Annabelle – la poupée qui fait moins peur que Barbie au rayon jouets de Carrefour
Dead Silence, Saw, Insidious, Conjuring… et là, paf, Annabelle. La différence ? Wan n’est plus aux commandes, il laisse la baraque à John R. Leonetti. Résultat ? C’est comme filer les clés d’une Lamborghini à un mec qui a son code depuis trois jours. Tu passes de « maître du malaise » à « jump scare Lidl », et ça pique.
Le CV du gars ? Mortal Kombat 2 et L’Effet Papillon 2. Voilà. Tu prends deux suites que personne n’a jamais voulu voir, tu les fous dans un mixeur, et tu confies ensuite le bébé à ce type. Forcément, ça donne une poupée démoniaque qui fait moins flipper qu’un épisode de T’choupi.
Le pire affront reste là : Annabelle, c’est censé être LA star. La mascotte de tes cauchemars. Mais non, ici c’est juste une coque vide, un AirBnB pour démons en vadrouille. À ce compte-là, tu pouvais appeler le film Amityville 78 ou Maison Hantée en Kit, ça marchait pareil. La poupée ? Elle te regarde, et basta. Même Chucky, avec son jogging en salopette, transpire plus de charisme.
Tout y passe : Rosemary’s Baby pompé jusqu’au prénom des persos, l’Exorciste, Ring, Ju-On… Ça pille comme un gamin de cité dans une supérette. Et pour accentuer le malaise, Leonetti croit que mettre des violons qui hurlent à chaque plan fixe d’Annabelle, ça suffit pour te faire pisser dessus. Spoiler : non. Même les bandes-annonces avaient déjà cramé les trois seuls bons visuels.
Le couple principal est tellement fade qu’on espère qu’ils claquent dès la première bobine. Zéro charisme, zéro logique, et des dialogues qu’on croirait écrits par un stagiaire de catéchisme. Ajoute à ça la morale lourdingue « la religion c’est bien », et t’as l’impression d’être coincé à la messe du dimanche avec une poupée en plastique pour seule animation.
Annabelle, c’est pas un film d’horreur, c’est une mauvaise blague. Un assemblage de clichés mal montés, qui prouve qu’avoir la poupée la plus glauque du monde ne suffit pas quand le réal a la mise en scène d’un stagiaire de pub Carglass. Si tu veux flipper devant une vraie poupée, mate Dead Silence. Là au moins, tu sentiras le malaise. Ici ? Tu ressors plus traumatisé par le prix du ticket que par le film.
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