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Un visiteur
1,0
Publiée le 6 novembre 2015
Je suis d'ordinaire assez indulgent avec les films auxquels je n'adhère pas. Ici, c'est vraiment trop. La première 1/2 h : OK, je me dis ça va bien finir par démarrer, le puzzle de l'intrigue va enfin se dessiner. Mais rien. Le réalisateur égrène pendant 2h des situations d'une violence absurde, dans un univers difficilement cernable. Ralentis rasoirs, cruauté sans mobile crédible, rien, vraiment rien qui accroche. Dans le même style, la série Black mirror, par exemple, était bien plus aboutie.
On a donc un film qui part sur de l'absurde avec cette idée de transformation en un animal de son choix si on ne trouve pas "l'âme soeur" au bout de 45 jours dans l'hotel où ils sont amenés. Premier problème rien ne se tient, l'idée même d'un côté fantastique un peu science fiction dans un monde où absolument rien ne le justifie et qui semble tout aussi rationnel que le notre fait que ça ne fonctionne pas, il aurait peut être fallu créer un cadre, un monde, un environnement plus solide pour que ça soit crédible.
Ce n'est plus dans l'absurde, on est dans le ridicule, aussi parce que le film se prend beaucoup trop au sérieux pour faire en sorte qu'on y croit et nous propose beaucoup des scènes glaçantes et gores et non de l'humour. Le film a voulu faire dans l'originalité mais s'égare et fait dans la débilité, là où une exécution pure et simple de l'individu ne trouvant pas de compagnon aurait été beaucoup plus cohérente.
Les critères qui valident la formation du couple après le délai imparti sont d'une puérilité à pleurer alors même que la société est censée être construite sur la sacralisation du couple et le rejet du célibat,spoiler: on a un couple qui est validé sur base d'un épistaxis (saignement de nez) ou qui le serait sur base d'une myopie ou autre particularité que partageraient les deux conjoints....
La première partie du film peut laisser juste perplexe et on se dit qu'on a là un film pseudo intello qui se veut certainement une métaphore de la société grossièrement caricaturale jusque dans ses rapports hommes/femmes.
La deuxième partie continue la descente aux enfers, dans la longueur et l'ennui avec des résistants spoiler: tout aussi extrêmes, dans la caricature puisque non libertaires et criminalisant, mutilant automatiquement les individus pouvant s'aimer avec une Léa Seydoux absolument pas crédible dans son rôle de chef de la résistance et un Colin Farrell et une Rachel Weisz et de nouveau Léa Seydoux dont j'ai trouvé le jeu d'acteur vraiment mauvais dans certaines scènes où ils n'avaient pas l'air de croire à ce qu'ils racontaient et à leur histoire plus que moi.
Conclusion : on a là un film qui est très lourd, très long, ridicule, on sent qu'il se veut intello et élitiste et trouvera très certainement son public de masturbateurs intellectuels aux fesses bien serrées qui y verront une merveille.
Un film très déroutant. Collin Farrel est méconnaissable dans le rôle du personnage principal. Il offre une prestation sobre et intrigante. Cet homme réservé qui a perdu sa femme récemment se retrouve dans un lieu où les célibataires doivent trouver un partenaire en un certain nombre de jours sous peine d'être transformés en animaux. Il va s'enfuir et rencontrer les Solitaires. Autant dire que cette intrigue est étrange, voire même glauque par moments. L'ambiance absurde et décalée fait un certain effet, mais on ne sait pas quoi penser de cette galerie de personnages tordus physiquement et moralement, quand ils ne sont pas carrément antipathiques et psychopathes. On est mal à l'aise lors de certaines scènes. Les dialogues font preuve d'un humour glaçant. Léa Seydoux à un rôle de personnage vraiment abject. Rachel Weisz est émouvante. On a une curieuse impression à la fin.
Ce film m'a fait penser au roman de Ray Bradbury "Farenheit 451", qui d'ailleurs avait été adapté au cinéma par François Truffaut. On y retrouve le thème d'une société totalitaire (ici on persécute les gens seuls, et non les détenteurs de livres), et d'un groupe de dissidents vivant caché dans la forêt . Il dénonce la tyrannie engendrée par les conventions sociales . Même si l'excès d'individualisme est aussi condamné, la vie en couple est ridiculisée avec un cynisme et un humour féroces, ce qui personnellement m'a réjouie. Cela pour le fond, qui a l'immense mérite de dénoncer la ségrégation des gens seuls qui seraient des sous-êtres. Par contre sur la forme c'est du gore et du glauque, sur les humains et les animaux. Exemple : (spoiler ) Une femme rate son suicide et est encore vivante au sol après s'être jetée d'une fenêtre ; on l'entend agoniser longuement en bruit de fond alors que la caméra filme une autre scène ... (fin spoiler ), A cela s'ajoute des comportements humains très bizarres qui sont drôles parfois, mais souvent égarent le spectateur. La première partie est intéressante, durant la deuxième l'ennui s'installe. Colin Farrell est très bien et apporte une vraie touche d'humanité, heureusement.
