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David B.
54 abonnés
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2,5
Publiée le 24 septembre 2014
Sur fond de la Pologne d'après guerre, une dure histoire de recherches d'origine. Un film à la photographie noir et blanc remarquable, mâtiné de jeux de lumière, de lents cadrages. Très contemplatif et introspectif, souffrant à mon goût de trop de lenteurs et d'inactions qui pourtant veulent servir la vie quasi monastique que s'impose le personnage principal du film. La très bonne critique faite à ce film trouve certainement sa source dans son originalité. Je n'y ai été que trop peu sensible.
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3,0
Publiée le 19 février 2016
Le parcours initiatique d'une jeune religieuse à travers la Pologne communiste des annèes 60 donne lieu à une oeuvre esthètique et moderne qui reçut l'Oscar du meilleur film ètranger en 2015! Un film courageux, dans un format 4/3 et des acteurs inconnus hors de Pologne! Une vraie cohèrence entre thèmatique et visuel, à commencer par ce superbe noir et blanc, limite mètaphorique! A quoi pense t-elle ? Elle ne pense pas! Elle de beaux cheveux mais personne ne les voit! Son nom ? Ida Lebenstein alias Soeur Anna, une jeune femme qui se destine à rentrer dans les ordres! Elle dècouvre qu'elle est juive et affronte les souvenirs de l'Holocauste! Agata Trzebuchowska (elle a parfois le regard de Gemma Aterton), belle et mystèrieuse, porte le film sur ses frêles èpaules! En plus de l'Oscar, "Ida" a reçu le Prix du meilleur film europèen ainsi que 4 autres rècompenses! C'est toujours formidable qu'un long-mètrage qui ne semblait pas prometteur puisse faire aussi bien où le rèalisateur Paweł Pawlikowski propose une esthètique particulière avec des cadrages très mèticuleux! Toutes ses questions sur la foi et l'idèologie s'ouvrent sur les traumatismes du passè auxquels sont confrontès les polonais! De plus, pour transcrire ce malaise à l'image, on n'a une camèra fixe, des dècors gèomètriques et des personnages qui sont souvent dècadrès...
Je n'ai pas aimé du tout ce film. Je le trouvais ennuyeux, long, peu intéressant. J'ai fini par m endormir. Je ne comprends pas du tout, comment on peut mettre la note 4/5. En plus, c'est impossible de poster une mauvaise critique, c'est tout le temps refusé !!!
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques de ce film que ce soit de la presse ou du public. Ce film est un enchaînement de clichés vu et revu où le spectateur comprend l'issu du film au bout de 10 minutes. Le réalisateur joue sur les métaphores visuelles idiotes : le dé-cadrage systématique pour laisser trois quarts de l’écran au ciel (ah oui, c'est une oeuvre spirituelle, dieu est au dessus d'elle), la caméra fixe pendant 1h19 et qui se met à bouger à 1h20 pour le dernier plan (ca y est Ida est une femme libre) et l'amplification du bruitage des cuillères au couvent (la vie est vraiment morne et personne ne se parle). C'est un film cousu de fils noirs et blancs sans aucun intérêt, sans aucune poésie mais avec de la prétention et de la bétise. (mention spéciale à la scène où Ida fume et boit le summum du cliché)
J'ai vu un film... dont la qualité intrinsèque provient de la maîtrise totale de la caméra, de la lumière, du cadrage et de la maîtrise du silence, ainsi que du non-dit... Ce film se révèle à nous, comme une succession de tableaux dont la composition prend le temps de glisser dans le temps et l'espace. Son esthétisme est sa force, et tout ce qu'il révèle par touche successive en fait un bijou d'émotion. La Pologne communiste des années 60 est né de la Pologne des années 40, avec son lot de secret, de douleurs et de malheurs... On ressent tout cela par le jeu de la caméra, par la mélancolie de la musique et par un noir & blanc de rigueur compte tenu de ce que ce film soulève. A voir absolument !
Je suis habituellement un grand admirateur des films noirs et blancs contemplatifs qui évitent d'en dire trop. Mais Ida m'a complètement largué, alors oui le noir et blanc est très propre, les plans parfaitement pensés (bien que trop de dé-cadrage tu le dé-cadrage). Un film qui veut renouer avec le cinéma classique mais qui n'atteint jamais la force de ces prédécesseurs. Un film sur le parcours d'une famille au passé douloureux dans l'après-guerre qui ne parle finalement de rien, décevant.
