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Zoé B.
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3,5
Publiée le 7 août 2014
Oh, le joli film que voilà ! Une comédie douce-amère dont l’originalité m’a attrapée d’emblée. Irène exerce un enviable métier : invitée mystère. Son travail consiste à visiter les plus beaux hôtels de la planète, à y jouer la cliente et évaluer s’ils sont dignes de leurs 5 étoiles. On voit bien le danger qui guettait "Je voyage seule" : être juste un objet chic, un petit film décoratif. Si la photo est remarquable, avec une élégance de cadre digne des magazines de papier glacé qui vantent habituellement ces hauts lieux du luxe, le film ne se réduit heureusement pas à ça. Derrière une apparence lisse et presque pimpante se cache en fait le portrait d’une héroïne plutôt rugueuse, incarnée magnifiquement par Margherita Buy, quarantenaire revendiquant farouchement sa liberté avant d’être saisie par le doute. Le scénario épate par sa construction : Comment il introduit les personnages (sans nous dire qui est qui, et on a tout loisir de se méprendre), comment il décrit Irène et son rapport aux autres, à ceux qu’elle aime, et comment au final il sait boucler les petites histoires qu’il a déroulées l’air de rien. Vivacité des dialogues, finesse des situations… Maria Sole Tognazzi, dont c’est le 3ème film (les 2 précédents sont inédits chez nous), montre aussi une belle maestria à sortir des séquences, une vraie science du coup de ciseau. Une scéne m’a particulièrement impressionnée, une scène de rien, petit montage de paysages défilant derrière la fenêtre de la voiture d’Irène. Peu à peu l’image s’accélère, le son direct est travaillé comme une musique, et ce qui était une séquence plutôt heureuse s’achève dans une troublante sensation de vertige et de mélancolie.
Sympathique et brève chronique d’un métier méconnu et qui plairait à beaucoup autant que beau portrait d’une femme quarantenaire parfaitement interprétée par Marghuerita Buy, ce petit film italien est bourré de charme. On suit le parcours d’une cliente mystère chargée de noter les grands hôtels à travers le monde. Un job que beaucoup aimerait occuper et qui s’avère très cinématographique tant il permet au spectateur de voyager à travers l’Europe et de rêver d’un séjour dans ces palaces. Un métier qui a cependant son pendant négatif dans le fait de ne pas avoir de vie de famille, ni même de vie privée tout court. Cela est parfaitement mis en exergue ici avec en contrepoint la vie familiale de la sœur de l’héroïne, excessivement occupée entre son mari et ses enfants, et celle de son meilleur ami futur papa. La conclusion de la réalisatrice est attendue : il n’y pas de vie meilleure qu’une autre tant qu’on a la liberté et que l’on se sent bien mais la démonstration est faite avec finesse, par petites touches et des dialogues bien écrits. Ce n’est pas vraiment drôle, ce n’est pas non plus très émouvant mais c’est tout à fait plaisant sans tomber dans la futilité. Les seconds rôles sont bien choisis et le film va à l’essentiel en allant simplement au bout de ses sujets (la description d’un métier et le parallèle entre absence de vie privée et la construction d’une vie familiale dite normale). Simple, concis et distrayant à défaut d’être inoubliable.
Irene, le début de cinquantaine pimpant, une jolie garde-robe et parlant plusieurs langues, a une façon très marginale et originale de gagner sa vie - elle est "cliente mystère" professionnelle, passant d'un hôtel de luxe à un autre, partout dans le monde. Sans attaches sentimentales (à un "Andrea" près, son cadet et ancien compagnon, devenu son meilleur ami - sans doute le seul, en fait - qui gère une entreprise de vente de légumes bio, alias Stefano Accorsi), ni familiales (à une soeur, Silvia, femme au foyer désabusée, et à 2 petites nièces près, les filles de celle-ci), la célibataire endurcie est frappée un (triste) jour par sa précarité émotionnelle, lors de sa brève rencontre avec Kate Sherman, sa jumelle en solitude, dans un palace berlinois. Le sujet est intéressant, mais traité plus élégamment (forme) qu'avec une vraie réflexion - à la réalisation, une "fille de", Maria Sole Tognazzi, pour un 3e "long" de fiction. Principal atout (outre le "placement" de pas mal d'établissements de luxe - agréable "voyage immobile" offert au spectateur) : l'aisance de la "voyageuse solitaire" - Margherita Buy ("Meilleure actrice principale" aux David di Donatello 2013).
Film élégant, original, mais qui tourne en rond avec le nombre réduit de protagonistes. C'est plutôt ennuyeux par moment. Le scénario est très faible. J'ai été déçu.
Je voyage seul est un film plutôt superficiel qui bénéficie surtout de la prestation remarquable de son actrice principale. Si l'on ne s'ennuie pas vraiment devant cette chronique, on reste quand même assez circonspect devant la pauvreté du propos et surtout devant l'absence de trame narrative.
