Voir le dernier Amenabar un soir d’Halloween, ça pouvait le faire… ça pouvait… mais non ! D’abord on a du mal à retrouver la patte du réalisateur fauché mais inventif de « Tesis » ou de « Ouvre les yeux », moins encore la maestria de ce qui est à ce jour son film le plus abouti, et n’ayons pas peur des mots, un véritable chef d’œuvre, « Les autres ».
Ce n’est pas, comme j’ai eu l’occasion de le lire souvent, un souci de scénario, car au final, la structuration autour du doute est bien amenée, intelligemment marquée tout au long du film, ce que l’on découvre sur le final.
Le souci majeur tient à la mise en scène impersonnelle, et guère plus recherchée que celle d’une émission de « Phénomène paranormal». L’ambiance autour des satanistes est à la limite du grotesque, même dans ce qui serait le pire des cauchemars, quant aux scènes intermédiaires, rien que du convenu.
L’interprétation est également assez calamiteuse. Ethan Hawks n’est plus que l’ombre de lui-même, Emma Watson approximative et le reste du casting oscille entre hystérie et amateurisme.
Amenabar s’est laissé submerger au jeu de la régression, son passage de la pensée à l'évocation hallucinatoire lui a fait croire un temps (espérons-le) qu’il était un réalisateur de bas étage. Quid sur la suite…
Une série B de télévision...rien de plus...reprenant tous clichés du genre , musique , gros plans , ... Bref ...ennuyeux et sans intérêt.....finalement y a que la fin qui surprend un peu et redonne un minimum d'intérêt....
Chef D'oeuvre. Sans dévoiler la fin le filmm nous maintien en haleine jusqu'au dernier moment. Les acteurs sont très bon, le film est très bien ficelé. Je vous le conseil si vous aimez les film du genre Thriller / psychologique
Plusieurs années datantes après "Agora" pour enfin voir un film d'Alejandro Amenábar, avec en prime Emma Watson, qui revient à son premier amour : le style horrifique. Et bien c'est une belle déception. L'idée de départ autour des régressions pour reconstituer une scène de crime est vraiment intéressante. Mais l'intrigue autour de cette idée n'est pas abordée de manière à laisser planer le suspens. Certaines scènes tiennent en haleine et sont assez angoissantes, surtout au début, puis on finit par se lasser et s'ennuyer. La réalisation est très soignée mais figée dans un style des années 90. Du coup ce n'est pas vraiment intéressant, sauf peut-être pour les séquences de régression (surtout la première). Ethan Hawke n'est absolument pas convainquant. Emma Watson offre une interprétation un peu en dents de scie, spoiler: heureusement que dans sa dernière scène elle est parfaite . Le réalisateur espagnol nous a habitué à bien mieux. Espérons que le prochain relèvera le niveau. Un nouveau film tourné en espagnol est le très bienvenu.
Un peu déçue par la lenteur du film et par le temps qu'il met pour vraiment démarrer, mais très vite le suspense se présente, nous glace le sang juste ce qu'il faut. Le dénouement aurait pu être présenté d'une manière un peu plus choquante mais on nous prévient bien avant de ce qui pourrait arriver donc c'est un peu dommage à mon goût.
Regression, le film porte bien son nom... le cinéma n'a pas évolué avec ça, bien au contraire. Doté d'un scénario un peu fumeux, Regression est filmé à l'emporte piece et ne nous montre finalement que bien peu et nous laisse imaginer le reste. Et le problème vient de là. Quand on comprend (et cela est venu assez rapidemment) comment cela va se finir, le film est cassé et on attend la fin comme une délivrance, délivrance qui vient avec beaucoup de souffrance du spectateur. Le sujet est plutôt pas mal, dommage. Difficile d'en dire plus sans spoiler.
