Film de Billy Wilder dont on ne parle pas assez, "La garçonnière" permit tout de même au cinéaste de remporter un Oscar. Cela mis à part, l'ensemble ne manque pas de qualité : la réalisation est soignée et impeccable permettant à Jack Lemmon de continuer de nous prouver l'étendue de son talent que ce soit dans le comique aussi bien que dans l'aspect mélancolique du film qui n'est pas sans cynisme et sans une certaine tristesse. Shirley MacLaine est radieuse dans son rôle de fille d'élévateur amoureuse d'un homme mariée et le scénario jongle à merveille entre deux sentiments avec un très beau sens du rythme mais tout de même on aurait voulu plus de folie de la part des auteurs de "Certains l'aiment chaud". Ce qui n'empêche pas "La garçonnière" d'être comme tous les films de Billy Wilder : très bon.
Voici une comédie pas si innocente qu'elle en a l'air. En racontant l'histoire d'un employé de bureau qui prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques afin que ceux-ci puissent y emmener leurs maitresses, Billy Wilder nous dresse un portrait acerbe, décalé et drôle de la société américaine de son époque. Rafraichissant !
Billy Wilder nous livre dans "The Apartment" une bonne critique de la vie dans les bureaux avec toute ses intrigues, quiproquos etc...Le scénario certes est original mais j'ai trouvé le film en lui-même un peu long contrairement à "Some like it hot" où l'on ne peut quitter sa place.
La garçonnière, comédie dramatique de Billy Wilder, a été écrite sur mesure pour Jack Lemmon, son acteur fétiche, qui y joue le rôle d'un employé d'assurances solitaire qui prête son appartement à ses supérieurs pour leurs aventures extraconjuguales afin de s'attirer leurs faveurs. "La garçonnière" évoque avec une férocité jubilante le monde des bureaux, avec ses intrigues, ses pièges et ses tentations. Dernier grand film "réaliste" de son auteur, l'oeuvre brille par l'acuité d'un regard dénué de complaisance. Moraliste et romantique inavoué, Wilder mène ici avec une extrême virtuosité satire, comédie urbaine et mélodrame, et dresse le portrait définitif du bureaucrate moderne, servile et anonyme, miraculeusement racheté par l'amour. Venant après le très populaire "Certains l'aiment chaud", "La garçonnière" obtint un succès commercial et critique : 5 oscars, dont celui du meilleur metteur en scène et celui du meilleur acteur. A découvrir, donc !
C’est une société où le niveau hiérarchique est une valeur plus importante que la fidélité conjugale que nous dépeint Billy Wilder dans ce long-métrage filmé telle une pièce de théâtre puisqu’il multiplie les dialogues sources de quiproquos et les situations de chassé-croisé en huis-clos propres à l’humour purement vaudevillesque. Mais plus qu’un simple marivaudage, l’univers de cette farce se rapproche parfois plus de comédie noire puisqu’il dénonce crument les compromis auxquels se soumet ce personnage sans caractère pour espérer un avancement social jusqu’à sa rencontre avec une jeune femme dont la naïveté lui fera ouvrir les yeux sur la sienne. Bien que j’avoue être déçu par le peu de scènes qui m’aient fait rire, je ne peux qu’apprécier cette image négative donnée à l’"American way of life".
Très bonne comédie, portée par deux très bons acteurs, avec des seconds rôles escellents. On ne voit pas le temps passer (malgrès les deux heures de film), on rit beaucoup, mais c'est plus qu'une comédie, les relations humaines sont abordés de manières subtiles. Un classique à voir.
Une excellente comédie qui se mange sans faim. Un scénario très solide, des dialogues aussi drôles qu'intelligents, des acteurs de grande classe, le tout sur une musique de qualité. Bref, une comédie à ne pas rater!
