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Nathalie R
27 abonnés
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3,5
Publiée le 7 avril 2016
Jean-Marc Vallée aime traiter des sujets qui titillent les émotions et qui vont fouiller dans les relations familiales et intimes, sans mettre mal à l'aise, au contraire, en ouvrant plutôt l'esprit. Je l'avais découvert avec le délirant C.R.A.Z.Y. en 2005 et j'ai été scotchée par Dallas Buyers Club en 2013. Dans Demolition, il se penche sur le lourd thème du deuil avec Jake Gyllenhaal encore une fois possédé par la folie de son personnage. Ici, pas de transformation physique comme il a pu nous habituer, seulement de la justesse d'interprétation et quelques regards qui donne l'impression que la folie le gagne vraiment. Cet acteur est sûrement l'un des meilleurs de sa génération et il porte cette histoire par la qualité et la finesse de son jeu. L'histoire soulève quelques questions sur notre société où tout va plus vite et où il faut bien rentrer dans des cases prédéfinies. Le personnage de Davis, après avoir vécu un choc brutal, va remettre tout cela en question en commençant par détruire avant de mieux reconstruire. Demolition est une belle histoire originale qui a le don de mettre de bonne humeur malgré le sujet initial sur le deuil. La bande son entraînante donne envie de vivre la vie à cent pour cent, à l'image de Davis, de prendre le temps d'observer les choses et d'être moins matérialiste. Voir la critique complète sur mon blog :
Le film démarre d'emblée par une tragédie, un accident de voiture dans lequel Davis (Gyllenhaal) perd son épouse et suite auquel il s'aperçoit qu'il ne ressent rien, ni tristesse ni amour... Il écoute sans vraiment faire attention un conseil ("il faut démolir pour reconstruire") d'un beau-père avec qui il ne s'entend pas forcément, il s'épanche dans un courrier avec une inconnue, il démonte tout ce qui passe s'il a le moindre besoin viscéral... etc... Jean-Marc Vallée signe un film qui frôle le pur chef d'oeuvre. On y pleure de joie, on y pleure de tristesse, on y rit et sourit et parfois il nous donne une pêche d'enfer. A voir et à conseiller !
Ce film est porté par l'acteur principal Jake Gyllenhaal qui encore une fois nous montre l'étendu de son talent et son potentiel d'acteur. Par contre, je m'attendais a être plus ému, l'antipathie du personnage l'emporte sur l'émotion.
Une histoire peu banale, des personnages intéressants, de beaux plans, d'excellents acteurs, c'est parfois glaçant mais aussi touchant... I love this film...
Tout démolir pour mieux (se) reconstuire… C’est le programme alléchant du nouveau film de Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild…). Techniquement abouti, Démolition ne tient pourtant pas toutes ses promesses, le réalisateur québécois fait du burn-out de son personnage principal (à la suite d’un deuil) un divertissement vaguement sympathique et beaucoup trop sage, à des années-lumière du vertige métaphysique que le projet pouvait susciter.
Jake Gyllenhaal est un comédien transcendant et transcendé par ce film singulier.
Une triste histoire de deuil pour David Mitchell. On va l’accompagner dans le déni, la rage puis la renaissance.
Le comédien est subtil et tout simplement incroyable dans cette performance aux multiples visages.
Un scénario parfois déroutant, pas toujours crédible mais tellement puissant que l’on est saisi par l’émotion et la sincérité des personnages et des situations.
Mitchell perd sa femme dans un accident dont il sort indemne physiquement. Il semble d’abord sous le choc, puis comme vide et absent. Une histoire de réclamation va lui permettre d’entretenir avec le « service client » (d’un distributeur de confiserie défaillant) une correspondance bien étrange, comme une thérapie où il se livre sur papier. On le soupçonne d’être un monstre puis on apprend à le connaître pour l’aimer de plus en plus.
Karen Moreno travaille au service client et devient sa confidente puis son amie, une belle rencontre dont chacun va tirer un bénéfice. Naomi Watts, en mère célibataire, est plus naturelle que jamais, un peu barrée mais si aimante et généreuse.
