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Un visiteur
2,0
Publiée le 10 juin 2019
Ce film ne m’a pas accrochée, la mise en scène a du mal à me captiver, c’est une réalisation affichant le même que « Forest Gump ». La tournure dramatique prend ce monde de fantaisie semi-réelle, l’esprit rêvé d’un passionné de figurine et maquette réplique de la seconde guerre mondiale, la Belgique fictive dans son jardin expérimental. Tabassée et laissé pour mort en sortant d’un bar très arrosée, une victime de « hate crime » homophobe, un déchaînement d’une telle violence inouïe, il a survécu mais laissera de grave séquelle physique perturbante sur son mental, l’amnésie crée cette bulle à lui. L’obsession centrale du pilote poupée soldat est le talon aiguille, c’est son goût qui ne sera discutable dans cet appel tolérant et une focalisation incessante, l’invention d’origine d’un objet de coquetterie féminine, étrange soit-il.
Beau film très original et touchant surtout qu'il s'appuie sur une véritable histoire. La mise en scène remarquable est très belle tout en étant très très originale alternant les vraies prises de vue avec l'animation 3D en partant des photos des poupées. Steve Carrel incarne à la perfection ce personnage détruit
Steve Carell incarne à merveille son personnage. Le scénario est efficace, il n'y en a ni trop, ni trop peu. Quel plaisir de suivre un film où les gens qui entourent le personnage principal sont bienveillants !
Les avis des @supergeekettes sur les films 2018 et nos attentes sur les sorties 2019 --> https://super-geekettes.com/
" Bienvenue à Marwen" est un film totalement bluffant de Robert Zemeckis. Le pari été risqué d'alterner entre le monde imaginaire de Mark et de ses poupées et sa vie réelle. Mais ce monde imaginaire permet de mieux comprendre l'état post-traumatique de Mark Hogancamp dans sa vie réelle. En effet, tous ce qu'il se passe dans les scènes de son monde de poupées à un écho dans sa vie. De plus, les effets spéciaux sont bluffant et Steve Carell signe une prestation exceptionnelle. Un film à aller voir au cinéma absolument !
Une petite merveille signée Zemeckis. Poésie, humour et émotion sont au rendez-vous de ce film qui se double d'une réflexion sur la solitude de la création et le sentiment de culpabilité des victimes.
Robert Zemeckis a l'art de dénicher des sujets originaux en marge du quotidien.Steve Carrell apporte toute sa folie dans l'interprétation de ce personnage qui se réfugie dans un monde imaginaire de poupées. Je n'ai pas reconnu Diane Kruger ,en poupée Deja. Les effets spéciaux de motion capture sont bluffants, on voit bien le coté lisse et en plastique des poupées sur les têtes des acteurs.Qu'est ce qui ne fonctionne pas ? les scènes de seconde guerre mondiale jouées et rejouées sans cesse par les poupées, difficile de s'y intéresser étant donné le peu d'enjeu scénaristique.Le côté fétichiste des chaussures et les filles sexy,mettent plutôt mal à l'aise,au lieu d'être drôles, car le personnage principal est présenté comme un benêt.Heureusement les scènes où on revient au monde réel sont chargées d'émotion, notamment sur la fin.Bref le film est assez bancal.
Ce film est pour moi un chef d’œuvre passé inaperçu. Les effets spéciaux, la musique, le scénario, tout s'entremêle parfaitement bien. Le jeu de Steve Carell est excellent. Surtout, l'histoire, en plus d'être originale, est touchante, juste. Rien à redire quant à la réalisation. Cela faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant touché. A voir absolument
>>> Ouaouh ! Quel film ! O.K, j'adore Zemeckis... Suis-je d'ailleurs encore clairvoyant quand ses films souvent remarquables à mes yeux m'ont converti peu à peu en adepte inconditionnel ?
>>> Donc : Quel film ! Mais jetons au diable ce trop plein d'enthousiasme et conjurons-le par des cris de joie : que d'ambition ! d'originalité ! de créativité ! de sensibilité ! de méticulosité ! de rigueur ! d'inventions ! de maîtrise ! de grâce ! d'esthétisme ! de profondeur ! de sens artistique !.. Voilà, ça va mieux. Allez, un dernier : Youpie.
>>> La réalité fournit bien malheureusement la matière première du film : il s'agit d'une histoire tragiquement vraie vécue par Mark Hogancamp. A cet homme revient le mérite premier d'avoir changé un funeste destin en leçon de vie. Restait à lui donner la force d'un message universel : Zemeckis l'a fait.
