Qui vive
Note moyenne
2,8
700 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

79 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
12 critiques
3
32 critiques
2
21 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 novembre 2014
Un bon film...rien d'exceptionnel... Un film intéressant malgré tout...les acteurs sont bon heureusement...il manque beaucoup de choses pour un faire un film marquant...un brin décevant...
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Il ne faut pas lui dire qu'il est vigile! Chérif (Reda Kateb) préfère les termes d'agent de sécurité! De plus, s'il exerce cet emploi dans un centre commercial de banlieue, ce n'est, affirme-t-il, que de manière temporaire car il est bien décidé à passer un concours d'infirmier et à le réussir, ce qui lui permettrait aussi (et il en rêve) de s'éloigner à tout jamais de son quartier et de ses fréquentations. En attendant, cependant, il lui faut s'en accommoder et supporter, autant que faire se peut, non seulement un métier qu'il n'exerce qu'à contre coeur mais la bande de petits jeunes désoeuvrés qui passe son temps aux abords du centre commercial et qui ne trouve rien de mieux, de temps à autre, que de l'importuner et le pousser à bout.
Seules consolations dans l'univers gris et terne de Chérif: ses parents (sa mère en particulier) et Jenny (Adèle Exarchopoulos), une animatrice de centre pour enfants qu'il a rencontrée dans un bus et dont il s'est épris. Tout pourrait, en somme, évoluer vers le mieux, vers un nouvel emploi, un nouvel environnement, une vie nouvelle en compagnie de Jenny s'il n'y avait de ces grains de sable, de ces petits riens, qui se glissent là où il ne faut pas et qui se plaisent, en quelque sorte, à tout compromettre. Chérif n'échappera pas à son milieu et à ses fréquentations sans qu'un piège ne se referme sur lui, sans qu'il se trouve pris dans une affaire sordide, sans qu'il commette l'irréparable... Saura-t-il néanmoins sauver ses rêves de vie meilleure?
Pour son premier film, Marianne Tardieu, si elle n'échappe pas totalement aux clichés sur la banlieue, a su cependant maîtriser son sujet, le rendre captivant et très crédible. Elle a su aussi choisir en Reda Kateb un des meilleurs acteurs d'aujourd'hui. On peut regretter que le rôle tenu par Adèle Exarchopoulos n'ait pas été davantage exploité. Mais tel qu'il est, ce film, s'il n'est pas parfait, n'en demeure pas moins très intéressant et très prometteur. La réalisatrice y révèle déjà un véritable talent de mise en scène. 7,5/10
ourouty
ourouty

