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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 août 2016
"Démolition" est ce film qui nous apprend la vie, combien parfois celle-ci peut être absurde, ce que ça coute de vivre en société mais aussi de se rendre compte que nous passons à côté de beaucoup de chose si on ne pense pas à soi, si on ne prend pas le temps de vivre, d'être honnête avec soi-même et franche avec les autres mais également de s'émerveiller. On observe les remises en questions, les doutes mais aussi la confusion, l'incompréhension, la désillusion et la recherche de savoir qui nous sommes à travers la métaphore de la démolition. Jack Gyllenhaal est épatant dans ce rôle du veuf pensant, comme il n'est pas triste, qu'il n'aimait pas vraiment sa femme. Épatant dans ce rôle du veuf qui voit sa vie être démoli pour au final se reconstruire avec ses prises de consciences. l'ordre né du chaos. Un personnage émouvant avec cette impression qu'il est passé à côté de quelque chose toute sa vie, on le voit profiter et c'est le fait de profiter qui va lui permettre de remettre de l'ordre dans ses pensées, ses émotions et sentiments. Dans ce film, on vit le laps de temps, après le décès d'un être cher, où l'on ne pense à rien jusqu'au moment où on réalise et où on se rend compte que si on avait prêté plus d'attention à certains moments de notre existence on verrait qu'on est pas passé à coté de celle-ci spoiler: et que l'amour qu'il avait pour sa femme était bel et bien réel. . En résumé un excellent film qui porte sur la vie et la manière de vivre. Je le recommande vivement. A voir.
"Démolition" est le nouveau film de Jean-Marc Vallée racontant l'histoire d'un homme qui ne trouve plus de sens à sa vie après la mort de sa femme, ne ressentant plus aucune émotion. Commence alors la démolition, détruire pour reconstruire, pour comprendre comment ça marche et pour faire sortir cette rage, cette colère. La métaphore est filée tout au long du film, mais jamais avec trop de lourdeur. Le film bénéficie surtout de l'excellente interprétation de Jake Gyllenhaal qui est devenu progressivement un acteur incontournable du cinéma indépendant. Le film est profondément cynique, mais trouve une porte de sortie émotive pour se donner une véritable fin. L'histoire d'amour très banal du personnage semblait toutefois indispensable pour que le film ne soit pas totalement creux. Les personnages secondaires sont également intéressants. "Démolition" est un film astucieux, avec une mise en scène très travaillée, il qui vaut le détour.
Un film qui m'a laissée plutôt perplexe. Pas un mauvais film en soi - il y a des idées, de l'originalité, le plaisir de retrouver Naomie Watts dans un second rôle et de découvrir le jeune Judah Lewis dans le rôle de son fils, et Jake Gyllenhaal nous a déjà prouvé son talent à incarner des êtres étranges et obsessionnels et il ne déçoit pas. Mais le film en fait trop, et puis l'apathie et l'égocentrisme du personnage principal qui fait le deuil de sa femme de façon inhabituelle puis carrément surréaliste risquent de perdre plus d'un spectateur en route. Sans empathie pour ce qui lui arrive, on reste donc devant son pétage de plombs comme au spectacle : c'est parfois divertissant mais ça reste un peu vain et superficiel.
Il m'a été très difficile de noter ce film car je ne sais pas trop quoi en penser. Dans un sens, il m'a intrigué. Dans un autre, je me demande dans quel but il a été fait. En tout cas, il nous fait nous poser des questions dont la principale est : Que ferais-je en pareille situation ? Film étrange mais à voir...
