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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2009
On ne peut pas critiquer ce film!! Le jeu d'acteur de Chaplin est tellement époustouflant et ce qu'il dénonce et tellement fort et réel qu' on ne peut dire que bravo pour la clairvoyance qu'il a à l'époque!!
Sans doute le meilleur film dans lequel a joué Charlie Chaplin et pourtant Dieu sait qu'il a joué dans de nombreux chefs d'oeuvre.
Il faut savoir que ce film a été conçu en temps de guerre et cela le rend encore plus touchant à mes yeux. Il a d'ailleurs été perçu à l'époque un peu comme l'appel du général De Gaulle en France c'est à dire comme un message d'espoir pour l'humanité redonnant confiance aux peuples opprimés et leur rendant leur fierté. Bien sûr, il n'a pas eu la même portée car il est sorti peu avant l'armistice mais il n'empêche que pendant cette période de guerre de nombreuses personnes avaient besoin de s'identifier à ce petit barbier au destin incroyable joué par Chaplin.
Bref, un film qui ne vieillira jamais et que tout le monde se doit de voir au moins une fois dans sa vie ne serait ce que pour son côté historisque. Et de toute manière, on y retrouve également la touche humoristique caractéristique de Charlot qui est toujours aussi drôle.
Pour sa première réalisation parlante, Charles Chaplin clôt son film sur un des plus beaux monologues que le cinéma ait donné à entendre. Il est bon de commencer de critiquer «The Great Dictator» (USA, 1940) par sa fin, la puissance de cette tirade finale aspirant tout l’humour et les rires qui parcourent film pour les réunir sous la tutelle d’une idée forte et intimement américaine, de par son libéralisme : la foi sans faille en la liberté. Les cabrioles du vagabond (personnalisé en coiffeur juif) ne sont plus des pirouettes esthétiques et comiques, simples drôleries qui ne mènent qu’au plaisir tout humain du rire, elles deviennent dorénavant les galbes d’une fuite, les bonds arrondis pour échapper à la brutalité terriblement insipide des forces du pouvoir totalitaire dans lequel vit le coiffeur. Les sauts métriques de Chaplin composent l’harmonie d’un monde qui tâtonne pour trouver une nouvelle identité, un nouvel enjeu dans son existence alors que la dévastation mondiale et les massacres qui l’accompagnèrent durant la seconde guerre mondiale renvoyaient à l’échec de toute tentative d’existence. Alors que les Etats-Unis poursuivent leur autarcie et refusent de s’engager directement dans le conflit, le film de Chaplin, précurseur sensible de l’implication politique nationale, ouvre une échancrure d’une grande justesse dans laquelle les idées de l’engagement et d’un lendemain meilleur (aux accents marxistes) peuvent s’engouffrer. Si «The Great Dictator» est l’un des meilleurs films sur Hitler ce n’est pas parce qu’il profite de l’ignorance que l’époque avait encore de sa totale folie mais plutôt qu’il en explique sa terrible force : la désastreuse présence possible de son nationalisme raciste en chacun de nous. Que Chaplin incarne à la fois le grand dictateur et le petit coiffeur, dont le dernier viendra à prendre la place du premier dans un mouvement d’égalisation communiste, signifie la présence en tous d’une haine qu’il faut à tout prix soustraire à l’avenir.
Charlie Chaplin est sensass en faisant le pitre en dictateur d'opérette (mais s'inspirant d'un personnage qui n'avait rien de comique), proposant un sujet grave mais traité sur le ton de la comédie (le début est très amusant avec la guerre, par la guerre elle-même bien sur mais les quiproquos avec le canon notamment). Malheureusement le film fut mal accueilli par le public américain. Le discours final est formidable et toujours d'actualité.
Une des plus grandes comédies dramatiques de l'histoire du cinéma. Le grand talent comique de Chaplin parvient toujours à nous faire beaucoup rire. Mais ce qui fait de ce film un chef d'oeuvre, c'est aussi et surtout son courage et son émotion. Alors que la guerre avait déjà éclaté en Europe, Chaplin n'a pas eu peur de se dresser contre Hitler (par le comique). Certaines scènes sont vraiment très émouvantes, surout le magnifique discours final, un des plus grand de l'histoire du cinéma, et de l'Histoire même. Le meilleur film de Chaplin.
