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mazou31
130 abonnés
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4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Un marivaudage plein de charme. C’est léger, original, mais plus profond qu’il n’y paraît. Son cousinage avec le théâtre est habile et on se régale tout long, à l’exception d’un ou deux - petits - ralentissements. Emmanuel Mouret, à mi-chemin entre Jacques Tati et Woody Allen, reste drôle et attachant. On a vraiment envie de l’aider mais il ne faut pas, on tuerait la fantaisie ! Les deux actrices sont parfaites, chacune dans son genre. Seul Laurent Stocker est en demi-teintes. Une comédie très agréable à voir, loin des pochades formatées qu’on nous présente trop souvent.
J’aime toujours le style « Marivaux du 21ème siècle » d’Emmanuel Mouret, mais j’ai trouvé les situations de cet opus un peu en dessous des films déjà vus, sans doute à cause de quelques longueurs et de situations un peu trop irréalistes ( le côté tombeur d’Emmanuel Mouret...). Néanmoins, j’apprécie toujours cette délicatesse d’âme qui fait tant défaut aujourd’hui, et tant la prise de vue que la bande son sont toujours au top.
Les films d’Emmanuel Mouret ont une touche particulière et ses personnages atypiques et attachants nous charment à chaque fois. Cette fois-ci il y joue aussi un professeur un peu fantasque et très timide qui noue une relation avec une actrice de théâtre connue, interprétée par la toujours émouvante Virginie Effira. Viendra s’y immiscer une prétendante mutine et espiègle à souhait, jouée par la pétillante Anaïs Demoustier. Le réalisateur revisite avec subtilité le triangle amoureux dans cette comédie dramatique douce et nostalgique où le renoncement apparaît comme seule alternative à un certain bonheur.
Un film en force de pièce de théatre et de réflexion autour de l'amour. Entre Truffaut et Klapisch. Les acteurs sont bons mais ne se forcent pas trop. On ne comprend pas trop le fil rouge. Ca se regarde, sans plus.
Fan de Mouret et de son univers, très léger, presque sans y toucher. Des films assez légers, rappelant les années 60, un jeu d'acteurs toujours impécablement dirigés. C'est généralement fin et spirtiuel, extrêmement bien écrit et ciselé. Une petite merveille.
Un film charmant et un peu décalé qui rend heureux. Cela fait vraiment du bien dans ces périodes moroses. Éviter la présence d'un ado:) Le film est sans doute trop décalé .
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2,0
Publiée le 19 septembre 2015
Le début est sympa avec cette rencontre entre un timide maladroit et cette comédienne affirmée, mais déçue en amour, l'alchimie entre les deux fonctionne bien et les acteurs sont très bons seulement à l'arrivée de cette Caprice, bien interprétée par Anais Demoustier, on se dirige vers un triangle amoureux assez classique et le film s'essouffle rapidement. On a l'impression de voir et revoir les mêmes scènes, le scénario est un peu redondant et les personnages beaucoup trop lisses vu les situations. En somme, ce n'est pas un film désagréable, mais ça se laisse tout juste regarder.
Que la fiction a du bon tout de même, car oui dans celle ci on peut s'inventer n'importe quoi comme être un tombeur universel. Rôle que s’attribue de film en film Emmanuel Mouret,lui qui a la tête allongée d'un Fernandel,avec son mono sourcils et sa mèche sur le coté, un physique qui est loin d’être avantageux et universel. Tout n'est pas axé sur le physique chez Mouret et son cinéma est plus basé sur le charme du personnage c'est là dessus que mise le réalisateur. Et il est vrai que son personnage et son cinéma possèdent un certain charme,mais une fois de plus il fait encore le même film que les précédents. Il glisse une nouvelle fois un triangle amoureux,avec un personnage maladroit qui tombe la gente féminine,mais ces femmes contrairement à Mouret sont toujours elles de belles jeunes femmes,c'est étrange lui a le droit de ne pas être beau mais les femmes qu'il emballe n'ont pas le droit d’être moche. C'est beau le cinéma on peut s'inventer n'importe quoi,mais c'est tout de même un peu dérangeant ce problème avec le physique de la belle actrice et du moche qui emballe. Non pas que le moche n'ait pas droit d'emballer la belle,mais que la femme moche chez Mouret na pas le droit d'exister. Si elles devaient faire pareille il n'existerait pas,c'est peut être bien le cas dans la vie et Mouret s'invente la vie qu'il se phantasme à l'écran.
