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Nelly M.
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4,0
Publiée le 10 octobre 2012
Fidèle adaptation du roman éponyme et fougueuse Jean Seberg à ses débuts en "petit monstre"... ou les revers d'un parcours de pauvre petite fille riche. Du Sagan tout craché, milieu, vitesse, désir du toujours plus de la fin des années cinquante qui ne saurait totalement dépayser en 2012... C'est appuyé par la chanson de Gréco, figure (et carrure !) déjà envoûtantes. Défilent les nantis sûrs d'eux comme en apesanteur. Plutôt sympathiques tous dans leur genre. Idem les lieux où ils s'ébattent, on pense aux stars de St-Trop du temps jadis. Père (David Niven fidèle à lui-même) et fille craquants de complémentarité et pourtant à deux doigts du lien incestueux... Au positif, les chichis dont on use tous pour cacher la peine, des minutes de danse exceptionnels qui conduisent vers ce long épisode de fête avec les musiciens au milieu. Leur vitalité intacte induit son revers, la griserie du casino, de la fièvre automobile. Au négatif quelques longueurs et redondances... Il se fait désirer le grain de sable qui fait dérailler le précieux agencement de façade et justifie le titre... Merveilleuse Déborah Kerr !
Très belle et fidèle adaptation du célèbre roman de Françoise Sagan. Mise en scène inspirée avec changement de couleur : noir et blanc pour le présent et couleurs pour les flash back. Personnages complexes et très bien interprétés, David Niven en vieux séducteur, lâche et velleitaire, Deborah Kerr en femme mûre rigide et amoureuse, Mylene Démogeot en nymphette superficielle mais surtout Jean Seberg, en ado partagée entre la vie facile et superficielle que lui offre son père et son admiration pour une femme menant une vie rangée. Le film met plus l'accent sur la relation quasi incestueuse entre la fille et son père. Un film finalement amer et désespéré sur 2 êtres égoïstes et frivoles. Belle réussite
Adaptation du célèbre roman de Sagan. Difficile de s’apitoyer sur ces gens riches, beaux et indolents, qui créent involontairement le malheur autour d’eux, même quant ils sont incarnés par David Niven et par la délicieuse Jean Seberg, petit bonbon acidulé qu’on ne demande qu’à croquer. Reste que le film a d’autres qualités, à commencé par la splendide mise en scène de Preminger, qui alterne entre le noir et blanc mélancolique du présent et les couleurs chatoyantes d’un passé radieux ou règne la douceur de vivre, rien que pour ça et pour la qualité des interprètes, ce film vaut le coup d’œil.
Adapté du roman de Françoise Sagan, ce film de Preminger mélodramatique n'est pas son meilleur, étant un peu trop gorgé de sentiments. Mais il faut lui reconnaître une certaine légèreté dans son approche du sujet qui le rend moins lourd qu'il ne l'est, se reposant sur l'énergie et le charme de ses acteurs que ce soit la fraîche Jean Seberg, le charismatique David Niven ou la belle Deborah Kerr. Les décors sont beaux et les dialogues plutôt bien écrits faisant de ce film un moment sympathique.
Le ton faussement léger est la qualité principale du film. Sous ses dehors chatoyants et la fournaise de la méditerranée se brûlent les jalousies du coeur. Une analyse des moeurs des classes aisées ou la jeunesse magnifique de Jean Seberg devra répondre des conséquence de ses actes désinvoltes.
Initialement, je souhaitais découvrir la filmographie d'un réalisateur à la renommée internationale en démarrant avec Autopsie d'un meurtre, son plus grand succès si je me souviens bien. Cependant, Bonjour tristesse s'est imposé à moi par hasard et j'en suis ravi. Oeuvre qui respire tantôt la fraîcheur haute en couleur, tantôt la déception en noir et blanc, sans jamais faire de telle ou telle émotion un cliché. Ces émotions, elles transparaissent à merveille sous les traits de la superbe Jean Seberg (aperçue chez nous dans À bout de souffle) qui apporte à ce milieu de nouveaux-bourgeois ses nombreux rayons d'obscurité, brillamment exploités par la technicolor, qui inverse le procédé initial : passé n&b et présent en couleur. Un procédé qu'on peut notamment retrouver dans des oeuvres récentes tel le Tetro de Coppola. Mise en scène brillante et photographie adéquate : on peut se dire qu'Otto Preminger est loin d'avoir volé sa réputation, ce qui ne peut que m'encourager à découvrir d'autres de ses oeuvres. En bref, Bonjour tristesse est une comédie dramatico-romantique touchante et mélancolique, pleine de bonnes réflexions.
