Annabelle
Note moyenne
2,1
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728 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2015
3 ou 4 moments DE réelles frayeur,et oui il ne vaut pas conjuring.mais ne soyont pas toujours dans la comparaison. j'ai aimé. La 1ere partie du film est un peu longue, le temps d'installer la psychologie des personnages. la 2 eme partie est plus flippante....Une atmosphère malsaine dégage de cette fameuse Anabelle. Rien à voir avec Chucky la poupée tueuse. Le film est une douceur flippante, agrémenté de scènes suspens ou les démons se dévoilent peu à peu. le film va crescendo. A voir tout de même.
Stephenballade

456 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2015
Ayant eu un assez joli succès outre-Atlantique et en France, ce film a surtout fait parler de lui pour avoir suscité un certain nombre de personnes à faire n’importe quoi dans les salles obscures, à savoir agressions et dégradations. Devant l’ampleur du phénomène, quelques gérants de cinémas furent contraints de retirer ce film de l’affiche, privant cette œuvre de quelques centaines, voire de milliers d’entrées. Evidemment, cette amère constatation me fit dire que, et visiblement je ne suis pas le seul, "Annabelle" devait être particulièrement immersif. Mais je ne suis pas du genre à me laisser influencer par ce genre d’anecdotes, ni par la note attribuée par les internautes. C’est donc avec l’esprit totalement détaché que j’ai regardé la réalisation de John R. Leonetti, un soir, plongé totalement dans le noir, encore séduit par la bande annonce qui avait été faite. Au final, je suis assez partagé, ne pouvant m’empêcher de penser que ce film n’est pas à la hauteur de sa triste réputation. Cela dit, la première heure est tout de même réussie. Les personnages sont bien développés, l’intrigue se met doucement en place, et la tension monte crescendo avec ces phénomènes apparaissant de façon progressive et toujours plus violents. Impossible pour moi de ne pas penser à la mouture de "Paranormal activity". En dépit de ce que pense bon nombre de personnes, John R. Leonetti n’a pas raté totalement ce film. La première heure n’est pas mal du tout, car j’ai sursauté à quelques reprises spoiler: , à commencer par la scène où les voisins se font massacrer
. Le réalisateur a réussi à jouer avec nos nerfs, dans les phases d’attente où toute musique est proscrite afin de stresser au mieux le spectateur. De ce côté-là, c’est réussi, la scène de l’ascenseur étant d’ailleurs particulièrement flippante, me faisant dire que ce film était quand même assez bien fait, et ce en dépit du personnage de John, interprété par Ward Horton à priori peu inspiré. De plus, les dialogues concernant ce personnage sont affligeants au possible, me le faisant considérer comme un homme un peu neuneu sur les bords. Et puis le troisième tiers du film baisse en qualité, jugeant l’entrée en scène de la libraire un peu précipitée. spoiler: Sans compter que la chute du film est un peu facile et incohérente puisque le démon est venu chercher une âme bien précise et qu’il est calmé en le faisant se contenter d’une autre, ce qui appelle visiblement à une éventuelle suite De plus, j’ai trouvé l’aspect du démon un peu cliché, et je pense sincèrement que la phrase qu’il prononce "Puisse Dieu avoir pitié de ton âme" est totalement inconcevable. Comment peut-on mettre le nom de Dieu dans la bouche d’un démon ?
Aussi voilà pourquoi je suis assez partagé : un film en partie maîtrisé, miné par des incohérences (comme cette photo prise par le curé que l’on voit encadrée en mode portrait alors qu’il tenait son appareil dans le sens paysage), mais que je conseillerai de voir dans l’obscurité et avec une bonne acoustique pour profiter au mieux des bruits inquiétants. "Annabelle" n’est pas aussi mauvais que certains le prétendent, mais il méritait mieux, c’est une certitude.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 juillet 2016
Hou! Ça fait peur ? Ici , la réponse est non.
Ce n'est pas un film d'horreur. Peut-être est-ce son scénario copié voir décalqué sur Chucky ? Ou la présence d'acteurs ultra mauvais . Cette Série Z se permet de traîner " The Conjuring" dans son sillage alors qu'il était putain de mieux que cette "Annabelle". À part perdre son temps, je ne vois aucun autre intérêt.
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2015
C'est gentillet. il y a quand même un scénario assez mince certes mais qui se tiens. quelques scènes sont pas trop mal fichues même si on est loin du grand frisson.
Les acteurs sont moyens mais en même temps on ne regarde pas ce genre de film pour la prestation des acteurs.
Bref ça se laisse regarder même si on est loin d'un conjuring qui lui même n'est pas un top film.
bibtar
bibtar

33 abonnés 598 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2016
Annoncé comme le nouveau grand frisson du genre et pas mal défendu par les amateurs du premier opus de cette saga, "Conjuring" qui effectivement se défendait plutôt bien dans son style, il ne faut tout de même pas exagérer au sujet de ce film, ni en bien ni en mal d'ailleurs, car bien loin d'une œuvre réellement passionnante, on ne peut pas dire que cela parvienne à faire son petit effet de temps à autres, mais enfin rien de bien palpitant pour relancer le genre. Tout d'abord ce qu'il faut relever c'est la construction assez inégale de l'intrigue, qui étrangement parvient à être prenante dans les 30 premières minutes, sachant que cela représente déjà une bonne portion du scénario en ce qui concerne l'avancement de ce dernier, et la manière dont l'histoire est amenée est plutôt pas vilaine, créant rapidement son lot d'interrogations ainsi que de sursauts ponctuels mais efficaces, souriant dans le montage de l'image qui permet de bon plan bien flippant, sachant plutôt bien jouer avec le rythme des images, pourtant il est de plus en plus difficile de retrouver cela une fois toute la partie spirituelle entamée, et ainsi il est plus difficile d'être réellement surpris par la suite, et cela ne fait qu'empirer en avançant puisque la conclusion scénaristique est archi mauvaise, non seulement dans son contenu mais aussi dans la manière dont est amené le lien entre les deux volets de la saga, outil supra-commercial pour l'imposer au grand publique mais qui est très évocateur de peu de bonnes choses que peut apporter ce film. Alors bien sur que la poupée, pseudo héroïne des différents opus fait son effet, qu'elle en jette en tant que telle par cette omniprésence gênante et se regard déshumanisé à souhait, mais cela ne suffit pas, surtout en liant cela a un aspect très assumé d'ésotérisme qui est loin d'être très efficace à tout les niveaux, pourtant ce sont peut être les passages illustrant ce dernier segment de l'intrigue qui offrent les meilleures scènes, dont certaines sont vraiment de très bonnes qualités par le frisson qu'elles procurent furtivement et remettant dans le bain directement, mais cela restant trop rare et vite répétitif, il en devient plus facile de bondir devant un certain nombre d'effets de stresse réellement prenant que de se faire peur devant le film, après il ne faut pas nier que l'ambiance établie par les musiques, les effets de caméras, les couleurs, le jeu sur les rythme et même le déplacement temporelle de 40 ans en arrière, reste tout de même de mise tout du long, mais perdant de leur étincelante au fur et à mesure que le scénario perd ses arguments les plus efficaces. Loin d'être d'un ennui mortel, on ne peut pas dire que l'intérêt soit accroché à la même intensité tout du long étant donné qu'une fois un certain virage concernant l'ambiance générale est établi, le tout a tendance à retomber petit à petit pour parvenir à une fin assez décevante, et donc l'appellation de "récit initial" est loin d'être convaincante, à la limite de l'inutile, du moins de la manière dont cela est fait. Alors faire dresser le poil par une mise en scène soignée et réfléchie, cela se produit à quelques reprises durant le film, mais bien trop éphémères pour rester dans les anales, puis l'interprétation du couple principal de ce film est elle aussi difficilement convaincante dans le fait que ces derniers ont un comportement non seulement trop facilement changeant, ne laissant que très peu de suspense, déjà peu présent dans le scénario, aux attitudes peu crédibles dans ce genre de film de stresse, offrant tout un tas d'erreur pratique à l'image usantes a relever, pour que finalement ils soient presque les responsables du faux pas commis par l'ensemble du film, puisque initialement ils sont le soutient de l'intrigue lors des premières événements, mais une fois établie, leurs personnages ne semblent plus correspondre au style de ce genre de film, à tel point que les personnages secondaires et autres apparitions deviennent bien plus intéressant, essentiellement à l'image d'ailleurs. Alors loin d'être de mauvais goût, mal monté ou encore qui fait plus rire que sursauter, il faut reconnaître qu'il y a ici un sacré nombre de mauvaise choses, et en plus le tout est pas vraiment palpitant, donc on s'ennuie pas vraiment, mais on a déjà vu ça a mainte reprise, et son "grand frère" a bien plus de force, du moins en ce qui concerne ce que cela raconte et cette même atmosphère très pesante et glauque... Dans celui ci on cherche pas mal cette sensation durant le film et autant en profiter lors des rares scènes d'apparitions vraiment sympas, faisant littéralement mal au ventre, car elles sont non seulement très travaillée mais en plus elle prouve que c'est le scénario très creux qui pèche....
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juillet 2015
Sorte de prequel au film “The conjuring : les dossiers Warren”, ce film utilise la figure de cette poupée géante qui telle une gargouille trônée dans la chambre aux trésors de ce couple de chasseurs de paranormal. Il en raconte la naissance de sa légende noire. Las, si “The conjuring” m'avait assez plu avec son histoire suffisamment écrite pour dépasser les stéréotypes habituels du film d'horreur sans originalité, cette prequel ne bénéficie pas de ce bon point. On retombe en effet dans les ornières scénaristiques du genre avec le couple soumis aux caprices de ce poltergeist agressif. Apparitions d'esprit ou de démons, appareils qui se mettent en marche tous seuls, hurlements et fuites éperdues de l'héroïne, incrédulité du mari, intervention du prêtre catholique... Bref tous les poncifs du genre se sont donné rendez-vous dans ce film. Résultat l'ennuie nous gagne vite et on se désintéresse presque aussi rapidement du destin de notre délicieux couple et de sa poupée démoniaque qui d'ailleurs n'est finalement pas si présente que ça à l'image. À vouloir trop tirer sur la corde d'une idée somme toute intéressante, on se retrouve avec un long-métrage des plus insipides qui rejoint la kyrielle de films du même genre qu'Hollywood nous a pondue depuis des années. Bref un film d'horreur assez inintéressant et donc pas vraiment indispensable même pour ceux qui, comme moi, ont apprécié “The conjuring”.
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)