En s’attachant à la relation forte entre Ida (Anna) jeune nonne qui doit prononcer ses vœux, et sa tante, véritable passionaria du libéralisme sociétal, Pawel Pawlikowski retrace les années sombres de la guerre froide en Pologne. Pays qui se cherche, engoncé dans un communisme primaire mais où le poids de la religion reste très prégnant. Cette quête d’un passé spolié, qu’entameront les deux femmes, la vertu s’appuyant au bras du vice, les mèneront à reconsidérer leur vie et sera déterminant pour leur avenir. Tout au long de ce film, on ressent l’oppression de ces années de plomb. Les prises de vue et les décors jouent sur des volumes géométriques rectilignes et autres perspectives fuyantes au point d’en écraser les protagonistes qui se retrouvent de fait presque hors du cadre. Le montage en séquençages furtifs ajoute au malaise ambiant. Quant au noir et blanc (digne d’un Robert Bresson) il contribue à l’épure souhaitée afin de ne s’attacher qu’à l’essentiel. De ces années 60, alors qu’en France nous chabadabadions, Pawlikowski exprime le mal être d’une Pologne qui vomit ses remords pour mieux rebondir. Avec ce concept très maitrisé, cet ascétisme bouleversant, ce film semble tout droit émaner de la « Nouvelle Vague » française (on pense à Resnais, Truffaut, Rivette). Mais sa contemporanéité sous-jacente le place de fait en tête de la production de cette nouvelle vague du cinéma polonais qui émerge depuis quelques années.
Trop déçu de ne l'avoir découvert en salle, je me suis jeté dessus dès sa sortie en vidéo. Je l'attendais avec impatience vu les éloges qu'on a fait et comme presque toujours quand il y a beaucoup d'attente, on est déçu et c'est le cas avec "Ida". Le film est très beau visuellement, rien à dire là dessus mais je n'ai pas ressenti suffisamment d'émotion pour que je le considère comme un grand film. Les deux femmes sont pourtant excellentes dans leur jeu mais il a manqué quelque chose, plus de développement peut-être pour s'attacher un peu plus à Ida. J'ai apprécié la rencontre et le contraste entre ces deux êtres qui, apprennent à se connaître, tout comme la photographie, le noir et blanc est magnifique et installe une froideur qui va très bien avec cette histoire de famille. Malgré ce léger manque d'attachement, j'ai quand même pris une petite claque à la fin du film, et j'y pense encore quelques jours après, preuve, mine de rien, que le film fait son petit effet.
Avec un format 4:3 sympa et un noir et blanc impeccable, Ida n'est pas parvenu malgré tout à m'enchanter. Bien que l'histoire-intéressante mais pas non plus très originale-soit clairement un bon sujet se film (une nonne orpheline découvre par sa tante qu'elle est juive), l'histoire est selon moi mal répartie. On apprend la vérité sur sa famille plutôt rapidement alors qu'il aurait été mieux de l'apprendre à la toute fin, et après cet épisode, le film s'attache à montrer la quête qu'Ida opère pour se chercher : nonne, juive, fille du peuple : elle boit, couche avec un garçon etc. L'histoire en parallèle de la tante est aussi larmoyante au possible alors que pendant la première heure, ce personnage était fantastique. Mais tout cela reste amplement regardable, c'est pourquoi j'ai mis le 3. Enfin malheureusement, le pessimisme du film m'a encore dérangé : le schéma de la spirale infernale dans laquelle Ida est enfermée est aussi vu et revu dans ce registre de film. Bref, un beau film d'auteur, sobre, simple, aux dialogues restreints et efficaces mais sans grandes scènes fortes
Le genre de film sur lequel les critiques aiment se masturber le cerveau et à analyser chaque plan. Car si le film possède des qualités esthétiques évidentes, il n'en demeure pas moins inégal dans sa mise en scène et dans son scenario.
filmé en noir et blanc, ce film court et réalisé à l'épure montre une jeune nonne en devenir partie le temps d'une rencontre avec une tante qu'elle n'avait jamais vu à la recherche de ses origines; Sans pathos, le duo d'actrices toujours juste livre une petite partition de silences et de non-dits sans jamais lasser le spectateur, jusqu'au terme de ce chemin initiatique d'une grande force déterminée. le cadrage des plans filme et livre des plans nouveaux, l'austérité des paysages et de l'architecture communiste ajoute une touche de froid, jusqu'à la boucle finale du film. Intéressant;
Un drame sobre voire austère, esthétique et contemplatif, aux cadrages et plans magnifiés par le noir et blanc. Cependant, l’histoire s’avère sans surprise ni grande vraisemblance, les personnages sont creux et ennuyeux ; l’ensemble est d’une lenteur désespérante et ennuyeuse. Une réalisation sans émotion ni saveur, vaine et désincarnée !
Ai-je loupé l'essentiel? Je ne crois pas. Outre la sublime photo, chaque plan est un tableau, comment peut-on encenser ce film? Il ne s'y passe rien, une histoire sans aucun intérêt, des personnages creux, rien n'est donné à l'imagination du spectateur bref 1h30 d'ennui et le mot est faible.
Ida est l'histoire d'une jeune fille qui s'apprête à prononcer ses vœux dans la Pologne communiste des années 60. Filmé en noir et blanc, ce qui ajoute à la sobriété de l'ensemble, ce film brillamment réalisé nous émeut et on se laisse prendre à l'histoire et à l'ambiance de ce long-métrage. Un ravissement.
Oulala, voilà un film pas rigolo, rigolo. Beaucoup de sobriété dans les dialogues, à la manière d'une religieuse qui aurait fait vœu de silence. Toutefois de belles scènes, que le réalisateur prend bien le temps de planter. D'ailleurs, les moins patients d'entre nous risquent de se lasser au bout d'un certain temps. Un film à voir un jour où on n'est pas trop énervé, et pas trop déprimé non plus.