12 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2014
beaucoup de finesse dans ce premier film , qui évite les pièges et clichés sur la banlieue.pourtant loin d'être rose.
le film montre le quotidien de ce vigile qui espère échapper à son destin mais que son environnement emprisonne .... si "qui vive" n'évite pas quelques maladresses (une fin un peu inachevée...) l’interprétation , toute en nuances , de reda Kateb , emporte l'adhésion.... et permet au spectateur de passer un moment intéressant .
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2014
Son parcours de chef opératrice l’avait déjà mené à filmer les quartiers défavorisés, Marianne Tardieu a donc décidé, à l’occasion de son premier long-métrage de fiction, d’y implanter une chronique sociale dont le maitre-mot serait la justesse du propos. La première originalité est de ne pas avoir fait le choix, qui paraitrait évident à beaucoup, de prendre pour cadre la banlieue parisienne, mais une cité similaire quelque part en Bretagne, permettant ainsi d’étendre l’universalité de la situation. En donnant à Reda Kateb le rôle central, celui d’un trentenaire galérant pour financer ses études, la réalisatrice s’assure une interprétation irréprochable. Le recours à Adèle Exarchopoulos et Rashid Debbouze semblait également des choix de casting attrayants, mais l’un comme l’autre n’apparaissent que peu de temps à l’écran. Ainsi, si les personnages secondaires sont peu développés, l’écriture et l’incarnation du personnage principal sont parfaitement réfléchies pour donner corps à cette histoire d’ascenseur social en panne. L’intrigue en elle-même est cependant moins approfondie. A trop vouloir (sur la courte durée de 85 minutes) dépeindre les conflits relationnels de Chérif et l’enquête policière à laquelle il se retrouve lié, le scénario donne l’impression de vouloir palier au vide que représente sa routine désenchantée plutôt que de se concentrer davantage sur ses difficultés financières et existentielles et sur le sentiment de culpabilité qui va le ronger.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2014
Il est des films admirablement construits entre ce qui apparaît à l’écran et ce qui est suggéré en filigrane. Parfois les deux approches sont tellement indissociables qu’elles se fondent parfaitement l’une dans l’autre, donnant une trame complexe et captivante. « Qui vive » repose sur ce principe. De prime abord, il s’agit d’un sordide fait divers. Chérif, trentenaire en opleine réinsertion sociales, se voit contraint de participer indirectement à un braque qui tournera mal. Marianne Tardieu, dont c’est le premier film, impose à sont histoire un certaine distance, sans manichéisme, elle filme la montée en puissance du drame. Elle prend soin de décrire méticuleusement l’environnement de la banlieue avec ses codes et ses coutumes, au plus proche d’une vérité dépouillée de toute ambigüité ou parti pris. Elle réussit là où beaucoup ont échoué. Plus fort encore, est son approche du personnage de Chérif, torturé par la culpabilité. Il se sent coupable d’être à l’origine du drame, plus largement encore coupable d’être issu de ce milieu. C’est en ce sens que Chérif est un personnage très complexe. Sa quête de bien être et d’un avenir meilleur le poussera à un isolement qui ne fera que croître inexorablement autant qu’il le fait souffrir. Il relève des grandes figures de la tragédie classique avec ses contrastes, ses remises en question et ses contradictions. Incarné puissamment par un Reda Kateb, la grande révélation des ces deux dernières années et dont on ne peut s’empêcher de s’enthousiasmer à chaque performance. Il était profondément attendrissant dans « Gare du Nord », éblouissant de maîtrise dans « Hippocrate ». Shérif, et le reste du film d’ailleurs, n’existent que sur sa seule présence charismatique et son jeu parfait en tous points. L’une de très grandes performances d’acteur de cette année 2014 !
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2014
Voilà un film qui sort dans un anonymat le plus total (malgré la présence d'Adèle) mais qui ne manque pourtant pas de qualités. Pour son premier film, Marianne Tardieu fait preuve d'une belle maitrise autant dans la mise en scène que sur le scénario. Elle capte bien l'air du temps de la banlieue, de façon peut être plus simple et plus réaliste que Céline Sciamma et sa Bande de filles. Son Chérif fait aussi tout pour se sortir de la cité, pour s'en sortir tout court, à l'instar de Marieme, mais lui dans le droit chemin (ou presque). Une histoire difficile pour un sujet édifiant et un beau suspens. Reda Kateb incarne ce vigile, aspirant infirmier, avec talent et conviction. On s'attache d'emblée au personnage. Un autre très beau rôle après Hippocrate. On retrouve donc Adèle Exarchopoulos. Beaucoup plus discrète que dans La vie d'Adèle mais on est content de la retrouver, même pour un petit rôle. Avec aussi Rashid Debbouze, frère de... (La désintégration). Qui vive est un très beau film, fort, prenant, marquant, qui malheureusement risque de ne pas trouver le public qu'il mérite. Et une réalisatrice à suivre avec attention.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2014
A la question du déterminisme social et de la fameuse égalité des chances, le film apporte une réponse nuancée et tout à fait intéressante, loin de toute caricature ou de tout parti pris. On espère retrouver ce ton juste dans les prochains films de Marianne Tardieu, car il y en aura.

