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El Chupacabron
37 abonnés
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3,5
Publiée le 11 avril 2016
Gyllenhaal toujours au sommet! Très bon film. Une démolition parfois extrème, jusqueboutiste pour une reconstruction energique, jubilatoire, décalée. On rit asouvent(démontages systématiques, aide aux démolisseurs pro, diagnostique médical, discussions avec l'enfant dans le magasin...). Il y a des séquences de pur délire (tir dans les bois...). Emotion, relexions, rires et larmes: un bon cocktail. A un moment j'ai eu peur que ça tourne à la "nuits blanches à Seattle", comme la bande annonce peut en partie le laisser croire, mais non. Et heureusement. A voir Note d'humeur: 14/20
Jean-Marc Vallée signe un film singulier, l'apathie d'un jeune financier après la mort de sa femme. Petit à petit, cet homme qui a perdu toute sensation, qui vit dans son corps comme un alien dans son hôte, remet en marche un long processus physique, celui qui lui permettra d'habiter son corps et ses souvenirs. Celui qui lui permettra de souffrir, d'aimer, de vivre.
L'apprentissage est étrange, drôle et prend des chemins que l'on attendrait pas. On est sans cesse surpris par la candeur de ses réactions, par son absurde détermination à détruire puis reconstruire sa vie.
La réalisation est excellente, avec un choix de décor/accessoire tout à fait significatif (rien que le casque carré de l'affiche est génial pour décrire le caractère), des dialogues et personnages réussis et un humour qu'on ne voit pas souvent.
Les deux derniers films de Jean-Marc Vallée, à savoir Dallas Buyers Club et Wild, m'avaient laissé sur une note relativement positive, rebelote avec Demolition ! Bien que le film soit plus que correct sur tous les points, je ne peux m'empêcher d'être à nouveau déçu comme je l'ai été avec ses précédents long-métrages cités. Le gimmick de ce réalisateur me plait assez (personnage paumé) mais, pour le moment, aucun de ces trois films n'a réussi à me convaincre et ce sur deux points assez précis: -au niveau de l'empathie que l'on peut ressentir envers le ou les personnages -l'aspect psychologique Sur les trois films je n'ai, à aucun moment, été ému ou intrigué par sur la psychologie du personnage principal. Que dire si ce n'est tant pis ! Peut-être que ça sera la bonne la prochaine fois.
Les critiques presse sont incompréhensibles, à croire qu'ils ont joué à Candy crush ou fait des mots fléchés pendant la séance ! Ce film est une merveille de justesse et de sensibilité, même et surtout dans sa manière parfois déjantée et décalée. Les images, le découpage, le jeu des acteurs, la bande son, tout est parfait ! Un vrai kif !
Une vision originale et décalée du deuil de la part de Jean-Marc Vallée qui peut ici s'appuyer sur une nouvelle excellente performance de Jake Gyllenhaal qui porte presque à lui seul le film sur ses épaules. Le réalisateur nous offre quelques scènes aériennes mémorables dans ce qui ressemble également à une critique insidieuse du matérialisme suranné de notre belle société ... J'ai franchement pris du plaisir à suivre l'entreprise de démolition du personnage central, perdu et en total burn-out, Naomi Watts s'avère également efficace, par contre je n'ai pas spécialement adhéré à l'écriture du personnage qu'est son fils, trop caricatural à mon goût. En revanche, ça n'interdit pas du tout l'émotion et c'est tant mieux, sans oublier une dose d'humour bienvenue qui permet de dédramatiser l'ensemble. Un bon moment et de cinéma et de réflexion ainsi que la confirmation si besoin était que J. Gyllenhaal fait dorénavant parti des grands.
Jake a besoin de tout casser pour endeuiller. Le film évoque le réel du cerveau qui ne sait pas ce qu'il lui arrive. Bien sûr qu'il aime, le mystère de la première partie du film n'en n'est pas un. Jean-Marc Vallée s'attelle ici à comment faire quand ta vie par en sucette complet. L'interprétation de Gyllenhaal est à la hauteur de lui-même : hypnotisante. Tout ce qu'il entreprend est un peu plus qu'ordinaire. J'aurais aimer le voir partir en vrille totale, voir le canadien marcher sur son auteur et outrepasser l'idée de départ géniale.
Tout simplement superbe. Un film extrêmement émouvant et qui en dit long sur le difficile travail de deuil. Jake Gyllenhaal campe un financier en apparence insensible avec brio. Très belles vues de New York et particulièrement de Coney Island. Un vrai beau moment de cinéma.
