My Sweet Pepper Land
Note moyenne
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169 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 avril 2014
Peut on voir un film rien que pour la présence lumineuse d'une actrice de la trempe de Goldshifteh Farahani??? Pour moi oui, et mille fois oui. L'une des grandes actrices de sa génération.

Comme toujours avec elle la magie opère de mille feux. Tel un conte des mille et une nuits kurdes, l'alchimie entre elle et un excellent Korkmaz Arslan que l'on pourrait souhaiter un peu plus taiseux fonctionne à merveille.

Le discours politique finement inséré ne nuit pas à la qualité du film et les superbes paysages de montagne à l'orée de la journée sont très bien filmés. Film à voir et revoir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 avril 2014
Un côté western indéniablement, un dépaysement total dans ce petit village perdu des montagnes du kurdistan, des personnages attachants, un film rythmé et prenant qui vous fait toucher du doigt les problématiques de cette région, véritable carrefour du moyen-orient. Un excellent moment, on en ressort avec de fortes images en tête, comme après un beau voyage.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2014
Ce western kurde filmé en décors naturel permet de traiter du poids des traditions et de la conception si particulière (et hypocrite) de l'"honneur", de la place de la femme dans les sociétés patriarcales (la jeune institutrice qui veut apporter son savoir aux enfants délaissés et s'émanciper de sa famille est interprétée par la belle et rebelle Golshifteh Farahani) et de l'importance des petits chefs de clan dans le maintien des archaïsmes. Simple et classique - comme un bon vieux western traditionnel avec un shérif incorruptible - mais dépaysant, parfois amusant et finalement émouvant. Et il est rafraichissant de voir ce genre de thèmes traités par des regards non occidentaux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 avril 2014
En mode western nouveau genre. Déroutant mais intéressant. De belles images. Un jeu parfois étrange peut être lié aux bizarreries de la langue...
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2014
Agréable surprise que ce "My Sweet Pepper Land" aux accents Western dans une région, le Kurdistan, qui se prête bien à ce genre cinématographique. L'histoire, malgré sa simplicité, s'avère prenante et captivante avec de bons acteurs. La prouesse vient surtout de la mise en scène et de la photographie mettant parfaitement en avant de splendides paysages. Je le conseille.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2014
On s’attend à un grand film mais ce n’est pas le cas. On aurait aimé que le sujet soit traité avec plus de profondeur. L’actrice principale Golshifte Farahani, d’une beauté époustouflante, apporte sa touche rebelle et féminine au film, malheureusement le réalisateur n’a pas su mettre a profit son immense talent, contrairement au rôle qu’elle avait dans le fabuleux « A propos d’Elly » où elle explosait litéralement, ici elle est plutôt fade et manque cruellement de charisme. On ressent vite les limites du film, et les très beaux paysages n’y pourront pas grand chose. Touche positive, les filles du maquis, cachées dans les montagnes elles ne se laisseront embobiner par personne, pas même par les « caïds » de la région. Toutefois, le film qui se laisse regarder. 3.5 étoiles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2014
My sweet pepper land.....Un film kurde. Je n’en ai pas vu beaucoup. A part si l’on considère ceux de Yilmaz Guney, mais à l’époque on disait «turc». Qu’importe. Dans le désert cinématographique ambiant, ce film fut une bénédiction. En fait, c’est un western. L’histoire d’une fille qui veut absolument continuer à enseigner dans le pire endroit du pays, territoire sur lequel règne un genre de seigneur mafieux contrebandier de la pire espèce. C’est aussi l’histoire d’un homme, un flic, qui ne supporte plus l’instabilité constitutionnelle de son pays d’une part, ni sa mère qui cherche absolument à le marier d’autre part, et qui finalement décide d’aller faire régner l’ordre dans...le pire endroit du kurdistan. Bien sur une histoire d’amour se noue entre la maitresse d’école et le «shérif». Je n’en dirai pas plus.