Toujours intéressé dans ces films par les relations entre les humains, Yorgos Lanthimos a choisi de nous parler d'amour dans son nouveau long métrage. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où l'on à tendance à souvent stigmatiser les célibataires. Il suffit de vouloir réserver un hôtel ou un voyage ou tout simplement de faire ses courses pour voir que les célibataires doivent toujours payer un supplément pour s'excuser de leur solitude lorsqu'ils ne sont pas incité un peu partout à s'inscrire à des sites de rencontres. Bien souvent cette solitude n'est pas voulu et pourtant cela semble mal vu de vivre seul.
Le réalisateur pousse cette situation à l'extrême en imaginant que ces célibataires soient désormais hors la loi et doivent êtres convertis ou éliminés. Il a imaginé un étrange établissement où ils sont tous envoyés de force. Ils n'ont désormais que deux chances de s'en sortir soit ils trouvent l'amour soit ils tentent de s'échapper pour vivre clandestinement dans la fôret. Mais attention car ces clandestins sont constamment en danger car les pensionnaires de l'Hôtel peuvent gagner des jours supplémentaires avant d'être transformé si ils capturent des fugitifs.
Comme son synopsis peut le laisser croire, The Lobster est un film vraiment étrange qui est réservé à un public averti bien conscient qu'ils vont voir un véritable Objet Filmé Non Identifié délirant à l'atmosphère très particulière. Le genre de films auquel soit on adhère dès les premiéres minutes où que l'on regrette tout de suite d'être entré dans la salle. Les situations sont souvent amusantes mais le ton du film très froid rend nombre de scènes vraiment glaçantes. Il y a aussi des passages d'une rare violence particulièrement marquant parce que tout à fait inattendu.
Bien loin de sa catastrophique prestation dans le navrant Prémonitions, Colin Farrell est tout à fait méconnaissable dans le rôle principal de The Lobster. Il a pris beaucoup de poids et s'est laissé pousser la moustache pour incarner David, un homme discret anti-héros de cette histoire. Un rôle avare en dialogue où il a du compenser par l'attitude pour exprimer les émotions que traverse ce personnage. Sans aucun doute sa meilleure prestation depuis des lustres.
Si on pensait que Rachel Weisz tenait le second rôle de cette histoire, il faudra attendre un long moment avant de la voir entrer en scène. Elle joue une des célibataires fugitive dont David va tomber sous le charme malgré les interdits du code de vie des fugitifs. C'est vraiment un casting international que propose The Lobster. On sera surpris d'y retrouver Léa Seydoux excellent dans le rôle de la chef autoritaire de ces fugitifs, on se régalera de la présence du très drôle John C. Reilly et forcement on y retrouve Ariane Labed, actrice française née en Grèce qui joue dans tous les films de Yorgos Lanthimos, dans le rôle d'une charmante femme de ménage de l'hôtel et qu'on reverra prochainement dans l'adaptation du jeu vidéo Assassin's Creed au cinéma.
Il était grand temps de découvrir le réalisateur Yorgos Lanthimos qui signe avec The Lobster un long métrage d'anticipation particulièrement orignal et déjanté. Si l'histoire du film est déconcertante et pas forcement ce à quoi on pouvait s'attendre, il faudra saluer une mise en scène particulièrement inventive et une interprétation sans faille des acteurs. On aimerait bien voir Colin Farrell aussi bon plus souvent, c'est vraiment lorsqu'il ne se prend pas au sérieux qu'il prouve qu'il peut être un bon acteur.
Par l'étrangeté absurde de son concept, The Lobster ne peut qu'attirer le cinéphile moyen. Yorgos Lanthimos va d'ailleurs jusqu'au bout de son idée d'une société complétement déphasée dont l'unique point d'honneur est la vie à deux. Les solitaires, ces personnes qui ont la tare inqualifiable de ne pas avoir trouvé chaussure à leur pied, se voit changer en l'animal de leur choix. Osé, couillu, mais plus déconcertant qu'autre chose, il faut s'accrocher pour entrer dans l'univers très cloisonné de Lanthimos. Car après la vénération du génie pour avoir réaliser une œuvre pareil, vient la déception de n'avoir pas été tant absorbé que ça par la chose. Je trouve dommage car après tout cela devrait parler à tout le monde, ce ne sont que des concepts totalement universels : l'absence de liberté, la vie de couple, l'amour, l’instinct de survie... Et pourtant on se demande bien où on est tombé. The Lobster est tellement privé d'une quelconque clémence ou délicatesse que son fanatisme en devient gênant. Enfin je me console en me disant que c'est surement ce que souhaite Lanthimos. Dans le fond, ce film est un véritable OVNI comme on pouvait s'en douter, dans la forme, il ressemble davantage à ce dont on a l'habitude actuellement avec les films d'auteur. Je suis déçue car je m'attendais à prendre une claque, mais je me rend compte après coup que finalement et bien, la claque je l'avait déjà prise à la lecture du script donc... En tout cas c'est à voir c'est sur, un réalisateur qui ne manque pas de culot à suivre.