Un film agréable, qui fait du bien au moral, nous faisant passer du rire (ce qui peut paraître étrange) aux larmes. Jake Gyllenhaal nous fait encore une très bonne performance, Naomi Watts et Chris Cooper sont aussi très bons et le jeune Judah Lewis est très attachant. Très sympa.
Un très bon film de Jean Marc Vallée. La réalisation est soignée malgré quelques longueurs au début du film. L'histoire est intéressante à suivre et les personnages sont hauts en couleurs. Jake Gyllenhall est une nouvelle fois excellent.
Après le sublime dallas buyers club, le quebecquois Jean-Marc VALLEE signe son nouveau film sous l'angle du questionnement post drame. on soulignera la magistrale interprétation de jake gilllenhall, exceptionnel de justesse et qui sait mieux que personne porter aux nues le chagrin sans un fairenun film dépressif. une superbe leçon de différence... à voir
Retour de Jean-Marc Vallée deux ans après Wild (disons plutôt suite de son aventure américaine) avec cette fois, Demolition, l’adaptation d’un scénario « blacklisté » en 2007 (scénario réputés inadaptables) et un personnage principal donné à l’actuel enfant chéri de ses dames : jake gyllenhaal ! ♥♥♥½
Banquier d’affaires ayant brillamment réussi, Davis (Gyllenhaal) a perdu le goût de vivre depuis que sa femme est décédée dans un tragique accident de voiture. Malgré son beau-père qui le pousse à se ressaisir, il sombre de plus en plus. Un jour, il envoie une lettre de réclamation à une société de distributeurs automatiques, puis lui adresse d’autres courriers où il livre des souvenirs personnels. Jusqu’au moment où sa correspondance attire l’attention de Karen (Watts), la responsable du service clients. Peu à peu, une relation se noue entre eux. Entre Karen et son fils de 15 ans, Davis se reconstruit, commençant d’abord par faire table rase de sa vie passée …
Dès les premières minutes, un montage énergique et sous forme de vignettes viennent tonifier un récit qu’on pourrait croire faussement dramatique ! S’ajoute ensuite la sauce Valée à savoir le mélange régulier de scènes fantasmée et flashback jumelées à une musique savamment sélectionnée… On n’est jamais très loin du vidéo clip même si le réalisateur québécois prend bien soin de ne jamais éterniser ses séquences façon Xavier Dolan pour Celine Dion ou Oasis. Au contraire, il trouve même le juste équilibre entre récit et exercice de style. Lui qui avait donné l’impression de s’en débarrasser avec Dallas Buyers Club semble faire fi de la thématique plutôt dramatique pour au contraire élever son film vers une célébration de la vie.
Pendant tout le film, le récit signé Bryan Sipe jongle habilement entre le drame et l’humour : Vallée en profite pour enfoncer le clou. Lui qui a annoncé dans la presse vouloir procurer des émotions avec Demolition et surtout l’envie de vivre, y arrive aisément.
Certes, parfois le trait est un tout petit peu trop appuyé (les accords mineurs et Aznavour planifié une deux puis trois fois pour évoquer la mélancolie, les transitions sous forme de vidéoclip sur la plage de Coney Island…) et on sent l’ensemble très « grand public » mais il permettra aussi au public de s’y retrouver avec cet opus et véhiculera, comme le souhaitait son auteur, une grande envie de vivre : Un anti-Américan Psycho !
Bien que l'intrigue soit intéressante, le réalisateur canadien de "Dallas Buyers Club", ne nous éblouit pas. "Demolition" ne réussit pas à éviter les blagues de sitcoms et les stéréotypes. Les clichés américains gâchent le discours de fond (déconstruire pour reconstruire). L'attrait pour l'histoire disparaît au cours du film et on tombe presque dans les codes d'une grosse publicité pour les assurances avec une mélodie rock, où seul le slogan manquerait.
L'idée originale est formidable, Côme on aimerait tant en trouver dans des nouveaux films. L'interprétation est toute en nuance même si parfois elles déchire, la bande son est juste à tempo. Car il faut surtout voir cette démolition, comme une reconstruction, après chaque étape douloureuse, après chaque griffure, et croire que tout est possible. Alors bien sûr il y a des divagations qui peuvent nous pré (le break de chasse) mais tout compte fait, ce film est une réussite.
Jean-Marc Vallée poursuit sa route hollywoodienne avec Demolition. Un film sur le deuil et la renaissance qui séduit d’abord avant de se perdre en chemin.