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Laurent C.
295 abonnés
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3,0
Publiée le 31 octobre 2015
L'affiche est fascinante : un drapé de blanc, qui donne au personnage un aspect complètement fantomatique, dans un environnement qui échappe à toute temporalité. Le film, lui, plonge le spectateur dans un univers pour le coup, beaucoup moins poétique que l'affiche ne pouvait le présager. Dans ce monde, situé dans une époque sans doute assez proche de la nôtre, les célibataires ou les amoureux tristes, sont transportés dans un hôtel magnifique où ils ont 45 jours pour tomber amoureux, faute de quoi ils se transformeront en animaux. Le monde dépeint est binaire : d'un côté, il y a les couples, certes désabusés, certes résignés, mais qui font autorité dans la société hautement normative, dès lors qu'ils partagent au moins un attribut commun ; de l'autre côté, il y a les célibataires assumés vivant dans la forêt et pour lesquels le couple est assimilé à une tombe creusée dans le limon. Les deux communautés se font froidement la guerre, pétries toutes les deux d'enfermements et de stéréotypés réducteurs. Le film est cruel, cynique, à l'image de ces personnages qui peuplent cet univers, dont seul le héros, promis à devenir un homard, parvient à dépasser en humanité. La froideur du film, renforcée par la longueur qui aurait eu besoin dans le montage de quelques coupes, laisse un sentiment assez partagé. Le sujet est indéniablement intéressant, la photographie et la mise en scène sont précises et chiadées, pour autant, on reste de marbre devant autant de cruauté, voire même indifférent. Suffit-il de faire œuvre d'originalité pour obtenir le prix du jury à Cannes ? C'est toute l'interrogation face à des films qui auraient mérité de plus amples récompenses comme le brillant "Sicario", "Mia Madre" du très talentueux Moretti ou encore le très beau "Youth". On passe à côté de cet univers morne, stérile, peut-être du fait d'une mise en scène trop marquée, trop abrasive, sinon rigide, pour laisser une place à l'émotion, même humoristique. On oubliera vite ce film, en espérant que le prochain aura gagné en beauté, en espoir et en drôleries.
De beaux plans parfois, des idées mal "exploitées", beaucoup de répétitions, le côté morbide qui se veut humoristique est assez malsain et limite écœurant. Personnellement si c'était à refaire je passerais mon chemin!
Bizarre... étrange, voir trop... le rythme du film est saccadé, même si l'idée de départ est bien, le film ne s'accorde pas bien par la suite et perd en intérêt. Dommage
Quelle déception ! Quel film mauvais, triste, lugubre, méchant, cruel ! Dans la salle nous étions 11 personnes et 5 sont parties. Bien leur en a pris, car plus le film avance, pire c'est. Enorme perte de temps et d'argent.
film étrange, j'ai bien aimé la mise en scène, les beaux paysages, rachel weisz... pour le reste, je prends le film comme une réflexion sur l'amour et la liberté, avec d'un côté une société obligeant ses citoyens à vivre en couple, de l'autre une minorité rebelle de célibataires, où il y a un peu moins de contraintes, mais où l'on est obligé de rester célibataire, du coup où que l'on soit les sentiments sont faux, affectés ou refoulés ; dans un tel monde est-il possible de tomber amoureux et de vivre sincèrement cet amour ? Par rapport aux autres commentaires, je n'ai pas été choqué par le film, plus surpris par sa façon frontale de montrer les mauvais traitements, nous n'y sommes pas habitués. Par contre je ne suis pas arrivé à m'attacher aux personnages et du coup à m'intéresser à ce qui leur arrive.
Dans un monde ou les célibataires n'ont pas le droit d'exister.Un hôtel a pour mission de les capturer,ils auront alors 45 jours pour trouver l’âme soeur ou seront transformés en l'animal de leur choix.
Intriguer par le scénario assez spéciale de ce film j'étais impatient de voir le résultat en salle.Je ressors conquis,contrairement a ce que l'on peut penser en lisant le résumé, le film ne fait pas dans l'humour,bien au contraire,j'ai rarement pu voir une oeuvre avec autant de cruauté et un univers aussi oppressant. Cela se transmet tout d'abord par l'image très sombre et en format 4/3 qui m'a toujours laissé une impression d'enfermement,mais aussi par la musique qui s’avère être d'une extrême violence (son strident et peu agréable). Un malaise s'installe et devient de plus en plus prononcé jusqu'en devenir insupportable par moment.En restant toujours très subtil le film vous amènera a penser que le bonheur n'a pas sa place dans le monde et qu'il est donc impossible de s'y épanouir Tres surpris par le film je suivrai dorenavant avec enthousiasme le cinéma de Yorgos Lanthimos
Très décevant. Sur le papier, le scénario est séduisant et inventif. Mais trop de cruauté gratuite, et un manque de profondeur et de sens dans le propos. Toute cette noirceur et ce cynisme pour dénoncer la fausseté des relations de couple, l'hégémonie du couple et la rigidité des célibataires endurcis? Et bien, si c'est cela, le traitement est superficiel. Le réalisateur avait d'autres messages et objectifs ? Dommage, on ne les a pas captés.
Braves gens n'allez pas voir ce film, ennui et angoisse au rendez vous. Rien de pire qu'un dimanche après midi gâché par cette trop longue épreuve. Quelle tristesse de voir un si beau casting dans une si grosse daube.