Il est comme ça, des films qu’on ne soupçonne pas (merci Bruno !), et qui sortent du cadre traditionnel en vous emportant par leur petite musique dans un univers de sérénité et de joie. « Je voyage seule » en est un très bel exemple. Sur un sujet des plus casse gueule, où graveleux et ennui étaient à craindre, Maria Sole Tognazzi (fille du regretté Ugo) s’en sort à merveille. Elle nous livre une comédie dramatique subtile et très sensible. Irène, 40 ans, cliente mystère de grands hôtels de luxe, pose ses valises entre deux 5 étoiles et s’interroge sur les choix de sa vie. Sa condition de femme libre et sans attache, la tenaille et l’angoisse avec ce spectre de finir sa vie seule… Fallait-il qu’elle fasse comme sa sœur en s’aliénant au mariage et avoir des enfants ? aurait-elle du préserver sa relation avec ce vieil amant un peu lâche ? Mais Irène est une femme libre, indépendante… saurait-elle renier cette vie facile, parsemée des belles rencontres ? Bien au-delà du côté anecdotique, la réalisatrice transcende l’expérience d’Irène pour en faire une histoire universelle, elle s’interroge, et nous fait nous interroger, sur cet âge charnière de remise en question. Et ce n’est pas pour rien qu’au final, Irène choisira pour rebondir la ville connue pour ces contrastes entre passé et modernité, entre traditions et bouillonnement. Véritable ode à la liberté, « Je voyage seule » est un film brillant, avec ses petites touches et petites joutes très justes, formidablement porté par Margherita Buy (incandescente et radieuse), à la mise en scène fluide et mis en musique (omniprésente) magistralement.
Découvert au Cycle Univerciné Italien nantais 2014. Grande classe, prestigieux métier : "Cliente mystère dans les hôtels luxueux de la planète". Une star volante au salaire conséquent, le personnel masculin plié en quatre pour elle. Sauf qu'elle apprécie ou rembarre, dit qu'elle part "avec elle-même", bref, semble déçue de sa condition... La quarantaine et solitaire, déjà ? Deux rencontres viennent pulvériser cette Irène léthargique, qui va se fâcher avec sa soeur et déraper avec son ex à un moment crucial. Tout cela ferait penser au carrosse changé en citrouille sans les revirements indispensables. On peut souffrir de l'introduction très laconique, images de pub et puzzle en vrac sur l'écran. La mise en scène soignée et les acteurs très expressifs rachètent largement ces défauts, en plus des dialogues courts et productifs. Quelques grincements sur le sexe dans le couple longue durée, une brouille entre soeurs, des enfants perturbés. En même temps un pari sur l'avenir avec une grossesse. Rien que de très familier ! Nul ne devrait grimper aux rideaux, en Italie ou ailleurs... La deuxième heure est palpitante avec ses trois situations qui remettent à plat les idées reçues.
Cliente mystère dans les plus grands palaces du monde. Une vie de rêve pour cette femme qui a toujours souhaité être indépendante et libre comme l'air. Sauf que la liberté est aussi synonyme de solitude malgré la tendresse d'un ex et la sollicitude d'un soeur, normale, elle, puisque mariée et avec deux enfants. Je voyage seule est un portrait de femme qui ne cherche ni à attendrir ni à juger. Sa vie elle se l'est choisie, elle en connait les avantages et les inconvénients. Le film, très court, ne laisse que peu de moments de répit. Il est à l'image de cette voyageuse dont les sentiments ne font qu'affleurer. On aurait aimé passer davantage de temps avec elle d'autant qu'elle est incarnée par l'immense Margherita Buy. La fille d'Ugo Tognazzi se révèle une cinéaste sensible et délicate. Elle a le potentiel pour réaliser un film plus profond et chaleureux. Le prochain ?
Très joli film, tout en finesse. Rien de tapageur, mais une jolie reflection sur la famille, la solitude, l'amitié. Et joliment bien filmé aussi. Un vrai petit bonheur.
Le programme est dans le titre hélas. La trame n'est pas assez surprenante, le personnage manque de caractères on a juste une timide dénonciation du conformisme grandissant de la société. Sinon, on ne s'ennuie pas un instant, c'est du travail propre grace à une mise en scène précise, des dialogues vivaces et Margeritha Buy est très convaincante mais bon voila, le sujet n'est pas transcendé.
Petit film italien sans prétention mais qui détend, nous émeut, nous fait rire. bien mené par des acteurs charismatiques et des dialogues salés à la sauce italienne.. A voir si on aime l'italien, les voyages, que l'on comprend ce choix de vie...pas toujours réjouissant!
Un très joli film, frais, charmant, qui nous fait voyager ! Une très jolie surprise ! L'actrice est solaire et on peut dire qu'elle fait le plus beau métier du monde !
Les voyages de cette femme ne sont qu'un prétexte, ou bien sont le fil conducteur de cette fameuse recherche pertuelle du sens à notre existence. Les dialogues sont à l'italienne! plein d'humour, de fraîcheur, d'énergie.
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3,0
Publiée le 29 janvier 2015
C'est le genre d'histoire qu'on aurait pu retrouver dans un téléfilm ou dans une série pour avoir la psychologie des personnages encore plus approfondis, ce n'est pas un reproche au contraire, toute cette simplicité et cette légèreté est très appréciable ici. C'est un film plein de charme avec de beaux paysages, de très bons acteurs et une morale qui dit que peu importe notre cadre de vie qu'il soit luxueux ou pas personne n'est à l'abri de la solitude.