Autant être franc, je ne pensais pas aller voir Samba, convaincu que je ne serais pas autant transporté qu'avec Intouchables. Finalement je me suis laissé tenté et à la sortie de la séance, mes doutes se sont en partie confirmés. Pas que Samba soit un mauvais film, loin de là, mais on atteint pas le même niveau que la comédie aux 20 millions d'entrées.
Je dirais que Samba développe des qualités au niveau de sa réalisation, du jeu des acteurs (la paire Omar Sy/Tahar Rahim fonctionne vraiment très bien, je ne serai pas aussi enthousiaste avec la paire féminine Gainsbourg/Higelin...), sinon sur le fond, il est certain que le discours est plus sombre, certaines scènes mettent face à des réalités qu'on a pas forcément envie de voir, point commun avec Intouchables d'ailleurs avec son côté "ouhhh un handicapé, vite mes œillères je ne veux pas voir la misère !/ ouhhh un sans-papiers, vite mes œillères je ne veux pas voir la misère". Après, j'ai trouvé que l'histoire tombait un peu plus facilement dans le pathos, mais bon, on est habitué sur ce genre de film ça ne surprend plus trop. Pas de grosses surprises scénaristiques en qq sorte !
Voilà, en résumé, un bon film, qui a une bonne dose d'humour (qui a commencé à fonctionner sur moi à partir de trois quart d'heure de film tout de même...), qui fait un peu réfléchir sur la condition des personnes en situation irrégulière dans notre pays, qui montre la vie de galère que ça peut être et dont on a pas conscience, mais qui n'appelle pas à une transformation profonde de notre vision du problème, ça reste une histoire romancée
avec un happy end mielleux
. En fait, Samba donne envie de revoir Intouchables, c'est peut-être là le coup de maître de Toledano & Nakache ;)