La révélation c’est ce jeune adolescent interprété par Judah Lewis, une découverte renversante qui n’est pas sans rappeler le jeune Dicaprio, il est vif, juste et malicieux.
Un film porté surtout par ses acteurs, évidemment tous bien dirigés, mais très investis. Une BO collé au film et rythmée, qui nous fait danser avec Gyllenhaal
Après l’acceptation de la mort dans « Dallas Buyers Club » c’est la reconstruction de la vie après le décès d’un proche. Jean-Marc Vallée est un conteur d’histoire, il s’égare parfois dans les bons sentiments, mais sa réalisation, son originalité et sa direction d’acteurs font toute la différence. Il fait définitivement partie des meilleurs de sa génération.
Jake Gyllenhaal aime bien travailler avec les cinéastes québécois. Après deux films dirigés par Denis Villeneuve, le voici devant la caméra de Jean-Marc Vallée. Et on est content car le duo fonctionne bien. Jean-Marc Vallée décrit l'histoire d'un homme en deuil qui ne ressent rien suite à la mort subite de son épouse. La seule chose qui l'obsède est de démonter ou démolir tout ce qui ne fonctionne pas autour de lui. Les questionnements sur sa vie et son mariage surviennent petit à petit par le biais d'une correspondance puis d'une amitié avec une totale inconnue et son fils. C'est vraiment intéressant la manière dont le film montre comment nos choix peuvent avant tout diriger notre confort que plutôt nos réelles envies pour enfin se réveiller et prendre conscience de ses erreurs. La réalisation correspond au style du cinéaste. Pas de grande surprise à ce niveau. La bande son est entrainante. Jake Gyllenhaal et Naomi Watts sont très bons, tout comme le jeune Judah Lewis. Par contre, je reste toujours aussi hermétique au jeu de Chris Cooper. Un bon film qui nous questionne et qui se regarde avec plaisir.
Je n'ai pas ressenti de compassion pour le personnage principal du film. Il n'est guère affecté par le décès de sa femme, d'ailleurs il le dit lui-même, et tout ce qu'il trouve à faire c'est de tout démolir. Il y a aussi beaucoup d'invraisemblances ridicules.
Je n'ai pas du tout aimé ce film. On s'ennuie ferme et ce n'est pas émouvant du tout tant le personnage du film est désagréable. J'aurais bien aimé apprécier cette histoire mais ce n'est pas possible.
C'est une histoire particulièrement pénible et ennuyeuse. Je n'ai pas aimé. Le héros du film est particulièrement antipathique et il n'y a que des situations invraisemblables dans ce film. Désolée mais c'est mauvais.
Demolition : nouveau de jake gyllenhaal donc forcement attendue car il a le don de trouver des bons roles bon sauf cette fois ci 1!
Le film veut nous donner de la compassion pour cet homme qui ne sait pas si il aimait sa femme ! Il detruit tout ce qui lui passe par les mains .
Mais on s en fout un peu en fait car a part tout casser on comprend cette necessite qui il a . Et cela est due au traitement du film car apart le personnage principal le reste est survoler sans nous donner des point d ancrage pour s attacher aux autres personnage et du coup les sous intrigues bah passe a travers !
Mis a part deux trois scenes sympa t quelque musique symptomatique du cinema inde americain ! On s ennuie un peu !
Pour son nouveau film, le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée se penche une nouvelle fois (comme ce fut le cas pour Wild) sur un sujet vu et revu au cinéma : le deuil et la reconstruction. Écrit par Bryan Sipe (qui s’inspire ici de son parcours artistique chaotique), Démolition suit ici le parcours d’un jeune loup de la finance qui voit sa vie basculée après le décès accidentel de sa femme. Sa thérapie se fera à coup de lettres envoyées à une entreprise de distributeurs et dans la destruction de tout bien matériel en sa possession. Son objectif est de faire table rase du passé pour mieux revivre. S’en suivra une rencontre avec Karen (Naomi Watts) et son fils Chris (Judah Lewis), révélation de ce film.
