Les Huit salopards
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2016
L'ouverture de Les huit salopards est de toute beauté : musique d'Ennio Morricone, intrigue alléchante et paysages blancs comme l'hiver qui rappellent les rares westerns tournés dans la neige, de La chevauchée des bannis à Jeremiah Johnson. Mais le film va essentiellement se dérouler en huis-clos en une sorte de variante d'un célèbre roman d'Agatha Christie. Tout est parfaitement maîtrisé évidemment et on ne s'ennuie pas pendant près de trois heures avec le thème de prédilection de Tarantino traité en long et en large : le racisme. Cependant, avec un talent tel que celui du cinéaste, on attendait beaucoup mieux que ces longs bavardages qui feraient passer Woody Allen pour un cinéaste du muet et surtout ce déferlement de violence ultra gore qui ponctue toute la deuxième partie du film. Tout dépend évidemment du degré de tolérance du spectateur à la quantité de sang versé mais quand c'est trop, c'est tout bonnement lassant et, il faut bien le dire, très complaisant. Sentiment accentué par le peu d'humour distillé à moins de prendre le langage systématiquement grossier comme en étant (de l'humour). Et puis n'y aurait-il pas une certaine misogynie dans le traitement du personnage de Jennifer Jason Leigh ? Ce à quoi Tarantino répondra qu'il est conforme à l'époque. Passons. Difficile de mettre en avant une interprétation en dans la choeur des personnages (la direction d'acteurs demeure un des points forts du réalisateur) mais la performance de Samuel L. Jackson reste tout de même la plus mémorable. En fin de compte, il y a tout de même une petite impression de gâchis dans Les huit salopards. Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on éprouve ce sentiment devant un film de Tarantino. Comme si, à 50 ans passés, le cinéaste tenait à sa réputation de sale gosse n'en faisant qu'à sa tête et s'autorisant le mauvais goût comme une marque de fabrique.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 janvier 2016
Ce 8e film de Tarantino (comme l'intéressé le rappelle avec modestie dans le générique de début) est une grande déception. Ce cluedo pour relais de poste perdu dans le blizzard (après un interminable début en "stage coach") n'a guère de fond (en dépit du discours "lincolnien" ressassé - jusqu'à la fin), et ne sait jouer, jusqu'à la nausée, que sur une esthétique grand-guignolesque, avec "effets" confinant souvent au ridicule, d'ailleurs (pauvre JJL - "l'héroïne", "hateful" parmi les "hateful" - côté maquillage, elle est servie...). Ni "western", ni "thriller", ni "drame"... juste de la boucherie gratuite. Reste l'interprétation - habitués et petits nouveaux. Mais permet seulement 1,5 point de consolation.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2016
Encore un très bon film signé Mr Tarantino ! Alors oui le film dure presque trois heures, il faut s'accrocher mais le jeu en vaut la chandelle.
Ce huis clos se divise en cinq chapitres, qui sont cependant inégaux. Voilà le seul reproche que je peux faire à ce film. La première partie est très lente, un peu ennuyante car noyée de dialogues qui ne sont pas accrocheurs. Les bases et le contexte s'installent petit à petit. Mais après cette première heure calme, on rentre enfin dans une histoire où l'action commence à se faire et où les dialogues deviennent plus prenants pour les spectateurs. On retrouve notre signature Tarantino : des répliques et scènes qui deviendront cultes, de l'hémoglobine qui jaillit de partout, du suspens, des doutes, du trash, du rire, bref un cocktail explosif qui nous scotche à notre siège et où le temps défile à toute vitesse. Tout part en vrille, les masques des protagonistes tombent et c'est un réel régal !
Les acteurs sont tous excellents, et j'ai été agréablement surprise de voir Channing Tatum au casting, petit rôle mais qui n'en ait pas moins important pour le scénario. Il arrive dans un moment génial.
Donc je le répète, ne vous fiez-pas au début du film qui peut en rendre plusieurs sceptiques, le fil de l'histoire change complètement la donne pour du pur Tarantino !
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2016
"Les dix petits nègres" (bon d'accord, ils ne sont que huit !) version Tarantino, c'est un western crépusculaire dans le blizzard dopé à l'hémoglobine et aux dialogues finement ciselés. Un huis-clos infernal, dont la narration n'est pas linéaire, qui se dévoile progressivement, peuplé de vrais salopards (servis par des acteurs qui ont de la gueule), ce qui permet de n'avoir aucune empathie pour eux et de se laisser aller joyeusement à ce jeu de massacre. Jubilatoire !
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2016
