Avril et le Monde truqué est une uchronie steampunk. L’uchronie ou histoire alternative, c’est ce qui aurait pu être : que ce serait-il passé si Napoléon avait gagné à Waterloo ? Hitler à Stalingrad ? Le steampunk ou rétrofuturisme, c’est la science-fiction inspirée par un XIXe siècle de charbon et de vapeur.
Le pitch de ce dessin animé n’est pas simple à résumer : après la mystérieuse disparition des plus grands savants de la planète dans les années 1870, le monde se retrouve bloqué à l’âge de la vapeur. Avril, une jeune orpheline, qui rappelle par sa gouaille et son énergie garçonne Adèle Blanc sec, part à la recherche de ses parents disparus. Elle est aidée par un gentil grand-père, un joli voyou et un chat qui parle.
Les décors sont de Tardi qui a réinventé un Paris sans électricité, sans tour Eiffel et sans Sacré-Cœur. Tout se gâte dans la seconde partie qui bascule dans un tout autre univers plus proche de Godzilla que de Nestor Burma. Dommage…
Avril et le monde truqué est une bonne surprise. Un film d’animation qui est excellent et bourré de référence plus ou moins voulues par les réalisateurs. Une excellente aventure originale qui tombe parfois dans le classique du film d’animation avec des personnages parfois trop clichés. Malgré une excellente histoire, une animation peu classique et un super doublage (à une exception), Avril et le monde truqué ne connaîtra pas le succès qui lui était escompté dû à une distribution loin d’être à la hauteur.
La première partie envoutante avec un Paris uchronique est remplie d'idées. Suit la seconde partie un peu moins captivante et surprenante. Le dessin de Tardi ne lasse quant à lui jamais. Un film pour grands et petits.
Un très bon film d'animation, qui nous vient (presque) de chez nous et qui change des autres films d'animation que l'on a l'habitude de voir. La patte de Tardi est bien présente et son imaginaire fantasque et drôlatique également. Si le scénario peut paraître convenu sur certains points, l'univers est brillamment brossé et nourri. Les acteurs font également un très bon travail au doublage. Avril et le monde truqué c'est un très bon moment en perspective, une petite perle !
Excellent!! A voir!!!! Quel régal que ce film d'animation pour jeunes et moins jeunes. Ce film est sans conteste mon coup de cœur animation de l'année: un monde totalement irréel, complètement superflu (imaginez que Napoléon et sa descendance règnent encore sur "la France", que la guerre contre la Prusse amena une toute autre issue que celle connue et que la France et le Royaume-Uni soient reliés... par un pont: vous avez un bref aperçu), des personnages attachants (coup de cœur personnel au "chatomique") et une animation des plus plaisantes. Bravo!
Plaisant mais pas encore au niveau de Miyazaki. Un peu déçu par le scénario un peu simplet surtout compte tenu de l'originalité du point de départ . Une plus grande valorisation des scientifiques disparus aurait pu pimenter le film et ajouter 0.5 piment euh étoile
Dommage, mais c'était prévisible. Tardi est une maitre de l'image...fixe. Tout son travail consiste à travailler la page. La juxtaposition de dessin plat en en perspective de façon a faire vivre une page... Alors animer Tardi ainsi... c'est un non sens complet... Copier la dynamique des scènes d'action de nos jours avec un tel graphisme...non sens... La distance et l'humour subtil, décalé de Tardi se retrouve ici comme une grosse pantalonnade...
A la question comment adapter l'univers de Tardi il ne fallait surtout pas répondre : En reproduisant fidèlement son trait, son style, ses compo... Adapter ce n'est pas Pomme C pomme V ( ou contrôle pour les pc people) Deux réalisateurs mais une absence totale de réflexion préalable...
Il est admis que bien souvent le film n'est pas à la hauteur du bouquin qu'on avait lu avant. Les dessins animés ne font pas exception à la règle sans doute parce que les personnages de BD n'ont pas été crées au départ pour être animés. J'aime les dessins animés, j'adore Tardi... Seulement en BD! L'univers de Tardi est là (c'est bien le moindre) mais la réalisation n'est pas à la hauteur et l'histoire est lourde autant qu'alambiquée. Rien à voir avec des petits bijoux de poésie et d'humour tels que "Les triplettes de Belleville" ou "L'illusionniste"qui sont, eux, de vrais dessins animés et non pas une énième tentative d'adapter de la BD au cinéma. Peut-être ce dessin animé fera t'il plus l’unanimité chez un public de 6 à 12 ans ?