Je vais très certainement vous spoiler ce dernier film en date d'Alejandro Amenábar. Il serait donc préférable de ne pas poursuivre la lecture de cette critique si vous ne l'avez pas vu, tant les films de l'hispanico-chilien se limitent à des jeux de pistes (quoique un peu moins, cette fois) qui perdent tout intérêt lorsqu'on en connaît la réalité, par manque criant d'une épaisseur véritable. Pourtant, les défauts agaçants d'Amenábar se prêtent étonnement bien à l'histoire qu'il met ici en scène, au point d'en devenir d'involontaires qualités. Ce que je reproche à son cinéma tient à des erreurs simples mais grossières et répétées : une sorte d'hystérie narrative qui multiplie les twists quitte à les rendre anodins, une mise en boîte lourdement symbolique et appuyée, ainsi que de nombreuses entorses à la cohérence et à la vraisemblance dans la gestion des traits de la psychologie humaine qu'il utilise pour embrouiller ses scénarios (le rêve et le souvenir, notamment). Ici, cependant, Amenábar ne raconte qu'une histoire de folie et de délire général, s'intéressant au phénomène de régression, méthode anciennement utilisée par la psychologie pour réveiller des souvenirs enfouis par des traumas ou un déni chez certains témoins potentiels, et qui s'avérait falsificatrice dans la mesure où elle conduisait davantage les sujets à créer des souvenirs fictifs qu'à déterrer ceux qu'ils (se) cachaient. Il n'y a donc rien de bien choquant à voir le film s'offrir des séquences de flash-backs bordéliques et parfois contraires aux règles humaines et biologiques qui régissent notre mémoire et notre psyché : quand tout ce qui est raconté baigne dans un grand bain où flottent tant la paranoïa que des penchants manipulateurs ou mythomanes, le manque de rigueur ne dépareille pas et surligne bien le mensonge caché derrière chaque semblant de vérité. Même si je doute que ce soit volontaire, étant donné qu'Amenábar répète les mêmes tours à chacun de ses films sans but artistique particulier, cette manipulation constante et pas toujours cohérente s'adapte donc plutôt bien à ce récit inspiré de faits réels où régnaient aussi l'invention, le chaos et la fragilité humaine quant à sa distinction de la réalité des boniments purs et simples. Maintenant, il manque quand même à Regression une petite touche caustique pour gagner un peu en recul. Amenábar préfère croire dur comme fer à la perméabilité de l'esprit face à la possible existence d'un Mal absolu, concluant par un carton qui rappelle les faits réels à l'origine de l'histoire et semblant confirmer qu'il croit bel et bien à l'emprise réelle que peut avoir ce genre d'idées sur un esprit en proie à la peur. M'est plutôt avis, pour ma part, qu'une bonne part des gens à l'origine des vagues de panique qui ont vraiment secoué les Etats-Unis n'étaient que de simples fabulateurs en recherche d'attention, et que derrière ces grandes idées de terreur, de rédemption ou de damnation, se cachent des traits plus triviaux, faiblement humains dont il aurait été plus correct de laisser entrevoir la nature réelle par un traitement un peu plus pathétique, un peu moins sérieux. L'ambiance du long-métrage, de bout en bout engoncée dans des canons du genre, aurait gagné à balancer davantage entre démence baroque et naturalisme, pour souligner la crédulité d'un esprit humain qui ne se rend pas maître de ses pulsions. En l'état, l'ambiance à la limite du cliché sert plutôt un message faussement blasé (le mal n'existe qu'en nous, mais il existe quand même) qui n'a franchement rien de percutant et retombe comme un soufflé. Reste quand même que l'atmosphère et sa symbolique très lisible sont eux-aussi pardonnables dans une vision meta, parce qu'ils donnent l'impression de signes grossiers que les personnages ont sous les yeux et qu'ils demeurent pourtant incapables de lire. Bref, peut-être que j'aime ce Regression pour de mauvaises raisons, parce que les sempiternels choix d'un réalisateur que j'estime très limité s'accordent plus ou moins par chance avec son propos et son mouvement. Reste que je l'aime bien quand même, et qu'Emma Watson est parfaite pour son rôle. Agréable bien que loin d'être marquant.
