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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2014
Vu en avant première au arrasfestivalfilm, un très bon moment de cinéma. Tendresse, humour, mélancolie, un savoureux cocktail que je recommande. Mention spéciale à Michel Blanc dans un rôle qui lui va comme un gant, et à la savoureuse Chantal lauby.
vu en avant première montréalaise à Cinémania...on pourrait craindre une énième adaptation d'un auteur à succès...et bien non, ce film, qu'on pourrait classer dans une rubrique "feelgood movie" révèle un jeune talent Mathieu Spinosi, et confirme une Annie Cordy en grand mère rebelle....même les têtes d'affiche du film(Michel Blanc et Chantal Lauby) ne rivalisent pas avec la pétillance de la mamie, et l'efficacité(et crédibilité)du petit fils...
J'ai vu ce film parce que la bande annonce me parlait. J'en suis heureuse. Il ne restera probablement pas dans les anales mais on passe un très bon moment. Il est rempli d'humour, de tendresse, de tristesse, la vie quoi. J'ai aimé son histoire, car il raconte une réalité que beaucoup de familles vivent de nos jours, sans la dénoncer, sans la juger, sans faire du misérabilisme. C'est raconté sobrement avec beaucoup de tendresse et cela le rend touchant. Annie Cordy est extraordinaire de sincérité et de crédibilité dans ce rôle. J'ai aimé voir l'influence que chaque personnage a sur la vie des autres, cet enchaînement de causes à effets qui décrit si bien la vie telle qu'elle est. Un film touchant, tendre et à voir je pense.
C'est difficile à expliquer mais il y a ce lien entre JP Rouve et moi. Quelque chose de fort, de chimique presque. Mais je dois dire que je n'étais pas sur-excité à l'idée d'aller voir les souvenirs, la faute à une affiche super moche et à une bande annonce (bon dieu, les BA, c'est la plaie du cinéma) qui se focalisait sur la mamy et qui sentait un peu la naphtaline. Pas que j'ai cru que Rouve allait me faire du Jean Becker mais comme mise en bouche on a connu mieux. Alors bien sûr JP Rouve ne révolutionne pas le cinéma, ni le genre et je dois dire qu'en général j'ai trouvé l'image assez terne mais mon dieu que j'ai aimé ce film. Il y a cette intelligence des sentiments, il y a cette sensibilité qui ne devient jamais de la sensiblerie, le film est comme son personnage, à Rouve, un émotif qui se soigne et ne se complait jamais dans le pathos. Que j'ai aimé cette galerie de personnages, lambdas, incroyablement normaux, et pourtant à la lisière d'un passage sombre, sur la corde raide, prêts à basculer. J'ai aimé le scénario que je trouve très juste, les événements découlent les uns des autres avec fluidité, c'est comme ça que ça devait se passer et pas autrement parce que l'histoire suit son propre cours et que toute loufoquerie n'est pas permise (viens-je d'écrire loufoquerie ?). Ils m'ont touché ces personnages, ils m'ont incroyablement touché, tous, c'était beau comme un jour de pluie sous la couette, ils m'ont fait rire, c'était désabusé comme lorsqu'on sait qu'on n'a plus rien à attendre et qu'on regarde enfin le jour se lever sans espoir, simplement satisfait de le voir encore se lever. Et sans doute parce que ce qui me touche le plus au cinéma, c'est sans doute le traitement du temps qui passe, de la mélancolie. Le cinéma comme je l'aime. Comme je l'adore.
Un film touchant avec un Michel Blanc et une Annick Cordy particulièrement justes dans l'histoire de cette vieille dame décidant de s'enfuir de sa maison de retraite.
