Une fois encore le cinéma s’empare de la difficulté homosexuelle, dans son impuissance à vivre pleinement et librement ses émotions. Mais le jeune cinéaste polonais relate le constat en prenant l’environnement social à témoin, en relation avec la vie parallèle des protagonistes. Ce qui nous évite les clubs échangistes et autre cercle d’initiés, pour plonger dans le quotidien, normal, habituel de ces deux garçons attirés l’un vers l’autre, alors que leurs vies amoureuses prenaient d’autres directions. Ça ne révolutionne pas le cinéma, mais le regard de Wasilewski est déjà me semble-t-il pas mal affûté pour donner au cinéma de son pays, une envergure qui depuis … Polanski tarde à s’émanciper. Pour en savoir plus
Difficile de faire un film avec un tel scenario, qui soit original et qui évite les clichés. L'homophobie n'a pas de frontière, effectivement. Le film fait la part belle aux scènes en piscine, dans un lac ou dans une baignoire. En fait c'est le portrait d'un bisexuel, partagé entre l'amour de sa petite copine et l'amour de son petit copain. J'ai trouvé le film bien maitrisé, l'histoire assez crédible, mais Kuba ne semble jamais possédé d'une passion amoureuse pour quiconque, cette passion qui fait battre la chamade au coeur ou qui fait trembler les lèvres. J'ai bien aimé parce que le film est assez noir et le montage aussi fluide qu'un liquide.
Un homme pris au piège de 2 femmes et qui, le temps d'une romance, goute à la liberté. On est loin des productions habituelles. Beaucoup de silences, de sensualité.
Le cinéma n'est qu'attente et ellipse, la frustration qui en découle est excitante et douloureuse. C'est un peu de cela que j'ai vécu en allant voir ce film au Nouveau Latina, à la séance de 20h. Sous prétexte de désenchantement et de passion, le film propose des moments fascinants dans des endroits liquides aussi improbables qu'une piscine, des vestiaires ou une baignoire. Des lieux clos où l'évasion est illusoire. Pas étonnant que les personnages se jettent dans la seule chose raisonnable : se donner corps et âme à une passion partagée ou non entre (presque) adultes consentants.
Film polonais qui traite de la bi-sexualité et l'homophobie ambiante dans la société polonaise. Sujet brulant sur l'intolérance des sociétés imprégnées de catholicisme. Le film est noir, le rythme est ennuyeux le générique donne le ton du film.
Très bon film,ou un garçon sportif prends conscience de sa bisexualité alors qu'il est déjà amoureux d'une fille et qu'il va devoir faire des choix. Visuellement froid le film tient une ligne parfaite entre romantisme et sexualité, amour et désamour, choix de vie possible ou imposé. Très visuel avec ses longues séquences fixes du côté du poids de la conscience ou de la morale (la scène du bain à la fin est terrible ) qui s'opposent à certains mouvements de caméras dont le mouvement fait ici sens de liberté ,d'amour et de réalisation de soi.(nager, conduire, courir). Mais c'est la Pologne catholique et homophone et on peut craindre à juste titre pour la conclusion de cette belle histoire d'amour gay ...