Malgré un bon casting ce film ne m'a pas emballé plus que ça, je n'ai pas trouvé le sujet trés passionnant ni l'intrigue d'ailleurs, je me suis ennuyé. Bref, pas terrible. 2/5
Un film présenté comme le retour au thriller psychologique du cinéaste hispano-chilien, après le très beau, mais hélas sous-estimé, Agora, consacré à la vie de la mathématicienne Hypatie.
Basée sur des faits réels? Cette histoire n’en est pas plus convaincante pour autant. D’ailleurs, même les acteurs ne semblent pas trop y croire. Ethan Hawke évolue de manière léthargique. Emma Watson, quant à elle, livre une prestation particulièrement terne, qui ne devrait pas contribuer à relancer sa carrière, un peu en berne. La mise en scène est également assez paresseuse…
Bref, une œuvre poussive, tout autant que décevante (car j’aime beaucoup ce réalisateur), dont on attend sans illusion – et avec pas mal d’ennui – le dénouement.
J'en attendais peut être trop ce dernier opus d'Amenabar, ayant adoré Ouvre les yeux et Les autres (même Tesis !). Le film dégage un très bonne ambiance pesante et dérangeante. L'histoire tient en haleine. Ethan Hawke est toujours épatant, mais il manque un je ne sais quoi pour en faire un très haut thriller.
D'Amenábar je n'ai vu que Les Autres et Ouvre les yeux, qui m'ont prouvé que le bonhomme savait faire des bons films avec ou sans les studios Hollywoodiens. Du coup je surveillais Regression du coin de l’œil, sans vraiment l'attendre, mais les critiques presse m'ont vite refroidi. A raison, puisque le film se révèle impersonnel, d'autant plus que la forme ne correspond pas au fond. C'est bien simple : on a un thriller se donnant des petits airs de Se7en qui est tourné comme un film d'horreur bas de gamme. Tous les effets rappellent les slashers et autres found footage produits à la chaîne depuis quelques années : les sifflements suraigus en guise de musique, l'ombre qui passe très rapidement avec un grand bruit, le scarejump poussif, etc. Ils ont même osé mettre le tonnerre pour souligner une réplique dramatique ! En 2015 on a plus le droit de faire ça ! Et si encore cela contribuait à installer une ambiance, mais même pas ! La mayonnaise ne prend pas, on suit l'enquête de loin, à l'écart des personnages. J'ai du mal à croire que le réalisateur n'arrive pas à créer une sensation de menace invisible alors qu'il y arrivait très bien dans Les Autres. Aucune paranoïa ne s'installe, à aucun moment on se dit que le héros ne peut faire confiance à personne. Concernant les scènes de rituel, elles ne sont pas ratées, mais il y a quelque chose qui me chiffonne, ça me paraît désincarné... Là où Kubrick dans Eyes Wide Shut se détachait complètement des personnages pour créer une atmosphère irréelle, à la fois onirique et cauchemardesque. Le détachement émotionnel du film vient aussi du personnage principal. Bon, Ethan Hawke ne sait pas jouer, je commence à avoir l'habitude, mais il est pas aidé avec ce rôle de policier incapable de susciter de l'empathie. Tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait, c'est vu et revu mille fois (et cette remarque est aussi valable pour le déroulement de l'enquête). Et puis lui coller un psychologue comme acolyte pourquoi pas, mais leur relation est complètement factice, c'est forcé, ils n'ont aucune alchimie. Il n'y a que le personnage d'Emma Watson qui est bien interprété et pas trop mal écrit. Amenábar déçoit avec ce thriller faiblard. On est pas loin de l'échec artistique tant la mise en scène manque d'idées. De ce scénario on retiendra un sujet intéressant avec une fin plutôt osée, mais le reste n'a que bien peu de valeur. Ça se regarde et ça ne laisse pas l'ennui s'installer, mais il ne faut vraiment avoir rien d'autre sous la main.