Il y a tout ce qui fait Tarantino dans ce film, avec plein de références à ses précédentes oeuvres (assez amusantes à détecter, et puis le titre "8 salopards" pour le 8ème film de Quentin Tarantino) et un casting en forme de best-of (Tim Roth de Reservoir Dogs, Kurt Russell de Boulevard de la Mort, Samuel L Jackson de Pulp Fiction, Michael Madsen de Kill Bill). Les très bons ingrédients sont bien là: des dialogues ciselés, un humour acéré avec répliques hilarantes et comique de répétitions (la porte de l'auberge), des acteurs en pleine forme, du suspense quant à la suite des événements, des chapitres, des surprises à la pelle, du gore, des affrontements verbaux, idéologiques et armés, une musique toujours aussi bien choisie, et en bonus une vraie réflexion historique sur l'après guerre de Sécession (problèmes entre noirs et blancs, Lincoln, etc...). Si la première moitié du film a quelques longueurs, rien n'est laissé au hasard et le moindre élément à priori insignifiant trouvera son rôle dans la seconde partie forcément plus sauvage et résolument jouissive. Le casting est épatant, Jennifer Jason Leigh constituant l'excellente surprise alors que Samuel L Jackson est clairement le patron, celui par qui tous les (nombreux) noeuds de l'intrigue vont se démêler. Au final, Tarantino offre ici un melting-pot très convaincant de sa filmographie, une oeuvre solide de 2h47 qui passe relativement vite. Ce n'est pas mon film préféré du réalisateur (Django, Inglorious, Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Kill Bill 1 sont devant) principalement car le style n'est plus surprenant désormais mais il est meilleur que Boulevard de la Mort, Jackie Brown ou bien Kill Bill 2, que j'adore tous les 3 également.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2016
A chaque sortie d’un film de Tarantino c’est un évènement cinématographique pour ses fans mais pour la planète septième art toute entière. A tel point que l’adjectif tarantinesque est de plus en plus usité et que ses films en deviennent un genre à part. C’est rare dans le cinéma et même si sa carrière n’est pas aussi fournie que celle de Steven Spielberg par exemple, l’arrivée d’un de ses nouveaux films est à coup sûr une date importante dans l’année cinéma pour les cinéphiles de tous bords. Et par là même, le jeu de la comparaison avec ses autres films en devient presque logique et nécessaire, tant ils se nourrissent les uns des autres en créant une œuvre à part mais cohérente dans un même genre, le Tarantino Movie. Disons le donc d'emblée, après la claque magistrale et touchant à la perfection qu’était « Django Unchained », « Les 8 salopards » semble moins réjouissant et bon. Mais moins ne veut pas dire mauvais et ce nouvel opus reste hautement récommandable et réussi.
Toujours bien présents, les bons mots si propres et caractéristiques à l’auteur sont légion et on se délecte de dialogues parfaitement écrits quoique moins surprenants et croustillants qu’à l’accoutumée et n’évitant pas la redite. Ils sont une des causes de longueurs dans la première partie du film qui manque de rythme et en devient une scène d’exposition à rallonge. Ici, de nombreuses références à sa propre filmographie sont présentes, comme si le film cristallisait les obsessions et passions du metteur en scène : le côté western de « Django Unchained », le huis-clos de « Reservoir Dogs », le flash-back géant à la « Kill Bill, volume 1 » et bien sûr tous ces acteurs déjà vus dans d’autres de ses films. C’est peut-être pour cela aussi que l’on est face à son film le moins novateur mais le plus synthétique.
Durant ce quasi huis-clos de plus de deux heures on peut louer l’optimisation que Tarantino fait de l’espace. Il parvient à rendre fluide et non statique sa caméra en évitant ainsi tout aspect théâtral. Les personnages interagissent avec mobilité et se meuvent selon les rapports de force qui ne cessent de changer entre les personnages jusqu’à un final en forme de catharsis, peut-être excessif dans sa violence mais diablement tarantinesque donc. Le contraire eut été étonnant. « Les 8 salopards » prend tout son intérêt lorsqu’un mystère à la manière des « Dix petits nègres » d’Agatha Christie fait son apparition à la moitié du long-métrage. On pense beaucoup aussi au film français « 8 femmes » de François Ozon. C’est jubilatoire et le casting de gueules réunis par le réalisateur tient encore une fois toutes ses promesses, de la résurrection de Jennifer Jason Leigh aux habitués Samuel L. Jackson, Tim Roth et Michael Madsen en passant par le vieux briscard Bruce Dern. Un Tarantino mineur pour un film qui reste majeur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2016
Autant ne pas y aller par quatre chemins, Quentin Tarantino livre une nouvelle pépite et peut être même l’un de ces meilleurs films. Je ne m’attendais pas à être autant captivé par ce cocktail cluedo/western/huis-clos. Le réalisateur ose et mixe à merveille tout ça en y ajoutant des clins d’oeil au cinéma qu’il aime. Carpenter et Peckinpah sont les influences majeures pour le metteur en scène, ça saute aux yeux et c’est tellement bon. Il s’approprie les choses tout en les respectant, c’est génial ! La mise en scène est excellente, il y a encore plus de soin apporté par rapport à « Django Unchained ». Tarantino se montre malin tout comme les salopards qu’il filme, dés qu’on pénètre dans la mercerie de Minnie, le suspens s’installe et l’étau commence tout doucement à se resserrer. Techniquement, on retrouve des procédés à l’ancienne mais aussi ceux qui font la marque du réalisateur. Le montage est également un facteur très important dans ce film et c’est là aussi parfaitement maitrisé.

