Good Kill
Note moyenne
3,1
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189 critiques spectateurs

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HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2015
Encore une fois, voici un film intéressant sur les nouvelles façons de faire la guerre dans le monde moderne. On saisit bien le décalage induit par le fait de ne pas se trouver physiquement sur le terrain des opérations, et entre un véritable pilote cloué au sol et les nouvelles recrues, dénichées pour leur habilité au joystick.
L'histoire prend d'autant plus d'intérêt grâce au cachet "inspiré de faits réels" et par la prestation d'Ethan Hawke en pilote USAF tourmenté.
Malheureusement le film peine à trouver un véritable souffle et il est relativement plat. Reste son caratère instructif.
Baptistos
Baptistos

76 abonnés 705 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2016
Good Kill est un film qui manque cruellement d'accroche, d'ambition mais aussi d'émotion. Ce film, inspiré de faits réels, se devait de fournir bien plus d'impact et bien plus de tensions. Ici, tout est en partie répétitif, on sent l'ennui, qui, au fur et à mesure, s'accumule et provoque cette sensation désagréable dans l'esprit du spectateur. Les enjeux ne sont pas assez fournis, malgré le bon déroulement de l'histoire et le " désespoir ", qui, peu à peu, consume le personnage principal qui est l'un des points plutôt efficace. On prend tout de même un certain plaisir à regarder ce film, qui nous offre la possibilité de découvrir des missions d'un réalisme profond et une sensibilité assez développé. Le jeu d'acteur est correcte, rien de plus et l'ambiance l'est tout autant.
Toto INF
Toto INF

42 abonnés 555 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un film de guerre peu commun, pour une guerre peu commune.

Prenant ici comme contexte les drones de combat déployés par l'armée américaine dans les conflits actuels, le film est déjà original rien que par son sujet. Mais il ne s'arrête pas là, puisqu'il s'articule autour de toute une équipe de pilotes de ce genre d'appareil, qui, installés dans une cabine dans une base du Texas, font la guerre au Moyen-Orient, tout en rentrant chez eux le soir. Et c'est là-dessus que le film brille ! Toute la dualité d'un conflit étrangement loin du quotidien de ces pilotes. Porté par un Ethan Hawke hors pair, l'acteur réussit vraiment à souligner tout le malaise du personnage qu'il incarne. Ajouter à cela une histoire qui sert tout à fait le propos, une réflexion intelligente sur l'armée, les combats, et les soldats engagés dedans. Bien loin du patriotisme aveugle, le film nous projette dans une réalité que l'on pensait encore appartenant au futur, mais la guerre à distance est déjà là. Une question ouverte saisissante quant aux futurs des conflits armés.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2024
Donne à réfléchir

Un film qui fait réfléchir et qui pose les questions suivantes :

- « La guerre contre le terrorisme est-elle morale ? » et
- « Si nous arrêtons de les tuer, arrêteront-ils de nous tuer ? ».

Eh bien, la réponse a été apportée par les attentats du 11 septembre et du 7 octobre, ainsi que par les innombrables attaques terroristes qui ont lieu chaque jour partout dans le monde. Des actes de terreur maléfiques et ignobles, totalement injustifiés et irraisonnables, commis au nom de la pauvreté intellectuelle d'êtres endoctrinés qui refusent le développement personnel et les Lumières.

Durant une période où j'ai acquis beaucoup de connaissances théoriques, j'ai partagé la crise morale vécue par les personnages principaux de ce film.

Puis, confronté à la réalité du terrain – en ayant vécu, étudié et travaillé dans 16 pays sur 3 continents pendant 4 décennies – et en ayant ainsi été régulièrement témoin des ravages d'un lavage de cerveau qui ne tient pas compte de la Diversité, de l'Education, de la Santé et de la Vie, j'ai compris la sage conclusion du Lieutenant-Colonel Jack Johns.

A priori, le Major Tommy Egan aussi, puisqu'il spoiler: ne manque pas de rendre justice à l'épouse-esclave d'un taliban, qu'il voit se faire battre chaque jour, avant de démissionner et de partir reconquérir son épouse et sa famille minées dans cette guerre contre la terreur
. Un combat pour notre droit fondamental à nous défendre et à garantir notre existence, qui peut comporter son lot d'erreurs et de dommages collatéraux, mais qui reste essentielle pour préserver la santé et la vie du plus grand nombre.

