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Septième Sens
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2,5
Publiée le 19 mai 2016
Démonter des objets, pour voir ce qu’il y a à l’intérieur. Puis tout détruire, pour aller de l’avant. Davis vient de perdre sa femme dans un accident de voiture. Il ne ressent rien, retourne au travail après l’enterrement, et fait comme si de rien n’était. Il ne l’aimait pas, dit-il. Il écrit pourtant à une société de distributeurs automatiques pour se plaindre et se faire rembourser un paquet de M&M’s. Mais finalement, Davis a-t-il vraiment un cœur de pierre ?
Demolition est une œuvre décousue, pas toujours adroite, et détenant un propos fort. Toujours au plus près des hommes (C.R.A.Z.Y., Café de Flore, Dallas Buyers Club), Jean-Marc Vallée met en scène une forme de déni inédite au cinéma : celle de tout démolir. Egocentrique, Davis se retrouve seul et veut savoir comment les choses fonctionnent en désintégrant tout son appartement, aussi superficiel que luxueux. Au-delà de ces scènes jouissives et redoutables, c’est la vision tronquée de Davis quant à sa relation passée qui fascine le plus. Comme à son habitude, Gyllenhaal livre une prestation monstrueuse, entre implacable rigidité et autisme menaçant.
En s’adressant à la compagnie de distributeurs, il fait la connaissance (pas très bien amenée) de Karen, mère célibataire fragile d’un fils surdoué. Ces rencontres, nous ne les voyons qu’au cinéma. Ce qui dévalue le propos réaliste du cinéaste. C’est d’autant plus dommage que le lien qui unit ces adultes arrive à un moment de leur vie pertinent. Mais Demolition évolue en dent de scies sans parvenir à se défaire de clichés tenaces et de faux coups de théâtre. Le retournement de situation finale, laissant place à une morale bienpensante, dénote avec le ton général du film, au contraire sulfureux.
Le deuil le plus sobre et en même temps le plus déjanté du monde. Demolition, c'est une intrigue originale et plaisante du début à la fin, des personnages charismatiques et surprenants, un cadre très sage mêlé à une ambiance rock, et des répliques aussi cinglantes qu'inattendues. L'aspect psychologique du film est également assez intéressant. Cela part d'un gars du style employé du mois, qui perd sa femme lors d'un accident de voiture, et rentre chez lui un peu après en se servant un bol de corn-flakes, pas plus traumatisé que ça. Ce film ne cherche pas à créer l'empathie chez le spectateur, mais l'amène plutôt à s'interroger sur ce que ressent vraiment le personnage. Et lui-même cherche à découvrir ce qu'il y a au fond de lui. Détruire tout ce qui l'entoure, comme pour connaître le fondement des choses, de sa vie, et de sa personne, c'est devenu la seule chose qui l'anime. Ce film, c'est finalement un drame comique (et non une comédie dramatique) revivifiant.
Deuxième film que je découvre du cinéaste Jean-Marc Vallée après le décevant "Wild" sortit l'année dernière , je suis allé voir ce long métrage pour Jake Gyllenhaal qui est un comédien qui a fait des bons choix dans ses projets jusqu'à présent et "Démolition" m'a plutot bien plu !! Un homme perd sa femme dans un accident de voiture dont il était passager et à l'hopital, voulant manger un "MM'S" bloqué dans un distributeur, il décide d'écrire au dépanneur prolongeant a raconter sa vie, ses problèmes, ce qu'il pense a remédier ou détruire et suspense... une femme le contacte et des liens vont se tisser entre lui et la famille d'elle, enfin disons qu'il va y avoir du pétage de plombs. Dans sa globalité, j'ai bien aimé ce film mème si il a un air de déja vu(ça ne m'a pas géner). Jean-Marc Vallée signe un bon film plaisant ou on ne s'ennuie pas une seconde et les comédiens sont épatants comme le toujours excellent Jake Gyllenhaal, la talentueuse Naomi Watts ou Chris Cooper impeccable. Je le recommande.
Franchement pas mal du tout, le principal rôle d'acteur qui nous a bien touché par sa dépression et son traumatisme. Il a eu tellement blessure à l'intérieur et n'est pas facile de sortir de cette émotion.
Encore une fois cet acteur choisit un rôle difficile et c'est une merveille. Ce film raconte ou montre que nous sommes tous différents face à la mort d'un proche et donc réagissons différemment. Le personnage, un courtier aussi froid que doué jouit de sa réussite professionelle et sentimentale dans l'entreprise de son beau père jusqu'au jour ou tout bascule... Sa réaction est un manque de réaction d'abord puis son auto thérapie va le remettre sur les rails de sa nouvelle vie car il découvre enfin qui il est vraiment et se réveille dans une vie qu'il n'a jamais vraiment aimé. Excellente interprétation drôle touchante sur un sujet difficile.
Jake à son top, un numéro d'acteur éblouissant. Même si l'histoire n'est pas crédible, ce film dit beaucoup de choses de notre vie à la recherche d'un idéal qui n'est pas forcément le notre !
Une approche du deuil plutôt sobre et retenue, avec un Jake Gyllenhaal toujours aussi bon. Le film n'ennuie pas et provoque l'empathie pour ses personnages, même s'il manque parfois de profondeur concernant le traitement des beaux-parents. Sympa.
