Beaucoup de bonne volonté de la part des acteurs et du réalisateur, une grande empathie envers le petit monde du bodybuilding ne suffisent pas à intéresser le spectateur pendant une heure et demi. Pour faire un film, il faut aussi un scénario et une histoire à raconter, du rythme et un peu de rêve ou de suspens. Ici, l'éternelle histoire des retrouvailles du père et du fils s'enroule autour d'un documentaire assez vite répétitif et rasoir sur la vie d'un bodybuilder. Seule, Marina Foïs arrive à nous convaincre dans une composition d'épouse mi-lasse, mi-admirative d'un roi du muscle sinistre et déclinant. Quelques passages totalement ratés donnent envie de fuir, notamment la scène du rassemblement de bodybuildés chez le caïd lyonnais. Au secours!
Extrêmement déçue. Pourtant j'avais tellement attendu d'aller voir Bodybuilder, je pensais qu'on entrerait dans ce monde surprenant avec ses exigences, son travail quotidien pour entretenir un corps parfait........ oui qui se le veut parfois. Les cris de douleur !!!!!!!!! Je doute que ça se passe comme ça dans une salle de muscu. En fait on ne retient (à part quelques scènes), que la ruine d'une vie de famille décomposée/recomposée et le mauvais côté de ce fils voleur, fainéant, et de ce caïd qu'on a envie de gifler tant il se dégonfle devant les "expendables" spoiler: (ridicule cette comparaison) (on vit ces situations tous les jours dans certaines banlieues pas la peine d'insister) A peine esquissée la rédemption du fils à travers ce père qui est tellement loin de ses préoccupations. Même l'interview de Scharzy est bâclée. Ah non je suis extrêmement déçue. Deux étoiles pour le rôle de l'épouse.
Une intéressante plongée dans le monde du bodybuilding mêlée à une intrigue qui n'est pas très originale mais qui est bien menée. De plus, en tant que comédien, Roschdy Zem sait parfaitement mettre en valeur ses acteurs. Il faut d'ailleurs noter la justesse de la direction des quelques comédiens non professionnels et particulièrement celle du culturiste François Yolin Gauvin. On se demande d'ailleurs ce qu'aurait pu être le film si, à sa place, le rôle de Vincent avait été tenu par le beaucoup plus chétif Antoine de Caunes qui était le premier choix et qui ne pu tenir le rôle car l'allongement nécessaire de sa préparation provoqua son indisponibilité. Après Mauvaise foi et Omar m'a tuer, Roschdy Zem continue une carrière de réalisateur discrète mais pleine de justesse.
j'ai envie de dire "tout ça pour ça" voir des mec soulever de la fonte avaler des saloperies et s'exiber en slip pour monter leurs biscotos argument assez mince pour un film!
Excellent film français comme on en voit peu! Très bon scénario et mises en scènes . Acteurs principaux qui transpirent l'émotion. Même si on est pas sensible à la pratique sportive, le sujet est bien traité, sans trop en faire. On rentre facilement dans ce film à l'esprit documentaire.
Remarquable double performance du culturiste Yolin François Gauvin, puisque vrai Champion dans sa catégorie, et sérieux dans son rôle. Un père qui a quitté les enfants très petits après un divorce, il y a là déjà une rencontre délicate, très bien filmée. j'ai apprécié Marina Fois (Léa) Nicolas Duvauchelle, Dominique Reymond et le jeune Vincent Rottiers, et découvert ce monde un peu à part composé de sacrifices et de travail que nous propose Roschdy Zem. Mais je vous recommande particulièrement la descente des Bodybuildés dans la laverie, là où ces racailles (la bande à Luigi) ont élu domicile et font régner leur petite terreur ---- Quel plaisir .!! C'est ce qui manque partout dans les quartiers chauds... afin de remettre les choses en perspective !! **
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3,0
Publiée le 5 février 2015
Ce 3e film de Roschdy Zem est une bonne petite surprise qui mélange deux histoires qui auraient pu donner deux longs métrages celle du gars qui doit de l'argent à des personnes peu fréquentables et celle du quotidien des bodybuildeurs avant une compétition, mais en les réunissant R. Zem donne encore plus de force à son film qui parle surtout de la famille et des retrouvailles entre un père et son fils. C'est un beau film qui ne se démarque pas forcément par son scénario assez classique et sans surprise, mais qui est surtout remarquablement interprété par Vincent Rottiers et surtout Yolin François Gauvin comédien amateur qui est vraiment épatant de justesse.