La vie du personnage de Jake Gyllenhall s’effondre le jour où sa femme décède dans un accident de voiture. Le banquier pour qui tout réussissait tombe finalement dans la dépression et il ne lui reste que quelques courriers au service après-vente d’un distributeur de boisson pour s’accrocher. Demolition est un film de deuil qui évite tous les clichés du drame. Jean-Marc Vallée met de côté le mélo pour construire une autre dimension à cet événement tragique qui ne se souhaite à personne. Au lieu d’exposer son interprète aux larmes et aux volets fermés, il préfère le montrer plein d’entrain à casser tout ce qui l’entoure. Gyllenhall est formidable et touchant quoi qu’en soit les volontés. Malheureusement et on le savait de ses précédents films, le cinéaste abuse des flash-back. Alors que ceux-ci sont censés apporter un complément au présent, leurs omniprésences nous fait perdre l’attention principale, c’est-à-dire la relation avec Karen, la responsable du service après-vente. C’est ainsi que la performance pourtant sans faille de Naomi Watts, devient confuse à cause de ces allers-retours temporels. Demolition est un drame basé sur la guérison et le non-matérialisme. La justesse des jeux en est presque troublante. Toutefois, des choix de mises en scènes sont trop incommodants pour consentir entièrement à cette affliction. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Jake Gyllenhall = Film à voir, voici comment traduire la dimension qu'a prit cet acteur ces dernières années et ce film ne tarit pas à la règle. Emmené par un Jean Marc Vallée fraîchement encensé par la critique après les films Wild et surtout Dallas Buyer Club, le duo gagne son pari. Davis, jeune employé d'une boîte d'investissement perd sa femme lors d'un accident de voiture mais il n'arrive pas à ressentir de la tristesse. Nous suivons donc un jeune homme en quête de réponse qui va faire différentes rencontres qui vont le faire changer de vision. Je n'ai eu aucun mal à rentrer dans le film tant la mise en situation est excellente. Le rythme est bon tout comme les acteurs (Gyllenhall sans surprise mais aussi le jeune Judah Lewis qui est incroyable). C'est sans conteste un film à voir.
Le film est à la fois puéril, un poil prétentieux et totalement bancal. Cependant, l'on s'y attache. Les scènes où le protagoniste défonce des murs en costume et son obsession pour le mécanisme interne des choses sont intéressantes et très cinématographiques. Le tout est un poil raté mais malgré tout sympathique.
On se fait emmener tout du long, les personnages ont tous un rôles qui les identifie bien, mais le scenario reste en mouvement en continue. Calme et ennivrant à la fois.
Un personnage cynique à souhait et très peu émotif, qui se retrouve toujours un peu paumé. des dialogues savoureux et des reflexions à la fois profondes et absurdes, un gros coup de coeur.
On peut aisément passer à coté de ce film dont la première partie est longue, très longue et la deuxième ne nous transcende pas. PLV : restez concentrés, vous n'y reviendrez pas
Trois ans après avoir été auréolé de son succès pour "Dallas Buyers Club", qui figurait dans la course aux oscars, Jean Marc-Vallée récidive avec une une oeuvre singulière tant on ne sait pas où le cinéaste veut en venir dans la première demi heure, mais foutrement réussie et originale. L'intrigue met en scène un banquier d’affaires au rythme de vie chronométré, qui perd tragiquement sa femme dans un accident de voiture. Celui-ci fait alors face au deuil d’une manière pour le moins inattendue... Scénarisé par Bryan Sipe, l'histoire est une belle leçon de vie qui met en avant des personnages bouleversants pour lesquels le spectateur va développer une empathie immédiate. Époustouflant, Jake Gyllenhaal est totalement habité en jeune loup de la finance ayant perdu sa femme, il jongle avec les émotions et les humeurs et apporte de la subtilité et de la, profondeur à son jeu, ce qui va donner naissance à de belles séquences notamment celle où il danse avec son casque sur les oreilles dans les rues. Sa rencontre avec Naomi Watts, plutôt à l'aise dans son rôle, va lui donner l'occasion de casser son amère routine et de faire ce que bon lui semble, au gré de ses humeurs et de ses envies. Du côté technique, la réalisation ne souffre aucun défaut majeur et jouit d'une belle photographie et d'une mise en scène enlevée (quelques belles scènes caméra à l'épaule). La bande originale pop et l'utilisation de la voix-off apporte une touche de fraîcheur au film, qui propose une réflexion sur l'absence de sentiments et sur l'aspect libérateur de la séparation. Ainsi, "Démolition" est une belle tragédie humaine et intimiste sur la reconstruction d'une âme à travers sa démolition.
Un film plein d'émotion, touchant et à la fois drôles. Davis interprété par Jake Gyllenhaal joue sont rôle vraiment très à coeur puis que dire de la musique LA BOHÈME par Charles Aznavour mis dans sont contexte, elle est sublime !