Mélangeant à la fois l’humour et le drame, Démolition ne parvient pas à convaincre totalement, la faute à un sujet trop vu ces derniers temps et à sa construction trop atypique et mégalomane. Le scénario manque par ailleurs de finesse, l’idée de démolir pour se reconstruire ressemble au final à du travail de gros œuvre bourré de stéréotypes. La force de ce film, ce sont les acteurs, tous impeccables. On ne peut que saluer une nouvelle fois la prestation remarquable de Jake Gyllenhaal, juste et qui n’en fait pas des tonnes (contrairement au scénario). L’acteur de Southpaw et Prisoners est arrivé à un stade où il peut jouer n’importe quel rôle, il sera toujours aussi bon. On est aussi subjugué par la révélation de ce film le jeune Judah Lewis qui incarne ici le fils destroy de Naomi Watts qui est une véritable boule d’énergie et très inventif dans son jeu. On se demande encore pourquoi il n’a pas été retenu pour interpréter Spiderman.
En somme, on va voir Démolition principalement pour ses acteurs, remarquables. Si le film n’est pas mauvais en soi, il manque cruellement de surprises et son scénario est d’une lourdeur martelée de stéréotypes.
Démolition (CAN – USA, 1h41
Un film de Jean-Marc Vallée
Avec Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Chris Cooper et Judah Lewis.
Décidément Jean-Marc Vallée aime les histoires qui sentent bon le drame et la remise en question de l'existence de son personnage principal. Après "Dallas Buyers Club" et "Wild", voilà donc "Demolition". La différence entre cette dernière réalisation est qu'elle n'est pas inspirée d'une histoire vraie et c'est bizarrement la plus réussie. "Demolition" c'est donc l'histoire de Davis, travaillant dans la finance avec son beau-père qui voit son monde basculer à la mort de sa femme. Réagissant étrangement à cette mort (il pense qu'il n'aimait pas sa femme mais c'est bien évidemment plus complexe que ça), Davis délaisse peu à peu ce monde froid et cruel de la finance jusqu'au moment où il se prend de passion pour démonter les objets et où il rencontre Karen, une femme responsable du service client d'une entreprise à qui il envoie plusieurs lettres de réclamations. La grande qualité de "Demolition" est qu'il ne manque pas d'humour. C'est un film abordant de vastes sujets (l'amour, le deuil, la perte de repères), parfois un peu pompeux (surtout dans sa réalisation) mais qui est toujours d'une incroyable justesse. Délaissant l’impassibilité au profit d'émotions brutes et sincères, Davis est un personnage complexe comme on les aime, capable de faire des choses complètement décalées (ses scènes de danse en public sont déjà cultes) tout en restant à la portée de notre compréhension. Il faut dire que c'est Jake Gyllenhaal qui endosse le rôle, avec la justesse qu'on lui connaît et qui ne cesse d'évoluer au fil de sa carrière, déjà riches de prestations inoubliables (rien que "Nightcall" et "La Rage au ventre" sont là pour en témoigner). A ses côtés, c'est un plaisir de retrouver Naomi Watts dans un rôle de premier plan (elle était reléguée au second plan dans "Birdman" et n'est pas aidée par la saga "Divergente"), celui d'une femme à la vie émotionnelle aussi chamboulée que Davis et qui n'est pas aidée par la présence d'un ado difficile qui cherche sa sexualité (Judah Lewis, au talent et au visage qui ne sont pas sans faire penser à un jeune Leonardo DiCaprio). C'est donc beaucoup de thèmes que brasse "Demolition" à travers ce portrait d'homme qui se détruit pour mieux se reconstruire et surtout laisser tomber tout ce qui a fait de lui l'homme froid et distant qu'il était lors de son mariage. Si le schéma narratif du film est très classique et que Jean-Marc Vallée aime à alourdir l'ensemble par son montage rapide parfois trop explicite, il faut bien avouer que "Demolition" fonctionne très bien. Le scénario ne manque pas de surprises, l'humour apporté pour traiter un sujet aussi grave est bien amené et les acteurs s'y donnent à fond, suffisamment pour que l'on passe un bon moment malgré un certain manque de subtilité à plusieurs reprises.
J'ai passé un très bon moment en avant première, un film bien vu qui voit son personnage principal paradoxalement se reconstruire en détruisant son environnement. L'histoire est prenante et l'ensemble est vraiment bon. Un film qui défonce!