Demolition
Note moyenne
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311 critiques spectateurs

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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2016
Les films de Jean-Marc Vallée se ressemblent un peu tous, « Café de Flore », « Dallas Buyers Club », « Wild » et le petit dernier « Demolition » semblent avoir pour arme principale le jeu. A chaque fois, une direction d’acteur conjuguée à une solide interprétation, bien aidée il est vrai pas de très bons comédiens, font que ses films restent intéressants.
On retrouve hélas dans « Demoliton » les mêmes défauts que dans les précédents, cette difficulté à porter la dramaturgie dans une linéarité cinématographique. On sent clairement la fibre émotionnelle qu’il tente d’atteindre mais de manière assez maladroite. Si Jake Gyllenhaal s’en sort une fois de plus haut la main, le comédien est toujours et encore virtuose du jeu, mais l’ensemble laisse un vide certain malgré les propositions du réalisateur. La bonne idée du burn-out (« valeure actuelle », post-moderne, de notre société) comme point de départ d’une critique sociale, de sa modernité, et de sa matérialité. Or, le film ne semble pas vraiment savoir sur quel pied valser pour vraiment être attachant, touché. Quelques séquences fulgurantes font penser à un roman américain à la Douglas Coupland, mais le reste est figé dans quelques stéréotypes de la critique moderne de la société, la faute probable à un trop plein, on parle de tolérance, des genres, d’amour, de factuel, de deuil... C’était probablement trop de sujets pour un film que se veut indé et tend à viser la simplicité. Heureusement Jake Gyllenhaal porte encore et toujours un film au-delà de la simple stature de film moyen. Merci qui ?!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 avril 2016
Tendre et émouvant. Gyllenhaal est parfait comme toujours. Sans prétention, sans excès, juste un bon moment de cinéma qui ouvre sans prise de tête sur quelques réflexions existentialistes dont nous nous éloignons malheureusement trop souvent.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 avril 2016
Les deux précèdent films de Jean-Marc Vallée Dallas Buyers Club et Wild sont des films dramatiques assez léger et qui sont porté par d'incroyables performances d’acteurs, et c'est encore le cas ici.
On suit Jake Gyllenhaal qui vient de perdre sa femme et qui n'éprouve rien, il va alors tout démolir pour sortir de quotidien de banquier ultra formaté afin de mieux comprendre comment fonctionne les choses et enfin prendre en compte des petits détails du quotidien.
Porté par Jake Gyllenhaal toujours impeccable dans un rôle au bord de la folie, Naomi Watts très juste, Chris Cooper très touchant et Judah Lewis qui est une vraie révélation, le film est agréable à suivre et la mise en scène avec des effets de montages propre à Jean-Marc Vallée offre des scènes d'une beauté et d'une fulgurance et émotionnel profondément touchante.
Comme pour les précédents films de Jean-Marc Vallée Démolition est ponctué d’excellentes musiques. Malheureusement le film tarde trop à faire évoluer le perso de Jake Gyllenhaal ce qui créer une longueur et une certaine lassitude du spectateur.
Même si démolition est en deçà de Wild et Dallas Buyers Club, on en sort avec plein d'espoir l'humanité et l'envi d'être quelqu'un de bien pour les autres.
Olivier D
Olivier D

35 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2016
Assez déroutant comme oeuvre. Le 1er gros point fort pour moi, c'est les acteur. J'adore ces deux acteurs. Ce qui est pour moi très important. L'histoire est originale et plutôt inattendu. Et pour moi sa marche, on se retrouve avec un personnage complètement barré à la recherche d'émotions qui rencontre une autre personne tout aussi excentrique. Je peux comprendre que sa ne plaise pas, il y a également quelques passages que jai moins appréciés. Mais pour moi l'ensemble est bon et sa marche.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2016
Disons le d'entrée, voilà un petit bijou.....Un numéro d'acteur, mais pas que de Jake Gyllenhall, ceux des beaux seconds rôles , Naomie Watts entre autre et un très prometteur jeune garçon (éphèbe ?) Judah Lewis.......c'est un film sucré salé, où un personnage se libère d'un deuil par de petits pétage de plomb......
