Une atmosphère particulière pour un film au sujet compliqué et lourd en émotion que la perte d’un être cher. C’est traité de manière assez peu conventionnelle (avec une partie de déni et une partie de colère) ce qui en fait un film rafraichissant et agréable à suivre, grâce notamment à un Gyllenhaal encore impressionnant.
Le toujours très bon Jake Gyllenhaal incarne Davis, un banquier d'affaire perdant sa femme, décédée dans un accident. Alors qu'il semble sombrer, il entame une correspondance avec Karen, responsable d'un service client dans une société de distributeurs automatiques à qui il envoie des courriers de plaintes agrémentés de souvenirs. La rencontre qui s'en suit avec cette femme et de son fils sonne le début de la rédemption de Davis. La rédemption, justement, est visiblement un thème cher à Jean-Marc Vallée qui l'avait sans doute mieux exploité dans "Wild". Dans "Demolition", il est plutôt question de repartir de zéro en faisant table rase du passé. Pas inintéressant en soi mais pas exploité aussi bien que cela aurait pu l'être. En effet, après une première partie très prometteuse, le film s'apaise pour en devenir plus conventionnel, malgré les bizarreries du personnage principal.
Si le film est plutôt bien réalisé, le scénario apparait franchement trop juste. Au bout d'une demi heure le film tourne en boucle et même si Jake Gyllenhaal reste assez convaincant cette histoire ne mène nulle part.
Demolition aurait pu être un excellent film s'il ne souffrait pas de certaines longueurs et de quelques problèmes de rythme. Cependant la mise en scène, le jeu d'acteur et le fil conducteur du film sont assez bon et l'on prend plaisir à assister à la conclusion de cette œuvre cinématographique un peu passée inaperçue. spoiler: Gros bémol concernant l'intrigue secondaire et la relation que noue Davies avec le fils de Naomi Watts, qui n'apporte pas grand chose si ce n'est la dénonciation des actes homophobes qui sonne malheureusement assez creux dans le cas présent. .
Magnifique drame à la fois simple et original qui fait irrémédiablement réfléchir sur le sens de la vie. Alternant à merveille moments de tristesse et lueur d'espoir, non dénué d'humour, ce film est surtout emmené par une excellente brochette d'acteurs, le charismatique Jake Gyllenhaal en tête.
Un film magnifique, tendre, pétillant, émouvant et définitivement positif malgré une dramaturgie première prétexte à une histoire bouleversante à bien des égards. Jake Guyllenhaal y interprète certainement son meilleur rôle aux côtés de Naomi Watts avec laquelle il forme un duo qui fonctionne à merveille, tout en laissant place à un jeune et brillant second rôle qui crève lui aussi l' écran, incarné par Jah Lewis, seulement âgé de 15 ans et dont il faudra suivre l'évolution à n'en pas douter. Jean Marc Vallée, entre autres réalisateur de l'excellent Dallas Buyers Club (Jared Lato / Matthew MacConaughey), livre ici ce que je pense être tout simplement l'un des tout meilleurs films de 2016 ! Une véritable ode à la vie, au recommencement, à la remise en cause de l'existant et tout particulièrement de soi. Dialogues succulents, séquences qui parfois frappent durement, parfois drôlement, mais toujours dotées d'une sensibilité rare, font de ce film une œuvre capable de vous donner l'envie de vous réinventer et changer définitivement votre manière de fonctionner. Tout simplement une merveille, bourrée de générosité et de confiance en l'humanité quant à sa capacité à se réinventer, s'améliorer, s'entre aider et finalement pleinement s'écouter. A voir absolument !!
Un film torturé, à l'émotion mesurée et sous-jacente. On aime ou on déteste. Moi, j'ai accroché pour le côté impact psychologique de l'intrigue sur le personnage. Et pour Jake qui joue toujours aussi parfaitement ses rôles.
Démolition parvient à éveiller de nombreux sentiments salvateurs. Avec l'aide de Jake Gyllenhaal une fois de plus impeccable dans son rôle, Jean-Marc Vallé distille une histoire de rédemption touchante et prenante par l'aspect psychologique de son personnage. Un film positif et touchant porté par sa mise en scène en apesanteur.
Un homme perd sa femme, perd le goût de la vie et la reprend à travers une femme et son fils de 15 ans. Un démarrage prometteur avant de tomber dans la facilité où le personnage fait ce qu'il a envie de faire, démolir principalement. Bref, un petit pétage de plomb pour faire rase du passé. Un vacillement entre raison et anarchie, quel est le sens de la vie, tout ça... Pas génial, je n'ai ressenti aucun plaisir à voir le personnage principal démolir jusqu'à spoiler: sa maison et un métier qu'il faisait bien jusqu'à présent . Le final m'a beaucoup déçu. Le secret dévoilé est cliché et le projet final est sans plus.
Intéressant dans sa démarche, le film traite de deuil d'une façon atypique. Tous ces personnages se retrouvent sur le même chemin, celui de ne plus se mentir à soi même. Être gay.Ne pas aimer sa femme. Ne pas s'entendre avec son fils. Et essayent tous de changer. La façon de Jake est de tout détruire pour tout reconstruire. Il détruit ce qui lui passe sous la main, mais aussi sa vie, Pour enfin reprendre pied.
Excellent film! On ne lâche pas une seconde et Jake est toujours impressionnant et bluffant! Une réalisation originale, des personnages attachants et un très bon scénario. La musique est au diapason avec la réalisation. Un très bon film! ça c'est du cinéma!t