104 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2015
Je troube ce annabelle bon avec des jumpscares sympa une poupée flippante mais le film est juste pas au niveau de insidious 1,2,3 et conjuring.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 juillet 2015
le film etait nul on voit du paranormal qu'a la fin du film rien n'etait interessant.
Damsdi
Damsdi

5 abonnés 210 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juillet 2015
Le marketing étant bien fait, on est tenté devoir le film.
Mais la peur n'est pas au RDV, ni l'originalité pour un film plutôt plat.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 juillet 2015
La plupart des passages flippant se trouvent dans la bande annonce du film. L'intérêt de ce film ? C'est un chaînon manquant de l'histoire qui permet de comprendre certains éléments de l'histoire de conjuring et autre. Pour ma part un très mauvais film d'horreur.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 juillet 2015
Et bien quel perte de temps. Scénario hyper attendu, acteur vraiment pas bon, et pour ma part, aucune angoisse mis à part la tête de cette poupée. Dommage car le premier volet était assez bon à mon goût.
Si vous voulez de l'original, passez votre route...
Nicothrash

470 abonnés 3 319 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juillet 2015
Dire que j'ai eu la bêtise de penser que le spin-off de Conjuring serait ou réalisé par James Wan ou au moins supervisé par lui un minimum ... Grave erreur, c'est John Leonetti qui prend la réalisation et bien qu'il soit de près ou de loin concerné par un petit paquet de film d'épouvante et pas des moindres, il passe complétement à côté de celui-là. Est-ce une surprise quand on sait qu'il a réalisé Mortal Kombat 3 ou 4 ou 5 ou on s'en fout ? Pari risqué, pari perdant. Tout est attendu, on tire sur les ficelles du genre jusqu'à ce qu'elles se brisent ! C'en est presque insupportable, on vient chercher du frisson et on trouve de l'ennui. Suite au Conjuring de Wan, il y avait une porte grande ouverte et une occasion en or pour enchaîner deux ou trois métrages de qualité, le premier est d'ores et déjà un échec ...
Nicolas V
Nicolas V