Il rencontre d'autres personnages qui l'accompagnent dans ce qu'il y a lieu de considérer comme un combat intérieur , mais dont ils tirent profit d'une certaine manière......C'est superbement filmé, avec parfois des séquences insolites, (la course de garçons filmée à l'envers au ralenti vaut son pesant d'or), accompagnées d'une bande son à la fois provocante et subtile..... On est je dirais presque toujours étonné par les dialogues et les mécanismes du scénario, par l'émotion et la sensibilité de ce personnage si lunaire, voire mélancolique mais rêveur et attachant......C'est le genre de film qui vous attache en sortant, qui provoque un sentiment paisible de bonheur.....Je conseille....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2016
Super film, du début à la fin. Fort en émotions sur la fin, avec une histoire assez intriguante et des scènes bien drôles. À voir, il ne décevra pas.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2016
Très bonne surprise que ce nouveau film américain du Québécois Jean-Marc Vallée - surtout après un "Wild" léché et cucul la praline (2013), et, plus encore, ce si surfait "Dallas Buyers Club" (2013), surfant l'un et l'autre sur l'avantageux registre de l'"aventure humaine", à grands coups du plus éhonté des formatages. "Demolition" est très inventif dans son traitement de la dépression d'après deuil. Le trentenaire doré sur tranche "Davis Mitchell" (Jake Gyllenhaal) applique avec panache une auto-thérapie aussi originale que radicale, justifiant (au sens propre) le titre du film, pour mieux renaître (paradoxalement) à l'affectivité. Il est vrai que ledit psychodrame se cale par ailleurs sur la rencontre improbable spoiler: (via un service "clients" de distributeur de friandises !)
de "Karen Moreno" (Naomi Watts - impeccable) et de son fils ado, "Chris" (Judah Lewis - très prometteur). La mise en scène, le montage : parfaits. Et un époustouflant JG. Qui fait passer comme une lettre à la poste (private joke, en la circonstance...) le plus délirant, le plus potentiellement outré, avec une facilité et un naturel emballants. Les cercles "sachants" de la "culture" bobo n'ont pas aimé ("mélo" , "chronique aigrelette", ou "lourdingue", et autres blablas...) - une raison de plus de courir se laisser séduire par un excellent moment de cinéma !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2016
J'ai beaucoup aimé la démarche cinématographique et intellectuelle,
superbement servi par un jeu d'acteurs justes et touchant.
Sans doute le film de la semaine pour moi
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2016
Le deuil, la reconstruction, l’incapacité de ressentir des sentiments, voilà les thèmes déjà vus et revus abordés par "Demolition". On peut donc légitimement se demander quelle pierre le film peut apporter à cet amas de débris ?
Souvent à la limite de la lourdeur, Jake Gyllenhaal parvient à nous éclabousser avec une superbe interprétation de son personnage, complexe et dual. Son visage naturellement stoïque et la folie dans ses yeux font mouche. S’il va loin dans la casse, il rencontre un autre personnage incroyable et magistralement porté à l’écran par le jeune Judah Lewis. Ce duo improbable et rock’n’roll va sombrer profondément pour mieux reconstruire les fondations de leur futur.
Entre scènes surprenantes et passages doux et décalés façon d’Eternal Sunshine, le film oscille entre âpreté et poésie et nous questionne sur nos vies et nos choix.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2016
Franchement ce film ne partait pas gagnant. J'avais juste détesté les deux précédents films de Valée et je ne voulais pas aller voir celui-là mais on a tiré à pile ou face avec un pote et le destin à choisi pour nous et je sais que le destin choisi toujours bien. Alors forcément c'est pas génial, mais j'en demandais pas autant à Vallée, mais c'est pas mal, en tout cas ça reste toujours mieux que les deux dernières daubes qu'il nous a pondu. Ce que j'ai aimé avant tout c'est son personnage, c'est typiquement le genre de mecs que j'adore, le genre de héros social, le mec qu'on aimerait tous un peu être qui s'en fout des règles qui fait sa vie et que personne ne fait chier. C'est l'ado de 40 ans mais qui n'a que ce qui en jette chez un ado. L'autre chose que j'ai bien aimé c'est qu'il fait des choses qui me plairaient vachement genre avoir une relation épistolaire avec un(e) inconnu(e) et puis commencer à chercher pour savoir de qui il s'agit et tout. C'est un rêve et ça m'a fait rudement plaisir de le voir réalisé ici. Après le personnage est habité d'une sacrée pulsion de mort ce qui ne le rend pas tout blanc même dans sa liberté. Bon le film traite d'une thématique éculée et n'apporte rien de vraiment nouveau : le marginal qui par son comportement passe pour un fou dans la société. C'est une figure que j'aime parce que c'est des choses que j'ai déjà vécu, ça me parle, sans aller jusqu'à détruire sa maison non plus. Voilà si le film a marché c'est que je me suis beaucoup reconnu en lui, pareil quand il parle avec le gamin sur sa sexualité c'est typiquement le genre de pédagogie à laquelle j'adhère. Après le film a vraiment une fin nulle, avec des évènements qui sortent de nul part et toujours l'idée qu'on a un peu abusé et qu'on va revenir à la normale. Bon du coup rien de neuf mais ça m'a parlé, mais en même temps le film est fait pour plaire à qui un tel personnage ne plairait pas (enfin si j'en connais mais ça court pas les rues). Par contre niveau réalisation c'est un peu le néant avec ses inserts hideux et didactiques, son montage clipé, bref j'en passe, c'est vraiment pas glorieux, heureusement que son personnage sauve les meubles (blague de l'année). Bref je ne m'attendais pas un jour à dire du mal d'un film de Vallée, comme quoi tout arrive.
