Le synopsis d'Allociné est faux mais devant la teneur de cette série Z, on s'en fiche complètement. En fait, c'est l'histoire d'un ancien malfrat que tellement qu'il était méchant, on l'appelait Trinita. Euh, non: Le Prince. Il avait quitté un boulot lucratif dans le crime pour se faire oublier à l'armée après avoir trucidé plein de mecs, méchants aussi, mais pas autant que lui, tout en en laissant un vivant parce qu'il n'avait plus assez de balles (le con!) pour finir le boulot. Devenu meccano chez Norauto (ou du moins une sorte d'équivalence mississippienne) il passait le temps à réfléchir à comment faire une vidange tout en papotant avec sa fille (ah oui, parce qu'il a une fille, sinon y aurait pas de film) au téléphone. Ensuite, pour faire court, elle disparait, il la recherche, tue tout ce qui bouge en la récupérant, y compris un chinois (ou un coréen, peu importe) adepte de kung-fu qu'on se demande franchement ce qu'il vient faire là, puis rentre chez lui youkaïdi, youkaïda, i am a lonesome cowboy. Fin de l'histoire. On sent bien que le scénariste fait parti du CASLB (Club des Admirateurs de Scénarii de Luc Besson) devant les similitudes de florilèges d'action musclée, de coups de théâtre, de séquences émotion tire-larme, d'effets spéciaux à couper le souffle, mon préféré étant quand le mec se recoud tout seul, sans même extraire la praline qu'il a dans le corps, de la même manière que ma grand'mère quand elle reprisait une chaussette: du grand art. A moins que ce ne soit un gamin de douze ans ayant trop vu de films Europacorp mais dont le papa travaille dans le ciné. Va savoir...