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NewBoorn
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2,5
Publiée le 25 décembre 2014
"Vie sauvage", si c'est une belle histoire, n'a pas l'impact escompté. Après une entrée remarquable le film perd de son intensité et rentre peu à peu dans le rang. Kassovitz n'est pas non plus au top de sa forme, au contraire des jeunes et vieux enfants.
Avec ce film, Matthieu Kassovitz nous confirme qu'il est aussi mauvais acteur que réalisateur. Dommage, car la mise en scène de Cedric Kahn est irréprochable, ainsi que les performances de Celine Salette et des enfants !
bon scénario pour ce film sur une histoire de garde d'enfant, il y en a eu beaucoup d'autres films avant celui-la mais vie sauvage est très bien orchestré, on est emporter dans l'histoire, j'ai beaucoup aimer :)
Un très beau film. Une très belle histoire. Certes, les spectateurs qui reviendraient sur le fait divers judiciaire constateraient que la véritable histoire est quelque peu éloignée de celle du scénario du film. Mais cette adaptation avec une simplification opérée à bon escient permet de concentrer le sujet sur la relation entre le père et ses deux enfants pendant que la mère est tenue à distance. Ce n'est pas un long fleuve tranquille. Des interrogations, des moments de tension. Dans leur interprétation crédible et émouvante, les jeunes acteurs ont réalisé une véritable prouesse. Ces sont eux les héros du film et les adultes qui les entourent les servent bien. Du beau travail cinématographique servi par des talents.
Ce film est une petite merveille d'intelligence et de sensibilité. Jamais manichéen, il brosse avec brio la complexité des conflits parents enfants et de l'absurdité des adultes. A voir sans se priver.
C’est le deuxième film en 2014 à revenir sur la cavale d’une décennie de Xavier Fortin avec ces deux fils. Le premier s’en inspirait de façon plus lointaine développant un propos annexe, celui-ci revient plus fidèlement sur cette histoire hors du commun. Si le film se concentre sur le trio père-fils et laisse rapidement la mère dans l’ombre, il ne fait pas un procès à charge de cette dernière et ne traite pas le père à la façon d’un héros. Le film regarde juste comment un conflit dans un couple a amené de la part du père la prise d’une décision aussi irrévocable et violente et comment lui et ses deux fils ont vécu ces années de fuite et de mensonges pour fuir la justice. Le film se divise globalement en deux parties : la première où les enfants sont jeunes et, idéalisant leur père, acceptent totalement ce mode de vie hors de la société, la deuxième partie traite de la fin de l’adolescence au moment où presque juridiquement adultes les deux garçons aspirent à trouver leur voie en commençant par cesser cette fuite sans fin. L’aspect équilibré du film qui ne cherche pas de coupables entre les deux parents offre une explication plus apaisée de cette tragédie familiale loin de tout sensationnalisme à base de père kidnappeur et d’enfants marginaux et hors-la-loi. Il offre aussi un regard nuancé sur la vie qu’ont menée ces enfants où la grande liberté dont ils jouissaient libérés des contraintes inhérentes à leur statut d’enfant (obligations scolaires, heures de coucher et de lever très réglées…) était compensée par le mensonge sur leur identité, leur obligation à fuir leur lieu de vie dès que la police arrivait et l’absence d’une mère jamais totalement oubliée. Avec ce film Cédric Khan offre, à mon avis, une des visions les plus justes de cette affaire où un conflit conjugal a abouti à une aventure aussi romanesque que douloureuse pour toutes les parties, mais dont les seuls vrais perdants sont tout de même les enfants. Un long-métrage mesuré donc sur un sujet délicat et prêtant le flanc au sensationnalisme.
Avec un tel scénario, on peut regretter que le réalisateur Cédric Kahn n’ait pas réussi à insuffler à son œuvre une intensité émotionnelle plus marquante. Inspiré d’une histoire vraie, ce film sorti en 2014, retrace le parcours d’un homme marginal (Mathieu Kassovitz) qui, après avoir enlevé ses deux jeunes garçons, va vivre avec eux dans la clandestinité durant onze ans en marge de la société. Si les moments clés de cette cavale sont décrits avec justesse (notamment les passages déchirants avec la mère, subtilement interprétée par Céline Sallette), la description de leur vie éducative, affective et sociale apparait insuffisamment approfondie. Ainsi, les relations père/fils sont le plus souvent traitées de manière factuelle, sans jugement extérieur. Ce parti pris est tout à l’honneur du cinéaste mais on aurait apprécié davantage d’inquisition psychologique des personnages. Bref, long-métrage intéressant même s’il se limite à une simple narration d’un fait-divers étonnant.