115 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2015
je m'attendais a une pointe d'idées originales , a des scènes assez effrayantes telle la bande annonce. Mais encore une fois, annabelle tombe dans les poncifs et sales habitudes de ce genre . 90 pour cent d'attente et de suspence pour 10 pour cent d'action, ou le spectateur sera déçu et frustré de ne rien voir d'extraordinaire. Annabelle est juste assez bien réalisé et offre quelques scènes assez bien faites, mais ce film reste très décevant et ne mérite pas le buzz qu'il a fait.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 juin 2015
Les premiers plans du récit cinématographique, vertigineux "flashforward" suivent d'une courte distance et dans une pure ellipse les images clôturant le domaine filmique. C'est donc après la fin que débute la véritable narration. L'alerte et la valeur des fondus au noir, ces quelques secondes invisibles aux yeux du spectateur immobile, ces stigmates d'inconscience sont déjà surlignés et contiennent la germination d'efflorescences narratives. C'est aussi un assez bon moyen technique pour assurer à cette "poupée", simulacre d'une mécanique filmique, le devenir nécessaire dans les structures mentales issues de l’entendement du spectateur. Pour comprendre il faut mentalement déplacer Annabelle de son point de sortie de l'intrigue (par la fenêtre!) à sa première rencontre avec le spectateur. Troublant point de départ, instillant, infusant dans une suggestion à peine esquissée qu'Annabelle aurait vu dans le temps ce que les protagonistes refusent de croire.

La thématique de la poupée dans le cinéma est récurrente et riche : du miroir faustien ( "Faust", J.Svankmajer, 1994) en passant par celle du ventriloque ( "Dead Silence", J.Wan, 2007), de la gonflable ("AirDoll" H. Koreeda, 2010), à celles des jouets d'enfants ( "The devil doll", T.Browning, 1936) jusque dans les bras de la siliconée ("Monique", V.Guignabodet, 2002), elles auront subjugué un Mario Bava jusqu’à l'obsession créatrice et prolifique en offrant comme dans un sacrifice esthétique toutes les tragédies du pantin. Et c'est bien là le point faible du propos, en quoi un énième film sur une poupée terrifiante est-il pertinent, les fils de la mise en scène, du montage, du décor, des dialogues et de la lumière ne sont-ils pas usés? Car il ne s'agit, une fois encore, que du conflit entre l'illusion mécaniste et figé de la poupée et la nature insolite de la femme, que l'on pourrait résumer par le schéma suranné poupée versus femme.
Or et c'est peut-être là quelque intérêt au film, la femme n'est pas l'opposé ni le pôle antagoniste de la poupée, ni le sel le contraire du poivre, les véritables oppositions seraient "non-femme" et "non-poupée". L'exemple d'une créature "non-femme" serait une petite fille et celui d'une créature "non-poupée" serait un spectre. Notre nouvelle opposition enrichit l'intrigue en proposant une variation développée, femme et petite fille contre poupée et fantômes. Et c'est juste ce que le film proposera! Ces polarités s'enrichissent à leur tour de nouveaux protagonistes la mère et son enfant s'allient avec leur double inachevé (une mère ayant perdu sa fille) s’appuie sur la figure sociale (le mari médecin) et son double spirituel (le prêtre) tandis qu'à l'autre pôle Annabelle s'approprie ses fonctions éparpillées dans le foyer (machine à coudre, télévision, radios, lullaby) en s'appuyant sur des êtres asociaux (deux membres d'une secte) et leur double spirituel (spectres effrayants).
Le long travail d'une hallucinante pratique initiatique peut commencer.