Si on connait Mouret le film n'a pas de surprises puisque c'est toujours la même chose,il refait encore et toujours le même film. Caprice n'est pas très emballant mais il n'est pas non plus désagréable à regarder,même s'il faut bien dire que le temps ne passe pas à vitesse grand V là devant.
Clément vit un rêve éveillé. Voilà ce modeste enseignant qui donne des cours particuliers au neveu de la célèbre comédienne de théâtre Alicia Bardery, dont il est précisément un grand admirateur. Ordinairement, les comédies d'Emmanuel Mouret évoque Eric Rohmer. Ici, le hasard un peu magique qui met Clément en relation avec la star sur fond de musique de jazz rappellerait plutôt Woody Allen. Au personnage geignard de ce dernier, Mouret substitue le sien, timide et gauche, dont la certaine mollesse semble avoir par moments l'inconvénient de rejaillir sur le rythme du film.
L'intrusion de Caprice (Anaïs Demoustier), un poil à gratter dans la vie de Clément, ouvre la voie à un vaudeville aux incidents feutrés, et même plutôt à un marivaudage, car la sincérité désarmante de Clément empêche, à dessein, les malentendus qui durent. Caprice semble comme une figure allégorique (une muse?), tant elle est l'exacte opposée d'Alicia, dans l'apparence comme dans l'esprit. Anaïs Demoustier et Virginie Efira sont, par leur charme, leur talent et leur contraste, la bonne idée de cette comédie douce-amère. En dépit que j'ai eu bien du mal à imaginer la rayonnante star Alicia, aussi humble soit-elle, s'intéresser à des personnages aussi communs -parce que rien n'indique une quelconque séduction- que Clément et que son directeur d'école (Laurent Stocker). C'est une convention du sujet. Les deux comédiennes n'ont aucun mal à surpasser les deux rôles masculins. Le personnage récurrent de Mouret montre souvent, ici, ses limites et ses redondances d'un film à l'autre.
Difficile d'adhérer au cinéma décalé d'Emmanuel Mouret ; avec " Caprice" il nous propose une " Comédie" qui ressemble à une pièce de Boulevard. Son scénario nous propose un "rêve éveillé" auquel on a énormément de mal à croire ; les dialogues sont insipides ou pompeusement déclinés comme au théâtre classique. Le rythme est lent, malgré les nombreuses situations saugrenues qui se suivent et se ressemblent. Quant au casting, il se révèle difficile à évaluer, ne sachant si ce sont les comédiens ou les rôles qui faillissent.
Caprice est le dernier film du cycle d'Emmanuel Mouret sur une comédie romantique façon vodeville. Par la suite, sa mise en scène prend plus d'ampleur et l'on sort du milieu bobo parisien. Cela n'est pas une critique car ce film a de bons arguments : sens de l'humour efficace, scénario intéressant et riches en rebondissements, même si Mouret semble tourner un peu en rond dans ses thématiques. Personnellement, j'ai été emporté par la conclusion sensible et dont la musique féerique, forte en signification, m'a rappelé l'Ice Dance d'Edward aux mains d'argent...
Emmanuel Mouret s'est entouré de deux jolies actrices et du joyeux drille joué par Laurent Stocker, mais avec ses analyses apathiques des dilemmes amoureux, il coure très loin derrière les films emblématiques de la nouvelle vague.
Seule la musique vaut la peine du détoure. Emmanuel Mouret et Virgine Efira sont tout simplement mauvais et on ne croit pas une seule seconde à leur couple. E. Mouret aurait du rester derrière la camera et peut-être là, on aurait pu alors sauver quelques meubles. Non, franchement je suis déçu, mais à voir les critiques plutôt positives en comparaison à la mienne, j'ai dû louper quelque chose ou être de mauvaise humeur...
L'histoire n'est pas crédible et le scénario sans intérêt. Les acteurs se débattent tant bien que mal sauf Mouret qui ne se donne même pas cette peine. J'avais aimé le ton de "juste un baiser" mais depuis je vais de désillusion en désillusion.
Emmanuel Mouret nous enchante une nouvelle fois dans ce chassé-croisé amoureux plein de marivaudage et de bons mots, qui s'inscrit dans la continuité parfaite de ses précédentes réalisations. Virginie Efira, Anaïs Demoustier et Laurent Stocker y sont superbes. Peut-être un peu long dans sa seconde partie, Caprice se laisse néanmoins regarder avec un grand plaisir. Délicieux, délicat et décalé.