à un peu plus de suspense.. L'intrigue n'est pas exceptionnelle, par contre les images en noir et blanc et les cadrages sont magnifiques...
Je sais bien qu'avec le recul on peut regretter la simplicité désarmante des enjeux narratifs… Oui mais Ida est absolument fantastique parce que le film parvient justement à émouvoir, à captiver par des jeux insensés, inhumains autour du cadre (rarement vu pareil travail sur l'image), de sorte que chaque nouveau plan éblouit littéralement, se présente de telle façon que le hors champs vient nous hanter, que la moindre texture, le plus petit filet de fumée s'échappant d'une théière nous saisit, nous remplit, nous laisse pantois. J'espère surtout qu'après avoir vu Ida chacun réalisera par comparaison toute simple ce que le cadre chez Wes Anderson peut avoir de complètement vide inefficace et sans substance. Ici tout respire, rien n'est symétrique, les corps, les visages mêmes sont coupés laissant deviner, laissant respirer… L'actrice est terriblement attachante, le couple qu'elle forme avec sa tante aussi. A vrai dire, on voudrait les avoir rencontrées ce fameux soir, au bas d'escaliers en colimaçon, près de cette scène au carrelage à damiers où se joue le sublime Naima de Coltrane. Alors oui Ida est envoûtante. Elle emplit avec elle de mélancolie douce, de la délicatesse de ces petits moments de grâce suspendue !
Sans doute fallait-il le voir au cinéma car devant l'écran télé je n'ai pas subie d'"éblouissement", il faut dire qu'avec le format carré de l'image il vaut mieux avoir un home cinéma! Je retiendrai le magnifique personnage de la tante interprété par Agata Kulesza très justement récompensée pour ce rôle. La plongée dans ce monde bruyant, brutal et si plein de désordre contraste merveilleusement avec le couvent d'Ida. A voir pour se replonger dans le passé sombre de la guerre en Pologne, pour le noir et blanc,mais sur un grand écran pour profiter des beaux plans!, parce que c'est émouvant, pour le Bach du générique de fin... A ne pas voir pour les anticléricalistes et à prendre avec des pincettes pour les féministes, car le nid du couvent peut en heurter plus d'un(e)!
La quête d’une orpheline et apprentie none vers ses origines dans une Pologne des années 60 en proie à un passé peu glorieux, au récit un peu austère mais servi par une mise en scène en noir et blanc d’une élégance rare, avec des scènes d’une grâce folle. Oscar du meilleur film étranger 3,75