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Rrraphaelo
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3,0
Publiée le 3 août 2026
C'est à la suite d'une discussion avec ma sœur que j'ai découvert Demolition de Jean-Marc Vallée. Elle m'avait parlé de la manière dont le film évoluait au fil de son récit, et je dois reconnaître que j'ai partagé exactement le même ressenti. Le film se découpe presque naturellement en trois mouvements distincts : un début déroutant, un développement où l'on apprend progressivement à comprendre son protagoniste, puis une dernière partie plus émotionnelle, qui vient donner tout son sens au parcours entrepris. Là où Demolition m'a particulièrement marqué, c'est dans sa capacité à faire évoluer notre regard sur son personnage principal. On commence par le trouver étrange, presque inquiétant, avant de se laisser entraîner dans son univers, d'en rire, puis d'éprouver une véritable empathie pour lui. Jean-Marc Vallée signe ici un film qui ne parle pas seulement du deuil, mais surtout de l'identité et de ce qui reste lorsqu'on cesse de jouer le rôle que les autres attendent de nous.
Ce que j'aime dans ce film est la mise en scène de Jean-Marc Vallée, qui choisit de faire évoluer Davis dans un nombre restreint de lieux : son bureau, sa voiture, le train, sa maison ou encore le quartier où vit Karen. Ces espaces reviennent régulièrement, jusqu'à devenir familiers pour le spectateur. Cette répétition crée une véritable zone de confort. On finit par partager le quotidien de Davis, à connaître ses habitudes et à s'installer avec lui dans cette routine. Cette proximité rend son évolution beaucoup plus tangible.
Demolition ne suit jamais le schéma classique du film sur le deuil. Davis ne réagit pas comme son entourage attend qu'il le fasse. Il ne pleure pas, ne s'effondre pas et ne cherche pas à verbaliser sa souffrance.
Cette absence de réaction peut donner l'impression d'un personnage froid ou insensible. Les beaux-parents incarnent d'ailleurs parfaitement ce regard extérieur. Eux vivent leur douleur de manière plus conventionnelle et attendent inconsciemment que Davis fasse de même. Ils cherchent des émotions qu'ils ne trouvent jamais, ce qui accentue leur incompréhension.
Pourtant, c'est précisément parce que Davis ne fonctionne pas comme eux que le film trouve sa singularité. Le titre Demolition prend alors tout son sens. Il ne désigne pas seulement les objets que Davis démonte avec une obsession presque compulsive. Il symbolise également la destruction de l'identité qu'il s'était construite pendant des années.
La rencontre avec Karen Moreno (qui n'est pas espagnole malgré son nom) est clé dans la nuance du film. Leur relation ne repose jamais sur une histoire d'amour traditionnelle, romancée. Karen, interprétée par Naomi Watts, est une femme elle aussi abîmée par la vie. Ils ne cherchent pas à se réparer mutuellement ni à devenir les sauveurs l'un de l'autre. Ils se comprennent simplement, avec une sincérité rare.
Le fils de Karen occupe également une place essentielle. À travers lui, Davis révèle une douceur que l'on ne soupçonnait pas au début du récit. Certaines de leurs scènes sont parmi les plus touchantes du film, car elles montrent que derrière le comportement déroutant de Davis se cache quelqu'un capable d'une immense tendresse.
Jean-Marc Vallée construit une oeuvre intime où la mise en scène crée une proximité avec ses personnages. Demolition est un film qui demande au spectateur d'accepter d'être dérouté avant de pouvoir être touché.
Un film sur un deuil impossible jusqu’à ?… Tout est là dans ce film… Comment comprendre le déni, l’absence de tristesse, la colère ? Comment comprendre ce qui ne va pas ? En comprenant ce qui n’allait plus et en redécouvrant l’amour qui était toujours là, abimé par le non-dit, mais toujours là… Un très beau film qu’il faut revoir pour en faire une meilleure lecture…
Globalement au début et sur la fin le film a de bonnes idées, mais se perd au milieu avec une espèce de romance malvenue. En fait le problème ici réside également dans le trop grand nombre d'idée, parfois très bonne mais qui finissent par mener un peu nul part, de nombreux éléments passent à la trappe. Le film à également une structure assez classique, mais bon les bonnes idées font que il reste quelques éléments intéressant dans ce film. Il en reste une vision un peu flou ce qui peut perturber certains, mais si on fair attention ça peut-être assez sympa.