Car, il ne faut jamais oublier que spoiler: si un « good kill » peut sauver plusieurs autres vies, il s'agit alors d'un acte humaniste, pour le bien de tous sauf d’êtres vils qui chérissent plus la destruction que la création et la mort plus que la vie
.

Pour une revue détaillée des aspects techniques et artistiques, je vous laisse lire quelques articles objectifs dans la presse spécialisée.

3.6/5
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2015
Andrew Niccol est de ces réalisateurs qui naviguent perpétuellement entre l’optimal et le minimal. Dans la première catégorie, citons notamment Bienvenue à Gattaca ou encore Lord of War, et dans la seconde les âmes vagabondes ou Time Out. Quoiqu’il en soit, en dépit des défaillances dont fait parfois preuve le cinéaste, il est indiscutable que le bonhomme sait choisir avec minutie ses sujets, comme c’est le cas pour ce Good Kill, d’où une certaine impression de gâchis. S’associant, comme sur ses deux plus grands succès, avec son comédien fétiche, Ethan Hawke, Niccol tente de piquée à l’aiguille le postérieur d’une Amérique de plus en plus indifférente face à la guerre menée en Orient face au terrorisme, du moins indifférente aux moyens déployés pour que le gouvernement parvienne à ses fins. Cette guerre, incessamment évolutive, marque la naissance de l’utilisation massive de drones de combat, aéronefs sans pilotes, tueurs silencieux et invisibles manipulés depuis l’autre bout de monde par des individus qui doivent composer entre les critiques de lâcheté et le remords de toutes ces morts d’un simple clic sur un joystick.

Andrew Niccol, conscient des enjeux moraux d’une telle guerre, menée depuis son domicile par des soldats qui peinent à se définir comme tel, illustre son propos en suivant de très près un commandant de l’US Air Force, pilote scotché à terre par sa hiérarchie et frocé d’accomplir sa mission dans un container, aux commandes d’un drone survolant des pays dans lesquels il ne se trouve pas. Chaque soir, le brave pilote rentre chez lui, dans la banlieue de Las Vegas, se disputant avec sa femme, prenant en charge ses enfants, toujours avec la pensée du nombre des tués dont il est responsable ce même jour. Intéressant. Oui, mais le cinéaste semble avoir pris le parti d’illustrer cette drôle de guerre en se concentrant sur la psyché d’un seul personnage, un pilote qui souffre surtout de ne plus pouvoir voler, qui souffre d’un manque d’adrénaline et qui perd peu à peu pied, en s’éloignant toujours d’avantage de sa famille. Dès lors, l’effort pour amener un sujet captivant sur le tapis est mis à mal par l’aspect mélodramatique du film. Pour conclure son film, Andrew Niccol ira même jusqu’à bafouer toute sa construction narrative, erreur immanquable pour tout cinéphile un tant soit peu exigeant.

Bref, si tout débute formidablement, l’aspect didactique de la première partie du film s’avère salvatrice pour captiver les non-initiés, la suite vire tout gentiment au mélodrame individuel, une crise de conscience assez peu sensible qui se termine sur un coup de tête que l’on pressentait venir depuis belle lurette. En gros, Andrew Niccol n’a pas su donner le bon ton à son film, un film qui plus est par moment ennuyeux tant le rythme ne décolle jamais. D’un massacre aérien et impersonnel à un autre, le commandant Egan s’engueule avec madame, fait griller des steaks, se balade en ville et son personnage n’évolue jamais, jusqu’à la très logique annonce de séparation. L’homme souffre, oui, mais le public souffre de la facilité avec laquelle le film se conclut.

