La Garçonnière
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Démarrant comme une pure comédie, « La Garçonnière » entame progressivement une mue douce et amère en se transformant peu à peu en mélodrame. Parsemés d’effets dramatiques chargés en émotions, le ton général du film se veut pourtant satirique et pose un regard acerbe sur la société, le puritanisme, la bureaucratie et l’hypocrisie du pouvoir dirigeant. Avec ce scénario et ces dialogues aux petits oignons, Billy Wilder signe une fois encore une petite perle du 7ème Art. Jack Lemmon, employé modèle célibataire et bien trop gentil, et Shirley MacLaine, jeune femme aussi touchante que fragile, trouvent l’un et l’autre l’un de leurs plus beaux rôles.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2026
Mais qu'est-ce qui rend si populaire cet employè loyal et coopèratif d'une grande sociètè d'assurances en plein New York ? Sans doute parce que ce dernier se voit contraint de prêter la clè de son très modeste appartement à tous ses supèrieurs afin qu'ils puissent y livrer leurs aventures d'un soir [...] Cinq Oscars à Hollywood pour ce classique absolu qui critique les moeurs amèricaines avec une ironie particulièrement amère! Gros succès aussi pour ce film comme pour la musique! Dans "The Apartment" (1960), Billy Wilder s'attache plus que jamais à dècrire les aspects les plus dèplaisants de la nature humaine! Interprètation souvent splendide de Jack Lemmon et Shirley MacLaine, et sans doute plus encore de Fred MacMurray qui tient son rôle de patron sans scrupules en authentique professionnel qu'il ètait! On y rit de bon coeur, on y pleure aussi! il faut voir Lemmon se servir d'une raquette de tennis pour ègoutter ses spaghettis! Comme il faut voir MacLaine à la subtile fragilitè...
Octavio Gry
Octavio Gry

24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Un Wilder sentimental, pour une fois, avec des violons trop appuyés dans les scènes dramatiques. Mais la satire sociale n'a rien perdu de sa virulence. L'impressionnante profondeur du décor au bureau du 19e étage de la compagnie d'assurance est une des grandes créations du décorateur Trauner.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
La Garçonnière. Un film sorti en 1960. Un film avec 5 oscars. Un film produit par la MGM. Un oscar de la meilleur réalisation, du meilleur scénario original, du meilleur montage, des meilleurs décors et la meilleur direction artistique. Pour le décor, c'est New york et ses bureaux administratifs. Une belle comédie américaine typique de la côte Est. Pour le décor, il y a aussi un restaurant chinois. La garçonne, c'est bien Shirley MacLaine, les cheveux court et une très belle plastique. Jack Lemmon assume son rôle de comique de comédies de boulevard. L'idée originale vient de l'acteur Tony Curtis, mais l'Oscar est offert à Billy Wilder et I A L Diamond (Itec Domnici). Pour le film, une bonne ambiance New-yorkaise et un bon rythme.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 février 2026
C'est loin d'être le meilleur film de Billy Wilder ! Il faut une bonne heure pour que le film sorte de sa torpeur.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Un film culte, coécrit, produit, et mis en scène par Billy Wilder. Un film en N&B aux 5 oscars réalisé en 1960 ; techniquement parfait, il a pour moi, mal vieilli. Il nous propose une Comédie mélodramatique douce amère se révélant assez sombre avec un coté satire sociale et un machisme intensif qui m'a un peu déçu.
Le film nous offre heureusement un casting de qualité avec Jack Lemmon dans le rôle de Baxter « Brin d’amour », propriétaire de La garçonnière et une fantastique Shirley MacLaine très émouvante dans son rôle de Fran, la liftière de la société.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2026
« The Apartment » est une comédie savoureuse et mordante, une satire sociale. D’un côté, ceux qui réussissent sans scrupules, en n’hésitant pas à profiter des autres ; de l’autre, ceux qui se font systématiquement manger. Sur fond de promotion professionnelle, d’amitié ambiguë et d’histoire d’amour, le film dépeint avec justesse les rouages d’un monde impitoyable.
Tout est orchestré avec un brio rare : un scénario ciselé, des répliques cinglantes et un casting exceptionnel. Jack Lemmon y est magistral en homme incapable de dire non, s’enfonçant malgré lui dans des situations toujours plus absurdes – car, comme on le sait, « trop bon, trop c...». Shirley MacLaine incarne à la perfection cette femme éprise du mauvais homme, tandis que Fred MacMurray excelle en profiteur cynique et charismatique.
Le résultat ? Une comédie intelligente, drôle et profondément humaine, qui ne perd rien de sa pertinence.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2026
Un très grand Wilder qui excelke à décrire les tarés de cette société tout en présentant des personnages émouvants et rebelles à l'idéologie à laquelle ils sont amenés à s'opposer
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Ce film de Billy Wilder est puissant tout comme son précédent film "Lost weekend".