En 1940, Charles Chaplin réalise un coup de maître : critiquer un dictateur actuel (alors que les Etats-Unis n’étaient pas certains de leur position et que bien des pays baissaient la tête), j’ai nommé Hitler, cerner un massacre qui n’en n’est alors qu’à ces débuts, celui des Juifs, et retranscrire le tout dans un des plus beaux films de l’histoire du Cinéma, Le Dictateur, avec humour et poésie, en dosant critique sociale et burlesque afin de créer un parfait mélange. Du côté du sérieux et de la critique, le message final, de paix et d’humanité, est un des plus beaux moments du film ; de même, la scène symbolique dans laquelle le dictateur joue avec la Terre avant de la faire éclater est tout simplement géniale et culte. Même si le fait que le film parle d’un sujet d’actualité est perdu aujourd’hui, il n’a rien perdu de son impact. Il suffit de le remettre dans le contexte pour apprécier le génie de Chaplin. D’une vision plus formelle, la mise en scène est impeccable, les gags marchent à chaque fois (comme toujours avec Chaplin, l’humour marche toujours des années après), et les acteurs sont brillants. Enfin, l’interprétation de Chaplin en Hitler (ou plutôt Hynkel) est jubilatoire, ainsi que la parodie de Mussolini. Un film parfait, mémorable, dans lequel Chaplin met à profit son humanisme habituel pour de plus grandes causes, tout en dénonçant l'absurdité de tels régimes. Ma note : 10/10
Avec Le Dictateur (1945), Charles Chaplin prend un risque énorme en s’attaquant au régime Nazi en pleine Seconde Guerre Mondiale. Une satire de la dictature sous Adolf Hitler où Charles Chaplin joue à la fois un juif et un dictateur (ressemblant comme deux gouttes d’eau à Hitler). Le film commence tout de suite dans l’hilarité la plus totale, avec notamment la séquence de la célèbre « Grosse Bertha » (l’énorme canon de guerre), s’ensuivront après bon nombre de séquences toutes plus importantes les unes que les autres, notamment avec la ravissante Paulette Goddard, où Chaplin se retrouve grimé en barbier juif (fous rires assurés). Et bien évidemment, il serait impossible de parler de ce film sans faire référence à l’une des plus célèbres scènes de l’Histoire du cinéma, celle du ballet avec le globe terrestre dans le bureau du dictateur où Chaplin entame une danse sur fond de musique classique, tout en jouant avec le globe (il mime ainsi qu’il domine le monde lorsqu’il joue avec le globe en le faisant valdinguer comme bon lui semble). Une réalisation burlesque qui se moque de tout et ose s’en prendre à l’un des dictateurs les plus inhumains. Sa caricature poussée à l’extrême quand il vocifère en allemand est d’une hilarité et d’une justesse sans égal. Moustache et costume à l’appui, même le sigle du régime est créé pour l’occasion (deux croix superposées suffisent à nous rappeler la tristement célèbre croix gammée). Drôle mais jamais offensant, Chaplin réalise ici l’une des œuvres les plus importantes et marquantes de l’Histoire du 7ème Art. Une satire impressionnante par tant de virtuosité et de créativité !
Tout simplement un des plus grands films de l'Histoire du cinéma. Un film unique et surtout indispensable. Une petite rectification: le film n'a pas été tourné en 1945 comme on peut le lire plus bas sur une critique spectateur mais en 1940, ce qui sublime d'autant plus le propos politiquement sensible.
Au vu du film j'aurai mis 3 étoiles car Chaplin comme souvent nous livre un prestation très convaincante avec de nombreux gags qui passent plus ou moins.
Cependant ce film a été réalisé en 1945 en pleine seconde guerre mondiale. Et c'est pour ca que je met 4 étoiles car il était très difficile de savoir ce qui se pasait exactement en Europe et très peu de personne ( voir personne ) n'a aborder ce theme durant cette période.
Certes, parler aujourd'hui du Dictateur, c'est accepter d'écrire un texte avant tout scolaire. En parler maintenant plutôt qu'à une époque où l'on aurait pu le faire, c'est un peu se résigner à écrire sans dangers et hors des normes du Temps. Vouloir à tout prix le chérir par les mots, c'est oublier que le cinéma, car c'est du Cinéma avec un grand C dont on parle, est le duel inachevé entre les yeux et le coeur, la vue et l'émotion, en cela liés que l'oeil dicte au coeur le ressenti et l'émotion, et que le coeur dicte à l'oeil comment percevoir, quand pétiller ou quand rire. Certains ont dit, et à raison, que "Le Dictateur" reposait sur ce calembourg suprême qu'était la moustache, celle d'un Charlot devenu Hitler, la star mondiale du Bien incarner une caricature de la star mondiale du Mal, alors que ce Mal lui-même allait devenir, après que le film fût tourné, le traumatisme d'un peuple, d'un pays et d'une planète, arborant fièrement... la même moustache que Charlot porta innocement. C'est tout dire à quel point Chaplin fût visionnaire, en le voulant, ou pas. Mais comme d'autres auront sûrement bien mieux parlés que moi de cette pilosité hilarante et bouffonne, il m'en vient à remarquer qu'en 1940, année de production du film (qui, rappelons-le, ne sortit en France qu'en 45, peu après le suicide d'Hitler), se jouaient déjà les bases du monde artistique et politique contemporain, et s'établissaient les frontières entre la fin d'une ère, et le commencement d'une nouvelle, celle qui aurait enfin acceptée le génocide, le crime contre l'humanité grâce à une repopularisation et des changements considérables. L'évolution du Monde, Chaplin, à peine à la moitié de son siècle, la visualise : en une scène, dans laquelle le barbier juif retrouve son commerce et se fait humilier par des soldats allemands dont il ignore les vils desseins avant de leur balancer un sot de peinture à la figure, divertissement liquide de la tarte à la crème que l'on retrouve dans les cirques d'avant-
Comment réussir de manière quasi parfaite à tourner en dérision une des périodes les plus sombres de l'histoire moderne. Un classique à montrer encore et toujours aux plus jeunes.
Un film intemporel, à l'image de la fin et du discours de Chaplin. Ce qu'il dit sur la fraternité et la paix en 1940 dans un contexte de Seconde Guerre mondiale a encore énormément de résonances aujourd'hui. Une sacrée émotion.