Quentin V.
Quentin V.

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2016
Jake Gyllenhaal confirme qu'il est un des meilleurs acteur de sa génération. Quel plaisir de le voir jouer, c'est juste et sans fioriture. Concernant Jean-Marc Vallée le réalisateur, il poursuit son entreprise de films où le personnage principal doit faire face à une épreuve qui remet en cause sa vie entière et de ce fait, tout ce en quoi il a cru et placé ses convictions. Le film évite ici toujours le pathos bête et méchant, pour la très simple raison que le personnage de Davis (Jake Gyllenhaal) est totalement absent à lui-même, dénué de sentiments. Le décès de sa femme, point de départ de l'histoire, ne l'émeut pas une seconde spoiler: on le voit même essayant de se forcer à pleurer face à un miroir
. Il n'est pas attentif à sa vie et va peu à peu tenter un travail d'introspection et de remise en cause profonde de son attitude. Cela passe par le fait de démonter et démolir des choses, en passant par lui-même spoiler: se laisser taper sans se défendre par le mec de Naomi Watts, se laisser tirer dessus par l'ado de cette dernière, s'engager sur des chantiers pour faire la sale besogne etc. On voit d'ailleurs presque à chaque fois qu'il y prend littéralement son pied
. Comprendre le fonctionnement pour mieux l'appréhender, voilà le but de ce personnage (d'ailleurs, quand il n'a pas le mode d'emploi, ça ne se passe pas comme prévu spoiler: la pelleteuse qui tombe en panne par exemple
. Ça passe aussi par les rapports humain, il essaie de se livrer, de parler etc spoiler: le mec avec qui il parle dans les transports, le personnage de Naomi Watts qu'il inonde de lettres, le fils en pleine crise existentielle/orientation sexuelle qu'il essaie d'aider en le libérant des carcans de notre société
etc. Le tout est accompagné par une BO de toute beauté, vraiment chaque titre est super efficace. La réalisation est soignée, la pléiade d'acteurs jouent vraiment bien, ils sont crédibles et ne tombent jamais dans la surenchère. En somme, une très bonne surprise qui malgré le synopsis, vous donne quand même pas mal la patate après visionnage. Je recommande :)
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2016
Demolition est de ces films dont on a du mal à expliquer objectivement pourquoi ils vous ont autant plu et occupent vos pensées à la sortie de la salle. Quelques pistes quand même. Jake Gyllenhaal au top, à la fois intense et sobre. Une histoire moralement dérangeante, émotionnellement forte avec ces destins croisés d'adultes et d'un adolescent à la recherche de leurs identités. Voilà pour ce qui est explicable, pour le reste allez le voir !
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2016
Remarquable prestation de Jake Gyllenhaal, absolument génial dans certaines scènes... Cela donne un film étonnant, par moments flippant, mais qui ne déçoit jamais. Vraiment un film qui détonne dans la production américaine du moment!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2016
Belle métaphore du film lorsqu'on se trouve dans un état dépressif .
On se trouve détruit par certaines situations, ça doit faire du bien de matérialiser ce qu'on ressent à l'intérieur en vrai!

Bravo à Jake et aux autres acteurs.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2016
Jean-Marc Vallée connait une ascension fulgurante de sa carrière depuis l'excellent Dallas Buyers Club, qui voyait sa réussite par sa sincérité et la force de ses acteurs. Ayant accès à des castings plus prestigieux et une renommé qui le place dans la catégorie des réalisateurs indépendants sur lesquels on peut compter à Hollywood, il enchaîna très vite assez ses deux derniers films, Wild et Demolition. Wild était une déception en vu de ce que le metteur en scène avait fait précédemment. Le film s'embourbant dans un style artificiel et vain qui n'était sauvé que par ses acteurs impeccables. On est donc légèrement perdu face au style de Vallée, qui donne l'impression d'avoir pris tellement d'ampleur qu'il à perdu ses objectifs premiers, l'émotion et la sincérité. On est donc sur la retenue face à son dernier film qui est symptomatique de son évolution, entre intellectualisation plus rigoureuse mais sensibilité mise au placard.
