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Loic D
6 abonnés
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5,0
Publiée le 19 mai 2015
Trop bien. Belle musique, un bonhomme très humain qui a du mal â assumer toutes ses filles magnifiques qui lui tombent dans les bras. On envie ses atermoiements!
Une approche très théâtrale dans le jeu des acteurs, s'apparentant à du deuxième degré. Et cette comédie légère nous séduit par son originalité et la fraîcheur des personnages, surtout bien sûr Caprice.
Ce nouveau film d'Emmanuel Mouret démarre sous les meilleurs auspices pendant 30-40minutes façon "coup de foudre à Notting Hill" où un instituteur rencontre une actrice, d'autant plus que cette actrice est incarnée par la sublime Virginie Efira. Les choses se gâtent ensuite quand le personnage de Caprice vient s'immiscer dans leur couple, dés lors l'humour et le romantisme s'étiolent progressivement jusqu'à la fin certes rassurante mais pas très bien amenée.
Marivaudage à la façon de Rohmer, mais à la sauce Mouret, avec des dialogues souvent savoureux et sans refaire les films précédents. L'acteur-réalisateur maîtrise bien sa caméra. L'inventivité du scénario se double de plein de petites choses drôles et émouvantes. Les acteurs sont justes. Mention spéciale à l'excellente Anaïs DEMOUSTIER, aussi émotionnellement troublante que sûre de son jeu. On en redemande !
Caprice, avec ce titre on attend Anaïs Demoustier (Caprice donc) sinon dans le rôle principal au moins prenant énormément de place au centre du scénario. Mais non, ni l'un ni l'autre et c'est bien là le problème de cette mise en scène mal ficelée. Eric Rohmer, le maître de ces triangles amoureux, aurait sans doute fait de Caprice un personnage moins passif et donc autrement plus perturbateur et calculateur. Ne sachant pas quel rôle jouer, les acteurs ne jouent pas. Il vivent. On les suit. Comme Caprice arrive assez tardivement dans le scénario, on se dit c'est bon ça va réellement commencer maintenant et que tout le reste n'était qu'une (trop) longue mise en place des personnages. Mais non, tout le reste c'était presque déjà tout le film. Déception.
Un beau film, joliment troussé, bien écrit, bien mis en images, bien mis en musique, avec juste ce qu'il faut de "grossièreté" dans le trait des situations pour éviter d'être caricatural ou benêt. A voir ou revoir, sans idées préconçues ni intellectualisme primaire, simplement pour se faire plaisir ou se remonter le moral. Pour passer un bon moment avec soi même ou pour se dire que finalement on a bien fait de se lever ce matin. Le reste n'est que littérature.
Une tout petite étoile quand même pour Virginie Elfira qui est très bien et très naturelle comme d'habitude, mais pour le reste, quelle purge. J'ai quelques centaines de films derrière moi mais je crois bien que je ne me suis jamais autant ennuyé dans une salle de cinéma, que je n'ai jamais eu envie de la quitter avant la fin (certains ne se sont pas gênés pour le faire). Un film où il ne se passe rien déjà qui devient d'un ennui mortel de par l'interprétation de Emmanuel Mouret, juste insupportable et fade à un point qu'il n'existe pas de superlatif suffisant pour le décrire.
Un film charmant et un peu décalé qui rend heureux. Cela fait vraiment du bien dans ces périodes moroses. Éviter la présence d'un ado:) Le film est sans doute trop décalé .
Quel ennui! Quelle lourdeur! Pourtant ces jeunes personnes se donnent du mal, mais pour le marivaudage et le badinage, s'adresser à Marivaux ou à Musset!!! Le héros: quel benêt. M'a fait penser à Fernandel en moins drôle et en pas émouvant du tout!
Si, comme d'hab', les fans énamouré(e)s de Mouret vont a-do-rer, les autres feront la moue devant ce film où quelques scènes et réparties réussies ne compensent pas l'irritation sourde que font naître des personnages caricaturaux et l'ennui poli que suscitent un scénario un brin répétitif et des situations dépourvues d'enjeu dramatique, marivaudage revendiqué par l'auteur oblige. A tel point que le spectateur, sentant venir que jamais Caprice ne deviendra le nouvel archétype de psychopathe de cinéma que son personnage intrusif pouvait - avec un peu de volontarisme,il est vrai - laisser entrevoir, quittera la salle avant la fin. Au grand dam des fans énamouré(e)s.
Avec son personnage de doux rêveur, hésitant et maladroit, séducteur malgré lui, embarqué dans un marivaudage gentiment décalé et très littéraire, Emmanuel Mouret (devant et derrière la caméra) se situe quelque part entre Woody Allen et Éric Rohmer. Son film est plutôt désuet sur le fond comme sur la forme, mais pas sans charme. La qualité d’écriture est là : le scénario, même s’il ne révolutionne pas le thème du trio (voire du quatuor) amoureux, est construit avec une intelligence malicieuse et un mélange heureux de légèreté et de gravité ; les personnages sont bien campés ; les dialogues pétillent souvent. Et les quelques notes jazzy qui accompagnent les vues parisiennes sont agréables. Si l’on accepte les artifices d’écriture et de mise en scène, qui frisent parfois la caricature d’un certain cinéma d’auteur français, et si l’on est sensible à cette forme de sincérité tendre et naïve, alors on passe un moment plaisant et sympathique, tout à la fois divertissant et attachant. Côté acteurs, mention spéciale pour Anaïs Demoustier, parfaite de fraîcheur espiègle et de spontanéité désarmante dans le rôle-titre.
Cette comédie romantique qui revisite le genre est portée par des acteurs talentueux dont la justesse porte ce film qui mérite d'être vu. Vous passerez un bon moment.