CC Baxter est un employé de bureau solitaire pour une compagnie d'assurance à New York. Afin de gravir les échelons de l'entreprise, Baxter permet à quatre chefs d'entreprise à utiliser son appartement de leurs diverses liaisons extraconjugales. Insatisfaits de la situation, mais ne voulant pas remettre en cause les gestionnaires, Baxter jongle leurs exigences contradictoires, tout en espérant attirer l'attention opératrice ascenceur Fran Kubelik. Pendant ce temps les voisins de Baxter suppose qu'il est un coureur de jupons et qui ramène à la maison une autre femme tous les soirs. Baxter accepte leur critique plutôt que de révéler la vérité.
Les quatre gestionnaires rédigent des rapports élogieux sur Baxter que le directeur du personnel, M. Sheldrake soupçonne quelque chose d'illicite et fait venir Baxter à son bureau afin de lui faire face. Sheldrake permet la promotion de Baxter et en échange à louer son appartement ainsi, à partir de cette nuit-là. Sheldrake donne à Baxter deux billets pour la comédie musicale de Broadway "The Music Man" pour assurer son absence. Ravie de sa promotion, Baxter demande Mlle Kubelik de le rencontrer au théâtre. Elle accepte, mais (à l'insu de Baxter), car elle est la maîtresse de Sheldrake. Même si elle a l'intention de rompre ce soir-là, elle est plutôt charmé par Sheldrake en allant dans l'appartement de Baxter. Baxter est déçu qu'elle ne soit pas venue mais il est prêt à pardonner Mlle Kubelik.
Lors d'une fête de Noël de bureau, Baxter découvre par inadvertance la relation entre Sheldrake et Miss Kubelik. Pour sa part, Mlle Kubelik apprend de la secrétaire de Sheldrake qu'elle n'est que la dernière femme salariée d'être sa maîtresse, la secrétaire-même avoir été sa maitresse pendant plusieurs années. A l'appartement, Mlle Kubelik confronte Sheldrake avec cette information, et, tandis qu'il maintient qu'il l'aime sincèrement, il l'a quitte pour retourner avec sa famille pour fêter Noeël. Pendant ce temps, Baxter prend une femme dans un bar local et, de retour à l'appartement, est étonné de trouver Mlle Kubelik dans son lit, tout habillé et une overdose de somnifères.
Baxter envoie la fille du bar et fait appel à l'aide de son voisin, le docteur Dreyfus. Baxter téléphones à Sheldrake à son domicile le matin de Noël et l'informe de la situation, tandis que Sheldrake professe sa gratitude. Il demande que sa maitresse reste deux jours, au cours de laquelle il essaie de la divertir et distraire de toute pensée suicidaires.
Là, Baxter ne loue plus son appartement aux anciens "clients". Sheldrake, en colère envers sa secrétaire d'avoir dit la vérité à Miss Kubelik, la renvoie. Elle se venge en disant à sa femme au sujet de ses infidélités, conduisant à la rupture du mariage. Sheldrake et profite de sa vie de célibataire. Baxter monte en grade et lorsque Sheldrake exige l'appartement pour sa avec Mlle Kubelik pour la Saint-Sylvestre , qui se traduit par Baxter risque de quitter l'entreprise. Quand Miss Kubelik entend cela de Sheldrake, elle se rend compte que Baxter est l'homme qui l'aime vraiment.
L'opportunité de contourner un concept promotionnel d'entreprise extrêmement lent se présente à Baxter ressource anonyme noyée dans un open space gigantesque et bruyant.
Pour cela il faut être conciliant en s'éclipsant le temps de quelques soirées d'un domicile laissé à la disposition de ses chefs et de leurs compagnes du moment.
Ceci s'avère rapidement incomplet dans la mesure ou une véritable personnalité s'occulte par un arrivisme plus automatisé que réellement désiré.
Une midinette naïve et un employé obscur n’intéressant leurs hiérarchies que par la bagatelle et le service vont lentement s'éveiller et s'apercevoir qu'ils se doivent d'exister que pour eux-mêmes.
La garçonnière est un merveilleux opus d'éveil aigre doux sur un assentiment intéressé donnant comme finalité, un bureau personnel, une ligne directe et un nom sur une porte. Le tout sans aucune perception d'une valeur morale ou professionnelle, on prend c'est tout.
Un patron offre des cadeaux de Noël bien enveloppés à sa femme et cent dollars à sa maitresse.