L’écriture est le facteur principal de cette belle réussite. L’histoire est assez basique au départ mais on sait qu’avec Tarantino, on n’est pas au bout de nos surprises. Les dialogues sont tout simplement grandioses. L’humour est bien dosé et cela nous donne à l’écran de très grands moments. Comme il a été cité ci-dessus, ça fond dans la bouche des acteurs. Le suspens est un point d’orgue et il est très bien mené. Le mystère autour de tous ses personnages nous fait en place toutes sortes de théories et la paranoïa nous gagne. Bref, c’est du pur concentré made in Tarantino et on adore ça.

Yohei Taneda retrouve Tarantino pour la troisième fois, après avoir bosser ensemble sur les deux « Kill Bill ». Les décors sont géniaux, notamment la mercerie qui est équipée au millimètre. Ce huis-clos est une réussite en partie grâce au travail de Taneda.

Ce film marque aussi la vraie première collaboration entre Tarantino et Ennio Morricone. Le compositeur avait bossé sur une piste pour « Inglorious Basterds ». Le réalisateur voulait réaliser un rêve pour son nouveau film : avoir Ennio Morricone en compositeur attitré. Le rêve est devenu réalité et c’est là aussi encore une réussite. Là aussi, on retrouve quelques petits ingrédients à l’ancienne et ça colle parfaitement à ce que voulait nous offrir Tarantino avec ce film. Ambiance thriller/horrifique à la sauce 80’s.

La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog =)
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2016
Bonne année 2016, et c’est parti pour la première grosse attente de l’année avec le nouveau Tarantino en date, The Hateful Eight, ou les 8 salopards. Et autant vous le dire maintenant, 2016 n’aura pas tardé pour nous offrir l’un des films les plus attendus de cette année, fraîchement sorti aux USA, très récemment sorti chez nous, les baguettes fraîches.

Et cette fois je n’aurais pas attendu longtemps pour que ma plus grosse attente de cette année, et ceux pour deux raisons : la première, c’est parce que le genre du Western se fait très rare ces dernières années, et c’est rare d’en voir un en salle de nos jours. La seconde raison : Quentin Tarantino ! Tout simplement mon cinéaste favoris, un auteur reconnu par beaucoup et détesté par certains non fans, applaudit et souvent récompensé pour son esthétisme et ses références au genre codé du cinéma mais aussi décrié pour la violence extrême et sanglante de ses œuvres. Il n’y a pas un seul de ses films que je n’ai pas aimé ou carrément adoré : Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill volume 1 et 2, Inglourious Basterds, même Le Boulevard de la mort qui est son moins connu ne m’a pas déplu. Sans parler de Django Unchained qui m’a fait découvrir son cinéma et m’a donné envie de faire des critiques et de devenir cinéphile par la suite.

