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Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2011
Dans un univers de conformisme et d'épanouissement utopique comme l'amérique des années 50-60, aussi régit par les lois de la "tertiarisation" de la société est-elle, se cache toujours cette délicatesse humaine qui fait la magnifique exeption de certains individus. Ce Jack Lemon interprète un personnage quelconque et oublié. Mais comme tout ces millions de gens qui sillonnent les longues avenues de nos citées, il a une vie qui rend son existence émouvante. Celle d'un homme qui subit toutes les nuits et tout les jours la bêtise des imbéciles contrôlant ce monde, mais qui trouve toute sa raison d'être à la vision de cette jeune femme, aussi singulière et oubliée que lui. Chaque matin, c'est son naturel de gentillesse et de spontanéité qui l'harmonise avec l'amour qui le transporte. Cette oeuvre de Wilder est un cri de victoire pour ceux qui sont stéréotypés d'innocent et d'idéaliste romantique, c'est un rire qui enchante par sa modernité et son réalisme luicide devant l'issue logique de tout sentiments spontané et dévoué. Alors ne blamons pas les garçonnières de leur simple désir d'un amour idéal, elle n'ont besoin que d'une âme lumineuse et rayonnante pour leur proposer un chemin vers le bonheur authentique, car au fond les innocents ne le sont pas, car la réalité de la vie n'est pas un théâtre de débauche, mais bien un éternelle opportunité pour devenir heureux.
Je ne l'ai pas du tout trouvé drôle. C'est très conventionnel et ennuyeux malgré un scénario original. Le personnage principal est très bavard. Ses histoires n'ont que peu d'intérêt. Bref, un véritable ennuis, une romance peu original et un personnage principal agaçant à défaut d'être sympathique.
Avec les films fin de carrière de Billy Wilder, on est assuré de rire ou de pleurer cela dépend de chacun de nous. Dans la garçonnière avant de pleurer d’émotion lors de la scène finale, il a fallu subir sous ‘’jouissance intellectuelle’’ énormément de situations douloureuses provoquées par les excès d’égoïsme de chacun des quatre colocataires intermittents de Baxter. Il est difficile de ne pas être admiratif du scénario, des dialogues et du jeu des acteurs, Jack Lemmon et Shirley MacLaine étant une fois encore inégalables. C’est aussi le moment de rappeler que l’art cinématographique n’atteint ses sommets qu’avec le noir et blanc car il ne détourne jamais l’attention du spectateur et reste constamment dans le sujet alors que la couleur nous en écarte parfois. Il n’y a qu’à comparer ‘’La garçonnière’’ à ‘’Avanti’’ pour le constater. A bien des égards ce film est une réussite artistique et éducative.
Très bon film de Billy Wilder, la garçonnière est une excellente occasion pour Jack Lemmon de nous montrer l'immense étendue de son talent. Scenario et dialogues parfaitement travaillés.
Un jeune employé ambitieux prête les clefs de son appartement à ses chefs pour abriter leurs bonnes fortunes... Vraiment très agréable à visionner ce long métrage de Billy Wilder. Evidemment que l'histoire sera perçu pour certains comme étant assez amoral - car le film montre un homme qui monte facilement les échelons de sa compagnie d'assurance en aidant certains de ses cadres à tromper leurs femmes - mais si Billy Wilder décide de le tourner avec beaucoup d'humour, ce n'est évidemment pas dù au hasard. Car en effet, des séquences très drôles il y en a un certains nombres dans ce film - notamment celle de la raquette de tennis qui sert de passoire aux pâtes, scène qui est franchement bien hilarante. Mais le film se voudra être également assez sombre ( en particulier pour la séquence où le personnage de Shirley McLaine prend une dose bien conséquente de somnifères ) et la très belle photographie en noir et blanc de Joseph LaShelle y est évidemment pour quelque chose. Côté casting, on retrouve un excellent trio composé de Jack Lemmon, de Shirley McLaine et de Fred McCurray, que le réalisateur Billy Wilder est arriver avec une belle d'ose intelligence à dirigé. Un excellent film qui obtiendra 5 Oscars en 1961 ( meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original, meilleure direction artistique et meilleur montage ) et qui se visionne donc avec grand intêret, jusqu'à une fin qui est par contre guère surprenante, ce qui est quelque part son petit défaut.
Une nouvelle fois Wilder montre avec humour les petits travers de la société américaine cependant le temps est passé et le film a perdu le mordant qu'il devait avoir à sa sortie. Ca reste un classique qui bénéficie de l'énergie de Jack Lemmon et la fraicheur de Shirley Mc Laine.