Ce film joue sur des émotions et des sentiments que les gens ont tendance à éviter par peur de les affronter. Il parle de la solitude, de la confiance en soi mais aussi de la recherche de sens. J'ai adoré Jack Leemon qui est tout simplement parfait pour ce rôle, il le joue à merveille. Il nous fait admirer un personnage complexe, semblant subir la vie tout en la contrôlant. Un caractère qui nous amuse mais qui nous attriste en même temps. Mais il est ce personnage dont on se souvient, celui qui nous touche et qui nous emeu.

En bref une magnifique oeuvre d'art qui devrait être vu par tout le monde au vu de sa simplicité et de sa puissance.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
La Garçonnière fait partie des plus grands films américains. Sa modernité par son rythme et ses dialogues rend le visionnage plaisant et envoûtant. Entre la comédie familiale, le drame aux sujets sensibles et la romance pour former un ensemble, Bill Wyder transpose à merveille ces personnages dans un contexte de vie américaine. Cette justesse est remarquable, dans un monde où le travail ne semble pas payer, sauf si les pots de vins se mêlent.

Excellent, gardant sa réputation de film culte
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2025
Il est des films qui passent. Et il en est d’autres qui s’impriment. La garçonnière de Billy Wilder ne fait ni l’un, ni l’autre : il suspend le temps. Il ne se contente pas de raconter une histoire. Il redéfinit ce que le cinéma peut être lorsqu’il atteint cette alchimie rare où tous les éléments – l’écriture, l’image, la mise en scène, l’interprétation, le sous-texte, le rythme – convergent vers quelque chose d’irréfutablement essentiel.

Ce n’est pas un film qu’on admire. C’est un film qu’on ressent, qu’on vit presque à contretemps de son époque et de la nôtre, tant sa lucidité nous désarme.

L’équilibre que parvient à maintenir Wilder est vertigineux : entre légèreté et désespoir, ironie et empathie, satire sociale et confession intime. La garçonnière n'a rien d’un objet fabriqué. Il pulse, il respire, il saigne. Chaque plan, chaque transition, chaque ligne de dialogue est d’une justesse inouïe – au point que l’on en vient à oublier que c’est écrit, joué, cadré. L’illusion du vivant est totale.

Wilder et . Diamond signent ici un scénario parmi les plus brillamment structurés du XXe siècle. L’économie narrative est prodigieuse : un miroir brisé, un poudrier oublié, un regard de côté – tout raconte sans jamais appuyer. Tout ce qui est tu résonne plus fort encore. Le non-dit est roi, et l’émotion n’en est que plus saisissante.

Jack Lemmon, dans un rôle infiniment nuancé, incarne Baxter avec cette vérité presque crue qui échappe à la technique. Il n'est jamais dans l’effet, toujours dans l’être. Il compose un homme ordinaire dans un monde indifférent, et en fait un personnage inoubliable, parce qu’il est vulnérable, maladroit, tendre, et enfin, libre.

Shirley MacLaine est bouleversante. Elle donne à Fran Kubelik une mélancolie qui n’appartient qu’à elle, une forme de grâce brisée. Elle parvient à rendre palpable cette fatigue de vivre propre aux cœurs usés, tout en laissant filtrer, malgré tout, la lumière d’une dernière chance. Entre elle et Lemmon, il n’y a pas de romance fabriquée. Il y a quelque chose de bien plus rare : une vérité nue, à la fois brutale et belle.

Quant à Fred MacMurray, son interprétation de Sheldrake glace d’autant plus qu’elle est contenue. Il ne compose pas un monstre : il incarne la banalité glaçante du pouvoir cynique, du charme instrumental, de l’homme pour qui l’autre n’est qu’un outil.

La garçonnière explore la compromission – personnelle, professionnelle, sentimentale – sans jamais juger ses personnages. C’est une œuvre morale dans le sens le plus noble du terme : elle confronte chacun à ses choix, à ce qu’il accepte de sacrifier pour réussir, pour être aimé, pour exister. spoiler: La progression de Baxter, de l’homme soumis à l’homme debout, est l’une des plus fines courbes de transformation jamais écrites pour un personnage de cinéma.


Et dans cette société d’apparences, de faux-semblants, de hiérarchies absurdes et de fêtes alcoolisées où l’on se noie dans l’insignifiance, La garçonnière n’oppose pas des bons aux méchants : elle montre comment les êtres s’abîment en silence, et comment certains parviennent, parfois, à se relever. Et c’est précisément cette pudeur, ce refus du spectaculaire, qui bouleverse.

