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Nico591
53 abonnés
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3,5
Publiée le 10 avril 2015
En choisissant l'univers original du culturisme, Roschdy Zem suscite de l’intérêt et de la curiosité pour cette histoire de relation père-fils écrite avec sensibilité mais relativement conventionnelle. L’intérêt réside principalement dans le duo formé par Vincent Rottiers et l'inconnu Yolin François Gauvin qui crève l’écran avec sa présence et son charisme.
Une très bonne surprise que ce film ! Une pépite que l'on ne s'attendait pas à découvrir. Le sujet est curieux, intéressant, pour le moins inhabituel, traité avec intelligence et sensibilité. L'excellent jeu des acteurs et le scénario donnent une grande impression d'authenticité et de sincérité. Les personnages sont attachants et vrais. Captivant et recommandable : 4/5.
Ce troisième film de Roschdy Zem, comédie dramatique relatant la réconciliation père/fils dans l'univers méconnu du bodybuilding, est doté d'un scénario simpliste mais bien écrit, évitant les clichés et interprété par un casting de qualité. Un divertissement musclé.
S'entraîner. Encore et toujours. Et ne jamais rien lâcher. Quitte à tirer un trait sur sa vie de famille. Quitte à se mentir à soi-même pendant trop d'années. Avant d'être le sport dont tout le monde se moque, le culturisme est surtout un sacrifice. Après nous avoir parlé de religion et d'injustice, Roschdy Zem continue son travail de réalisateur en s'intéressant au relation père-fils. Le premier est un champion de bodybuilding. Le second est un petit trafiquant sans repère.
L'auteur de Mauvaise Foi créé avec Bodybuilder deux récits en un qu'il équilibre bien en rendant son scénario sans surprises, certes, mais réussissant cependant à tenir sur la longueur sans jamais s'essoufler. Ayant, c'est le moins que l'on puisse dire, de la matière et un sujet impressionnant à filmer, le réalisateur n'en profite malheureusement que trop peu. Dommage qu'il n'ait pas été plus inspiré que cela pour sa mise en scène, notamment pour le concours final.
Les gueules choisies pour le casting sont cependant impeccables. Rottiers parvient une nouvelle fois à créer une tension palpable dans le moindre de ses regards. Duvauchelle est efficace en frère rangé cachant une rage qu'il garde en lui depuis longtemps. Mais c'est bien à travers François Gauvin que Bodybuilder prend son envol. Voir sa carrure de bulldozer soulever de la fonte a quelque chose de fascinant, tandis que ses valeurs du culturisme passent peu à peu à travers nous.
Très peu filmée au cinéma, cette discpiline à part n'est jamais décriée par celui qui la filme. Par des situations et quelques dialogues bien écrits, nous comprenons qu'elle passe autant par le corps que l'esprit. Atteindre notre objectif en faisant passer notre organisme par toutes les étapes possibles, voilà de quoi il est question.
Antoine, 20 ans, a une gueule de petite frappe. Il fait du trafic de drogue et de la cavalerie pour masquer ses dettes. Quand ça commence à chauffer pour lui, son frère l’incite à aller se mettre au vert pour échapper à ses douteux créanciers. De Lyon à Saint-Etienne, il n’y a pas loin, mais il y a longtemps... Ca fait un bail qu’il n’a plus revu son père qui n’avait pas attendu son divorce pour s’en désintéresser. Et maintenant qu’il tient un club de culturisme, il semble avoir d’autres chats à fouetter… A « Sainté », Vincent s’est lancé à fond dans l’aventure du bodybuilding. A 58 ans, c’est un crack reconnu dans le milieu. Un obsédé de la « silhouette idéale » pour qui « le body, c’est no limit ! ». Il passe quatre heures par jour à lever de la fonte à la salle, fait huit repas quotidiens ; avale les œufs à la douzaine et des litres de potions énergisantes. En plus, il se gave de pilules aux effets plus ou moins magiques. Ce roi de la gonflette est assurément un beau poulet aux hormones et aux amphétamines. Entre le fils paumé en manque de repères et le père obsédé par la sculpture de son corps, on devine que les contraires vont finir par se rapprocher. Prévisible et même assez conventionnel. Mais situer cette rencontre dans le milieu du culturisme est plus original. Roschdy Zem le fait presqu’en documentariste, sans voyeurisme ni condescendance. Du coup, il nous offre deux films pour le prix d’un, ce qui est plutôt sympa ! Les comédiens sont tous excellents, y compris le seul amateur de la bande, le sculptural Yolin François Gauvin.
