Bon travail de Roshdy Zem ! Un très bon film ! Un bodybuilder qui a les capacités pour une carrière d'acteur.
Un clin d'oeil à Looking for Eric de Ken Loach pour la scène où tous les bodybuilders se ramènent chez Luigi. Le fait que Vincent Rotiers soit aussi un peu voyou dans le film est peut être aussi inspiré de ce même film.
Mais bon, l'ambiance est là, l'histoire tient la route. Du vrai bon Rocky !
Bodybuilder est un univers assez peu traité au cinéma. J’ai été assez surpris de lire à la réalisation le nom de Roschdy Zem. Et bien, Roschdy Zem m’a étonné : son film ou plutôt son thème, le culturisme, a été plaisant à découvrir. J’insiste plus sur le thème car la petite histoire qui s’articule autour du Bodybuilder est presque anecdotique voire insignifiante tant elle est très classique. Fallait-il faire d’Antoine Morel, fils de Vincent, le bodybuilder, un voyou ? Etait-ce nécessaire pour l’amener à côtoyer ce père qui ne l’a pas élevé ? Pourquoi nous pondre une histoire aussi conventionnelle ? Si au final, le film est sympathique, cet Antoine joué par Vincent Rottiers ne dégage aucune sympathie. Comme il fallait faire avec, selon moi la force du film de Roschdy Zem a été de me sentir constamment concerné par Vincent, le père, interprété avec justesse, sobriété, à l’économie par Yolin François Gauvin. Le personnage du fils irritant ne m’a pas parasité mon attention. Si Roschdy Zem a choisi une histoire parallèle si classique, il reste qu’il n’est pas tombé dans le piège de la comédie à gros traits pour nous conter l’univers des bodybuilders. Moi, qui n’aime pas trop cette culture du corps, j’aurais pu m’en moquer à tout va ; et encore une fois, la force de Roschdy Zem c’est de m’avoir intéressé au sujet, au personnage, au point d’avoir de l’empathie pour cet athlète, voire du respect pour tous les sacrifices endurés. Un respect chapeau bas car le réalisateur se focalise sur des athlètes seniors. Marina Foïs est un beau second rôle.
Je pensais que ce film aurait été une vrai purge, mais non, même si le bodybuilder jouait par un vrai bodybuilder est pas mauvais, mais ce n'est pas son métier, donc on peut être indulgent. Un film qui nous montre bien l'univers du bodybuilding, qui est stympatique à suivre, et qui pose une mini réflexion sur cet univers.
Un film qui se laisse regarder, il se révèle même assez intéressant sur plusieurs points. Sa grande force étant de bénéficier d'une très bonne direction d'acteurs, on a donc aucun mal à s'attacher rapidement aux personnages. Les situations sont justes, la mise en scène est sobre. J'aurai voulu un peu plus d'approfondissement, j'ai malheureusement l'impression que beaucoup de points sont abordés sans réellement être creusés. Le bodybuilding en lui même est bien traité mais j'aurai aimé que Roshdy Zem aille plus loin, on nous présente cet univers dans les bases, ce qui est toute fois déjà une bonne chose. Les relations père/fils ne sont elles non plus pas assez poussées. On a vraiment le sentiment de se retrouver devant un film avec un fort potentiel mais qui ne va pas assez loin dans ses ambitions et se révèle au final assez superficiel. Il possède des qualités bien évidemment mais ne soulève pas assez de poids pour véritablement faire la différence.
Ce qui m'a plus le frappé après la vision de Bodybuilder c'est la qualité de son écriture. En effet les personnages sont tous très bien écrits et on finit par s immerger dans un monde méconnu. Un monde ou l obsession de la réussite crée des monstres d'égoïsme prêts à se mettre en danger pour atteindre leurs objectifs. Le film est aussi une jolie variations sur le thème des retrouvailles père fils avec ces deux personnages autocentrés qui vont s'apprivoiser au fur et à mesure. Ça n'est pas toujours du grand cinéma et paradoxalement si l'univers du body-building est bien décrit il ne donne pas envie de s'y intéresser plus que ça mais une fois de plus je tiens à signaler la qualité du scénario et de l'interprétation.