La guerre est sale, tout le monde le sait et Andrew Niccol ne nous apprend strictement rien si ce n’est qu’il effleure la problématique des drones, l’impact d’une guerre menée à distance par des gamins ou anciens combattants à qui l’on demande de jouer au plus meurtrier des jeux vidéo. A ce titre, l’évocation de la Xbox ou de la Playstation par le colonel de la base n’est pas anodine. Voilà qui contentera quelques curieux mais certainement pas les plus exigeants des cinéphiles, adeptes de l’approfondissement des sujets proposés, exercice dont le réalisateur s’est ici éviter, par manque d’envie, de temps ou de moyens. 07/20
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2015
Révélé au grand public avec "Bienvenue à Gattaca", une oeuvre d'anticipation subtile qui avait marqué les mémoires, Andrew Niccol récidive avec son sixième long-métrage, "Good Kill", un thriller sur fond de guerre qui s'intéresse à l'utilisation des drones de combat en Afghanistan à distance. Ancien pilote de chasse reconverti en pilote de drone de combat, le major Thomas Egan est confronté à une multitude de problèmes de conscience quant à son métier. Alors qu'il développe un trouble de stress post-traumatique, Thomas remet sa mission en question : ne crée-t-il pas plus de terroristes qu’il en extermine ? Film psychologique qui sort des sentiers battus, "Good Kill" est un film très intelligent qui prend le contre pied de "American Sniper" sorti il y a quelques mois. Le long-métrage exploite une multitude de thématiques dont on n'a pas l'habitude de voir au grand écran, le cinéaste donne un regard critique qui pour une fois dénonce les actions du gouvernement Américain. Le rôle des Etats-Unis dans cette guerre est clairement mis en question tout comme les pratiques parfois douteuses qui consistent à éradiquer les Talibans malgré les dommages collatéraux tels que les civils, tout cela au nom de la paix et de la démocratie. Le réalisateur critique cette guerre à distance qui prend l'allure d'un jeu vidéo pour les pilotes où la mort est au bout d'un petit bouton. A la réalisation, Andrew Niccol propose une mise en scène efficace qui malgré quelque petits défauts est plutôt convaincante. Dans le rôle phare, Ethan Hawke lire une très bonne prestation et parvient à nous faire partager ses états d'âmes et ses fêlures intérieures. Cependant, malgré toutes ses bonnes intentions, le film est assez plat, sans réel tension dramatique et se révèle très répétitif, passé les trois premiers quarts d'heure des longueurs apparaissent, on a l'impression d'assister à la même scène encore et encore. Ainsi, "Good Kill" est un petit film intelligent qui remet en question le rôle des Etats-Unis mais qui manque cruellement d'ambition.
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2016
Un film de guerre mais très statique, la guerre à très longue distance avec des drones et des frappes dites chirurgicales ou stratégiques. Des soldats enfermés dans des containers à Las Vegas frappent des cibles décidées à Washington et on leur demande de tuer , sans état d'âme, sans poser de questions, obéir en tuant combattants et dommages civils acceptables stratégiquement. C'est le sujet du film, le tourment intérieur de ces soldats, leurs questionnements sur l'utilité de leur action, leur culpabilité, le sens de tout cela. La guerre est elle sans fin, est ce un cercle vicieux , je te tue, tu me tues . Globalement intéressant sur cet aspect de la guerre mais film peu passionnant visuellement avec des images style jeu vidéo de guerre à répétition. A noter la belle présence de Zoé Kravitz.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2015
Le commandant Tommy Egan semble serein. La poignée dans les mains, il dirige son zinc avec calme et professionnalisme. Survolant l'Afghanistan en pleine zone de guerre, le moindre dérapage pourrait être fatale. Après quelques heures de ronde, il a enfin sa mire en vue et s'apprête à tirer : 3, 2, 1, feu ! Cible neutralisée. Sa mission accomplie, Egan va pouvoir reprendre sa voiture et retrouver les siens. Le militaire travaille à côté de Las Vegas, et les avions qu'il pilotait jadis sont devenus des drones, dirigeables à des milliers de kilomètres de distance.

Que les choses soient dîtes, Good Kill remet Andrew Niccol à son meilleur niveau. Après le décevant Time Out et l'insignifiant Les âmes vagabondes, le réalisateur montre qu'il a encore des choses à dire. C'est une réalité, l'armée américaine utilise des drones de combat pour faire la guerre. Par un sens de la mise en scène aiguisé et des scènes volontairement répétitives, le cinéaste met à mal un spectateur qui sera dérouté. La paranoïa militaire, des pertes civiles inutiles et la virtualité de la guerre nous feront comprendre que cette avancée technique nous pousse au déshumanisme le plus total.