LA SUITE :
Sylvain P

387 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2014
Un être désabusé survit dans une banlieue sordide, ni pire ni mieux qu'ailleurs, entre ses rêves d'émancipation (grâce à un concours qui lui ouvrirait des portes plus heureuses) et son quotidien maussade de vigile, exploité par un manager aussi paternaliste que cynique. La cinéaste décide de suivre une idylle naissante (avec la fabuleuse Adèle Exarchopoulos) et les altercations avec une bande d'ados décérébrés, jusqu'au drame. Si le film ne manque pas de défauts, il est spontané et montre une belle tranche de vie qu'on est ravi de partager.
Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2014
Touchant profondément. Reda Kateb est simplement incroyable. Comment croire en demain quand tout est basé sur des clichés !!!! A voir absolument et à transmettre à nos politiques.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2014
Très beau, très juste!
Un sujet particulièrement difficile et très bien traité sans mélodrame. Bien documenté.
Acteurs d'une remarquables.
Le meilleur film que j'ai vu cette année!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2014
Allez voir cet homme, agent de sécurité, se balançant d'un pied sur l'autre à l'entrée du centre commercial, pas à l'aise, malheureux, qui épanouit en retrouvant les enfants de l'école, ses rêves, sa vie, sa rencontre lumineuse avec Jenny, son patron "pas très gentil" mais qui révélera son humanité sensible, ses amis et leur éthique, et le quartier où il est revenu, en périphérie d'une grande ville de province, loin du centre....Tout est fragile, tendu, mais rien n'est linéaire, il y a du sourire, des rires, de l'amitié avant le drame. C'est la vie, mais une vie peut-être plus difficile qu'ailleurs....qui contraint à des choix presque impossibles, chaque personnage existe et le film les accompagne.
Le film est dense et beau, musique, et image formidables, tout nous tient en suspens, et nous laisse en suspens...
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2014
Finalement pris dans un drame suivant les codes du polar, Chérif est victime d'un engrenage où chacun tient son rôle mais où les places sont immuables, si bien que l'enjeu d'une évolution, et partant d'une déconstruction de l'image de la banlieue et de ses ressortissants, ne pèse que sur les épaules de son personnage. Et que certainement sensible à la dimension humaine de Chérif, le spectateur risque d'en faire une exception dans un océan de préjugés.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2014
Le portrait social ambigu d'un vigile de supermarché, qui voudrait bien changer de "situation".....Même si le scénario n'est pas très puissant, le réalisme social des situations provoque un intérêt certain et sensible.....c'est humain, c'est vivant et plutôt subtil dans les détails ....On notera le bon jeu d'acteurs de Reda Kateb et Adèle Exarchopoulos (on la voit beaucoup moins) qui imposent leur sensibilité au film (surtout lui) et qui rendent plus que crédible l'histoire proposée au spectateur......C'est filmé dans un style réaliste, mais avec une certaine élégance de la caméra et des plans.......je regrette peut être le manque d'instants de méditation dont on devine seulement l'intention au travers d'un trajet en bus ou autre pose dans un bar ?......Pour finir le film reste dans sa simplicité sémantique et son propos un agréable moment de cinéma, plutôt attachant......Je conseille......
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2014
Film plein d'humanité, touchant, dont les acteurs ne tombent jamais dans la caricature. Un beau film, sensible et noir en dehors des clichés classiques des films sur la banlieue.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2014
Reda Kateb est Chérif, un vigile que Marianne Tardieu voit comme l'équivalent du shérif de notre enfance. Sauf que le métier de "shérif" n'est plus le même : il fait maintenant le vigile dans un supermarché, travail mal payé avec des heures supplémentaires imposées. Le redresseur de torts qui faisaient rêver les enfants et les femmes au temps du Far West, est même dépassé par les agissements de petites frappes de banlieue et sera amené à faire des choses qui écorneront encore davantage son image.

La caméra de Marianne Tardieu ne le juge pas, elle pose un regard pudique sur le quotidien de cet homme cherchant juste à rendre sa vie meilleure. Le côté presque documentaire sur les métiers de la sécurité rappelle d'ailleurs le travail de Nicolas Boukhrief avec Le Convoyeur (2003). Et comme celui-ci, le film de Marianne Tardieu offre un panel de personnages très bien construits, des premiers aux seconds rôles.
En tête de liste, Reda Kateb a un rôle un peu différent de ses rôles habituels d'homme fort (Hippocrate, Un Prophète) avec ce personnage moins sûr de lui et aux regards fuyants. À ses côtés, Adèle Exarchopoulos joue une lueur d'espoir dans la vie d'un homme perdu. Et autour d'eux, les personnages secondaires, des vigiles à leurs supérieurs, en passant par les parents de Chérif et les adolescents qui le harcèlent, sont bien brossés et nuancés.

Qui vive de Marianne Tardieu est un très beau film sur la banlieue Far West et les êtres humains qui la composent. Une réalisatrice à suivre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse