Virginie Effira semble s'ennuyer et Emmanuel Mouret a autant de charisme qu'une laitue dans cette comédie qui sent le réchauffé, pas drôle et dont les textes sont très récités. Une très longue heure trente malgré la présence solaire d'Anaïs Demoustier.
Une comédie distrayante. Le personnage principal est hésitant, maladroit, distrait... Un anti-héros auquel on s'attache peu, finalement. Il lui arrive plein de bonnes choses qu'il parvient mais son manque d'assurance le met dans des situations compliquées. Les films d'Emmanuel Mouret semblent tous les mêmes, le personnages principal ayant toujours la même personnalité et se retrouvant toujours dans des situations qu'il ne contrôle pas, c'est un film sans surprise. De mon point de vue, lorsqu'on en a vu un, on les a tous vu. C'est en cela que le film déçoit.
Le ton léger, badin, presque futile, devient tendre et émouvant au fil du récit. Un romantisme élégant et raffiné. La gaucherie de Mouret est assez irrésistible et les dialogues d'une grande finesse. Un chassé-croisé qui n'est pas sans rappeler Woody Allen, stylisé et bourgeois. Charmant.
Dans "Caprice", Emmanuel Mouret remet devant la caméra le personnage qu’il avait abandonné dans ses deux films précédents, "L’art d’aimer" et "Une autre vie" : lunaire, maladroit, gaffeur et, sans vraiment le vouloir, …tombeur de ces dames. Un peu Buster Keaton, un peu Jerry Lewis, un peu Woody Allen, un peu Pierre Richard. Très vite, Emmanuel Mouret nous fait comprendre qu’on est dans la vraie vie sans y être vraiment : dans la première scène du film, Clément (Mouret) est avec son fils, lui, un instituteur, et il l’implore d’arrêter sa frénésie de lecture pour se mettre à … jouer ; les deux femmes qui se disputent sa présence auprès d’elles sont comédiennes, comme par hasard. Jeu, amour, hasard, Le jeu de l’amour et du hasard, Marivaux, marivaudage. C’est en effet une nouvelle incursion dans cet univers que nous propose Emmanuel Mouret, avec des personnages qui ont été confrontés à l’inconstance des sentiments et qui se posent des questions sur la fidélité, sur celle des autres ainsi que sur la leur. A remarquer dans un tout petit rôle, une comédienne dont on devrait beaucoup reparler si elle arrive à choisir entre le cinéma et la fabrique télévisuelle de buzz : elle s’appelle Mathilde Warnier, elle s’était fait connaître en interpellant Nicolas Bedos dans une émission de télévision avant de devenir sa compagne provisoire, on la voit pendant 2 minutes interpréter le rôle de Virginie, la coloc de Caprice, et, durant cette courte intervention, elle fait preuve d’un abattage exceptionnel. Dommage, finalement, que quelques trous d’air dans le scénario viennent, de-ci delà, gâcher le plaisir qu’on peut prendre à ce film.
Comédie romantique charmante, sympathique marivaudage sous forme de triangle amoureux, le film d’Emmanuel Mouret s'avère agréable à regarder. D'abord et avant tout parce qu'il nous épargne la mécanique usée de la comédie romantique, genre surexploité. Ensuite, parce qu'il distille un humour délicat avec ce personnage timide et maladroit qui fait s'enflammer le cœur de deux femmes : la star de ciné aux allures de Grace Kelly et la jeune actrice débutant au tempérament passionné. Mais, si le film ne suit pas les ornières de la comédie romantique industrielle, il n'est pas pour autant incroyablement innovant non plus. Le triangle amoureux est un thème déjà maintes fois vu qui, ici, n'acquière qu'un avatar supplémentaire. Le film pêche en outre par des dialogues un peu trop écrits qui parfois sonnent de manière un peu artificielle. De plus le film s'enferme un peu dans un ronron tranquille qui s'avère au long de l'histoire de plus en plus anesthésiant au point que la fin se laisse désirer par un spectateur de plus ne plus gagné par une certaine langueur ; et on ne peut se défendre d'avoir ressenti au moment où le générique de fin débute d'un certain sentiment de soulagement. Un long-métrage romantique un peu atypique qui ne parvient pas tout à fait à nous passionner même si son intrigue et son humour se démarquent tout de même d'une production de genre sclérosée dans les mêmes vieilles recettes. Un film pas outrageusement passionnant, mais qui mérite tout de même le coup d'œil.