Il suffit de capter sa différence, de s'apercevoir qu'elle ne changera jamais et d'offrir après avoir frôlée le pire son intérêt à un personnage certes soumis au concept d'appartenance hiérarchique mais lunaire, drôle et farfelu.
Il suffit de se parler, de s'apprécier tel que l'on est puis de tracer sa vie ensemble en étant uniquement dépendants que de soi-même.
Un film étonnant entre la comédie et le drame sur l'éclosion de deux personnages manipulés enfin libres ayant rassemblés leurs obscurités pour en faire un luminaire éclatant.
Décidément Billy Wilder n'est pas à court d'idées, enfin devrais-je dire pas à cours de talent surtout. Sur un scénario taillé à la perfection pour Jack Lemmon qui avait impressionné le réalisateur dans Certains l'aiment chaud, Billy Wilder nous sert ici un film hybride comme il sait bien les faire. Et pour cela il captive le spectateur dès la première scène avec la représentation de ces bureaux démesurés et l'image de cet homme seul. Le film démarre avec légèreté, comme le ferait une banale comédie. Néanmoins Bilder y peint petit à petit ses intentions et en montrant les images et ressorts d'une société capitaliste, La Garçonnière arbore un aspect social indéniable et qui ne manque pas de justesse. La seconde moitié du film bascule plutôt vers le mélodrame et lorsque l'on fait appel au sentiments, le réalisateur américain n'est pas en reste. Se basant toujours sur des choses simples, qu'il transcende par la suite afin de leur donner de la substance - à l'image de cette banale spaghetti -. Le scope noir & blanc donne du cachet, de l'authenticité, là où la mode était incontestablement à la couleur. Pour finir l'on retiendra la prestation très solide de Jack Lemmon dans un rôle plus sérieux mais aussi une Shirley MacLaine étonnante de maîtrise. La Garçonnière, incontestablement un autre excellent film de Billy Wilder.
J'avais pas trop apprécié Certains l'aiment chaud avec le même acteur et réalisateur, mais j'ai plutôt adoré ce film. L'histoire est innovante, c'est de la prostitution immobilière! De plus Jack Lemmon et Shirley McLaine jouent vraiment bien! Notons aussi le caméo de Marilyn Monroe qui est cité au télépone, drôle quand on sait que Jack Lemmon a joué avec!
La magnifique histoire d'un homme éternel célibataire qui se laisse sans arrêt marcher dessus jusqu'au jour ou il rencontre Fran la femme qu'il aime.
Par le réalisateur culte Wilder avec un acteur formidable Lemmon qui était déjà génial dans "Certains l'aiment chaud".
Petit bijou qui parle bien sûr de sentiments, mais critique aussi le système capitaliste qui montre que pour monter dans la hièrarchie d'une entreprise il y a de la corruption ou encore que les patrons manipulent sans scrupules leurs employés.
Film culte pleins de charmes il n'a pas grand-chose à reprocher à "La Garçonnière"
Un modeste employé d’une grande compagnie d’assurance newyorkaise, célibataire, prête régulièrement son appartement à des supérieurs pour des rendez-vous extra conjugaux, espérant d’eux en retour une promotion dans la hiérarchie. Tout se complique quand le directeur du personnel lui demande son appartement pour y emmener la jeune liftière dont l’employé est secrètement amoureux. Sur un ton léger et par un scénario rythmé, Billy Wilder dénonce un aspect de la société américaine (dans laquelle il y a ceux qui profitent et ceux qui se font exploiter, aussi bien économiquement que sentimentalement) en dessinant avec satyre une série de personnages : Le héros, "monsieur tout le monde" qui mêle humour, lâcheté et tendresse, veut réussir par tous les moyens. Les patrons sont une caricature du cadre dirigeant américain machiste. La jeune femme, fragile, douce et manipulée tout au long du récit par un mâle dominant et cynique, finira par découvrir l’amour. Humour, finesse de mise en scène (utilisation du miroir brisé comme moyen de faire comprendre à Jack Lemmon que celle qu’invite son patron est celle qu’il aime), superbe interprétation