Le scénario à pourtant l'originalité de prendre le traitement du deuil d'une manière assez peu exploité. Même si on final c'est très prévisible et que l'on en arrive au même conclusion, le parcours se montre indéniablement plus frais et convaincant. Évitant le pathos qui aurait pu être de rigueur pour offrir un récit aéré et qui ne néglige pas la légèreté et l'humour malgré son sujet grave. Mais le fait est que le film se retrouve le cul entre deux chaises, celle du feel good movie et celle du drame indépendant américain, culminant les défauts des deux genres. Il sera donc parfois bien trop cul-cul notamment dans sa conclusion mais aussi parfois bien trop cynique dans sa manière de mélanger les drames humains. Le personnage de la mère et de son fils qui viennent en "aide" au personnage principal vont forcé et déconnecter du reste, comme si il y avait un film dans le film et que celui-ci racontait totalement autre chose. Cet aspect et pas des plus maîtrisé et est typique des drames du genre, on rajoute une couche de drama pour alourdir l'ensemble et créer une pseudo romance pour accrocher le spectateur et faire un destin croisé de deux âmes errantes. Surtout que ce n'est pas subtil dans sa manière de signifier que ses personnages ne sont pas comme les autres et à un regard un peu hautain sur le monde qui l'entoure, desservant son propos et étant bien trop moralisateur dans son intellectualisation. Alignant les symboles et les métaphores de manière lourde et bien trop appuyées, le film trahit son manque de sincérité au profit de la cohérence filmique avec l'oeuvre de son réalisateur. Il continue à se fasciner pour les personnages qui se déconstruisent pour mieux se reconstruire et trouver le sens de leur vie. Mais il porte un regard de plus en plus détaché sur eux, et même si il se renouvelle dans son point de vue, il devient moins subtil. La déconstruction étant ici très littéral et passant par la destruction.
Le casting est excellent. Totalement habité par son personnage, Jake Gyllenhaal offre une prestation phénoménale. Comme à son habitude il est brillant et tient très largement le film sur ses épaules, à tel point que sans lui l'ensemble n'aura pas eu la même saveur et aurait paru bien fade. Il arrive toujours à impressionner en naviguant dans des registres très différents sans se laisser aller à la facilité montrant qu'il est bel et bien le meilleur acteur de sa génération. Il est soutenu par Naomi Watts, qui est toujours aussi juste et qui excelle suffisamment pour ne pas se faire bouffer par la présence imposante de Gyllenhaal. Tandis que l'on est admiratif devant le talent du jeune Judah Lewis, très bon dans un rôle loin d'être facile et Chris Cooper est lui aussi impeccable malgré un rôle un peu plus caricatural.
La réalisation brille surtout par son montage, qui accentue bien les phases de deuil de son personnage. Multipliant les flashs et apparaissant comme un vrai puzzle mental, il dynamise le rythme globalement et happe vraiment le spectateur surtout qu'il est soutenu par une sélection musicale bien pensée et entraînante. Le travail sur la photographie et en retrait mais si il y a des jeux assez intéressant sur les reflets et la mise au point sauf que c'est bien trop appuyé pour faire pleinement son effets. La mise en scène de Jean-Marc Vallée dispose de très bonnes idées dans la manière de souligner le décalage du personnage jouant sur les ralentis, des effets d'inversions dans les travellings, et etc. Il utilise un langage cinématographique assez dense pour exprimer toute ses idées en faisant quelque chose d'assez habile mais qui finit par tourner en rond et se perdre. Notamment dans sa façon de ne pas être capable d'assumer le point de vue de son personnage jusqu'au bout, rompant son procédé à mis parcours pour multiplier les points de vue et rendant le film plus classique. Il est pas subtil dans le traitement de son personnage, qui est bien rasé et soigné quand il va bien et débraillé et avec la barbe quand il est au plus mal, ce qui est une manière très grossière de signifier son état émotionnel. Il est aussi putassier quand il cède à la facilité d'une séquence à "suspense" lors de la fin pour ajouter maladroitement du drame, se montrant très cynique dans son approche.
En conclusion Demolition est un film sympathique dans la mesure où il possède un casting formidable, Jake Gyllenhaal parfait, qui insuffle une profondeur à l'ensemble. Comme souvent Vallée est sauvé par son casting mais ici le film sera plus digeste que son Wild, notamment grâce à une approche original et plaisante du deuil, qui évite le pathos larmoyant et qui possède des idées de mise en scène vraiment audacieuses et travaillées. Le problème c'est que Jean-Marc Vallée n'arrive pas à tenir la distance et fini par se perdre dans le classique au sein d'une seconde partie plus morne et qui tourne en rond. On reste donc sur notre faim mais pas totalement déçu de ce petit film attachant malgré son final cul-cul et un cynisme qui vient peu à peu envahir l'écran. Ce qui souligne le défaut le plus impardonnable du film; son manque de sincérité qui empêche toute émotion.
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