Une approche très théâtrale dans le jeu des acteurs, s'apparentant à du deuxième degré. Et cette comédie légère nous séduit par son originalité et la fraîcheur des personnages, surtout bien sûr Caprice.
Marivaudage à la façon de Rohmer, mais à la sauce Mouret, avec des dialogues souvent savoureux et sans refaire les films précédents. L'acteur-réalisateur maîtrise bien sa caméra. L'inventivité du scénario se double de plein de petites choses drôles et émouvantes. Les acteurs sont justes. Mention spéciale à l'excellente Anaïs DEMOUSTIER, aussi émotionnellement troublante que sûre de son jeu. On en redemande !
Un chassé croisé amoureux , dans le milieu du théatre, avec le personnage de Mouret , petit instituteur, un peu fade, un peu lunatique , qui a la chance de séduire une actrice célébre , très bien jouée par Efira , qui tient là son meilleur rôle non comique, elle s'en tire vraiment très bien,et confirme qu'elle est maintenant une "figure" avec laquelle on peut compter dans le cinéma français. Mais ce bel amour idyllique est perturbé par une Jeune Fille, un peu rebelle , un peu naive , très amoureuse de Mouret , qui lui tend des pièges et essaie de l'entraîner dans son délire amoureux( Anais Demoustier aussi très bien , car il n'est pas toujours facile de rentrer dans l'univers de Mouret, romantique , elle plutôt habituée à des rôles "durs" avec la jeune génération de réalisateurs français) . Mouret résiste à ces avances, mais il est faible. Il succombera à la tentation une fois.. Les dialogues sont biens mais on un peu en dessous de la truculence habituelle de Mouret ( moins bien qu' "Un premier baiser" par exemple ) . Le film est plus adulte, quelque part , un peu plus posé, il y a moins de fantaisie que d'abitude.Le charme Mouret opère moins. Même si le final est excellent , et que la dernière séquence, quelques années plus tard, trouve le juste ton , émouvant , délicat, et avec une jolie "morale" à l'histoire.
Emmanuel Mouret est un réalisateur/acteur de talent. Ses films, entre Woody Allen et Éric Rohmer sont de vraies bulles de champagne que Marivaux n'aurait pas renié. Pourtant, on ressent cette fois le sentiment que Mouret tourne en rond et finit par perdre le charme de ses premiers films. Le réalisateur acteur n'a plus l'âge de jouer les éternels adolescents timides et maladroits et du personnage de "pierrot lunaire", on aimerait voir un peu d'évolution. Et "Caprice" jusque dans son titre qui sonne comme d'un film d'entre deux guerres possède un petit goût de suranné et finit par agacer. L'inventivité du marseillais s'émousse, tourne en rond et laisse le spectateur dubitatif malgré le charme évident des interprètes.
Emmanuel Mouret reprend un thème désormais repris à souhait dans le cinéma français. L’histoire de ce trio amoureux séduira les spectateurs peu habitués au genre. Les autres sentiront la mascarade et finiront par trouver tous les points faibles du long-métrage. A commencer par Virginie Efira qui est sublimée à l’extrême et qui y prend un peu trop goût. L’acteur-réalisateur est pourtant bon dans son rôle. Sa figure d’adulte pubertaire serait presque émouvante. Mais Caprice suit son chemin sans jamais faillir et c’est souvent ça qui fait chavirer un spectateur. Caprice c’est finit, dommage. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Comme à son habitude, Emmanuel Mouret nous propose un personnage reposé, lunaire et surtout amoureux. Film charmant avec une Virginie Efira sobre et radieuse et le joli minois d’une Anaïs Demoustier, espiègle. Emmanuel Mouret ne nous propose en soi rien d’exceptionnel, il semblerait nous conter à peu près les mêmes histoires. Il aime les femmes, il aime l’état de tomber amoureux. Et surtout, nous propose le thème du baiser, voir-quel-effet-ça-fait-et-recommencer. Ce thème vu dans « Un baiser s’il vous plaît ». Emmanuel Mouret se répèterait-il ? Un peu. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, ça ne me dérange pas trop. Emmanuel Mouret est une griffe un peu comme Woody Allen et ses névroses sur la mort, la sexualité et l’amour. D’aucuns diront que comparer Woody Allen à Emmanuel Mouret est hérésie. Sans doute. Peu importe, force est de reconnaître qu’Emmanuel Mouret a son propre univers, et de temps en temps, se plonger dans ses douces romances fait du bien à l’âme.