QT reste donc dans le genre du western ici avec le second qu’il produit, écrit et réalise avec quelques similitudes avec ses autres films et aussi quelques nouveautés : Ennio Morricone à la musique et une première collaboration avec Jennifer Jason Leigh. Et même si l’avis n’était pas aussi enthousiaste qu’avec certains de ses autres films, je ne vais pas mentir : cette nouvelle tentative au western est une réussite, même si je ne retrouve pas une maîtrise identique à la plupart de ses films.

Premier point positif de son huitième film : les acteurs sont tous impeccable, et on retrouve plusieurs habitués du bonhomme, on va voir ce que vaut nos salopards qu’on va vite adorer haïr. Samuel L. Jackson signait sa sixième collaboration avec Tarantino, et comme toujours il y va à fond, de la même manière qu’il entrait entièrement dans la peau caricatural et détestable de Stephen dans Django Unchained. Le personnage devient vite antipathique, chose voulu pour tous les personnages à la manière d’un Reservoir Dogs, et aussi étrange que cela paraisse il en devient bizarrement drôle dans son jeu que dans le délire jusqu’en boutiste du personnage. Kurt Russel, alias Stuntman Mike dans Le boulevard de la mort, encaissait le rôle du bourreau, John Ruth. Là encore, un personnage totalement méprisable mais pour qui, bizarrement, on se surprend à s’intéresser tant par ses échanges avec le Major Warren que pour ses brutalités contre sa captive. Venons-en justement puisqu’on a là, justement, la première collaboration entre QT et Jennifer Jason Leigh (et dire que Jennifer Lawrence avait été approché), et là autant le dire de suite, l’actrice y va à fond, dés les premières secondes sa gueule annonce clairement qu’elle n’a rien d’aimable : meurtrière, vulgaire et en plus une sacrée morue, tout pour déplaire et l’actrice s’en donne à cœur joie. James Park, plus anecdotique, revenait également aux côtés de Tarantino et si son personnage est plus tertiaire, le seul à ne pas être un salopard mais qui arrachera néanmoins quelques sourires.

Parmi les copains à Tarantino, on notera bien sur Tim Roth et Michael Madsen, alias le court sur patte et le cowboy. Tout deux se révèle vite aussi charmant que haïssable aussi, mais chacun est excellent dans sa manière de l’être, le premier avec un style plus chic et raffiné, l’autre plus bourru et endurcie. Demian Bichir, le seul acteur qui m’est vraiment inconnu parmi les principaux, était plus en retrait que le reste mais le peu de moment qui lui sont donné le rendent tout aussi monstrueux que ses congénères. Bruce Dern, alias le confédéré, n’était pas en reste non plus et se montre également particulièrement odieux, même si ironiquement il arrive à nous faire éprouver de l’intérêt à son égard. Channig Tatum, spoiler: alias le bousilleur de couille,
marque plus que je ne l’espérais alors qu’en principe je suis très réticent face à cet acteur. On a donc là une parfaite panoplie de gros ordures de première, chacun à leur façon et c’est avec ce petit groupe qu’il faudra passer la tempête.

Pour la musique, Tarantino opte en principe pour des choix musicaux dans chacun de ses films, c’est sa marque de fabrique. Mais il casse cette habitude ici avec une collaboration auprès d’Ennio Morricone. Son travail sur les films de Sergio Leone et Mission représentent un modèle pour ce qui est de la musique de film, et ça fait un grand bien d’entendre une nouvelle composition de sa part, lancinante et oppressante, y compris pour la chanson Apple Blossom composé pour l’occasion que l’on retient. Ça n’égalise pas son travail passé mais ça marque quand même.

