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ElAurens
92 abonnés
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5,0
Publiée le 6 février 2011
Après le succès de la comédie culte " Certains l'aiment chaud ", Billy Wilder remet le couvert et reprend l'acteur Jack Lemmon, qui m'avait déjà énormément plu aux cotés de Tony Curtis et Marilyn Monroe. Pour le rôle féminin c'est Shirley MacLaine, actrice trop peu connue à mon goût et très talentueuse que j'avais découvert dans le dramatique Comme un torrent de Vincente Minnelli, qui est choisie. La grande force de ce film (autre que ses grands interprètes), c'est le fait qu'il se place habilement entre comédie et drame, au début c'est sur un ton comique qu'il démarre avant de tomber dans le drame vers le milieu. On passe presque du rire aux larmes en peu de temps et c'est là que le talent des deux acteurs principaux entre en compte sans oublier Fred MacMurray dans un rôle peu reluisant qui s'en sort très bien. L'autre point fort c'est le fait que ce film n'ai pas pris une ride, ce qui n'est pas le cas de certains de la même époque, cela est dû au génie de Billy Wilder qui met en place très intelligemment son histoire ou l'on pourra voir une critique de la société habilement montrée, ou le personnage joué par Lemmon montra en grade en favorisant l'adultère de ses supérieurs en prêtant son appartement au détriment de sa vie privée. Et je ne parle pas de la dernière scène qui est ma préférée et qui clôture magnifiquement ce chef-d'œuvre récompensé logiquement de plusieurs récompenses dont l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. C'est drôle, émouvant, subtil, intelligent, moderne, Billy Wilder a réussi la comédie dramatique parfaite.
Billy Wilder , avec "The Apartment" fait preuve d'un incroyable modernisme , 50 ans après sa sortie, ce qui me semble être le point clé de l'attachement du public. C'est en effet sous la caméra de Wilder et la magnifique photographie de Joseph LaShelle rendant un noir et blanc impeccable , que l'on nous expose une cruelle histoire ternie de comique excellent et intelligent mais très modéré. En laissant son appartement pour des soirées anonymes, un travailleur new yorkais s'attire les prestiges professionnels et monte hiérarchiquement au détriment donc de sa vie privée puisqu'il doit le substituer à ses patrons à de nombreuses reprises. Parallèllement, il tombe amoureux d'une hôtesse d'étage qui se fait manipuler sentimentalement par le grand patron. Wilder par sa mise en scène somptueuse, peint , en se rangeant du côté de l'ouvrier et critiquant ouvertement la subordination du plus haut niveau, toute une société de scelerats pour les patrons exploitants, et de défavorisés manipulés pour les exploités. Lemmon assure le comique pour son personnage que l'on éprouve largement de la compassion, et de même, Shirley MacLaine ,encore une fois resplendissante, assure le dramatisme en jouant la femme typique rêveuse de l'homme qui se fout d'elle. Ces deux rôles rendant au passage une scène finale ma-gis-trale où les deux personnages se comprennent intégralement en se regardant longuement. "The Apartment" est donc un mélodrame intelligeamment puissant.
Un des meilleurs films de Billy Wilder : sous le velours d'une brillante comédie sentimentale, c'est toute la rugosité des rapports humains qui est en jeu. Les personnages souffrent tous d'une terrible carence affective et se perdent dans une solitude douloureuse. Mais point de pathos ici : l'émotion nous ceuille sans qu'on s'en aperçoive et l'humour au vitriol du réalisateur empêche tout débordement mélodramatique. Au-delà de cette quête désespérée de l'amour, qui traduit surtout un grand vide existentiel, tous les personnages subissent de plein fouet la violence des rapports sociaux où chacun est prêt, d'une manière ou une autre, vendre son âme au diable pour quelques satisfactions matérielles. Et c'est là où le film prend une dimension politique très virulente : dans la société de consommation, qui prend justement sa vitesse de croisière dans les années 60, l'homme devient une marchandise comme une autre... Constat implacable qui se pare avec intelligence des atouts d'une réjouissante comédie romantique...
Un chef-d'oeuvre de plus à l'actif de Billy Wilder. Merveille de scénario avec le talent dans les dialogues drôles et romantiques. Une des plus belles réussites de la comédie américaine type années 50 ou 60. Des comédiens hors pairs et spécialiste du genre Mac Laine et Lemmon, la mise en scène est classique et parfaite.
Film visionné au cinéma dans une version restaurée en 4K. Beaucoup de réactions, beaucoup de rires et il y a une raison à cela.