Métamorphosé en soldat en plein stress post-traumatique, Ethan Hawke est impressionnant. Loin de l'image de père de famille de Boyhood, son visage creusé et ce regard perdu au loin trahissent un homme que l'armée a abandonnée. Après Bienvenue à Gattaca et Lord of War, Niccol sait exactement comment le filmer. Constamment dans le cadre, ce personnage symbolise la terrible mutation que la guerre est en train de subir. Les combats ne sont plus concrets, mais impalpables. Comment se rendre compte alors du prix d'une vie ? Malgré un final quelque peu naïf, Good Kill est une œuvre qui souligne un propos pleinement contemporain, et vise en plein dans le mille.
MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2015
Un film intéressant psychologiquement,une simple pression sur un bouton et la mort est au rendez vous.Malheuresement les bavures et autres infos peu fiables sur les cibles engendre des dommages collatéraux qui pèse sur la conscience de certains membres de l'unité et fait réfléchir sur l'abus ou le manque d'intégrité des ordres reçus!et à ce niveau la c'est réussi,si vous vous attendez à un film de guerre rythmé en direct du front vous serez déçu tout se passe depuis une petite base militaire près de Las Vegas et du domicile des militaires!mais intéressant tout de même à voir au moins une fois.3/5
Silvere B.
Silvere B.

36 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2016
On a tendance à voir ce film comme Lord Of War mais je moins bon malheureusement ! La faute a un rythme longuet et des dialogues pompeux !
Fred B.
Fred B.

15 abonnés 787 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Vu le 10/12/2024.
Un film fortement sous-estimé qui dépasse à peine la barre du 3/5 sur ce site alors qu'il mérite beaucoup plus.
Le major Thomas Egan (Ethan Hawke) est un ancien pilote de chasse aujourd'hui reconverti en pilote de drone de combat. Quand il ne combat pas les Talibans depuis sa base à Las Vegas, il est chez lui où il se querelle avec sa femme Molly (January Jones) et ses enfants. Alors qu'il développe un trouble de stress post-traumatique, Thomas remet sa mission en question : ne crée-t-il pas plus de terroristes qu’il n'en extermine ?
Ce film explore ce qu'on pourrait appeler la guerre silencieuse, une guerre réalisée à distance depuis une base aux USA (ici Las Vegas dans le film) à l'aide de drones. Ici pas de combat concret, pas de perte humaine du coté des américains, une guerre particulière qui ressemble plus à un jeu viéeo (d’ailleurs le colonel Jack Johns, joué par Bruce Greenwood, le dis très clairement quand il accueille les nouvelles recrues) qu'à une vraie guerre. Et comme souvent, on imagine à peine les dégâts internes que cela produit chez ceux qui appuient sur un bouton et donnent la mort à des milliers de kms de leur cible. Ethan Hawke joue très bien ce rôle de soldat traumatisé par ce qu'il inflige à des inconnus, spoiler: et notamment quand il élimine par accident des enfants
. Alors bien sûr, le film s'interroge et on a des fans de ce système qui expliquent que ça évite des pertes humaines américaines ce qui ravit la société, que ces terroristes là ont créé le 11 septembre, mais tuer sur la simple demande d'une voix inconnue qui peut très bien se tromper,ou est la morale?. Les discussions avec Vera Suarez (jouée par la belle Zoe Kravitz, qui est absolument craquante dans la scène de la soirée que le groupe passe ensemble) sont assez lénifiantes et le spectateur se reconnait bien là-dessus. Certaines scènes sont assez dures spoiler: (par ex celle ou un taliban tabasse sa femme avant de la violer, ou celle ou des civils viennent tenter de trouver des survivants et qu'ils se prennent une bombe à leur tour)
par contre...
Bref un film fort qui mérite un excellent 4.5 / 5, même si il est vrai qu'il se passe peu d'actions concrètes dans ce film, même si on pourra reprocher à notre héros de ne pas s'occuper de sa magnifique femme Molly (quel sacrilège), mais l'aspect psychologique et traumatique est parfaitement développé.
Et la scène de fin pour le coup, perso, elle m'a rempli de joie...
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2015
Dommage, l'idée est originale ainsi que le question du bien fondé de l'emploi de cette arme..... mais tout çà reste beaucoup trop superficiel, aucune profondeur tant philosophique que psychologique ne vient étayer la dénonciation du télé travail du soldat moderne...... même la fin semble une prise de position en faveur de cette emploi à distance alors qu'on s'attendait à l'inverse.....et les dialogues ou plutôt les monologues du colonel pour défendre l'utilisation des drones font mouches.... à n'y rien comprendre.....
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juillet 2021
Encore un autre film ou les Etats-Unis sont les méchants qui dans sa vision du monde simplifiée à l'extrême continue de gaver le spectateur. Le dialogue entre les militaires de rang est ridicule dans son insubordination. Les conversations remplacent les ordres et le film voudrait vous faire croire qu'il est normal d'avoir de longues discussions par haut-parleur entre un opérateur anonyme de la CIA et les hommes et les femmes qui reçoivent des ordres au milieu du combat c'est absolument irréaliste. C'est à mourir de rire si certains ne croyaient pas que c'est ainsi que la vraie guerre est menée. Le sujet concernant une personne qui se bat avec sa capacité à tuer des gens du bout des doigts est traité de façon à peu près correcte. Mais nous voyons Ethan Hawk et les autres pilotes s'inquiéter de tuer des femmes et des enfants à plusieurs reprises et ne pas s'en inquiéter. Les hommes adultes sont dépeints comme des êtres a sacrifier ou probablement coupables de quelque chose que l'on ne sait pas et Good Kill est un film offensivement irréaliste en tous point...
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2015
(...) Dans ce nouveau conflit, le drone devient le soldat (et inversement) et ses attaques, imprévisibles et invisibles, sont un miroir parfait du fameux terrorisme qu’il combat. GOOD KILL est de ce point de vue bardé d’images fortes, à même de pousser à la réflexion sur ce cercle vicieux guerrier; de moments de tensions hyper-intenses et très bien réalisés. On retiendra ainsi chaque attaque, où les enjeux militaires forcément troubles trouvent un écho marquant dans la froideur d’une tuerie « filmée » avec autant de distance. L’image y fusionne avec le son (et dans une moindre mesure, les interprétations des acteurs) dans un maelstrom d’intensité insoutenable; une guerre paradoxalement viscérale et pourtant menée à partir du confort du sol américain. Elle permet de confronter avec intelligence le point de vue du soldat et celui du vétéran, de les faire interagir en direct; Ce qu’Egan voit au « combat », il le ramène chez lui à la fin de la journée.
Cette réflexion sur le sens de la guerre est donc véritablement passionnante… Malheureusement, le film qui nous la propose l’est beaucoup moins: GOOD KILL contre-balance ces images fortes avec de la psychologie de comptoir façonnée à partir des poncifs du genre, cette morale perdue entre la difficulté de "tuer consciemment des innocents" et l’obligation de suivre des ordres;
La confrontation entre soldat et humain est délivrée avec le manque de subtilité et de sensibilité habituel chez Niccol (...