Côté visuel et mise en scène, on sent clairement que Tarantino veut adopter le style western en termes d’ambiance et de rythme, sans oublier ce qui faisait la particularité de ses films. A savoir des ralentis esthétisés comme dans Django, une narration non linéaire par chapitre même si ici on sent qu’il y a plus de linéarité que dans certains de ses autres films, un travelling rotatif lent autour d’un groupe de personnage et une caméra à ras-de-terre pour suivre les pas des personnages. Même si je regrette quand même une seule chose, c’est que pendant la première heure la lenteur se ressent par moment en longueur. Mais j’y reviendrais un peu plus sur la partie scénario. Sinon, la photo est d’ailleurs sublime, bien plus coloré et riche que la plupart des blockbusters à la Marvel. Les plans sur les paysages enneigés sont d’ailleurs de toute beauté, et la mise en image de Tarantino a une certaine symbolique, spoiler: dés l’ouverture lorsqu’il filme, au ralenti, une représentation statufié de Jésus-Christ crucifié sous la neige avec la mise pesante de Morricone en fond, dés ce moment là on peut déjà se douter qu’on ne va pas suivre des anges pendant le film.


D’ailleurs parlons-en puisqu’il reste à voir ce que vaut l’histoire que Tarantino a lui-même écrit, comme pour chacun de ses films en tant qu’auteur. Et autant vous mettre au parfum sur deux choses : la première, ce film est très verbeux, les dialogues ne manquent pas en trois heures donc si vous n’aimez pas les dialogues et long monologues, autant aller voir ailleurs. Et deuxièmement, si vous n’aimez pas suivre des personnages qui n’ont rien d’aimable et sont volontairement écrit pour être détestable et méprisable de la première à la dernière seconde, là aussi je vous conseil d’aller voir autre part.

Tout ici repose justement sur les échanges entre les personnages et leur caractère entièrement dénué de moralité (sauf O.B mais lui il ne compte pas). spoiler: Entre Marquis Warren qui s’est évadé d’une prison en tuant plusieurs combattants du nord pendant la guerre de Sécession, John qui maltraite violemment Daisy pendant tout le film, Chris Mannix qui est un gros connard raciste qui le fait clairement savoir, le groupe à Jody Domergue qui descend toute une mercerie pour tendre un piège à John Ruth ou encore Smithers Sanford qui a fait tuer plusieurs hommes de couleur pendant la guerre de Sécession,
vous comprendrez que le but n’est pas de s’attacher aux protagonistes. Une fois arrivée à la mercerie, tout le film devient un huit-clos qui, petit à petit, gagne en méchanceté, en provocation et en cruauté assumé de la part du réalisateur. Mais pourtant, ces personnages sont si détestable qu’on se prend pourtant à s’intéresser à ce qui adviendra d’eux, cela est d’autant plus démontré par le fait que certains sont montré comme étant humain, rien que par le seul échange que partage Daisy et Jody qui montre clairement qu’ils sont proche.

Mais pourtant, si j’ai adhéré en général à ce que Tarantino voulait faire, je trouve quand même que, cette fois, il va parfois un peu trop loin dans la violence, spoiler: surtout pour la mort du mexicain Bob ou Warren lui explose littéralement la tête (j’insiste, littéralement),
à ce stade ça en devient presque malsain, même si c’est voulu je pense que ce n’était pas nécessaire d’atteindre une telle extrémité. Sans oublier que, même si personnellement je ne me suis pas vraiment ennuyé, la première heure qui introduit les personnages n’est pas dénuée de longueur à travers certains monologues de personnages.

Heureusement, cette première heure est en générale bien camouflé et rempli par un humour aussi bien présent dans les dialogues et les échanges que dans certaines réactions. Sachez d’ailleurs qu’on ne rit pas des personnages en eux-mêmes, mais de leur bêtise et de ce qui leur arrive tant ils sont haïssables.