C'est un quasi chef d'œuvre. Arriver à coller un gaillard qui sous-loue sa piaule avec intérêt, en rendant l'histoire palpitante, très humouristique et s'accorder même une happy end, je ne peux pas demander plus. Je le conseille. Les prestations sont de haute volée, les curseurs dramatiques très bien positionnés et nous donnent des dialogues savoureux.
Un modeste employé d’une grande compagnie d’assurance newyorkaise, célibataire, prête régulièrement son appartement à des supérieurs pour des rendez-vous extra conjugaux, espérant d’eux en retour une promotion dans la hiérarchie. Tout se complique quand le directeur du personnel lui demande son appartement pour y emmener la jeune liftière dont l’employé est secrètement amoureux. Sur un ton léger et par un scénario rythmé, Billy Wilder dénonce un aspect de la société américaine (dans laquelle il y a ceux qui profitent et ceux qui se font exploiter, aussi bien économiquement que sentimentalement) en dessinant avec satyre une série de personnages : Le héros, "monsieur tout le monde" qui mêle humour, lâcheté et tendresse, veut réussir par tous les moyens. Les patrons sont une caricature du cadre dirigeant américain machiste. La jeune femme, fragile, douce et manipulée tout au long du récit par un mâle dominant et cynique, finira par découvrir l’amour. Humour, finesse de mise en scène (utilisation du miroir brisé comme moyen de faire comprendre à Jack Lemmon que celle qu’invite son patron est celle qu’il aime), superbe interprétation
Un classique du cinéma Hollywoodien avec un bon casting: Jack Lemmon qui incarne Baxter, élégant et drôle, Shirley MacLaine qui joue Fran, naïve et belle et enfin Fred MacMurray qui interprète Jeff, cupide et égoïste. Un bon scénario et une grand réalisation de Billy Wilder. Film plaisant et distrayant.
Un film bien construit et de bons acteurs. C'est classique : une romance banale (néanmoins sulfureuse pour l'époque), qui est toutefois bien narrée. Rien d'enthousiasmant : c'est bien fait et pas déplaisant.
A l'époque, 1960, la pudeur et la censure de la société américaine, à travers ses studios de cinéma, ne permettaient pas de parler de bagatelle en laissant entrevoir des images suggestives. Cela donne un film aseptisé comme du thé anglais. L'humour est là et les acteurs font leur job. Jack Lemmon grimace parfois un peu trop à la Jerry Lewis. Shirley Mclaine est ravissante et apporte de la fraîcheur à cette comédie légère mais un peu surannée.
Très bonne comédie, portée par deux très bons acteurs, avec des seconds rôles escellents. On ne voit pas le temps passer (malgrès les deux heures de film), on rit beaucoup, mais c'est plus qu'une comédie, les relations humaines sont abordés de manières subtiles. Un classique à voir.
Un Wilder assez misanthrope et dépressif, qui parle des rapports de pouvoir, de hiérarchie, de respect. La gentillesse de Baxter n'est jamais récompensée, on le croit à l'opposé de ce qu'il est, il lui est impossible d'être publiquement quelqu'un de bien. Toujours aussi bien écrit, mais un peu lent et théâtral : le film ne se passe que dans 2 lieux : le travail et l'appartement. Après assurance sur la mort, Fred MacMurray retrouve Wilder pour un tout autre rôle, Jack Lemmon est comme toujours parfait. On pense à Cyrano spoiler: quand Baxter pousse Miss Kubelik dans les bras de son patron.
Voici une comédie pas si innocente qu'elle en a l'air. En racontant l'histoire d'un employé de bureau qui prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques afin que ceux-ci puissent y emmener leurs maitresses, Billy Wilder nous dresse un portrait acerbe, décalé et drôle de la société américaine de son époque. Rafraichissant !
Un des meilleurs de "Billy" the great, un des plus grands cinéastes hollywwodiens qui ne fit rien en conformité de la "ville" en bon "scout" de Lubitsh.
Une oeuvre d'"amour possible" en un monde qui n'offre qu'apparats et promotions virtuelles et fugaces... A mettre au niveau de "Brève rencontre", (plus pessimiste)de David Lean.
" La Garçonnière " est une comédie acidulée, truculente dans laquelle Jack Lemmon excelle en employé malmené par ses supérieurs. Les péripéties s'enchaînent avec brio, les répliques fusent, les traits d'esprit fonctionnent à plein régime et la mise en scène quasi théâtrale de Billy Wilder enchante (voir les séquences avec les voisins : un délice !). De plus, toute la distribution joue à merveille les rôles qu'on leur a attribué et le scénario, subtil, pose un regard acerbe et pleine d'ironie sur l'ascension professionnelle, les relations conjugales et l'aspiration noble à une vie meilleure. Une belle comédie intelligente à découvrir et à apprécier.