Malgré quelques longueurs et sa fin que je trouve facile et expédiée, j'ai bien aimé ce film. Le thème de la démolition pour mieux se reconstruire n'est pas original, mais le jeu des trois acteurs principaux est à voir. Décidément, James Gyllenhaal est incroyable. On a l'impression qu'il serait capable d'illuminer le pire des films.
Si le sujet n’a rien de nouveau, ce drame de Jean-Marc Vallée évoquant la gestion du deuil et de l’expression de ses sentiments bénéficie d’une réelle sensibilité dans l’écriture et trouve également une interprétation touchante grâce à un Jake Gyllenhaal émouvant.
Jake Gyllenhaal est sûrement l'un des meilleurs acteurs de sa génération mais c'est malheureusement ce film qui n'est pas des plus captivants. Tous les ingrédients étaient pourtant là : bon casting, belle BO, bon scénario, bon réalisateur. Comme quoi, on ne peut pas se baser juste sur l'emballage.
Adorant Jason Gyllenhaal, j'ai acquis ce film en bluray pour me faire un avis. Le scénario est original et le choix de cet acteur est parfait tant il joue encore à merveille ce malade de la "demolition". Naomi Watts et son fils dans le film ne sont pas en reste et même si c'est un peu barré, j'ai tout de même apprécié ce tournage. Le point négatif pour moi serait de ne pas savoir où le réal a voulu nous commencer mais sûrement pas assez loin. Ce movie aurait pu être un chef d'œuvre en poussant un peu plus le curseur, peut être aller jusqu'à la folie...
en fait d'une démolition, c'est à une reconstruction que nous assistons, reconstruction d'un homme démoli par la perte de sa femme, reconstruction d'un amour
Démolition est un film remarquablement touchant qui aborde le deuil d'une manière profondément sincère et originale. Porté par la performance émouvante de Jake Gyllenhaal, le film explore la reconstruction de soi à travers la destruction physique et émotionnelle. Avec une narration captivante et des moments poignants, Démolition offre une perspective unique sur le processus de deuil, se démarquant comme un incontournable du genre.
On se perd parfois dans le scénario qui peut paraître bancale mais au final ça passe vite c'est même parfois marrant. La fin est cool et l'acting est bon. C'est sans prise de tête et agréable à regarder.
La liberté et l'audace imaginées par des gens sans imagination. Film rasoir, artificiel et prétentieux, qui pense actionner des ressorts "cools"... on n'y croit guère à cette histoire. Le génial Gyllenhaal ne sauve pas le film.
Un film magnifique en émotions. J'avoue avoir eu Les glandes lacrimales chargées à bloc, tant il m'a rappelé un épisode vécu par le passé. Les acteurs et actrices sont excellents, le titre du film DÉMOLITION prend tout son sens dans le déroulé de l'histoire. Préparez vos mouchoirs et ce n'est pas Charles Aznavour avec un de ses tubes bien choisi.
D'accord, la métaphore de base n'est pas de la plus grande subtilité et ce type de parcours doloriste façon burn-out/dépression/deuil a souvent fait les affaires du cinéma américain indépendant. L'aspect programmatique du déroulement de l'intrigue peut effectivement lasser, dans la mesure où les coutures scénaristiques apparentes portent atteinte à la sincérité de l'ensemble. Il est toutefois permis de se laisser emporter par l'excellente interprétation de Jake Gyllenhall, par la marginalité gentiment salutaire de son personnage, par les rencontres qui jalonnent sa reconstruction, par une bande-son très séduisante et un réalisateur qui, s'il n'est pas Bergman, n'est pas manchot non plus et offre un film assez rock'n'roll à l'esthétique soignée!
Il y a des films qui reposent essentiellement sur la performance d'un acteur (et ce n'est pas péjoratif). Et bien, c'est le cas ici avec ce "Demolition". Car oui, Jake Gyllenhaal livre une nouvelle prestation énorme. Chacune de ses expressions corporelles fascines. Il transpire tellement son personnage qu'on en vient même à en oublier que c'est un acteur qu'on est en train de voir à l'œuvre. Tout simplement l'un des meilleurs acteurs de son époque. Pour ce qui est du film, on regrettera quand même le petit discours moralisateur hors de propos en mode "acceptez vous comme vous êtes", on se croirait chez McDonald.