Billy Wilder sait, mieux que quiconque, que la comédie est une mécanique dans laquelle s'articulent interprétation, dialogues et situations. Dès les premières minutes, le film est réglé telle une horloge : Baxter (Jack Lemmon) attend patiemment devant son appartement en attendant que son collègue en sorte, il gère méthodiquement l'emploi du temps de sa garçonnière sur son poste de travail – quand bien même l'employé est méchamment enrhumé – et drague avec un débit ahurissant la jolie Fran Kubelik (Shirley MacLaine) sans que celle-ci puisse en placer une. Si Baxter paraît immédiatement sympathique à force de prêter son appartement et de passer la nuit dehors, il devient aussi vite ridicule puisque l'on comprend qu'il agit uniquement dans le but d'être professionnellement reconnu, obnubilé par un culte de la réussite violemment attaqué par Wilder. Une fois admises la soumission totale du personnage à ses supérieurs et les moqueries adressées par ses voisins de palier, qui le voient comme un célibataire bruyant et enchaînant les conquêtes d'un soir, Wilder opère un renversement via un élément dramatique. C'est la tentative de suicide de Fran Kubelik et l’attitude machiste de l'homme avec qui elle couche qui va faire prendre conscience à Baxter de son attitude et des sentiments qu'il éprouve pour la jeune femme. En même temps que le personnage assume ses actes, c'est le jeu de Lemmon qui change radicalement (voix plus fragile, gestes plus décousus, visage plus tendu) et la mise en scène de Wilder qui impose un rythme plus lent, en accord avec une tonalité plus sombre, preuves que le film en a définitivement terminé avec les petits jeux de séduction drôles mais inconséquents et fait désormais l'éloge de deux personnages qui sont enfin capables de se regarder dans un miroir et d'apprendre de leurs erreurs. Burlesque pendant une heure survoltée, émouvant dans une seconde partie où le comique ne fait irruption que par fulgurances, "The Apartment" est un film magnifique, l'un des sommets de l'oeuvre de Billy Wilder.
The Apartment démarre de façon très accrocheuse par une intrigue originale menée tambour battant, à la mise-en-scène très travaillée, et qui suscite curiosité et impatience quant à la suite des évènements. Malheureusement, le film bascule au bout d'une heure sur une love story en quasi huis-clos, où le rythme chute violemment en même temps que l'intérêt pour cette romance très convenue et trop mielleuse. Le film peine alors à trouver un second souffle et cette deuxième partie s'avère très longue si bien qu'on est presque content que cela se termine. C'est un peu dommage car, outre le casting et la réalisation tous deux justes, le scénario propose par ailleurs une critique cynique du monde sans pitié de l'entreprise, de la course au profit et à la réussite individuelle, en précurseurs (toutes proportions gardées) d'œuvres sur la déshumanisation du travail telle que Brazil — on pense notamment au plan des bureaux alignés en rang d'oignons.
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1,5
Publiée le 8 juin 2021
Les cadres d'entreprise n'ont jamais eu besoin d'emprunter des appartements miteux pour une réunion de bureau car les hôtels et l'argent sont là pour ça. Les cadres ne s'exposent pas non plus ouvertement comme des goujats et des coureurs de jupons devant leurs subalternes. Loin d'être un héros le locataire (Jack Lemmon) est un type méprisable et aveuglément ambitieux qui libère son appartement chaque fois que son patron a besoin de sa chambre correction les patrons car il y e a cinq qui utilisent son appartement. S'il les faisait payer il serait toujours méprisable mais au moins il ne serait pas un idiot. La fille (Shirley MacLaine) est à la fois dure à cuire et si vulnérable qu'elle devient suicidaire lorsque son patron manifestement prédateur la traite mal. Elle n'est pas une victime elle a une liaison avec un homme marié et Il ne la respecte pas. Tout cela indique que Billy Wilder et le scénariste ont essayé de jouer sur les deux tableaux comique et tragique. Ils ont convaincu la plupart des spectateurs que les personnages de Lemmon et Maclaine sont fondamentalement bons et décents dans un monde amoral mais je moi n'y crois pas. Même si Wilder essaye de manipuler l'intrigue les actions de ces deux personnages sont aussi amorales et égoïstes que n'importe quelle autre personne dans le film. La fin heureuse est appropriée bien sûr parce que deux idiots parfaitement assortis se sont retrouvés...
Gros film machiste, peu d’humour, car trop lourd. Le perso principal est toutefois touchant! Mais ce monde de loups est décevant, et même si c’est du passé (quoique) on est dans un excès point agréable.
La garçonnière, comédie dramatique de Billy Wilder, a été écrite sur mesure pour Jack Lemmon, son acteur fétiche, qui y joue le rôle d'un employé d'assurances solitaire qui prête son appartement à ses supérieurs pour leurs aventures extraconjuguales afin de s'attirer leurs faveurs. "La garçonnière" évoque avec une férocité jubilante le monde des bureaux, avec ses intrigues, ses pièges et ses tentations. Dernier grand film "réaliste" de son auteur, l'oeuvre brille par l'acuité d'un regard dénué de complaisance. Moraliste et romantique inavoué, Wilder mène ici avec une extrême virtuosité satire, comédie urbaine et mélodrame, et dresse le portrait définitif du bureaucrate moderne, servile et anonyme, miraculeusement racheté par l'amour. Venant après le très populaire "Certains l'aiment chaud", "La garçonnière" obtint un succès commercial et critique : 5 oscars, dont celui du meilleur metteur en scène et celui du meilleur acteur. A découvrir, donc !