Le film est somptueux. La mise en scène va à l’essentiel, sans chichi, ça m’a presque fait penser par moments à du John Ford (si si j’assume la comparaison). Les comédiens sont formidables, Golshiftey Farahani que l’on avait vu dans Pierre se Patience est exceptionnelle, et le tout fait LE film que l’on n’attendait plus par ces temps de disette.
La scène d’ouverture pourrait à elle seule être un court métrage, concentré d’humour noir, exemple incroyable de ce qui se passe régulièrement entre la police, la justice, et la religion dans un pays tel que le Kurdistan. Je recommande vivement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 avril 2014
Je n'y vais pas par quatre chemins, qu'ils mènent au Kurdistan ou ailleurs: ce film est un bijoux. Pour moi LE film de l'année. Ne vous fiez pas à la bande annonce qui peut laisser supposer un western glamour: le film est grandiose! D'abord par son intensité qui vous cloue au siège et ne vous lâchera pas après la première scène à l'humour "tarentinienne" (peut-on rire de ce drame?). Ensuite par les deux acteurs principaux, magistraux, même sans considérer la beauté époustouflante de Golshifte Farahani, le courage du personnage qu'elle incarne est bien au dessus. En toile de fond, la lumière colorée des fantastiques paysages de cette région indépendante aux confins du Kurdistan et une bande son envoutante et originale. La réalité, aussi incroyable soit-elle, est bien présente même si l'on se croit sur une autre planète, à l'image de cette improbable bande de filles armées vivant dans la maquis (il semble qu'elles existent réellement!). Un film féministe mais qui s'autorise un deuxième héros bien masculin. Ce n'est pas seulement un film engagé: intense émotion à l'état pur garantie!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 avril 2014
C'est con parce que, sur le papier et à la vision de la bande-annonce de "My sweet Pepper Land", le projet suscite indéniablement l'adhésion et la sympathie (le sujet, la photo, l'actrice principale iranienne sublime et insoumise au régime des mollahs, etc). C'est d'ailleurs peut-être pour ça que toutes les critiques sont aussi bienveillantes à son égard. Mais après avoir vu le film, excusez-moi, quelle déception ! Et quelle purge ! Faux film kurde à portée universelle mais vrai film français destiné à un public occidental à partir d'un sujet oriental, "My sweet Pepper Land" et son scénario qui mélange les genres façon gloubi-boulga réussit l'exploit d'être assez indigeste pour le spectateur tout en le laissant sur sa faim. Western (la seule bonne idée du film, pas complètement ou mal exploitée), comédie (là aussi, c'est con, ça partait plutôt bien avec la première scène, hilarante, après...), bluette sentimentale (ni faite ni à faire), leçon de géopolitique (où tout ce qu'on apprend, si on ne le savait déjà, c'est que le Kurdistan est une région partiellement autonome à cheval entre autres sur l'Irak et la Turquie, à part ça...), réflexion sociétale (avec tous les clichés enfilés comme des perles : autorité tribale vs autorité étatique, condition féminine, etc)... "My sweet Pepper Land" brasse tellement de thèmes et de problématiques qu'on n'arrive pas à s'intéresser à un seul (ou une seule) d'entre eux. Quant au déroulement des évènements découlant de tous ces sujets, dire qu'ils défilent sans aucune surprise et avec une bonne dose de naïveté, c'est un doux euphémisme ! En se concentrant sur le personnage de l'institutrice (Golshifteh Farahani, très jolie et très charismatique) et en lui collant éventuellement un second rôle masculin pour un peu de romance, il y avait un bon film de société doublé d'un bon portrait de femme à faire. En se concentrant sur le personnage du policier (Korkmaz Arslan, très poilu et très charismatique) et en lui collant éventuellement un second rôle féminin pour un peu de romance, il y avait un bon film d'action doublé d'un bon film politique à faire. En mélangeant tout ça, bon ben... Et puis dans le genre western oriental, on préfèrera 100 fois le beaucoup plus fun et beaucoup plus rythmé "Le Bon, la Brute et le Cinglé". Sinon, oui, il y a de très jolis paysages...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 avril 2014
Une grande et belle surprise !