Demolition est le dernier film de Jean-Marc Vallée, réalisateur canadien. De C.R.A.Z.Y. à Dallas Buyers Club, il a toujours réalisé des films sensibles, avec un ton particulier et personnel, qui en général me touchent beaucoup. Jake Gyllenhaal y incarne Davis Mitchell, un banquier d'affaires accompli qui travaille dans l'entreprise de son beau-père. Sa femme Julia décède subitement dans un accident de voitures duquel il sort indemne. Il ne va pas passer par une période de deuil classique.
Par un concours de circonstances, il entre en contact avec la responsable du service clients d'une société de distributeurs automatiques, Karen Moreno, incarnée par Naomi Watts. La scène de rédaction de la première lettre de réclamation, présente dans la bande-annonce, est emblématique du ton décalé du film, contraste entre des propos très graves et le ton léger employé : "Dear Champion Vending Company: I put five quarters in your machine and proceeded to push B2, which should have given me peanut M&M's. Regrettably, it did not. I found this upsetting, as I was very hungry, and also my wife had died ten minutes earlier."
L'évolution des relations entre Davis & Karen ainsi qu'entre Davis et le fils adolescent de Karen qui se cherche (acteur Judah Lewis, à suivre), sont très réussies. L'originalité tient au fait que le film ne devient par une comédie romantique, c'est plus subtil et donc touchant. C'est un film tout en sensibilité, qui contient des images fortes : comme son titre l'indique, des scènes de démolition pour mieux se re-construire, des pétages de plomb, des scènes urbaines tournées à NYC très euphorisantes, à Brooklyn et sur les plages de Coney Island, jusqu'à la scène finale émouvante qui réconcilie David avec sa part d'enfance.
Ce film démontre encore une fois les qualités d'acteurs de Jake Gyllenhaal, capable de tout jouer. Naomi Watts, par son naturel, a encore une fois gagné mon cœur de spectatrice.
Bryan Sipe, le scénariste, s'appuie sur une histoire personnelle. Le scénario de Demolition a figuré sur la "Blacklist" de 2007 qui recensait les meilleurs scénarios non encore exploités au cinéma. Cela aurait été dommage de passer à côté de cette histoire très originale, d'autant plus magnifiée par la caméra bienveillante de Jean-Marc Vallée.
Dans l'univers cinématographique, il est des films que l'on peut qualifier d'ovni, et Demolition est un de ceux-là. Jake Gyllenhaal n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans le genre puiqu'il avait déjà joué dans "Enemy", autre film ovni adapté lui aussi d'un roman. S'il est certain qu'à plusieurs moments du film, on se demande un peu ce que l'on est en train de regarder, il n'en est pas moins que notre attention est sans cesse captée.
Demolition raconte comment un homme qui perd sa femme dans un accident va faire son deuil d'un étrange manière lorsqu'il se rend compte qu'il ne semble pas affecté par cette disparition. Sympathisant avec une opératrice de call center, et plus tard avec son jeune fils, notre héros va s'ingénier à tout démolir, au sens propre du terme, autour de lui (d'où le titre du film) avec un calme et un sang froid absolument déconcertant pour son entourage. Mais le titre est aussi une métaphore du travail de deuil du personnage principal, et malgré un sujet plutôt glauque, le film arrive bizarrement à nous faire rire de situations absolument absurdes et parfois génantes
Un film WTF au possible, touchant et dramatique sur le fond, drôle et cocasse dans la forme.
que penser de ce film .... franchement on passe un moment assez agréable mais un sentiment de malaise persiste tout au long du film. Pas d'épaisseur du personnage principal et des réactions trop stéreotypés des personnages secondaires nuisent au pathos du film.
Grandiose. Une lecon de renaissance moderne et rock. Grandiose comme la performance du trio d'acteurs - avec une mention très speciale pour le tres jeune - la finesse et la puissance des repliques. Un vrai moment de grand cinema.
Avez-vous déjà eu envie de tout casser ? Vous êtes-vous déjà demandé si tout était réparable ? Si vous étiez réparable ? Ce film trace avec originalité le chemin de Davis vers sa reconstruction après la mort de sa femme. Le deuil de cet homme est peint de manière surprenante, le réalisateur joue la franchise. En effet, Jean-Marc La vallée nous pose dans la tête de son héros, et nous fait nous interroger sur les mêmes questions que celles qui hantent Davis la nuit : pourquoi je ne pleure pas ? Elle ne me manque pas, est-ce que je l'aimais vraiment ? Au delà d'être un film sur la mort, c'est bien plus un film sur la vie.
Originale dans son appréhension d'un décès, ce film est teinté d'humour parfois étonnant. Les personnages sont réellement bien travaillés et joués. Rien ne nous transporte vers un film d'exception mais sa poésie vaut à elle seule le coup de le visionner.
Émouvant, léger et profond, une belle histoire, un très bon jeu d'acteur et un scénario original. Ou comment un homme qui a perdu sa femme brutalement, tente d'oublier le passé pour reconstruire sa tête, en démontant les objets, en démolissant tout ce qui lui rappelle son passé avec sa femme. Et puis ces lettres (thérapeutiques) de réclamation qu'il envoie au service client de distributeurs automatiques, parce que son paquet de m&m's n'est jamais tombé.. La rencontre avec cette femme d'un milieu plus simple, sans fard, avec qui il parlera de tout.. Je ne pleure pas souvent au cinéma mais là c'était si juste que j'ai fondu en larme.