Jean-Marc Vallée est de retour avec un nouveau film, un nouveau drame Démolition après avoir réalisé l'année dernière Wild et un an avant celui-ci le très bon Dallas Buyers Club. Habitué de diriger de grand acteurs et de leurs offrir d'excellent rôle comme pour Reese Witherspoon, Matthew McConaughey ou encore Jared Leto, c'est au tour de l'immense Jake Gyllenhaal d'être la tête d'affiche d'un de ses film. Démoliton traite des sentiments ressentis et l'absence de ceci ainsi qu'une réflexion au deuil. Un film qui s'annonçait très lourd mais on sort au final après son visionnage avec un sentiment plutôt agréable. C'est un film optimiste qui nous rappelle qu'il faut prendre le temps de vivre et d'aimer. La scène d'intro est impressionnante et nous permet d'être de suite captiver par le récit. La façon dont les choses se déroulent ainsi que la façon dont le film est raconté sont tout simplement parfaite. La mise en scène au découpage très prononcés parfois même proche d'un découpage à la Terrence Malik ne nous perd jamais mais bien au contraire nous entraîne encore un peu plus dans la psychologie de ce personnage très complexe. Toutes les relations entre le personnage principal Davis, avec son Beau père, la mystérieuse Karen ou encore avec le fils de celle-ci sont intéressantes et travaillé à la perfection. Le thème du film est respecté du début à la fin. Il est mené admirablement bien tant que part le scénario de Bryan Sipe que part la réalisation de Jean-Marc Vallée. Le parcours psychologique du personnage principal est d'une grande finesse et magnifiquement construit. En plus de ceci, l'immense et unique Jake Gyllenhaal est tout simplement extra, mais ce n'est pas une surprise. Il bouffe l'écran et continue dans la lignée de ses récentes performances : Enemy, Night Call, La Rage au Ventre... Il est accompagné par la sublime Naomi Watts, L'excellent Chris Cooper, et la jeune révélation Judah Lewis, impressionant pour sa première fois derrière l'écran. Bref, malgré de petite baisse de rythme par moment au milieu du long métrage, le film et son propos sont mené d'une main de maître par son réalisateur Jean-Marc Vallée. Davis, ce personnage à la psychologie complexe est parfaitement construit et en plus de cela joué parfaitement par l'immense Jake Gyllenhaal comme à son habitude.
Jake Gyllenhaal est définitivement un acteur à part, à mi chemin entre le grand Hollywood et le film d’auteur, enchainant ses petits films ou il va s’accaparer l’écran, l’histoire et les pensées du spectateur. Dernier exemple en date, Demolition est un film au script on ne peut plus ténu (un homme dont le paquet de M&M’s n’est pas tombé du distributeur), dont le réalisateur, connu pour l’oscarisé Dallas Buyer Club, livre ici une œuvre bien plus secondaire. Au final, Demoliton est un ensemble propre, bercé par une douce Bande Originale, servie par un brillant duo d’acteurs, mais qui aurait profité d’une vraie histoire. Car le film nage entre le post it scénaristique et le déjà vu, multipliant les moments de mélancolies pour sauver son spectateur. Heureusement que le tandem Gylenhaal / Watts a fait le boulot et que le moment de regression opère à plein...
Un film assez étonnant. On ne comprend pas forcément tout de suite où le réalisateur Jean-Marc Vallée (à qui l'on doit l'excellent Dallas Buyers Club) veut nous emmener, mais on y va quand même. On se laisse porter par un Jake Gyllenhaal au meilleur de sa formespoiler: en veuf qui ne parvient pas à pleurer la mort de sa femme, et qui se ment en disant qu'il ne l'aimait pas . S'en suit, comme le nom du film l'indique, une "démolition", voire même une déconstruction de ce personnage, où les métaphores et autres allégories se succèdent (démolir la maison, démonter tout ce qui lui tombe sous la main, s'abstraire de son image propre et policée, de son monde bien réglée). Au final, une approche du deuil, pas larmoyante ou nostalgique comme tant d'autres films, et qui aborde cet évènement sous l'angle de ceux qui restent et des sentiments que la perte de l'être cher provoque en eux, comprendre pour pouvoir avancer. Cela reste quand même un film un peu "exigeant", au moins pour tenter d'en percevoir tout le sens.