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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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3,5
Publiée le 30 mai 2018
Inspiré d'une histoire vraie, Vie sauvage est un drame familial qui distille une tension permanente depuis ses séquences d'ouverture jusqu'à sa bouleversante conclusion. Porté par un Mathieu Kassovitz impressionnant dans son rôle de père iconoclaste - génial tout comme Céline Sallette et les acteurs autant enfants qu'ados - le film aborde avec intelligence et sans manichéisme des thématiques fortes et complexes, offrant une réflexion jamais simpliste sur le libre-arbitre, le consentement, la vie en marge de la société.
Adapté d’une histoire vraie, celle des Fortin, le long-métrage de l’inégal Cédric Kahn filme ce combat père-mère en refusant de porter un jugement sur un seul mais il donne toute leur place aux deux frères. Sa caméra est précise, elle caresse les êtres, mais leur fait vivre les pires tourments, que l’on soit en pleine campagne ou dans un morne pavillon de banlieue. On finit le film en se posant des questions sur l’éducation et la loi, ce qui est légal et ne l’est pas sans peut-être trouver de vraies réponses. Seule certitude : les acteurs étaient tous très bons, des visages connus du grand public aux simples débutants.
La comédie dramatique par excellence. Le résultat est brillant, tout comme ces jeunes pris dans un périple sans fin avec la police aux trousses, il faut reconnaître que cette œuvre est excellente et ce film est empreint d’humanité. Mathieu Kassovitz joue admirablement son rôle de même que les enfants. Un film à découvrir.
Inspiré d'un fait réel, « Vie sauvage » part sur une bonne base à savoir le combat d'un père marginal qui va jusqu'à enlever ses enfants à leur mère pour revendiquer son droit de garde. Malheureusement, le sujet est traité de maniere bien trop insipide et superficielle pour provoquer un quelconque intérêt chez le spectateur. Aucun climax dans ce long métrage dont les moments les plus forts ne provoquent aucune émotion. On ne s'attache d'ailleurs jamais complètement à ce pere et ses deux fils. La faute à un scénario plat et une mise en scène peu inspirée qui ne créés, de facto, aucun relief formel ou substantiel (psychologie des personnages peu travaillé) dans une histoire qui en mériterait davantage. Film dispensable.
Du fait divers bouleversant, le réalisateur fait une ode lyrique à l'amour d'un père. Totalement investi dans son rôle d'éducateur, les scènes d'apprentissage sont belles, comme celle de la forêt où il parle de l'oiseau. "Élever des enfants dans la nature et la liberté"...... un rêve inaccessible dans le monde d'aujourd'hui? Le film devient plus dur lorsque les jeunes sont ados. L'amour exclusif trouve-t-il ses limites? Peut-on aimer à la place d'un/une autre? Le film est formidable parce qu'il pose des questions et à chacun de trouver sa réponse.... Superbe interprétation.
La réalisation nous montre peu le versant maternel du problème évidemment puisque l'histoire est centrée sur une relation étroite entre un père et ses deux fils. Tout l'intérêt de ce film est d'être sans complaisance dans le récit de cette vie "sauvage" qui se décline en bons moments dans la nature mais aussi en fuite continuelle. Quand les garçons deviennent adolescents, les relations avec le père se tendent logiquement. Cependant, ils gardent en mémoire tout ce que Paco a fait pour eux et ne voudront pas qu'il paye l'addition finale.
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2,5
Publiée le 7 octobre 2016
Un sujet difficile que Cèdric Kahn aurait pu traiter de diffèrentes façons en se dirigeant vers un rècit judiciaire, un rècit policier ou un drame psychologique en suivant la mère! Mais non, le cinèaste de "Roberto Succo" a subi et a traitè l'histoire avec tact! Les vrais victimes de ce fait divers authentique s'inspirant de l'affaire Xavier Fortince, ce sont bien èvidemment les enfants! Mathieu Kassovitz joue ce papa qui a enlevè entre guillemets ses enfants pendant onze ans et qui est allè vivre avec eux dans la nature pour être au plus proche d'elle! Un acte fort que ce père de famille voulait faire pour dènoncer la justice, qui souvent selon lui, donne le droit à la primautè à la mère! Aucun parti pris, le film englobe toute l'histoire de cette famille et de ses onze annèes de cavale! Kahn s'attache à raconter d'une part la fusion de ces deux fils avec leur père mais aussi la dèchirure familiale! Dans le rôle de la mère, Cèline Sallette donne la pleine mesure de son immense talent,spoiler: notamment dans la scène des retrouvailles! Kassovitz est bon, ses deux jeunes partenaires aussi! Mais beaucoup moins crèdibles quand ils deviennent adolescents que ce soit dans leur tristesse ou leur colère! Ce qui ternit quelque peu la seconde partie du film...
Intéressant car l'histoire l'est en elle-même. Après certaines scènes concernant les "communautés" sont parfois un peu longues et un peu "cliché" Kassovitz est juste. Et aurait été très bon en sosie de Francis Lalanne :-)
L'histoire était intéressante et aurait pu dévoiler un film superbe. Hélas je suis un peu déçu de la réalisation et Céline Salette m'a, une fois de plus, un peu déstabilisé. Mathieu Kassowitz par contre réalise une belle performance.
Le drame familiale et les tensions naissante entre le père et ces garçons imposent un regard exigeant de la part du réalisateur mais également du spectateur. Un sujet prenant.
Mathieu Kassovitz est convaincant dans le rôle de ce père de famille marginal qui se bat pour la "justice" et qui la fuit. Le film ne montre que le point de vue du père, mais ne prend pas parti pour autant, puisqu'au-delà du baba cool, on devine un type assez dur. En revanche, il semble qu'on hésite constamment entre montrer ce qu'est réellement la vie sauvage (on a juste droit à quelques images d'Epinal) et faire vivre la lutte judiciaire entre les deux parents. Finalement, le film manque soit de profondeur, soit de légèreté, et nous offre un résultat intermédiaire qui manque de personnalité.
En 1998, Xavier Fortin s'enfuit avec ses deux fils de 6 et 8 ans alors qu'il en a la garde pour quelques jours. Ils vivront dans une vie nomade et marginale pendant 11 ans jusqu'à ce que la police les retrouve. Cédric Kahn retrace dans Vie sauvage ces 11 ans de clandestinité passées dans les forêts et la montagne, de caravanes en communautés, à élever chèvres et poules. La distribution est parfaite. Mathieu Kassovitz et Céline Sallette comme toujours, mais également les enfants et adolescents, sont très justes dans des sentiments ambivalents. Si le film touche c'est que Kahn ne prend jamais vraiment partie. Car dans cette histoire où s'affrontent la détresse d'une mère et celle d'un père, il n'y a rien de manichéen. On alterne donc entre sympathie et aversion pour ce père hors la loi. Un exercice casse gueule parfaitement réussi.
Kassovitz est excellent en pere marginal vivant au plus pres de la nature avec ses enfants. On assiste a un mode de vie fort interessant mais perdu ( plus ou moins une vie d indien ) et quelques scènes sont de toute beauté quand les enfants courent en pleine nature ou jouent avec les animaux . pourtant la fin du film est bâclée ; expédiée en vitesse. Autrement, vie sauvage est un drame sociale dur, mais aux belles images et aux belles idées.