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Attigus R. Rosh
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4,5
Publiée le 5 avril 2016
Le Kid est un très bon classique de Chaplin. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'humour de Chaplin ne vieillit pas tant que ça et sa force comique reste relativement intacte avec le temps. Charlie Chaplin est toujours très bon dans son éternel rôle de Charlot et son jeune acolyte Jackie Coogan est très naturel. Les gags sont immortels et l'histoire est très touchante. Un très bon classique !
Le Kid est un Long-métrage écrit et réalisé par Charles Chaplin en 1921. Dans la lignée de « Les Feux de la rampe (Limelight - 1952)», Le Kid est une comédie dramatique émouvante dans laquelle Charles Chaplin se retrouve père adoptif : il est beau, attendrissant, et délivre beaucoup d’émotions. Il est bien secondé par la belle Edna Purviance, elle aussi bouleversante dans son rôle de maman.
Voilà, pour moi c'est le meilleur Chaplin. Pas forcément le plus drôle (Les temps modernes est bien meilleur de ce côté), mais le plus émouvant (oui plus que Les temps modernes), le plus beau et le plus touchant. La relation entre l'adorable enfant et Charlot, qui lui sert de père de substitution est magnifique et on y croit. D'autant plus que Chaplin joue ici plus sur un comique attendrissant que sur un comique burlesque (dont il sait aussi faire preuve, ne nous méprenous pas). En tout cas moi j'adore, ça rend le coeur léger et ça me rappelle de bons souvenirs.
C'est pas le meilleur film de Chaplin, mais je lui mets 5,5 étoiles le choix du gamin est excellent Chaplin sur un script solide bâti un gratte ciel d'"émotion et de fous rires Son visage quand les services sociaux lui retire le gamin....incroyable bien meilleur que Jim Carrey qui en fait trop, Chaplin fait le nombre pile de grimace quand il le faut. Merci CHarles Chaplin.
Que dire ? Ce film est juste magnifique dans toute sa simplicité ! Il s'agit du film de mon enfance, celui qui m'a marqué et qui à l'époque parvenait à me faire chopper une boule à la gorge durant la scène où l'on lui arrache son fils adoptif. C'est simple, efficace, émouvant et authentique....bref, du Chaplin ! Je regrette tellement ce genre de film qui vaut bien mieux que ceux de notre époque actuelle. Je viens de le visionner à l'instant après des années...la dernière fois, je devais avoir 7 ans. Et encore aujourd'hui, il arrive à me faire sourire, rire et pleurer ! A voir et revoir !
Charlot, le vagabond solitaire, devient père bien malgré lui dans ce premier long métrage de Chaplin. Et ce fût le premier long métrage vu en famille avec mon fils de 7 ans ; le Kid a 6 ans dans le film. Le bon âge pour voir ce très grand classique du 7ème art, même s’il est conseillé d’accompagner les enfants pour décrypter les intentions du réalisateur… car comme l’annonce le panneau d’ouverture, nous passerons du rire aux larmes durant 50’. Dès l’ouverture, on voie une mère abandonnée son nourrisson. Ce dernier est recueilli, bien malgré lui, par un vagabond. Cet entame permet à Chaplin de distiller les premières scènes comiques burlesques du film. Les sketchs burlesques s’enchainent parfaitement ; mais ici, contrairement à ses courts, il y ajoute mélancolie et poésie. La mère du Kid devenue riche et célèbre va tenter de retrouver son petit 6 ans après, mais une vraie relation de complicité s’est tissée entre le vagabond et le petit. Ce film permet d’aborder les questions de parentalités, de pauvreté et d’exclusion avec les enfants. Très biographique car issu d’une famille très pauvre, Chaplin exploite ici sa peur d’enfant d’être enlevé à sa famille par la police et les services sociaux. Policiers, médecin, service sociaux ; les institutions, sont représentés chez Chaplin comme autoritaires et pas placés du côté du bien de l’enfant. Troublant pour un enfant d’aujourd’hui, car les choses ont tellement changé. Le vagabond, quant à lui brigand, entraine son fils dans des larcins très drôles obtenant l’adhésion des grands comme des petits ; car il s’agit de survie. Les valeurs sont donc renversées d’autant plus que l’enlèvement de la garde du petit par les autorités est une scène déchirante. Peut-être pas le plus abouti des Chaplin… Il progressera encore jusque « Les lumières de la ville », mais assurément un film universel à l’image du personnage qu’il a créé.
Le kid est sûrement le premier grand film de Charlie Chaplin dont Une vie de chien, un peu sur le même registre, avait annoncé celui-ci. Le kid aborde le thème de l'abandon, de l'humanisme, du manque de tolérance dans une société où la pauvreté domine et de une prise de responsabilité plus fort que son propre confort. Le film est à la fois drôle, intelligent dans son approche de la société de l'époque et très émouvant, voir à certains moments bouleversant. Accompagné par une musique sensible et recherchée, l'histoire de l'affection entre un homme pauvre et simple et un gamin abandonné est sublime. Le kid a servi d'inspirations à bien des films dont certains peu inspirés (La vie est belle de Roberto Begnini), voir à bien des oeuvres du néoréalisme italien (ceux de Vittorio de Sica). Les scènes de gag sont parfaitement travaillées (voir le berceau de l'enfant suspendu au lit de Charlot ou la scène de bagarre qui mime un combat de boxe). Brutalement, après l'humour, très vite, l'émotion rejaillit (la maladie de l'enfant). Le kid bénéficie de la belle interprétation de Jackie Coogan, très mature pour ses six ans et de Charlie Chaplin au corps toujours élastique. Le film se termine brutalement (trop ?) mais il ne pouvait verser dans une fin conformisme et niaiseuse. Un quasi chef d'oeuvre du cinéma muet qui se joue de l'imbécilité des hommes et de leur égoïsme.
