Les garçons sont nés dans les choux, les filles dans les fleurs. David lui, vient d'un chou-fleur. Adorant se déguiser en fille quand il était petit, il fait sa vie avec Laura. Mais celle-ci décède subitement alors que le couple vient d'avoir un enfant. David est alors perdu, mais c'est peut-être l'occasion pour lui d'être en accord avec sa véritable nature.
Concepteur de scénarios tragique (Le temps qui reste), très drôle (Potiche) ou singulier (Dans la maison), Ozon mélange ici le drame et la comédie de manière maladroite. En hésitant constamment entre ces genres, on ne sait plus trop où le réalisateur veut nous emmener. Sa réflexion, une nouvelle fois identitaire et sexuelle, est intriguante mais manque un peu de consistance à cause de son aspect trop schématique.
Ce n'est pas une surprise, Romain Duris a un jeu qui peut être très féminin. Son sourire, ses traits dessinés et le timbre de sa voix font de lui un acteur ambivalent. C'est d'ailleurs ce qui fait sa force et son charisme. Il interprète dans Une nouvelle amie son personnage avec sensibilité, ironie et est comme toujours, très efficace. Face à lui, Demoustier est autant persusasive malgré la complexité de son rôle. Les cinéastes Honoré, Guédiguian, Tavernier et désormais Ozon prouvent que la jeune actrice fait aujourd'hui partie intégrante du cinéma français.
Mais ce film ne fonctionne pas toujours. Les flash-backs introductifs prennent trop de temps à nous raconter le passé des protagonistes, tandis que le spectateur s'impatiente de voir les véritables enjeux narratifs débuter. Quand ils interviennent, nous ne boudons pas notre plaisir de voir des comiques de situations réussis (quoi qu'un peu répétitifs), ou des scènes poignantes et intimistes bien maîtrisées. Une nouvelle amie met cependant trop de temps à conclure et réalise un final bien trop surfait pour qu'on puisse y croire. Dommage.
Fausse audace, incohérences psychologiques et narratives, perpétuelle hésitation entre la comédie ( lourdaude) et le mélodrame... très decevant de la part de françois Ozon...qui n'est pas Almodovar
Ça surprend au début de voir Romain Duris en femme ! Et puis, on se prend au jeu et puis tout comme le personnage de l'excellente Anaïs Demoustier on y croit de plus en plus. Sacré performance de Romain Duris quand même, ce n'est pas un rôle facile. Mais c'est un film utile qui nous pousse à enlever nos œillères et à essayer de comprendre ce genre d'histoires. Je n'ai pas totalement été convaincu par la fin mais sur l'ensemble j'ai passé un bon moment.
Excellent film, très intelligent et tombant à point nommé sur les questions telles que le genre, la famille, l'attirance physique, comme quoi la sexualité, le genre, et le sexe de chaque individu sont 3 éléments distincts, qui peuvent être similaires ou différents indépendamment entre eux. On voit que les acteurs ont réellement éprouvé du plaisir à interpréter leurs rôles et ce plaisir est communicatif. A part spoiler: l'enterrement au début, et l'accident de Virginia, j'ai eu la banane tout au long du film. Un film drôle, émouvant, l'un des meilleurs si ce n'est Le meilleur de François Ozon.
D'habitude pas fan de François Ozon, je peux dire que j'ai passé plutôt un bon moment ! Les acteurs jouent très bien même si j'aimerais voir Anaïs Demoustier dans un autre registre ... On ne pouvait pas mieux choisir que Romain Duris pour jouer le rôle de travesti ! Maintenant, ce que je me suis obligé de faire, du fait de ma passion pour les films d'Almodovar, c'est de comparer ... Je n'aurais pas dû car le film mériterait peut-être une meilleure note encore ! Le film reste éintéressant, dérangeant même ! spoiler: Une happy-end que l'on pouvait éviter je pense et surtout qui ne me paraît pas crédible ...
un sujet ambigu traité avec beaucoup de délicatesse et de tendresse magistralement interprété par Romain Duris qui à aucun moment n'est ridicule mais plûtot touchant, pourtant avec ce sujet on aurait pu vite tomber dans le vulgaire. Bravo François Ozon, bravo pour l'adorable Anaïs Demoustier et Raphael Personnaz. Film à ne pas manquer
Un beau film, un sujet original, des acteurs excellents. Je regrette le flash-back du début qui résonne comme un "téléfilm" en accéléré, mais la suite nous plonge dans une atmosphère cinématographique prenante. Entre humour et dramaturgie, et où le fantasme et le cauchemar se côtoient. Petit pour la fin !