En général, malgré le fait que Tarantino ait parfois poussé les extrêmes un peu loin, tout ce qui fait que j’apprécie son cinéma est là. Tant dans la direction d’acteur et l’écriture du film que dans la narration purement machiavélique de ce huit-clos aussi bien sanglant que jouissif. Je sais pas si Tarantino va se focaliser sur des films à Westerns prochainement, mais si c’est le cas, j’en redemande alors.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Les Huit Salopards apparaît sans doute comme le film le plus sérieux de Quentin Tarantino, où la violence apparaît moins décomplexée que dans les autres longs métrages du cinéaste. Les dialogues interminables font leur retour dans cette production qui est visuellement et techniquement la plus aboutie de Quentin Tarantino. Celui-ci offre des images grandioses des pleines enneigées appuyées par la bande originale transcendante d'Ennio Morricone. Kurt Russell a affirmé que Les Huit Salopards était un remake de The Thing de John Carpenter dans lequel il jouait déjà, ce qui appui les propos de QT considérant ce nouveau western comme son premier film d'horreur. Il faut dire qu'effectivement Les Huit Salopards est un huit clos sanglant dans lequel la menace demeure incertaine.

https://www.critique-film.fr/retour-sur-la-filmographie-de-quentin-tarantino/

https://www.cineserie.com/news/cinema/quel-est-le-film-de-quentin-tarantino-le-plus-meurtrier-4039309/
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2016
Un concentré de tout ce qui m'a toujours paru agaçant, irritant, voire insupportable chez Tarantino. Tous les défauts de son cinéma apparaissent ici de manière flagrante. Le seul vrai talent de Tarantino, c'est précisément de savoir enrober ses histoires sous des apparences originales et séduisantes. Mais le clinquant de la forme cache de plus en plus mal le manque de fond. Ce huitième film du réalisateur de "Réservoir dogs" et autres fadaises n'est qu'une coquille vide. Derrière les paysages enneigés et les personnages hauts en couleurs, il n'y a rien ou pas grand chose. Juste un prétexte à les réunir en huis-clos et à les faire s'entretuer en dégoisant interminablement des discours oiseux (ah! la lettre de Lincoln!). Des dialogues creux et soporifiques et des scènes de violence écoeurantes, voilà tout ce qu'offre ce film! Assez du grand-guignol sanglant et abject de Tarantino! 2,5/10
Boomster
Boomster