Un monument du cinéma conçu par le grand et l'inimitable Charlie Chaplin pour son premier long métrage qui narre les aventures de Charlot, vagabond qui va recueillir un jeune enfant abandonné. Petit à petit, les deux protagonistes s'apprivoisent, tentant de se connaître afin de construire une famille unie. Néanmoins, les problèmes vont rapidement s'enchaîner pour cette union qui "se veut impossible". Si la réalisation est efficace, c'est véritablement sur l'aspect filmique que "Le Kid" (1921) fonctionne. Pour tout vous dire, quasiment 100 ans après, le film n'a pas vieillit parlant des thématiques sociétales qui font encore débattre aujourd'hui. Ponctués de moments d'émotions et d'humour, ce film est un objet pédagogique, une sorte de documentaire qui montre la vision de la pauvreté au début du XXe siècle. C'est extrêmement bien travaillé et réalisé avec une bande sonore réussi. Si on est pointilleux, on peut regretter quelques longueurs mais rien de bien méchant.
Le Kid est un film merveilleux, touchant à pleurer. spoiler: Je pleure souvent surtout au moment où John se fait emmener par l'assistance, en larmes, quoiqu'après l'avoir vu plusieurs fois j'ai l'habitude ^^ . L'amour porté par Charlot à ce petit bout, je tiens pas, c'est trop beau ! Un superbe court-métrage, à voir et à revoir.
Un des premiers chefs-d’œuvre de Chaplin, merveille de drôlerie et d'émotion qui aura imposé définitivement sa patte dans le milieu hollywoodien. On ne peut que rire ou verser sa larme devant chaque séquence de ce film dans lequel Chaplin définit tout son cinéma à venir, jouant avec une extraordinaire facilité aussi bien sur le plan du burlesque que sur celui du drame, un grand écart dont peu se sont avérés capables par la suite. Du très grand art.
Bon voilà, c'était mon premier Charlie Chaplin...et bien quelle claque ! J'ai vraiment adoré ! On passe du triste au rire, au rire au triste. Les acteurs sont très bons (il le faut, car pour un film muet...). Le petit garçon est super mignon. L'histoire est belle. Les musiques vont bien avec le film, vraiment, c'est un film parfait ! Pour la peine, je vais voir d'autres Charlie Chaplin !
« Un film avec un sourire - et peut-être, une larme », c'est ce qu'indique un carton au début du film. Ce moyen métrage de 50 minutes rend parfaitement compte du génie de Chaplin. Toute la gamme des sentiments y est exprimée sous sa forme la plus simple, la plus universelle. Chaplin avait lui-même souffert de la misère étant enfant et il l'évoque ici - même si la référence n'est pas directe - avec une générosité et un don de soi tout à fait extraordinaires. Il est fascinant de constater qu'il continue d'émouvoir au travers du temps, il suffit de montrer « Le kid » à des enfants pour s'en apercevoir. Chaplin est certainement le cinéaste qui s'est le plus brillamment illustré dans tous les domaines de son art : écriture, jeu d'acteur, production, mise en scène, chorégraphie, musique, montage. Il est resté inégalé à ce jour.
Film de Chaplin d'une durée de 50 mn environ, "Le kid" contient nombre de scènes d'anthologie (comme celle des vitres, celle de la bagarre en pleine rue ou encore celle du rêve au pays des anges) mais aussi son lot d'émotion, de burlesque et d'aventure qui en font un chef-d'oeuvre incontournable.
Comment parler de ce film ? On pourrait dire tellement d'éloges qui seraient méritées et j'en pense tellement en me remémorant ce bijou. Tout à déjà était dit : tendresse, humour, douleur parfois, et souvent philosophie quand Charlot s'enrichit de sa misère en en jouant. Je pense à la manière dont il s'improvise un poncho, c'est simple mais tellement beau ! Pour reprendre des vers de la chanson "Les poètes" de Ferré, "il met des couleurs sur le gris des pavés, quand il marche dessus il se croit sur la mer !" Beaucoup du charme de Charlot passe par la symbolique, c'est ainsi que bien souvent il en dit tellement long avec si peu ! Aucun film actuel ultra-réaliste ne peut égaler la vérité qu'il véhicule alors et je crois que c'est là qu'on touche le génie de Chaplin muet. Là où tant de films muets paraissent vieillots parce qu'ils tentaient d'être visuellement réalistes en dépit de la pauvreté technique, Chaplin a transcendé ce cinéma muet en y instaurant le code symbolique et métaphorique, et en se jouant de la fatalité des moyens ! comme son personnage, comme un poète ! Si l'exactitude de l'image est impossible, profitons en pour passer par l'onirisme et le symbolique pour signifier ce qu'il y a au delà des apparences tout en ayant le privilège de ne pas avoir à s'encombrer des mots ! Et oui c'est en cela, génial paradoxe, que ce cinéma révolu (de Chaplin en tout cas) est intemporel et que les films d'aujourd'hui vieilliront peut-être avant The kid : c'est un discours (et pas seulement un langage comme l'est la musique !) non verbal et donc universel qu'on ne peut imiter car le cinéma technique d'aujourd'hui impose (depuis les années 30) une lecture premier degré de l'image ainsi que la parole toujours trop lourde pour être juste et source de pure rêverie. Bref "Chapeau" l'Artiste !
Pour son premier long-métrage, Charlie Chaplin nous offre un très joli récit à la Charles Dickens. Les bons sentiments sont omniprésents mais l'humour désamorce le pathos et on s'attache très vite à cet orphelin et à son père adoptif.