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1,5
Publiée le 9 mai 2021
Pour les adolescents ce film peut avoir un certain attrait. Ne vous laissez pas abuser par le fait que David Niven joue le rôle du père et Deborah Kerr celui de la belle-mère en puissance. Malheureusement trop de choses reposent sur les frêles épaules de Jean Seberg. Elle est belle et incarne facilement l'image d'une adolescente gâtée. Le problème c'est qu'elle peut prendre des poses mais ne sait pas jouer. Est ce que Niven et Kerr pourraient compenser le manque de capacité d'interprétation de Seberg. Il n'y a aucune chance le personnage de Seberg est au centre de l'histoire et aussi jolie soit-elle aussi convaincante soit-elle physiquement à 17 ans elle ne peut pas répondre aux exigences émotionnelles du rôle. Je ne sais pas si elle est devenue une actrice à succès dans sa courte vie car elle n'a pas eu d'impact sur ma conscience dans ses derniers films. Malgré Niven et Kerr cela reste une histoire juvénile exécutée de manière juvénile avec une belle jeune fille qui avait grandement besoin de leçons de comédie...
D'abord, il y a le plaisir d'être accueilli à la Filmothèque du quartier latin, où les calembours du monsieur de la caisse sont toujours savoureux. "Bonjour tristesse", c'est un père et sa fille. La mère n'est plus, le père est un séducteur invétéré, qui enchaine les conquêtes et bénéficie de la complicité de sa fille pour passer d'une femme à une autre. Comment dévaster l'adolescence d'une jeune fille? Une femme arrive, c'était une amie de la mère. Elle va occuper une vraie place auprès du père, une tentative de position structurante. Cela sera fatal. Il est des adultes, qui sabotent le devenir de leurs enfants, ici dans un monde, où l'argent coule à flot... Mais ça ne change rien.
J'ai trouvé ça mauvais. Qu'est-ce qu'on en a foutre des états d'âme d'une jeune fille enfant gâtée de la grande bourgeoisie friquée, en vacances sur la Côte d'Azur, et qui conduit une voiture décapotable ! La nouvelle belle-mère qui se met à lui donner des ordres : ça sonne faux. Des personnages que j'ai trouvés superficiels et horripilants au possible, sans parler de la relation débile père fille, qui s'embrassent sur la bouche. Si c'est ce monde en toc, les romans de Françoise Sagan, j'ai bien fait de ne pas en lire.
Après des débuts sous le soleil d’une mièvrerie affligeante et passablement démodée (façon Sissi), on en arrive enfin à l’étude psychologique des personnages qui n’est pas inintéressante et à ce conflit de femmes qui se termine mal. On note l’utilisation du N&B pour illustrer la tristesse.
Bonjour Tristesse est un film très Américain qui sait se faire remarquer. C'est captivant et plutôt juste. Seulement ça se sent que les acteurs sont dirigés par un Américain parce qu'ils pensent comme des Américains et l'on a cette sensation de passé à côté du côté très rationnelle qu'a le français de base. C'est pour cela qu'un français n'a pas de raison de dire je t'aime de manière plate à longueur de journée. Je suis un peu mauvais, maintenant cet aspect a participer à me faire sortir du film. Donc ta faute le film. En ce qui concerne l'aspect purement ésthétique, c'est joli comme des vacances cliché. Bref ça m'inspire pas grand chose non plus. Là où je donne de la valeur au film c'est pour sa narration et son histoire, puisque tout ce drame est tout de même de qualité.
Bonjour tristesse. Un bon film de 1958. Une histoire simple mais très efficace ! On ne s'ennuie pas, les acteurs sont convaincants. De manipulation en manipulation le film avance d'une façon très classe. A voir.
L'histoire est celle de Raymond et Christine, père et fille formant un couple complice et partageant, dans leur résidence du bord de mer, les mêmes aptitudes au farniente, aux conquêtes sentimentales et à l'insouciance. A les voir, telles des cigales et tels que les filme Otto Preminger, ils sont aussi futiles que oisifs. Ces belles dispositions pourraient se fissurer lorsque Raymond envisage d'épouser l'austère Anne. Je n'ai pas lu Françoise Sagan mais je gage que le roman est plus profond que l'adaptation proposée ici. Preminger s'attache à signifier, sans beaucoup de conviction, le bonheur de Raymond et Christine en soulignant leur frivolité, la sensualité de Jean Seberg (très jolie en effet) et le bleu du ciel. Inversement, c'est en noir et blanc que sont filmées les scènes qui suivent le moment grave du film, dénouement obligé et attendu qui sanctionne l'inconséquences des deux susnommés. Ces séquences dramatiques sont les plus intéressantes parce que les personnages prennent enfin un peu d'épaisseur, parce que les deux principaux d'entre eux découvrent le remord...et la tristesse. Relativement à leur existence superficielle, qui constitue l'essentiel du récit, il manque probablement à la mise en scène un point de vue plus audacieux ou plus ironique que la vision assez fade et neutre que propose Preminger. En conséquence de quoi, le film fait un drame bourgeois plutôt commun.