>>> La scène d'ouverture donne le ton : un avion chasseur essuie des tirs de DCA avant de s'écraser. Il a des allures de jouet et son pilote, un profil de figurine. Mais on y croit car le réalisme est saisissant. Pas de doute : c'est la 2nde guerre mondiale, les méchants sont des nazis et le pilote, le héros. Des poupées, au même corps sculptural de "pépées" comme les appellera le héros, volent à son secours dans un déferlement tonitruant de détonations de mitraillettes. Le décor qui habille l'imaginaire de Mark est posé. Voilà son refuge, créé pour échapper au traumatisme de l'agression qui a dévasté sa mémoire et sa vie passée. Sa vraie vie est ailleurs : on y rencontre en chair et en os les êtres dont on a vu les avatars de plastique.
>>> Le dispositif, magistralement exposé où vont se succéder des aller-retour entre la scène de la réalité et les coulisses de l’imaginaire, est lancé. Il va devenir la source d'une jubilation permanente. Evidemment, les nazis fictifs sont les vrais agresseurs et les "pépées", des amies véritables. Dans l'espace amoral de l'imaginaire, la vengeance peut dès lors s'assouvir dans un déferlement de violence sans limite où les gentils massacrent inlassablement les méchants.
>>> Là, Zemeckis, use de la motion capture en maître absolu. Le « Pôle express » et la « Légende de Beowulf » déjà mémorables trouvent dans ce film un accomplissement technique proche de la perfection.
>>> Mais cette prouesse technique demeure un moyen : user d’une parabole artistique pour exprimer en langage cinématographique les tréfonds de l’homme. Zemeckis fait un film d'action visuellement éblouissant avec une histoire que d’autres auraient allongée sur un divan de psychanalyste. Tout est dit mais l’éloquence est muette, la profondeur, formelle et l’explication suggérée.
>>> Et les enseignements sont innombrables.
>>> Oui, l'art est une transcendance, un dépassement par lequel l'homme trouve sa grandeur et sa nécessité ! Mais là, on voit un homme sauver sa peau en donnant –littéralement- vie aux poupées qu’il fabrique et photographie.
>>> Oui, la vie s'écrit dans le double langage permanent de la réalité et l'imaginaire où les phantasmes s’écrasent contre le mur de l’expérience et réveillent la conscience ! Mais là, on voit le héros déclarer aveuglément sa flamme avant d’en être consumé et d’ouvrir les yeux sur sa fausse culpabilité.
>>> Oui l’homme porte l’infini à la fois par sa bestialité et sa sensibilité ! Mais là, on voit cinq brutes massacrer à mains nues une sorte d’artiste poète parce qu’il avoue porter des talons hauts pour se rapprocher de la « quintessence » de la femme.
>>> Oui, l'homme est aux prises avec les prisons qui lui sont infligées et la lutte éperdue contre l'enfermement est le prix de la liberté ! Mais là, cette solitude, notre solitude, on la partage. Et on exulte de lui échapper le temps d’un film.
>>> Enfin, oui, un homme peut-être profondément féministe ! Mais là, c’est un chef d’œuvre de Zemeckis.
Basé sur une histoire vraie, Bienvenue à Marwen, raconte l'histoire d'un homme brisé après avoir été sauvagement battu qui sera sauvé par les femmes et des poupées. En effet, il s'imagine une vie dans un village en Belgique pendant la seconde guerre mondiale, vie qu'il fait jouer à des poupées (genre poupées Barbies mais bien plus articulées). Il immortalise ces moments pas des photos et devient par là un artiste reconnu. L'histoire est originale et l'on s'attache rapidement à cet artiste cabossé et écorché vif. Steve Carell y est parfait. Mais la vraie prouesse est dans le fait de donner vie à ce village de Marwen et à toutes les poupées qui le peuplent (les sexies (et caricaturales) habitantes, le pilote Hogie et les méchants nazis, plus la sorcière belge). On oublie rapidement que ce sont des poupées, l'animation est parfaite, les expressions parfaitement rendues et l'on se prend à être plus captivés par les péripéties de Marwen que par ce qui se passe dans la vraie vie. Une belle ode à l'imaginaire, la tolérance et la folie douce. Mais attention, ce n'est pas un Disney non plus. Les méchants nazis (notamment) sont tués de multiples et violentes façons et les obsessions du personnage principal pour les chaussures de femmes à talons hauts et les poitrines dénudées placent le film dans la case pour adultes... (message à ceux qui pensent pouvoir y aller avec des enfants.) D'une façon globale, le film aurait gagné à être un peu plus court, les passages sur les névroses de Mark étant un peu répétitives et lassantes. Mais l'originalité du traitement, le propos pour la tolérance, et sa réalisation sans faille en font un film dans la lignée directe des autres Zemekis.
Un film émouvant et innovant qui change nos habitudes au cinéma ! La réalisation est incroyable, les détails sont minutieux et ingénieux. La moral de cette histoire est réellement touchante.