Un drame familial assez bon signé par R. Zem qui, s'il ne se distingue pas par une mise en scène exceptionnelle, a le mérite de s'attaquer à un sujet bateau via un angle assez original, en tout cas au niveau de son contexte. Si beaucoup s'extasient sur la performance de Y.F Gauvin, je reste plus circonspect vu que le bonhomme, qui bouffe l'écran avec beaucoup de magnétisme, ne déploie pas une palette de jeu hallucinante et il se révèle surtout bien mis en valeur par les cadrages de Zem. V. Rottiers nous rejoue pour la énième fois son rôle de jeune garçon turbulent qui s'enfance dans les problèmes et le film a du mal à sortir de certains carcans. Pour le reste, c'est un bon petit film qui se laisse voir sans déplaisir et c'est déjà pas mal. Bon scénario, bons acteurs, mise en scène solide, beaucoup de productions françaises ne cochent même pas la plupart de ses critères. D'autres critiques sur
Bodybuilder a plus des accents de petit téléfilm que d'une réelle œuvre cinématographique, d'ailleurs il est étiqueté drame ce qui est assez étonnant car cela ressemble souvent plus à une comédie ratée, voire par moment à un documentaire tant l'approche est attentiste et peu créative. On a vite fait de comprendre la trame du récit, tous les développements sont téléphonés au possible, l'intrigue vivote avec redondance tout le long, sans jamais trouver ni rythme ni ressorts, et ce n'est pas le performance médiocre, pour ne pas dire mauvaise quand on pense à Yolin Gauvin, du casting qui sauve les meubles.
Malgré un scénario travaillé et une bonne idée de décor (la salle de sport tenue par un père bodybuilder), et même si les personnages sont fouillés et magnifiquement interprétés par une belle brochette d'acteur, on reste un peu sur sa faim, l'histoire étant relativement banale et manquant de force. Un film sympathique donc, mais auquel il manque de l'épaisseur, du drame, quelque chose de puissant qui le ferait sortir des sentiers battus, à l'image, par exemple, de The Wrestler, qui joue la même carte du portrait père/enfant dans un contexte également original, celui du catch, mais qui parvient à en faire une oeuvre singulière d'un tout autre niveau. On reste ici dans le téléfilm de très bonne qualité (ce qui n'est pas une insulte), mais trop lisse et trop prévisible dans sa construction narrative pour en faire une histoire marquante.
Pas très surpris par ce film. Pour sa troisième réalisation, Roschdy Zem livre un film pas assez recherché, et plutôt simpliste. Les relations père/fils, sujet récurent du cinéma, est ici traité avec en toile de fond l'univers du Bodybuilding, ce qui ajoute de l’attrait au film car pour ma part, je trouve cet univers intéressant. Mais cela s'arrête là, le film est trop prévisible, les relations et leur dénouement sont connues d'avance, ce qui est dommage. Roschdy Zem n'est pas allé assez loin dans la psychologie des personnages. On peut rajouter qu'en voyant la bande annonce avant d'aller voir le film, on a déjà vu beaucoup trop du film et il n'y a plus guère d'intérêt. Je pense que la volonté que ces gens ont pour devenir des bêtes de muscles alors qu'il n'y a comme enjeu que l'autosatisfaction, mérite le respect quelque part. Au final, même si le jeu des acteurs est honnête (Yolin François Gauvin est impressionnant) et que le film est agréable à regarder, il reste cependant assez moyen.
Roschdy Zem signe ici son troisième long métrage, plus de trois ans après le bon Omer m'a Tuer. Cette fois-ci, Roro a décidé de placer son film dans un univers inconnu du grand public et assez mystérieux, celui du culturisme. Toute la découverte de ce monde est passionnante, avec la plongée dans la vie d'un vrai champion, acteur d'un jour, qui nous fait partager sa préparation aux championnats, avec tous les efforts surhumains que cela comporte, tout cela pour une gloire toute relative, et une santé mise entre parenthèses. Le point négatif du film, qui n'est pas moindre, est l'habillage de ce docu-fiction, totalement banal et sans intérêt, à peine meilleur qu'un épisode de Joséphine Ange-Gardien ou d'un Pascal le Grand Frère. C'est fort dommage, car Vincent Rottiers a un réel talent et est à mon avis un grand espoir du cinéma français, mais le scénario est ici vraiment trop faible pour lui permettre de briller.