Le cinéma de Jean-Paul Rouve réalisateur fait chaud au cœur par son humanité revendiquée haut et fort. L’acteur comique issu de la troupe des Robins des bois avait déjà laissé percer sa capacité à émouvoir simplement dans le choix de ses rôles ( « Podium » de Yann Moix en 2003, « Le temps des porte-plumes » de Daniel Duval en 2005). Devenu réalisateur, il continue dans cette veine. Son film a su trouver une alchimie entre humour et émotion comme peu de films français parviennent à le faire dernièrement, hormis peut-être ceux de Xavier Giannoli ou de Pierre Salvadori qui font mouche presque à tout coup. Autour d’une grand-mère (Annie Cordy) récemment veuve, Jean-Paul Rouve qui adapte le roman éponyme de Daniel Foenkinos brosse le portrait d’une galerie de personnages en quête de retrouver leur envie d’aller encore un peu plus loin. La magie envolée de leur couple pour Michel (Michel Blanc) et Nathalie (Chantal Lauby) la retraite venue et la quête du premier grand amour pour leur fils Romain (Mathieu Spinosi). Le retour à l’enfance cher à Rouve sera l’occasion à travers la relation que tissent Romain et sa grand-mère enfuie de l’hospice, pour que la simplicité des rapports propre à cette période redonne à chacun la bonne direction. Le film est plein de petites trouvailles avec des acteurs merveilleux, de Michel Blanc jouant avec bonhommie un Jean-Claude Dusse alourdi et rangé des voitures à Chantal Lauby parfaite en mère à l’écoute qui demande juste un peu plus d’attention en passant bien par l’immense Annie Cordy au visage enfantin qui n’a sans doute jamais été aussi jolie et le tout jeune Mathieu Spinosi parfait en adolescent multi générationnel qui connait parfaitement tout son monde. Aux States on appelle ça un feel good movie. Jean-Paul Rouve n’a sans doute pas songé à mettre son film dans une case mais il a mis en plein dedans avec un infinie délicatesse qu’on lui demande de conserver.
Jean-Paul Rouve continue à délaisser sa carrière d’acteur au profit de celle de réalisateur sans avoir encore réussi vraiment un film marquant. Après l’imparfait « Sans arme, ni haine, ni violence » et l’anodin « Quand je serai petit », il continue dans la verve un peu anecdotique de ce dernier en tissant un long-métrage autour des souvenirs comme l’indique simplement le titre. Mais ces films sont un peu déprimants, tristes mêmes.Ils sont emplis de personnages de la vie de tous les jours dont la banalité, voire la simplicité, confine parfois à un certain cafard humain. Heureusement la jolie relation entre une grand-mère et son petit-fils, pleine de sensibilité et d’attentions remonte un peu le curseur côté bonheur. Egalement de-ci de-là, quelques saillies comiques bien envoyées nous extirpent de cette tonalité ambiante et générale morose. Quant aux acteurs, autant le duo précité incarné par Annie Cordy et Mathieu Spinosi est impeccable, autant Michel Blanc, aussi bon soit-il, nous rejoue un rôle qu’il a déjà fait maintes fois et qui commence à devenir agaçant. Une petite chronique, dont les émotions finales prévisibles quand bien même elles ne sont pas forcées, inspire notre sympathie par ses bonnes intentions mais ne parvient pas à aller au-delà et sera surtout vite oubliée.
Michel Blanc et Jean-Paul Rouve partagent le point commun d'avoir appartenu autrefois à une troupe comique et de s'en être détourné pour réaliser leurs propres films où perce, sous le masque de l'humour, une certaine gravité. Pour Blanc, c'était particulièrement visible dans Mauvaise Passe et Embrassez qui vous voudrez et pour Rouve dès Quand je serai petit. Il approfondit, du reste, les thèmes évoqués de Quand je serai petit. Le temps qui passe, la vieillesse, ces petits moments sans importance en apparence mais qui font le sel de la vie. S'il s'est cru, peut-être, obligé d'insérer de l'humour pour ne pas trop plomber son récit (grâce au personnage du coloc qui sort une vanne qui fait mouche dès qu'il ouvre la bouche), l'émotion n'est jamais très loin. Et c'est là qu'Annie Cordy entre en scène. A quatre-vingt six ans, comme Jean-Paul Rouve dans Quand je serai petit, elle souhaite retourner sur les traces de son passé. Cette école qu'elle a dû quitter à cause de la guerre. Ce refus d'être mise dans une maison de retraite qui ressemble fort à une prison. J'ai perdu une grand-mère récemment et je sais ce qu'elle éprouve. J'ai pu me mettre à la place de ce petit-fils pour qui elle éprouve une tendresse sincère et avec qui le courant passe beaucoup mieux qu'avec son fils incarné par Michel Blanc. Les personnages sont tous profondément seuls. Même s'ils sont accompagnés dans la vie. C'est frappant de voir Michel partir à la retraite après une longue carrière à la Banque Postale pour y revenir quelques jours plus tard et se rendre qu'on l'a déjà remplacé et oublié. C'est très juste et pathétique à la fois. Ça en dit long sur la vision de l'humanité par Jean-Paul Rouve. Une société zapping, qui passe à toute allure, et où on vous oublie tout aussi vite. Malgré quelques facilités (le pompiste philosophe, la jolie institutrice), Rouve continue son petit bout de chemin comme réalisateur. Un film où l'on est tour à tour amusé et ému. Qui nous fait nous interroger sur notre parcours personnel. Avec à la fois de la nostalgie, des regrets du temps passé et qui ne reviendra jamais. Mais un futur où attend l'amour quelque part. Est-ce la vie tout simplement ou du cinéma ? La question reste ouverte.