Baran, résistant du Kurdistan depuis l'âge de 15 ans, retourne voir sa mère. Mais, celle-ci n’a qu’une obsession : lui trouver une épouse.
Govend, qui a fait des études jusqu’à l’âge de 26 ans, souhaite mettre ses longues études à profit, mais tant son père que ses nombreux frères ne pensent qu’à lui trouver un mari.

Ces deux personnages, Golshifteh Farahani (Govend) et Korkmaz Arslan (Baran), fuient la même chose : les pressions familiales. L’un devient l’équivalent de commissaire de police et, l’autre, institutrice.

Leur lieu d’affectation est perdu « dans le triangle des Bermudes », dans la montagne, entre l’Iran, l’Irak et la Turquie, où les lois s’inclinent au bénéfice de la coutume et des règles claniques.

Le réalisateur kurde Hiner Saleem nous livre un remake de western Asie-occidentale où l’humour, souvent grinçant, est toujours présent.

Le cadre sublime et la musique captivante (sweet), ne doivent pas faire oublier que les thèmes abordés (pepper) sont certainement plus sérieux qu’il n’y paraissent et que la réalité de la vie quotidienne des habitants du Kurdistan n’en est peut être pas si éloignée.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2014
Là haut, sur la carte de l'Irak, le Kurdistan "libéré" par la chute de Saddam, et néanmoins toujours séparé des voisins Kurdistan turc et iranien. C'est dans cette zone frontière que Hiner Saleem a posé sa caméra dans My Sweet Pepper Land. Comme d'habitude avec le cinéaste, son film est inclassable, le genre dont il se rapprocherait le plus étant le western à la Sergio Leone. La dimension burlesque, assez présente au début, tend à s'effacer au profit de la tragédie quoique la romance et l'action y aient aussi leur place. Un melting pot parfois un peu confus dans ses enjeux, au moins autant que la situation qui règne dans un pays en devenir où traditions ancestrales et "seigneur" local s'opposent la loi tandis que les trafics vont bon train. Un contexte chaotique dans lequel les figures de l'institutrice et du policier tentent tant bien que mal d'imposer un semblant d'ordre. L'actrice iranienne Golshifteh Farahani, une fois de plus, sublime son personnage, qui incarne une certaine idée de la femme libre et rebelle dans une société on ne peut plus machiste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2014
Un western kurde à la sauce kusturicienne où Kalashnikovs remplacent Winchesters, qui rejoue les clichés et les classiques du genre avec humour, dérision et tendresse. My Sweet Pepper Land est également un hymne à la liberté et un manifeste à toutes les formes d'indépendance. Un film puissant, sûr de ses valeurs et qui, à l'image du héros, ne fait pas de compromis. Un régal !
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2014
Les mêmes causes produisent les mêmes effets: que l'on soit homme ou femme, au Kurdistan, quand vient l'âge de se marier, pas question de batifoler ni de contrevenir à l'honneur des familles, celles-ci se chargent de fournir la pièce manquante, si l'on peut dire. Baran fuit sa mère et la valse des prétendantes trouvées par cette dernière et, pour ce faire, décide de reprendre du service en tant que fonctionnaire de police. Quant à la belle Govend, malgré ses 27 ans, elle ne se décide pas à convoler: elle choisit plutôt de s'éloigner des siens et de continuer à exercer le métier qui la passionne, celui d'institutrice. Les voilà qui se retrouvent donc, tous deux, dans un coin perdu du Kurdistan, aux confins de l'Iran, de l'Irak et de la Turquie. Dans ce paysage de montagnes,à la fois superbe et effrayant de rudesse, règne Azzi Aga, un potentat local, organisateur des trafics les plus louches et dont personne n'ose contester l'autorité. Baran, lui, prend la décision de le défier et de rétablir l'ordre et la loi dans ces contrées perdues. L'affrontement aura lieu, non seulement entre Baran et le tyran Azzi, mais entre ce dernier et l'institutrice, car bien sûr entre les deux esseulés Baran et Govend naît et grandit une affinité qui ne tarde pas à engendrer les pires ragots.
Le réalisateur Hiner Saleem a choisi, on l'aura compris, de transposer au Kurdistan les codes et les thématiques du western. C'est tout juste si, au détour d'un chemin, l'on ne s'attend pas à voir surgir un cow-boy buriné qui aurait les traits de Gary Cooper ou de John Wayne! Mais non, on a bien affaire à des acteurs kurdes ou iraniens et ça fonctionne parfaitement. On est même subjugué, tout au long du film, par le talent du metteur en scène et par le jeu irréprochable des acteurs. Cela donne un film fascinant, captivant. De la violence, des tensions, il y en a, comme dans les meilleurs westerns. Mais il y a aussi quelques petites touches d'humour qui sont les bienvenues, ainsi que quelques séquences de pure grâce. Quand Govend joue d'un instrument à percussion qu'on appelle, paraît-il, un hang et qui produit les sons les plus harmonieux, c'est si beau, si merveilleux qu'on aimerait que cela ne s'arrête jamais!
8/10
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2014
Ce western kurde tragi-comique bénéficie d'une interprétation impeccable et de très beaux paysages. Le tout est un peu prévisible mais le message est fort et sonne juste.
Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2014
Une fois qu’on a perspicacement lâché le mot western, et salué le goût du burlesque chez Hiner Saleem (ici assez rudimentaire quand même), est-ce qu’on n'a pas tout dit ? Désolée, je ne vois pas matière à m’extasier dans ce petit film aimable et un peu court. Je trouve même assez condescendant de ne pas en attendre davantage, au prétexte que ça se passe ailleurs et que nous avons eu notre ration de dépaysement. Hors les 2 héros, le policier et l’institutrice, les 2 pûrs de l’histoire, incarnation des seuls espoirs d’une démocratie balbutiante - le respect de la loi et l’éducation pour tous - tous les personnages (le juge, la mère, le caïd local et ses sbires …) sont de grossières caricatures. Seul l’adjoint paraîssait dans l’entre-deux, promesse vite éclipsée par un scénario hâtif. La caricature est un genre, elle n’exclue pas de travailler son trait. Reste une photo magnifique et quelques jolies pépites : un combat de chevaux, l’héroïne partant dans la montagne jouer du hang (instrument "traditionnel" inventé voici 15 ans par des acousticiens suisses)… Et surtout la beauté de Golshifteh Farahani qui aimante littéralement l’image (comme toujours, comme dans tous les films auxquels elle participe). Elle est l’alibi de ce petit film feignant, à la grâce facile.
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