C'est excellent, très inventif, sans temps mort! Rien que le chat avec la voix de Philippe Catherine ça vaut le détour. Très bien pour les adultes et les enfants pas trop petits. Allez y!
Excellent travail dont les fans de Tardi, Tardi lui-même et les non-connaisseurs se régalent. Un vrai scénario, alambiqué, dense et énergique. On reconnait les personnages et l'univers architectural du Paris de l'auteur. Le délire uchronique y colle sans problème. Ca m'a un peu fait penser à hugo cabret de Scorsese, version dessin animé. trés beau travail, musique originale. Chapeau.
Animation impeccable, univers insolite très bien pensé et plein de trouvailles, des personnages attachants, une histoire captivante, une musique réussie... On est littéralement aspiré dans le film et on passe un très bon moment en retrouvant son âme d'enfant. Un vrai petit bijou d'animation pour les grands comme pour les petits !
Cet "Avril et le monde truqué" est respectueux de l'univers proposé par Tardi. Respectueux mais suffisamment ouvert pour permettre à ce duo de réalisateurs d'apporter sa touche à la mise en scène. Un très bon moment !
Avril et le monde truqué est un film d'animation qui en plus de nous faire réfléchir sur la nature de l'homme et la société énergivore dans laquelle nous vivons, nous fais réfléchir sur les différentes avancer technologique qui ont façonné nôtres mondes. L'histoire bien qu'un peu longue à vraiment se lancer est incroyablement émouvante. La fille seul et délaisser de tous sauf de son chat (qui heureusement pour elle parle, car il est une expérience raté) doit survivre dans ce monde qui veut la peau de c'est parents, mais aussi ce que contient la boule à neige qu'elle possède dés les 10 premières minutes du film. Mais le monde terrestre n'est pas encore assez et elle doit en plus apprendre à se cacher dans le brouillard nauséabond qui à envahit le monde tout en volant des produits alchimique pour essayez de recréer une potion qui donnerait l'invincibilité tout en fuyant un orage anormal qui semblent la poursuivre dés qu'il la voit. Dans ce monde nauséabond et dangereusement nocif bon nombre de savant brillant disparaissent comme par enchantement.Vers la moitié du film, Avril est embrigader dans une histoire qu'elle essayait de fuir autant que possible et se retrouve dans un monde luxuriant qui malheureusement fais pour moi beaucoup trop tache par rapport aux restes, les couleurs foisonnent et la nature nait dans ce morceaux du monde qui bizarrement et sans la moindre explication est déposséder de tout élément humain moderne. Comment même à leur époque je pense qu'un telle monde aurait été découvert. Enfin je finirais en disant que je ne suis pas d'accord avec eux car l'énergie tirer du pétrole n'est pas du tout propre et même doit êtres pratiquement que l'énergie du charbon. Hormis cela je trouve ce film bon mais pas excellent dus à son partis pris trop franc et un mauvais casting qui à détruit tout un pan de l'histoire de ce film qui heureusement ne mérite pas de suite. Merci et Bonne journée.
Ce long métrage est très différent de ce à quoi le cinéma nous a habitué récemment pour les enfants et nous l'avons trouvé très réussi.
Il y a déjà le scénario : Avril et le monde truqué est une uchronie, c'est-à-dire une réécriture de l'histoire sur la base de la modification d'un élément. Si l'histoire se déroule à Paris en 1941, ne vous attendez pas à y retrouver ce que vous connaissez de l'époque. Dans ce film, Napoléon V règne sur la France, la guerre contre la Prusse n'a pas eu lieu et la science en est restée au stade de la révolution industrielle. Il faut dire que les savant ont une fâcheuse tendance à disparaître dans le monde entier, quand ils ne sont pas recrutés pour aider l'armée (une guerre a lieu pour la possession des forêts du Canada, toutes celles d'Europe ayant déjà été rasées).