J'a vu un film... très touchant, comme seuls les Français savent les faire... On aime trouver ces acteurs mis en valeur dans leurs fragilités... C'est le genre de film où on vit, on rit, on pleure...Les dialogues et les situations sont vraiment touchants. La réalisation est également soignée et réellement au plus près des comédiens. Le film explore l'âme des gens et a la particularité de sonner toujours juste, et de faire raisonner les émotions au fond de nous qui ne demandent qu'à sortir. Toutes les séquences de la vie s'exposent à notre regard pour notre plus grand bonheur.
"Les souvenirs" (2014) La Une (RTBF) le 09.01.2016
C'est aussi savoureux à déguster qu'une crème glacée l'été sous la canicule ! J'étais un peu inquiet en voyant Jean-Paul Rouve à tous les leviers de cette histoire sentimentale : au scénario, à la réalisation, comme acteur, et même comme coproducteur. Et j'ai été de surprise en surprise agréable... Le casting est un modèle du genre : Annie Cordy est émouvante à souhaits, Michel Blanc nous fait un grand numéro d'acteur mais aucun autre comédien ne démérite : cette histoire sonne juste ! D'autant que le texte du roman dont il a été tiré a été épuré avec bonheur bien qu'on ne s'ennuie pas un seul instant. Il y a même plusieurs histoires dans l'histoire, donc de la variété. Un seul regret, la reprise de "scies" de Trénet dont on se serait bien passé...Un million d'entrées pour un budget qui n'a pas dû être dispendieux, en tout cas une réussite totale. Jean-Paul Rouve excelle quel que ce soit le domaine ! Il est loin le temps où il était "simple flic" ! willycopresto
Petit film français plaisant mais bien trop sage pour susciter un véritable intérêt. Les acteurs sont bons mais le film manque cruellement d'audace ou d'originalité.
Très joli film et belle surprise (on ne s'y attendait pas). À la fois drôle et émouvant sans trop tomber dans le pathos. Des acteurs excellents : Michel Blanc, Chantal Lauby, le jeune acteur principal Mathieu Spinosi et Annie Cordy.Beaucoup de personnages très attachants (le co-locataire William Legbhil dragueur génial l, le gérant d'une station service philosophe,etc.). Une histoire simple et belle comme David Foenkinos sait les faire ("la délicatesse"). Bref une vraie réussite. À voir à tous prix !!!
Un peu déçue... Dommage. Casting parfait. Andy Cordi incroyable. Quelques belles scènes et quelques rires. On retrouve le ton du livre (l'auteur est co-scénariste !) Beaucoup de pudeur dans la façon dont JP Rouve filme ses acteurs mais, cela endort un peu le propos, du coup.
Bon film, on passe un bon moment quand on en sort on est pas déçu d'âtre allé le voir, ça nous donne la pêche pour la suite de la journée. C'est un film émouvant, drôle, on a envie d'avoir une grand mère comme ça, qui veut être indépendante, comme dans la vraie vie on veut la mettre dans une maison de retraite et on veut tout décider à sa place. Je conseille à tout le monde d'aller le voir, et Jean Paul Rouve continuez de nous faire des films comme ça.