Un film gnangnan, avec des acteurs en surégime, une musique sirupeuse. Rien d'original dans ce traitement de l'affaire Fortin, La Belle vie de Jean Denizot sorti il y a quelques mois et sur le meme sujet sortait du cliché "film français" avec éloquence, ce que n'arrive pas à faire Cédric Khan ici. Ne perdez pas de temps!
Vous connaissez tous le pitch, puisque le film du solide réalisateur qu'est Cédric Kahn est directement inspiré de l'histoire vraie de Xavier Fortin.
Un couple de marginaux baba-cool (c'était encore l'époque), Paco et Nora. Ils vivent dans la nature, genre Larzac, dans une caravane ou dans une bâtisse de pierre abandonnée, vaguement retapée, sans eau ni électricité, élevant quatre chèvres et trois lapins. Le spectacle de cette magnifique nature, le matin, suffit au bonheur de Paco. II ne demande rien de plus à la vie. Ils ont deux petits garçons, qui portent des "prénoms d'Indiens". Lorsque ceux ci ont 7 et 8 ans, Nora (l'excellente Céline Sallette, encore elle!) décide de revenir à une vie plus "normale". Sans doute a -t elle conscience que l'on n'élève pas des enfants comme ça, en leur "faisant l'école" et en les sortant de la société.
Pour le fanatique Paco, il n'est pas question d'arracher les enfants à "leur" vie, celle qui, d'après lui, est idéale. Et qu'ils ont toujours connue. Quand le tribunal donne, évidemment, la garde des enfants à Nora, Paco enlève ses fils et ils vont vivre dix ans dans la clandestinité! [Soit dit en passant, les gendarmes n'ont quand même pas dû se fouler la rate pour les retrouver!!]. Bénéficiant des aides et des complicités de la communauté "écolos-radicaux", changeant de résidence régulièrement -Cévennes, Languedoc, Alpes du sud même semble t-il-, vivant toujours d'élevage et, pour les garçons, de travaux sur les chantiers agricoles (la belle utopie de la scolarité à la maison semble s'être fracassée sur la réalité....).
Le film nous montre deux époques: le début de la vie sauvage; et dix ans après, quand les petits devenus ados commencent à se révolter, à avoir envie de rencontrer des jeunes filles "normales".... révoltés contre leur père, mais tout en lui gardant une dévotion extrême.
Mathieu Kassovitz (acteur bien trop rare!) incarne littéralement Paco. Il est magnifique. Il rendrait presque sympathique ce dangereux illuminé. Le côté passionnant du film, c'est de nous faire rentrer dans ce monde marginal. Gentils écolos; d'autres, beaucoup plus agressifs (les "punks"), ceux qu'on imagine bien en train de castagner du côté de Sivens. La fascination pour cette vie primitive, la vraie vie, l'essence de la vie, et il y a une petite fraction de moi qui adhère à cette idée....
Le côté plus négatif, c'est que j'ai trouvé le film extrêmement froid. Même lorsqu'à la fin, le mélo s'en mêle.... on reste extérieur, je trouve. Mais c'est une œuvre intéressante, enrichissante, assurément à voir.
Basé sur un fait divers, l'histoire d'une famille séparée dont le père et ses deux fils vont vivre onze ans de cavale tout en étant éduqué et presque reclus du monde. Un jeu d'acteurs parfait mais j'avoue ne pas avoir été convaincu par la vie menée par ces deux jeunes qu'à la fois ils ne regretteront pas mais aussi parce que tôt ou tard, l'enfant devenu homme doit prendre don envol...
Du fait divers bouleversant, le réalisateur fait une ode lyrique à l'amour d'un père. Totalement investi dans son rôle d'éducateur, les scènes d'apprentissage sont belles, comme celle de la forêt où il parle de l'oiseau. "Élever des enfants dans la nature et la liberté"...... un rêve inaccessible dans le monde d'aujourd'hui? Le film devient plus dur lorsque les jeunes sont ados. L'amour exclusif trouve-t-il ses limites? Peut-on aimer à la place d'un/une autre? Le film est formidable parce qu'il pose des questions et à chacun de trouver sa réponse.... Superbe interprétation.
Histoire vraie, histoire passionnante que Cedric Kahn retranscrit avec une certaine objectivité qui en fait son succès. On est pris dans le sillage d'un père et de ses deux enfants, plongé dans un monde d'incertitude où tout est remis en cause constamment, mais où on vit et on apprend au contact de la nature . Et les années passent changeant les rapports, les forces et les envies. Kassovitz est parfait dans un rôle de père aimant mais plus autoritaire qu'il ne croit. Il y avait beaucoup à raconter et on pas vraiment envie de voir arriver la fin on sent la sympathie du réalisateur pour ces vies en marge, et on quitte le film plein d'interrogation, en ayant vu une histoire belle et tragique d'une famille attachante (Céline Sallette parfaite aussi le temps de quelques scènes)