critique par GEORGESLECHAMEAU - l'intégralité sur Le Blog du Cinéma
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Comme beaucoup d’autres militaires, un excellent officier pilote de F.16 de l’Armée Américaine, passionné de vol, de combats aux nobles sentiments guerriers, se voit « promu » à s’adapter aux derniers progrès militaires et économiques en tant que pilote de drones offensifs. Il « vole » désormais au-delà même des portées visuelles des ennemis, depuis une salle de contrôle climatisée de Las Vegas (le monde du jeu), une quasi-console de jeux entre les mains, à décider de la mort d’ennemis hypothétiques de l’autre coté du monde, tuant, explosant ce que lui dicte la bureaucratie de la CIA, dans la déloyauté, la lâcheté, la tragédie des victimes collatérales, la désinvolture et l’impunité totale.
La raison et le cœur d’un soldat digne de ce nom résisteront-ils à la conviction d’avoir été transformé malgré lui en ignoble sniper d’Etat et en fonctionnaire terroriste occidental ? Jusqu’où peut tenir l’auto-dégoûtation d’être rétrogradé à un rouage funeste mû par des statistiques, des probabilités et des équations meurtrières, sur les cendres des valeurs de réalisme de terrain, de bon sens, d’intelligence et de décence ?
Tiré de faits et de témoignages réels, ce film dénonce une nouvelle forme d’inhumanité à l’intérieur de l’inhumanité de la guerre, l’enterrement des derniers sentiments, fussent-ils guerriers, dans une logique de guerre mondiale désormais putréfiée dans l’horreur de la virtualisation, qui ne peut qu’aboutir à la haine et aux conflits sans fin.
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