Une belle fable, touchante et drôle, sur la dépression et la nécessaire "reconstruction" à opérer avant de vivre à nouveau. Dommage que le film soit un peu trop parfait, avec des acteurs trop beaux, trop riches, déconnectés de tout et qui font des rencontres fabuleuses... On est loin de la vraie vie... c'est une fable et c'est tout de même à voir !
Sans avoir lu le synopsis au préalable, je me suis embarquée dans cette histoire qui au fil du film à réussi à me faire tantôt rire, tantôt pleurer. Et ma conclusion est que Jake Gyllenhaal est vraiment un des meilleurs acteurs de cette décennie !
Coup de cœur signé Jean-Marc Vallée, déjà à l'oeuvre du brillant Dallas Buyers Club avec Matthew McConaughey, Demolition est à la fois révélateur de ses qualités de réalisateur mais aussi du respect qu'occasionne le jeu d'acteur d'un Jake Gyllenhaal quasiment aussi bon que dans le sublime Night Call. Poussé par une Naomi Watts trop absente et un Judah Lewis impressionnant pour son âge, le drame explose dans la durée. Car tout y est : entre une exploitation fidèle des rapports humains, pragmatiques comme il le faut, une dose jouissive de folie (s'il fallait choisir entre les démolitions impromptues de Davis Mitchell et ses pas de danse hilarants, nous ne saurions vers quoi pencher) et l'appropriation de l'écran par la mise en scène grandiloquente dont il est vecteur, le film gagne sa place parmi les valeurs sûres de l'année, et aurait pu se trouver dans la Black List si personne n'avait voulu lui donner sa chance.
Fan de la première heure de Jake Gyllenhaal, j'avais été séduit par la bande-annonce qui promettait encore un grand numéro d'acteur. Le scénario tient ses promesses et nous montre un héros plus tourmenté que jamais parce qu'incapable d'éprouver le moindre chagrin à la mort de sa femme. A partir de là, pour parvenir à débloquer ce qui semble insurmontable, le personnage incarné par un Jake Gyllenhaal magistral, se lance dans une démolition grandiose de sa vie d'avant pour mieux se reconstruire. Et si la métaphore peut sembler grossière, le casting haut de gamme [Naomi Watts impeccable (que de chemin parcouru depuis Mullholland Drive !), Chris Cooper génial en père dévasté par la perte de sa fille et le jeune Judah Lewis dont on reparlera certainement dans peu de temps] parvient sans peine à propulser cette sombre histoire de burn-out au sommet ! Sur fond sonore rock énergique, on se laisse porter par ce drame puissant qui met parfaitement en images le sens de la vie. S'il devait encore le démontrer, JG prouve ici qu'il appartient bien au cercle très fermé des meilleurs comédiens de la génération actuelle. Devra t-il attendre autant d'années que Leonardo Di Caprio pour que les professionnels des Oscars daignent enfin s'intéresser à lui ?
Une émergence radicale dans la vie, par un homme auparavant endormi, imperceptible, indifférent et détaché du monde. Une libération par le vide. Une sorte de décadence avant l'élévation personnelle, qui ne relève aucunement d'une guérison mais bien d'un enrichissement immatériel et empirique de la vie. Une expérimentation et un récit osé.
Un scénario original pour traiter du deuil avec cette histoire touchante parfaitement mise en scène par JM Vallée et impeccablement interprétée par un Jake Gyllenhaal (une fois encore excellent) et des personnages secondaires intéressants, justes et convaincants (Naomie Watts, Chris Cooper) . Cet homme qui perd son épouse tragiquement son épouse dans un accident mais qui ne ressent aucune tristesse... On suit sans comprendre (comme son entourage) cet homme réagir en cassant tout ce qui lui tombe sous la main... Cette drôle de réaction va lui faire rencontrer un autre être paumée avec laquelle il va se lier d'amitié et réussir (ou pas) à trouver des réponses à ce besoin de destruction... Le film est surprenant et captivant principalement grâce à l'interprétation magistrale de ce mari aveuglé par sa routine, son travail qui va se rendre compte qu'il a perdu sa sensibilité, son humanité... Encore une belle réussite de JM Vallée qu'il ne faut surtout pas manquer !
Un film captivant, dû en grande partie à l'habituel prestation incroyable de Jake Gillenhaal. C'est typiquement le genre de film qui repose sur la prestation de ses acteurs et je les ai trouvé tous très justes. J'ai beaucoup aimé le côté mélancolique de ce film, mais qui est amené d'une façon peu traditionnelle. Le film en lui même est une métaphore, un homme ayant perdu toute forme d'humanité et de joie de vivre, passant par la démolition pour se reconstruire et retrouver son humanité et son bonheur. Il ne plaira pas à tous le monde car c'est assez lent et il est nécessaire de faire un petit effort pour rentrer véritablement dans le film. Excellent
Après une longue mais plaisante traversée dans l'ouest des Etats Unis qu'était Wild, Jean-Marc Vallée nous présente sa nouvelle oeuvre : Demolition, en abordant le thème de la mort et celui du deuil de manière surprenante. En effet, Vallée est un habile manipulateur, il induit chez le spectateur un état second en opposant un héros taillé dans le réel soumis à une terrible épreuve du destin. Un scénario intelligent ! Demolition porte bien son nom puisqu'il a complètement démoli mes fausses présomptions. Alors qu'on pensait être confronté à un drame lourd et traînant, on se retrouve face à un film drôle, pertinent et audacieux sur tous les points. L'humour prend une place prépondérante au sein de la trame narrative. Des rires sincères ! Les dialogues sont merveilleux spoiler: - les décisions que prend le personnage principal et les répliques qu'il lance aux visages de ceux qui le jugent ou le questionnent sur sa situation - mérite le déplacement. Une direction d'acteurs extraordinaire !! Jake Gyllenhaal livre ici une performance au-delà des espérances. On savait que l'acteur de Southpaw et de Nightcrawler avait la capacité d'interpréter des protagonistes torturés et vicieux. Il possède un personnage décalé, et attachant dans celui-ci. Le jeune Judah Lewis est également l'une des révélations de ce long-métrage renversant. Et, Naomi Watts apporte quant à elle, une humanité à l'ensemble. De plus, le montage est très bien fait avec une trame sonore convaincante. Pour finir, Demolition est une solide comédie dramatique, très humaine avec un brin de folie, qui nous fait passer par toute la gamme d'émotions. Déstabilisant ! Une ode à la vie.
J'ai réellement eu du mal à rentrer dedans car j'ai pensé qu'il s'agissait encore d'un film larmoyant sur la mort de l'être aimé ... Mais je ne regrette pas d'être aller jusqu'au bout ! Démolition est une renaissance. Pour pouvoir se reconstruire, il faut parfois pouvoir tout démolir et s'autodétruire, faire table rase du passé, tout effacer et créer quelque chose de différent. Le film démarre réellement avec l'arrivée du jeune Judah Lewis et aussi par cette scène surréaliste avec le gilet par balles qui m'a fait halluciné et bien rigolé. Leur complicité donne un grand moment de cinéma. J'aurais voulu que les différentes séquences du film soient plus équilibrées car on aurait pu couper court rapidement en zappant et du coup on loupe un film qui aurait pu être accompli du début à la fin.