Le pari audacieux de François Ozon s'avère finalement perdu ! Si la thématique du deuil est plutôt bien abordée et que Romain Duris est convaincant dans son rôle de veuf en quête d'une nouvelle identité, le reste du film est aussi raté que le maquillage de certains trans du Bois de Boulogne. On papillonne de clichés en clichés, l'intrigue perdant au fil des scènes de sa crédibilité, au point même de susciter les moqueries dans la salle alors que les protagonistes voulaient nous transmettre une certaine gravité. On ressort épuisé voire dégouté de ce gloubi-boulga pseudo artistique plus proche du décéptif que du subversif.
C'est avec la première scène de son nouveau film qu'Ozon affirme son talent. Mais c'est aussi avec tendresse qu'il définit les règles et ambiguïtés de son drame revigoré d'une touche de sensibilité, de comédie, et bien sûr de féminité... C'est drôle on s'attache tellement à ces personnages que Ozon finit par nous les faire détester. On tombe dans la facilité scénaristique assez vite, tout comme dans la vulgarité assumée de son auteur, qu'il inscrit dans le fil conducteur comme l'évidence qui va arriver, tôt ou tard. On s'aperçoit que c'est trop long mais qu'on ne s'ennuie jamais. La gêne qu'on a de regarder certains plans remplace l'ennui. C'est une histoire ironique provenant d'un farce-et-attrape, pour l'acceptation et contre toutes formes de rejet. Parfois touchant, toujours sublimé par son trio d'acteurs (nomination au César du meilleur acteur pour Duris!), jamais exagéré. Tout comme la sensation agréable lorsqu'on regarde cette oeuvre.
Quel film! François Ozon nous embarque dans cette histoire surprenante mais tellement bien présentée! Avec de l'humour,de l'empathie et de l'émotion. Les acteurs sont excellents et Romain Duris est très juste dans ce rôle (même presque dans ce double rôle je dirais ;
Encore un pari réussi pour ce réalisateur de grand talent, et aussi pour les acteurs !
La réussite de ce film revient à l’époustouflant couple formé par Anais Dumoustier et Romain Duris ... Romain Duris est juste génial dans ce rôle. Le récit est,lui, émouvant et souvent drôle !
Il ne faut pas oublier et c'est là l'essentiel le mal être d'un homme Virginia qui souffre de son état: un homme qui se sent être une femme .La nature est complexe et ce n'est pas un psychiatre ou un Dieu qui résoudra la chose !Ni même un sorcier Africain . Ce qui m'a plu c'est déjà la réalisation sans fausse pudeur, ce qui est aussi remarquable c"est la parfaite maîtrise du sujet en passant par les faux-culs et les seins siliconées de R Duris . Un grand bravo a F Ozon bien aidée par Duris, Personnaz ,Anaïs Desmoutiers
J'allais voir ce film sans en connaitre le sujet. Je ne suis pas déçue. Sujet dérangeant mais excellente interprétation. Romain Duris est impeccable et sa partenaire egalement...
Film particulier qui éveille les sens!! On en sort toute chose, troublée par le sujet et la vision d'Ozon, qui, comme d'habitude ose! C'est ce qui rend le film attractif. Peu de réalisateur ont ce culot de traiter des sujets qui fâchent et dérangent. A ne pas mettre devant tous les yeux donc mais thème quasi indispensable en ces temps de grande libertés comme de grandes...interdictions et idées sectaires. Mais c'est aussi un film parfois ennuyant, lent, maladroit. La musique est parfois complètement naïve et mal amenée, plus pour un téléfilm que pour un grand film avec un tel sujet (comme si le réalisateur voulait lui-même donner ce genre, de mauvais film noir ?!). L'interprétation est aléatoire également : je n'aime décidément pas Personnaz, son jeu a qq chose d'insipide pour moi dans chacun de ses films. Ouf, Duris est toujours aussi exceptionnel et Demoustier est vraiment à suivre. Pourtant au début du film, j'ai crains le pire entre scènes presque ridicules (Duris faisait "sa folle" et Demoustier semblait fade à côté) et incohérentes (scènes semblant se dérouler en France mais avec des plaques US ?!). Puis, le film prend son envol et devient captivant à mesure que rentre en scène les désirs sexuels, que se révèlent les identités et les désirs. L'émotion effleure comme le suspense (car c'est aussi un thriller sexuel ou amoureux?!). On se pose beaucoup de questions sur les personnages, sur nous-mêmes aussi. Cependant, le film traîne en longueur (après LA scène d'apothéose!) et n'apparaît pas crédible par rapport à la tension qui porte l'ensemble. La dernière scène est, elle, subtile et apaise ainsi le film avec un message de tolérance et d'amour. Elle laisse entendre ce que le spectateur veut en voir (ensemble? Amies? Encore homme ou femme complète?). Le dernier film d'Ozon est donc moitié réussi-moitié raté. J'en garde un souvenir plus positif que négatif cependant, emportée par la fougue et passion des 2 interprètes principaux, l'effet dérangeant de l'ensemble et la prise de risque.