On ne pourra que noter cet aspect important de la collection propre au désir d'accumulation et de reconstitution d'une série totale de poupées intégrant le sujet lui-même. Car la chambre, futur espace de vie du nouveau-né, est devancée, précédée si l'on pouvait préciser notre terme, par une fanatique collection de poupées occupant tous les points stratégiques de la chambre, jusqu'à Annabelle, adolescente à taille humaine et concluant cette impossible reconstitution totale : l'arrivée d'un nouveau-né sous le lullaby. Nous avons une révélation feutrée pour entendre ce que pourrait être le véritable propos du film. Ces poupées sont les traces et les preuves de ce qui n'a pas pu être rejetées, elles sont la rétention de ce qui ne veut pas être évacué par la mère qui retient des objets dénués de toute valeur d'usage (la mère ne joue pas avec ses poupées) et dont la fonction abstraite et symbolique est alors totale. Ces poupées sont tous les points d'entrée du développement virtuel et de sa restitution réelle (d'où son aspect "vintage" presque génial), c'est l'objectivation du rêve de la maternité en passant par un développement virtuel jusqu'au point de rupture dans l'évolution sexuelle : l'adolescente idéalisée par Annabelle, rebelle punie et condamné à l'artifice, à l'inverse du mari conforme au vœu marital et conservant son aspect social et humain. La passion de la mère dans cette accumulation morbide est l'expression parfaite d'une vérité qu'elle a refoulée : elle fait partie de cette série et ne peut donc pas engendrer. Mia ne serait en quelque sorte qu'une intelligence artificielle engendrant différents modèles d'unités virtuelles mécaniques dans une série des différents stades de développement jusqu'à se retrouver en face de sa propre image : celle qui a refusé d'obéir, l'adolescente Annabelle, mise au rebut et restitué dans le réel comme avatar mécanique. Remplacée par un nouvel avatar, création naturelle, nouvelle poupée qui cette fois n'entendra pas les ordres et s'ignorera pour ne plus pouvoir qu'obéir. Car cet affrontement vise seulement la mère comme une espèce de solidarité magnétique des poupées même avec celles qui s'ignorent. La collection est la trace vertigineuse d'une accumulation morbide d'entités mécaniques, classement diachronique d'un simulacre de la maternité, restitué dans la chambre enfantine prête à accueillir l'aboutissement, l'avatar humain seul digne aux yeux d'une "poupée-mère-genitrix". Paradoxe inconcevable de la maternité d'un être artificiel qui révèle dans la chambre même cette logique de l'impossible.

Pour finir nous dégagerons, à ce qu'il nous semble, le véritable drame secret du film, cette entité filmique est bien à l'image de cette poupée, Annabelle : triste et désolante métaphore maquillée du récit cinématographique, immobile dans son mouvement. Car cette entité mécanique qui ne doit pas bouger dirige toute la maison. La machine à coudre, la télévision, les radios et le téléphone doivent encore correspondre aux désirs de la mère : être de simples appareils sans conscience pouvant être utilisés mécaniquement, c'est pourtant l'épisode de l'utilisation de la machine à coudre devant un certain film de télévision le plus mûr de lucidité. Ainsi l'âme du foyer domestique est réduite au silence et à l'immobilité sans avoir le droit à l'existence elle-même. Or ce récit cinématographique nourrit d'esprit, agencé et structuré par le sens doit à son tour et ce à peine dès le deuxième visionnage être strictement identique et devenir la mémoire exacte de la première fois. Toutes corrections, reformulations, développements ou approfondissements lui sont refusés, les costumes auront les mêmes couleurs, le décor ne peut plus répondre aux exigences spectatorielles : la configuration est figée et le processus filmique devient l'itération exacte de l'agencement narratif des séquences improvisées de la première séance, sans évolution possible. Tel, derrière sa cage de verre, le rouge à lèvre ou le fard à joue d'Annabelle dont les couleurs sont fixées une fois pour toutes, le film lui aussi trouvera sa place assis au milieu d'autres films dans la vidéothèque de la chambre d'un adolescent derrière son écran vitrifié. Nous ne pouvons qu'espérer en une justice du véritable propos filmique : une tasse à café sera peut-être bougée, un tableau sera modifié, une chaise sera absente et la poupée filmique commencera à bouger pour devenir cet infini de la multiplicité de la représentation cinématographique qu'elle a été, qu'elle est et qu'elle aurait pu être, une pure idéité vivante et belle et cela dès les premiers plans du récit cinématographique, vertigineux ...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 juin 2015
Quelques scènes qui font peur. Mais moins bien fait que Conjuring !
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