Après Une autre vie qu'on peut considérer comme un faux pas, notre pote Emmanuel Mouret revient à ses premiers amours avec cette douce comédie sentimentale. Il se met de nouveau en scène dans ce film avec un personnage qui nous est familier (du moins si vous connaissez sa filmographie) à savoir quelqu'un qui se rend attachant par sa maladresse. Pour l’accompagner, il peut compter sur les présences pleines de charme de Virginie Efira & Anaïs Demoustier afin de nous livrer sa version du triangle amoureux. On retrouve le cinéma qui caractérise ce réalisateur ; avec Caprice on sait d'avance à quoi s'attendre mais le charme opère toujours et on passe donc un bon moment.
Le film en lui même est plutôt sympa, les 2 actrices Virginie Efira et Anais Demoustier impeccables mais je n’arrive pas à être convaincu par Emmanuel Mouret en temps qu’acteur,sorte de personnage lunaire d’un autre temps, sans grand charisme, qui est aussi le réalisateur de ce film. Comédie romantique un peu vaudevillesque agréable à regarder cependant.
Charlie Chaplin, Pierre Richard et maintenant Emmanuel Mouret. Dans tous les pays et à toutes les époques, l'image du rêveur maladroit a toujours fait rire, et pleurer. Banco, cela fonctionne encore en 2015.
Clément, instituteur divorcé, va faire la rencontre d'Alicia, comédienne renommée. Première soirée, premiers baisers, premiers émois. L'actrice qui le fascine devient sa fiancée, tandis que Caprice, jeune femme pleine de fougue, commence à lui faire des avances... Ce triangle amoureux, maintes fois revisitées, a le vent en poupe en ce moment en France. À trois on y va s'avérait être une histoire forte et complexe. Caprice lui, déborde de charme et de générosité.
La flagrante naïveté qui enveloppe ce récit n'est finalement rien d'autre qu'une arme pour Mouret, un moyen d'exposer ses sentiments et de faire ressurgir ses plus vieux fantasmes d'auteur. En s'entourant de deux magnifiques actrices (l'intimidante Efira et l'agglutinante Demoustier), le réalisateur nous fait une leçon de romantisme. Un tourbillon de sentiments s'envole alors et vous prend au passage, afin de laisser place aux doutes et à la complexité du désir.
Qui aime t-il et que veut-il ? A travers cette question à-priori simple se dessine une narration fraiche et pétillante, où l'humour prend toujours le pas sur le sérieux. Par l'intermédiaire de ce grand personnage dégingandé, Mouret fait une étincelante déclaration d'amour aux femmes, et plus particulièrement aux comédiennes. Quant au surjeu de certaines scènes, il s'explique simplement par l'essence même du sentiment amoureux : l'excès.
Mettre 0,5 à un film avec Virginie Efira, ça me fend le coeur ! :
Mais impossible de mettre une autre note.....Le rythme est d'une lenteur apoplexique ; Virginie Efira est à des années lumière de ses prouesses télévisuelles (mélange de prestance, d'humour, de charme), totalement coincée dans un rôle de bobo comédienne....De loin son plus mauvais film !!!
Globalement, tous les acteurs sont amorphes, à l'exception d'Anaïs Demoustier, pleine de fraîcheur et toute pétillante, qui sauve probablement le film du naufrage intégral !