Passé complètement inaperçu lors de sa sortie, le film de Roschdy Zem est pourtant une peinture soignée et à hauteur d'homme du milieu culturiste, milieu plus souvent moqué qu'a son tour... Tout y respire l'authenticité, sans effets spectaculaires mais avec beaucoup de chaleur humaine. La mise en scène semble naturaliste mais il y a un vrai travail sur la lumière, le montage. Tout ces personnages cherchant à prouver quelque chose et d'abord à soi-même. Quant à la relation père-fils, elle sonne également très juste avec le fils filou, fier et perdu, et le père obsédé par ses challenges. On appréciera aussi le regard porté sur le reste de la famille et la description de la banlieue. Une bonne surprise.
Film vraiment intéressant dans l'univers des sportifs bodybuildés et à travers une histoire de père/fils. Le casting est réussi et convaincant. La réalisation est bien menée là aussi. C'est une bonne surprise.
Je joue dedans alors bon.... C'est une très belle comédie dramatique et un beau résumé du body qui est un sport encore mal compris en France Merci à Roschdy
C'est un sujet inédit que Roschdy Zem a décidé de porter à l'écran. En effet le bodybuilding, puisqu'il s'agit de cela, était plutôt cantonné jusque-là aux émissions de reportages ou de voyeurisme type “Vis ma vie”, autant dire rarement à l'avantage de ceux qui pratiquent cette discipline. Le réalisateur se montre lui plus bienveillant à leur encontre et le fait de faire porter le rôle principal par un véritable athlète permet de sortie ces hommes de la caricature. À travers ce drame et via l'arrivée de ce fils qui connaît si peu son père on fait une plongée dans un monde aux codes de vie si différents de ceux du commun des mortels. Repas au contenu très peu varié et aux quantités pesées au gramme près, fréquence d'alimentation ahurissante (jusqu'à 8 fois par jour !), adjonction de compléments alimentaires et de brûleurs de graisse, régime alimentaire auquel s'ajoute des séances de sports quotidiennes et elles aussi très réglées, la pratique du bodybuilding s'apparente autant au sport de haut niveau qu'à une vie d'ascèse. D'autant plus que l'entourage est également soumis à ce régime de vie strict et aux humeurs, rendues erratiques du fait des privations, de ces athlètes. Après l'intrigue du film elle-même n'est pas des plus originales et se laisse deviner assez facilement en ce qui concerne sa conclusion. Mais finalement ce n'est pas vraiment là que réside l'intérêt du film et si cette dernière n'est pas très passionnante elle permet tout de même de fournir une trame consistante pour mettre en lumière une pratique souvent moquée. L'histoire est en outre portée par un casting solide où Yolin François Gauvin comédien débutant offre une prestation plus qu'honorable. Un film sur un sujet original au cinéma donc porté par un casting méritant et une histoire assez prenante qui a le mérite de faire œuvre de pédagogie sur une pratique sujette aux fantasmes et aux moqueries. Loin d'être le film le plus réussi de l'année mais qui a le mérite de nous offrir un univers original. À voir pour son sujet donc.
Une belle réussite !!! Pourtant, à première vue, on pourrait croire qu'il va s'agir d'un film plutôt ringard sur les adeptes du culturisme avec des personnages qui ont la grosseur de leur cerveau inversement proportionnelle à celle de leurs muscles.. Il n'en est rien... c'est un film attachant, très bien interprété, qui ne tombe pas en plus dans le piège souvent trop facile du mélo. Une belle surprise. A voir
(…) "Bodybuilder" séduit (…) surtout pour la qualité de jeu de ses interprètes, avec à leur tête : Vincent Rottiers, Nicolas Duvauchelle, l'excellent Adel Bencherif et François Yolin Gauvin : sorte d'équivalent français de Sylvester Stallone, qui porte le film de manière inattendue (…).
Drame familial poignant qui se concentre sur les retrouvailles difficiles entre un jeune malfrat, plongé dans les problèmes financiers, et son père, fervent adepte de bodybuilding. On y découvre un univers méconnu, mais qui force le respect et même si le film ne nous épargne pas quelques clichés ni quelques oublis, la réalisation soignée de Roschdy Zem et la force des interprètes parviennent à toucher le spectateur.