Une réussite. Le ton trouvé est très juste car le film ne tombe ni dans la glorification ni dans le dédain des bodybuilders mais il nous montre au contraire à quel point ils sont ordinaires bien qu'en quelque sorte anormaux. L'histoire de fond, à savoir le fils délinquant qui essaye de se refaire est classique mais elle est bien jouée et se fond bien dans l'univers du bodybuilding. Un film finalement assez humain, touchant avec une fin bien comique ! Au vu du caractère social du film, il s'adresse donc à un bien plus grand public que les seuls passionnés de performance (même si il est vivement conseillé à tous ceux intéressés par les dessous de la muscu de très haut niveau)
Pour son troisième long métrage Roschdy Zem surprend. Après une histoire d'amour et un biopic voici une comédie dramatique sur fond de bodybuilding ! Sur fond uniquement car l'histoire se base sur la vie d'un jeune pommé s'étant mis dans une situation si inconfortable qu'il doit se faire oublier quelques temps. Et pour cela retour chez papa, qu'il n'a jamais vraiment connu, un père devenu bodybuilder professionnel voué à une seule chose : sa carrière. Film divertissant sans d'avantage de prétention.
Si le scénario n'est pas d'une grande originalité et assez attendu, le film n'en reste pas moins intéressant et attrayant, décrivant de manière intelligente et non caricaturale un milieu que je ne connaissais pas. Les acteurs sont tous impeccables avec un Yolin François Gauvin étonnant face à des acteurs confirmés et toujours justes.
Comme à son habitude Roschdy Zem fair mouche avec son dernier film. Certes le scénario est très classique mais les interprètes sont justes et vrai. La caméra est toujours là où il faut, un bon film sur la solidarité et l'acceptation de la différence. Car les bodybuilders sont des exceptions qui ont beaucoup de faiblesses sous un corps toujours en quête de perfection
immersion d'un délinquant au sein du millieu tres particulier du culturisme... pas d'autres choix que de prendre un vrai champion pour jouer au plus juste cette folie de souffrance qui comme le constate le jeune Antoine, mais pourquoi autant de depense psychique, physique, financiere... juste pour la gloire d'un concours... Fin bien inutile.
(…) "Bodybuilder" séduit (…) surtout pour la qualité de jeu de ses interprètes, avec à leur tête : Vincent Rottiers, Nicolas Duvauchelle, l'excellent Adel Bencherif et François Yolin Gauvin : sorte d'équivalent français de Sylvester Stallone, qui porte le film de manière inattendue (…).
Oui, Bof!! L’idée était bonne, le gamin paumé frayant avec la racaille de quartier, qui va réapprendre les règles de la vie chez un père obsédé par ses muscles...ca aurait pu être intéressant. Ce sont donc 2 mondes a gérer, celui de la délinquance face au monde du bodybuilding ou tout le monde sait le niveau intellectuel qui y règne. Le défi était risqué et je pense que le résultat est loin d’être a la hauteur. C'est lent, c'est mou, le père a toujours la meme gueule, pas d'emotion, ou des qu’il en a une, elle sonne faux. Roshdy Zem joue parfaitement dans son petit role mais le film est d'avantage axé sur le père et le fils, et en ce qui me concerne je trouve que la prestation du père est plus proche du documentaire que du drama. Il y a des passages amusants bien montés, mais des que le père ouvre la bouche on retombe immédiatement dans le film debutant.
Il est vrai que je m'attendais à mieux, mais c'est tout de même un bon film de Roschdy Zem. Mieux dans le sens où la réalisation reste sobre, où aucune scène ne monte vraiment en puissance, où on n'est pas pris par l'émotion comme j'aurais aimé l'être. Après, chaque personnage a quelque chose de spécial et les acteurs sont tous très bon, même Yolin François Gauvin qui a un petit quelque chose en lui.