16 189 abonnés
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1,5
Publiée le 11 septembre 2018
Primè à Cannes, "The Lobster" parle d'amour mais sans les èmotions qui vont avec! Le genre de mètrage qui vous met mal à l'aise et qui vous pousse constamment en dehors des codes ètablis avec des personnages très froids! Avec son style èpurè, ce drame humain nausèeux nous met en place dans une sociètè qui fait peur à voir! spoiler: En effet, les cèlibataires sont envoyès dans un hôtel où ils ont 45 jours pour trouver l'âme soeur! Et s'ils ne trouvent pas l'amour, ils sont transformès en animaux! Yorgos Lanthimos, un nom aussi grec que le rèalisateur du film, avait des choses à dire! La dimension artistique de son cinèma laisse en tout cas perplexe avec de bons quarts d'heure d'ennui malgrè quelques moments marquants dans la première partie à l'hôtel! Un dèlire intello prout prout et le moins bon des films de Yorgos Lanthimos, visiblement ègarè, qui n'èpargne rien ni personne! Par son parti pris, par son premier degrè difficilement soutenable et par des stars comme Rachel Weisz et Lèa Seydoux dont il ne sait visiblement que faire dans les bois! Colin Farrell et Ariane Labed, tous les deux excellents, sauvent heureusement les meubles! Bref, le homard m'a tuè! Comprenne qui pourra....
"The Lobster" est une curiosité tant par son histoire que par la façon du réalisateur de la mettre en scène. Tout y paraît surréaliste, absurde mais avec un fond de vérité dérangeant. Malgré une intrigue qui tient presque de la farce, il existe une véritable réflexion (autour de l'amour, du couple et du regard de la société sur ces thèmes) derrière ce long métrage. Ne vous attendez pas à rire face à ce cynisme ambiant ! La tonalité dominante du film est sinistre et sombre. Le réalisateur met alors le spectateur dans une position inconfortable entre la violence des images et des scènes souvent loufoques. Le résultat est certes déroutant mais plaisant dans son ensemble. Il faut aussi mentionner cette superbe BO qui vient appuyer judicieusement les passages les plus "sensibles" et y apporter un dose supplémentaire d'émotion. "The Lobster" ne plaira pas à tout le monde mais c'est son caractère unique et atypique qui le rend si savoureux.
THE LOBSTER, Prix du Jury à Cannes cette année, est une expérience cinématographique qui vaut la peine d'être vécue. Dans un monde totalitaire, le célibat n'est pas toléré. David (Colin Farrell : 20 kg) est donc arrêté et placé en détention dans un hôtel assez luxueux où il a 45 jours pour trouver l'âme sœur, sous peine d'être transformé en animal de son choix. Pour échapper à ce cauchemar, il s'enfuit et rejoint "les solitaires", un groupe de résistants où à l'inverse, les relations amoureuses sont proscrites. Cette fable tragico-burlesque de Yorgos Lanthimos recèle des trésors d'humour noir et une bonne dose de surréalisme bien maîtrisés. Ce que ça dit sur le couple ? Je ne sais pas trop, sauf peut-être que l'amour ne tolère pas les contraintes, bien qu'il surgisse parfois dans des circonstances peu favorables. Cinématographiquement inspirée (belle image, plans soignés), cette dystopie est avant tout un exercice de style. Mais tellement bien troussé, si drôle par moment, si déroutant, qu'il séduit malgré ses ressorts un peu artificiels. La musique de Stravinsky et Chostakovitch placée à fond les ballons et de façon systématique m'a tapé sur le système plus souvent qu'à mon tour. Mais le casting (excellente Léa Seydoux) et le regard magnifique et trop rare de Rachel Weisz finissent de convaincre qu'on a bien fait de venir…
"The lobster" est un film clivant qui ne laisse personne indifférent. Cette histoire de science fiction où des célibataires se retrouvent enfermés dans une grande demeure pendant 45 jours pour trouver un époux ou une épouse sous peine d'être transformé en un animal de son choix peut paraitre originale ou déconcertante et frappadingue en fonction du spectateur. J'ai personnellement trouvé le film intéressant et vraiment original, le climat du long métrage se situant entre la série "le prisonnier", Farenheit 451 de Tuffaut ou les films de Greenaway pour l'aspect décalé et la partition musicale. Les acteurs sont bons, la distribution brillante (Colin Farell, Rachel Weiz, Léa Seydoux et Olivia Coleman), même si la production est internationale, le ton est délibérement britannique. Autant le préciser, le film est très sombre.3/5
vraiment désespérant de cynisme, d'élitisme, de noirceur. Superinterprétation qui m'a permis de ne pas quitter la salle. pour un public très élitiste dont je ne fais pas partie. Y a t-il quelque chose à comprendre ou à creuser ? En tout cas beaucoup d'audace, mais non franchement, je n'ai pas aimé.
Je ne connais du réalisateur grec Yorgos Lanthimos que « Canine », un film très original avec son microcosme particulier. Je découvre dans the lobster un autre univers particulier, une société où la vie de célibataire est interdite sous peine de se transformer dans l’animal de son choix. Ce film décalé parfois absurde aurait pu être génial tant les idées foisonnent. Malheureusement, j’ai eu du mal à entrer dedans par le jeu des acteurs dans un même ton uniforme, complètement déshumanisé comme cette société semble vouloir s’imposer. On a l’impression d’avoir affaire à des robots qui récitent leur texte.