Plus que détestable, vraiment nul. Dialogues inintéressants, ennuyeux. Acteurs figés. C'est gore, méchant, et un fouillamini d'idées piquées à droite et à gauche. Nous sommes sortis tellement c'était soporifique et vain.
The Lobster part avec un atout non négligeable au départ : un scénario génial.
Dans le monde que nous peint l'auteur, le célibat n'a plus sa place dans la société. Les célibataires sont amenés dans un hôtel où ils ont 45 jours pour trouver l'âme sœur. Si ils n'y arrivent pas, ils seront transformés en l'animal de leur choix.
Brillante idée !
Le film plante le décors et nous met face au panel de possibilités qu'offre le scénario. Le problème est, qu'à l'instar du personnage principal du film, l'auteur ne fait que les pires choix possibles.
Ce film, que la bande annonce nous vend comme déjanté, drôle et burlesque, ne se résume finalement qu'à un descriptif hyper réaliste de la cruauté humaine, à travers un monde psychotique inventé par l'auteur, le tout proposé de la façon la plus crue qui soit. Le résultat est très difficilement soutenable.
Les passages qui nous font rire dans la bande annonce ne nous font même plus esquisser un sourire lors de la projection, l'ambiance du film étant tellement lourde, dramatisée à outrance. Les seuls rires dont je me souviens sont des rires nerveux, ou les spectateurs se regardent d'un air de dire 'mais putain qu'est ce qu'on fout là !'.
On assiste impuissant à la déshumanisation de chacun des personnages, passage obligé pour s'intégrer dans un groupe. Le destin de ceux qui gardent une parcelle d'humanité est tragique.
L'auteur pousse le vice à nous faire croire qu'une parcelle d'espoir est possible, mais toujours pour mieux nous frustrer à chaque fois : et non, aucune échappatoire n'est possible ! On ne fait que s'enfoncer un peu plus à chaque fois dans l'horreur de ce monde déshumanisé, dans une lourdeur et un premier degré implacable.
Finalement, une scène résume assez bien le sentiment que l'auteur provoque avec son film : chaque matin, une femme de chambre excite le célibataire jusqu'à ce qu'il ait une érection, pour finalement le laisser en plan 'pour son bien', avec interdiction de se masturber (celui qui a le malheur de le faire se retrouve la main dans un grille-pain allumé devant tous les résidents de l'hôtel
Je dirais donc, un scénario génial, une réalisation intéressante mais un film au premier degré difficilement soutenable tant les scènes sont crues, cruelles et sans humanité aucune.
Ou peut-être que je ne suis pas assez masochiste pour apprécier ce genre de film... En tout cas grosse tromperie sur la 'marchandise' au vu de la bande annonce qui ne reflète en rien l'ambiance du film.
A l'image du chien et du flacon de Baudelaire, ce film figure parmi les ordures dont se délecte le public Bobo. L'histoire, sordide et abjecte renvoie aux absurdités de notre société et de notre époque, poussées à leur paroxysme. Le tout n'est rendu supportable que par le jeu des acteurs, excellents il faut le dire, dans des costumes de condamnés à mort empesés de la puanteur du nihilisme et de l'horreur. A fuir...
Pas mal, mais je suis un peu resté sur ma faim, je m'attendais à mieux et j'ai trouvé le film un peu trop long, ceci dit j'ai quand même passer un assez bon moment et je ne sais pas trop quoi en penser finalement.
Habitué de l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre un film débridé, avec cependant un vrai fil conducteur : l'Amour. Ce film est un drame profond, d'une tristesse omniprésente idéalement représentée par un excellent trio d'acteurs (Colin Farrell, Rachel Weisz et Léa Seydoux). Le sujet est fantasque et ce qui se joue devant nos yeux ne laisse jamais indifférent. On regrettera cependant certaines longueurs et des situations trop cocasses pour ne pas dénoter. Le rythme est lent, parfois trop, et très pesant. N'attendez pas une once de légèreté, il n'y en a pas : résultat, on finit par se lasser peu à peu et c'est vraiment dommage. Sentiment mitigé à la sortie...
Très très bon film, ça fait du bien de voir de la SF .... avec un scénario! Et j'ai beaucoup ri devant les séquences (volontairement) absurdes lors des réunions générales à l'hôtel Si par contre quelqu'un peut me dire pourquoi il faut ABSOLUMENT avoir un point commun avec son partenaire pour former un couple(saigner du nez, boiter,...) car je n'ai pas compris la raison!
Original et bien fait mais un concept d'humanité un peu trop irréaliste même sur le ton de la fable: pour qu'un couple se forme et dure, il suffit d'un point commun clair entre les deux membres (ex:saignement de nez...); quant à la manière d'enfanter, elle paraît oubliée (les enfants sont fournis déjà assez grands aux couples formés).Pour ne pas parler de la transformation plus vraie que nature en animal de leur choix de ceux qui échouent à trouver l'ame sœur (chien,homard,etc).
Aucun intérêt. Je recommande à ceux qui ont du temps à perdre. un univers irréaliste (on peut être transformé en animal) dans lequel on a du mal à se projeter. Un humour malsain qui fait à peine sourire. Des personnages absolument pas attachants. une histoire absurde qui laisse perplexe.