Billy Wilder ne cherche jamais l’effet, et pourtant chaque effet est là. Le bureau immense rendu infini par la perspective forcée : l’écrasement d’un homme face à une machine institutionnelle. L’appartement exigu, refuge involontaire des lâchetés et des douleurs muettes. spoiler: Le réveillon qui explose en fanfare alors que les héros, eux, se battent pour une seconde chance. Et cette dernière scène, parmi les plus puissantes de toute l’histoire du cinéma, où une femme, en pleine fête, comprend qu’il n’y a plus rien à attendre d’un homme de pouvoir — et tout à espérer d’un homme de cœur.


Le génie de Wilder est là : dans sa capacité à filmer l’ordinaire pour en faire une émotion universelle. Dans sa capacité à faire du quotidien un espace de révélation intime.

Des décennies plus tard, La garçonnière conserve une modernité foudroyante. La structure patriarcale du monde du travail. Le culte de la performance. L’instrumentalisation des relations. La solitude dans les foules. L’amour comme ultime espace de rédemption. Tout résonne. Tout est encore là. Mieux : tout est dit avec une intelligence et une délicatesse que l’on trouve rarement dans notre époque saturée de bruit.

C’est peut-être cela qui rend ce film si précieux : sa capacité à ne jamais hurler, mais à nous parler directement au cœur.

Il n’est pas question ici de succès critique, de récompenses (aussi nombreuses soient-elles), ou de classements honorifiques. Il est question d’un film qui atteint un niveau de précision émotionnelle, d’équilibre narratif, de puissance symbolique et de profondeur humaine tel qu’il semble avoir été sculpté dans une matière invisible mais universelle : l’expérience humaine elle-même.

La garçonnière n’est pas simplement un sommet du cinéma américain. C’est une œuvre définitive. Le genre de film que l’on ne regarde pas une fois, mais que l’on emporte avec soi pour toujours.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Film visionné au cinéma dans une version restaurée en 4K. Beaucoup de réactions, beaucoup de rires et il y a une raison à cela.

C'est un quasi chef d'œuvre. Arriver à coller un gaillard qui sous-loue sa piaule avec intérêt, en rendant l'histoire palpitante, très humouristique et s'accorder même une happy end, je ne peux pas demander plus. Je le conseille. Les prestations sont de haute volée, les curseurs dramatiques très bien positionnés et nous donnent des dialogues savoureux.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2025
Film qui m’a un peu décontenancé au début, car je m’attendais à une comédie (Billy Wilder + Jack Lemmon…). En fait on peut le qualifier de comédie dramatique. Sachant cela, on savoure deux choses : une peinture au vitriol du monde de la grosse entreprise, avec ses passe-droits, ses promotions pas franchement au mérite, et une ambiance très « fourmilière ». Ensuite, une étude caustique sur le comportement amoureux des hommes, sauf pour le personnage joué par Jack Lemmon qui subit les « aventures » des autres, alors qu’il aimerait bien trouver quelque chose de sérieux. Shirley MacLaine , en liftière d’ascenseur, lui donne la réplique avec talent, et on assiste à la vie de tout ce petit monde. Quelques passages jubilatoires, comme ces promotions d’autant plus grandes qu’elles fonctionnent graduellement avec l’étage de l’immeuble où vit la société. Un bon cru toutefois entaché d’un vieillissement important, où on n’imagine pas des situations identiques de nos jours (même si on s’en approche ). A voir comme une curiosité, mais ce n’est pas mon préféré de Billy Wilder.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2025
Un Wilder assez misanthrope et dépressif, qui parle des rapports de pouvoir, de hiérarchie, de respect. La gentillesse de Baxter n'est jamais récompensée, on le croit à l'opposé de ce qu'il est, il lui est impossible d'être publiquement quelqu'un de bien. Toujours aussi bien écrit, mais un peu lent et théâtral : le film ne se passe que dans 2 lieux : le travail et l'appartement. Après assurance sur la mort, Fred MacMurray retrouve Wilder pour un tout autre rôle, Jack Lemmon est comme toujours parfait. On pense à Cyrano spoiler: quand Baxter pousse Miss Kubelik dans les bras de son patron.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2025
It is a masterpiece, moviewise. Avec cette comédie sentimentale très noire, Billy Wilder livre une observation acerbe et pertinente de la société américaine des années 60 qui reste encore tout à fait valable sur ce qu'elle dit de l'aliénation du travail et des relations toxiques. Les interprétations de Jack Lemmon et Shirley Maclaine sont éblouissantes, et la mise en scène de Wilder, dans un scope étonnant pour un film d'intérieur souvent intimiste, alliée aux décors grandioses d'Alexandre Trauner, exprime à merveille la solitude au milieu de la foule et la froideur de la ville moderne.
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