Avril, c'est l'arrière-petite-fille du savant qui va mourir avec Napléon III dans l'explosion de son laboratoire alors qu'il admettait à l'Empereur qu'il avait échoué dans sa poursuite du sérum ultime, celui qui doit rendre les soldats invicibles. Son fils Prosper, puis son petit-fils Paul et sa femme Annette, continuent sa quête en vain, dans des conditions difficiles puisqu'ils doivent se cacher. C'est dans cette ambiance que grandit Avril, avec pour seul ami Darwin, un chat qui parle (conséquence d'un sérum qui ne lui a pas donné l'invincibilité mais la parole !).
Au début du film, Avril perd toute sa famille dans une course-poursuite et une explosion. Elle va grandir seule avec son chat, vivant de petits larcins, et trouvant refuge dans la tête d'une gigantesque statue de Napoléon. A son tour, elle cherche à trouver le sérum ultime car Darwin se fait vieux et qu'elle ne peut pas imaginer le perdre. Pendant ce temps, l'inspecteur Pizoni, qui a bien failli arrêter ses parents la dernière fois qu'elle l'a vu, mène toujours l'enquête et fait suivre la jeune fille, car son grand-père n'a jamais été retrouvé. C'est lui qui met Julius, jeune voyou sympathique, sur ses traces.
En ce qui concerne l'univers graphique, les fans de BD auront reconnu l'univers de Jacques Tardi. Pour un dessin animé jeunesse, c'est plutôt sombre, voire même un peu lugubre par moments. Mais cela colle tout à fait au sujet : ce Paris couvert de suie, dans lequel on peut reconnaître des éléments que nous connaissons, mais dans un monde qui a évolué différemment, fonctionne tout à fait. Pour un peu, on tousserait un peu de cette atmosphère lourde où règnent la vapeur et le charbon ! L'équipe du film est donc partie de dessins non animés pour créer une nouvelle histoire et la mettre en mouvement. Résultat, une esthétique originale et agréable à regarder.
Le personnage d'Avril vaut un coup de projecteur : loin des filles plutôt princesses si présentes sur les écrans de cinéma, on découvre ici un rôle féminin plus à l'aise en blouse blanche qu'en robe rose. Avril a trop souffert pour se lier facilement et se protège en affirmant haut et fort qu'elle n'a besoin de personne. Elle est persévérante, courageuse et a de la répartie.
Le film est plein d'action et de rebondissements, avec un rythme rapide qui ne perd pas les spectacteurs. Pas le temps de s'ennuyer : Avril, poursuivie par la police, doit retrouver sa famille et comprendre ce que deviennent le savant, tout en cherchant l'antidote contre la vieillesse et la mort. Mais entre deux scènes de suspense, on rit aussi, devant ce monde étrange, ce grand-père téméraire et ce chat qui parle.
Et puis il y a aussi le message écologique, sur la préservation de la vie et le danger des connaissances scientifiques, qui certes peuvent apporter beaucoup mais aussi coûter beaucoup... En témoigne, le seul arbre existant encore dans cette France alternative, préservé comme une pièce de musée au Grand Palais.
On a aussi apprécié les voix, notamment, de Marion Cotillard (Avril) et Jean Rochefort (le grand-père).
A noter : le Musée des Arts et Métiers présente, jusqu'au 6 mai 2016, une exposition liée au film. Nous envisageons de la visiter prochainement.
D'un côté, j'avoue avoir été un peu freiné par l'animation qui, aussi fidèle soit-elle au grand Jacques Tardi, s'avère tout de même parfois laborieuse, pour ne pas dire vieillotte, notamment en ce qui concerne les mouvements des personnages. De l'autre, difficile d'être insensible à cet univers très créatif et faisant preuve d'une imagination quasiment sans limites pour nous raconter une histoire aussi farfelue que séduisante, aussi bien par son point de départ fort original que ses décors souvent singuliers (et pour cause, le récit se déroulant dans un monde où la Seconde Guerre Mondiale n'a pas eu lieu!). Au final, j'ai beau avoir eu l'impression un peu désagréable de regarder un dessin animé tout droit venu des années 80 (du moins en matière formelle), l'inventivité de l'intrigue l'emporte, tout comme le casting vocal, Philippe Katerine et Jean Rochefort en tête. A découvrir.