48 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2016
Un poil en dessous de Django Unchained, The Hateful Eight prouve encore une fois que Tarantino sait ce qu'il fait avec un stylo, une caméra et une poignée de bons acteurs. Nous sommes loin de l'insipide Boulevard de la Mort et de l'ennuyeux Inglorious Basterds. Ici, la réalisation est extraordinaire, la photographie sublime, les acteurs grandioses, les enjeux remarquables et les dialogues divins. The Hateful Eight est proche du chef d'oeuvre, seul sa durée et ses longueurs font que parfois (en première partie de film notamment) le rythme baisse. Un huis clos comme on en voit rarement, un grand moment de cinéma, un uppercut au menton. Foncez.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2016
L'un des événements cinématographiques de cette année 2016, j'ai nommé Les Huit salopards ! Mais quel phénomène !!! Quentin Tarantino est le cinéaste le plus fou du cinéma actuel. En effet, il monte la barre encore plus haut avec son huitième long métrage, The Hateful Eight. Ses habitudes n'ont pas changé dans ces long-métrages à savoir spoiler: mettre un générique dynamique, une brillante mise en scène en chapitres, ajouter (encore) une magnifique trame sonore du maître Ennio Morricone, pousser le compteur au-delà des trois heures...
C'est une confiance rafraîchissante en l'art ! Et les effets spéciaux sont rois. Il le fait évidemment en respectant son propre style, avec de sanglants actes de violence et d'un langage toujours aussi particulier. Les répliques des protagonistes sont à la fois triomphantes, dérangeantes et hilarantes. Il y a davantage de dialogues que d'habitude... Un peu long par moment, donc. Un huis clos où spoiler: tout le monde se ment et se manipule et qui laisse la place aux personnages pour briller.
spoiler: Tous sans exception ont leur heure de gloire
et s'amusent comme des petits fous (Samuel L. Jackson, parfait ! Kurt Russell, très bon ; Bruce Dern, honnête ; Michael Madsen, correct ; Tim Roth, excellent en jouant de la même manière que Christoph Waltz ; Walton Goggins en shérif douteux qui arrive pourtant à s'imposer au sein de ces grands noms. Le surprenant spoiler: Channing Tatum fait son apparition pour notre plus grand plaisir, il sait même parler la langue française.
Et, Jennifer Jason Leigh marquera le cinéphile pendant longtemps !! Un scénario plus solide que ses prédécesseurs. Q. Tarantino dénonce à travers cette oeuvre les femmes, le racisme et le pouvoir. Pour tout vous dire, le réalisateur fait de The Hateful Eight une fresque intense, drôle, passionnante et vraiment épatante. Du vrai cinéma, à voir plus d'une fois.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2016
Ce film est tout simplement exceptionnel. Tarantino fait du Tarantino dans toute sa splendeur. 2h48 d'un film à rebondissement où la psychologie de chaque personnage est décrypté et évolue tout le film durant. Une musique envoutante, des jeux d'acteurs remarquables et un scenario inattendue. Ce film est à voir absolument au cinéma.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2016
Après le sublime "Django Unchained" qui confirmait la volonté de Tarantino d'ouvrir son cinéma à un horizon politique engagé, "Les Huit Salopards" se pose en western sensiblement différent, de par l'idée du huis-clos et d'une rupture de la narration linéaire. Réunir une poignée de personnages, d'abord dans une diligence puis dans une mercerie, est surtout un bon moyen permettant l'expression du style du cinéaste, à savoir une écriture toujours aussi inventive et jubilatoire et une explosion de violence qui vire parfois vers la farce macabre, jusque-là peu en vue chez Tarantino. Cette drôlerie passe aussi par les personnages, qui cachent aussi longtemps que possible leur jeu et dont les évolutions impliquent des changements de registre nets : il faut voir comment Tim Roth apparaît d'abord comme le bourreau quelconque, puis devient le tueur fourbe et sadique dans un flashback qui nous éclaire sur les enjeux de l'intrigue; aussi, Jennifer Jason Leigh est d'abord terrifiante à cause de son mutisme et du sang qui couvre son visage (un véritable personnage de film d'horreur) avant de devenir un véritable personnage tarantinien qui ne cesse de parler pour sauver sa vie. La parole est au centre du film, mais son sens n'est jamais évident car, une fois le film terminé, on ne sait toujours pas si certains monologues sont vrais, comme celui particulièrement scabreux de Samuel L. Jackson (un de ses plus grands rôles). Il s'agit donc d'avancer ses pions patiemment, de parler intelligemment, d'être fin observateur et de tirer à bon escient pour tenir le plus longtemps dans une mercerie qui, en fin de compte, n'est qu'un théâtre propice à rejouer la Guerre de Sécession, éternel traumatisme d'une Amérique raciste et misogyne. Cette dimension politique est menée avec énormément de subtilité, apparaissant soit explicitement à travers le passé de certains personnages et de dialogues ou bien en filigrane par des regards évocateurs et aussi par la prise de conscience du spectateur du contexte diégétique. Comme dans son précédent film qui dénonçait l’esclavagisme avec coolitude mais aussi avec une attitude plus sérieuse (les chiens déchiquetant l’esclave), Tarantino continuer de traiter l'Histoire avec un premier degré véritablement touchant, incarné dans une scène finale qui réunit deux personnages a priori opposés. Ce geste de réconciliation, suivi de la sublime chanson de Roy Orbison "They won't be many coming home", est la preuve d'un cinéma plus grave, plus mature, qui, tout en continuant à sillonner un style désormais bien rôdé, est empreint d'une vraie tristesse, amère et sincère.
Oli B
Oli B

12 abonnés 654 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 décembre 2017
je mets 1 étoile pour les décors enneigés du début..... Je ne comprends pas ce qu'on trouve à ce Tarantino .... je m’attendais à du bas ciné .... mal là , c'est abyssal..... dialogues de théâtre à rallonge , personnages plus que caricaturaux, scénario (y en avait un ??) délayé à l'infini..... Je pensais voit un western , au pire spaghetti ...... la sauce tomate y est ! : explosion de boyaux à chaque coup de feu, scènes gore,incongrues et malsaines spoiler: (que vient faire cette fellation forcée par un home...)
, presque 3 h de souffrance pour mon séant .... je regrette ma location VOD
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