Les Huit salopards
Note moyenne
4,1
31614 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 600 critiques spectateurs

5
263 critiques
4
638 critiques
3
322 critiques
2
193 critiques
1
108 critiques
0
76 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2016
On a bien failli ne jamais voir LES HUIT SALOPARDS sur nos écrans. Rappelez-vous, il y a un an, le scénario fuite sur internet et Quentin Tarantino décide d'abandonner le projet, déçu du sort réservé à son nouveau bébé. Une lecture en publique plus tard, un peu de pression de la part des fans et voilà que le metteur en scène se remet à travailler sur le film. Et on peut dire qu'il sait nous donner envie ! Tournage en Ultra Panavision 70mm, film conçu en plusieurs actes comme une pièce de théâtre (avec entracte et levé de rideau), casting 5 étoiles et le grand Ennio Morricone à la musique. Comment résister à de telles promesses ?

Lorsqu'on sait que le film est un huis-clos et qu'en plus il affiche une durée conséquente de 2h45, on est en droit d'avoir peur. Parce que Tarantino est un brillant dialoguiste, il le sait autant que nous. Et dans ses pires moments (Inglorious Basterds, Boulevard de la Mort) il peut devenir insupportable à déballer d'inutiles dialogues à rallonge. En voyant LES HUIT SALOPARDS, on comprend pourquoi il fut aussi déçu de voir son scénario fuiter tant l'écriture est ciselée, maline et brillante. Tout est construit avec précision, avec minutie, pour un résultat absolument jubilatoire. Le film est ludique car il joue sur les informations cachées, sur l'identité des personnages et leurs zones d'ombre. On prend le temps de connaître chaque protagoniste mais rien ne nous dit que ce qu'on apprend est la réalité et que, par la suite, des informations viendront contredire nos impressions. A l'image de John Ruth qui est sur ses gardes, le spectateur doit également se méfier de tout le monde, prendre les informations avec des pincettes et doit rester mesuré dans son évaluation des personnages. On trouvera de prime abord un personnage sympa, le film nous dévoilera des informations qui inverseront notre jugement et sa place dans l'histoire. Le titre du film nous prévient : nous sommes en présence de salopards. Ceux qui nous paraissent sympathiques cachent forcément quelque chose de plus détestable. L'exemple majeur est Warren (incarné par Samuel L. Jackson) qui est le protagoniste par lequel les spectateurs suivent le film, le personnage principal. Il nous est sympathique par son charisme, son sens de la répartie. Puis, vient un flashback qui change tout. Une scène marquante, dérangeante, qui ne manquera pas de faire parler. Donc lui aussi est un sacré enfoiré, pourtant, on ne le destitue jamais de toute la sympathie qu'on lui accorde.

Ce sentiment de paranoïa est ludique, terriblement excitant dès qu'on se laisse prendre au jeu. C'est un réel plaisir de se faire surprendre par les rouages du scénario qui sont montés diaboliquement pour qu'on ne soit jamais dans un confort de prévisibilité. Il faut ainsi partir du principe que personne n'est tout blanc ou tout noir, mais que tous sont quelque part entre ces deux opposés. Tarantino dévoile au compte-goutte les éléments suspects pour nous les faire oublier et mieux nous imposer leur importance au moment opportun. Ainsi un bonbon rouge trouvé par terre dévoile sa réelle importance plus tard dans le film. En ce sens, l'utilisation du 70mm trouve toute sa justification. Outre sa capacité à magnifier les étendues enneigées, ce format permet dans les scènes en intérieur d'instaurer une profondeur de champ, une ampleur de cadre, que la mise en scène prend en compte. On reste convaincu que le film mérite une autre vision pour bien saisir tous les détails dissimulés dans les plans. Tous les éléments de ce film semblent être là pour nous stimuler, jusqu'à la musique d'Ennio Morricone, instaurant un climat désespéré dès les premières secondes, comme si la diligence que l'on voit arriver au loin roulait vers une mort déjà programmée.

Le construction narrative revendiquée se compose de plusieurs actes, à la manière d'une pièce de théâtre. Outre les panneaux, la mise en scène vient plutôt scinder distinctement le film en deux grandes parties. La première, celle qui expose des faits et la seconde, celle qui dévoile les vrais faits. Après l'apparition du titre, l'intrigue démarre sur un gros plan sur la face d'une statue de Jésus, crucifié à une croix. La caméra se recule petit à petit pour laisser apparaître la croix en entier et une diligence, au fond, qui s'approche progressivement. Le plan dure longtemps, plus de deux minutes et symbolise toute la première partie du long-métrage : une exposition longue, qui montre des choses facilement compréhensibles. Arrivé à deux heures de film, le chapitre 5 s'ouvre sur un même plan d'ensemble de Jésus sur sa croix, une diligence s'approchant sur sa droite. Le moyen de transport sort du cadre, Tarantino coupe et passe au contre-champ : un plan sur l'autre côté de la croix, celui qu'on avait jamais vu, le versant qui nous était caché. Là, dans la continuité, un long flashback vient nous éclairer sur tout ce qui s'est déroulé. Via la mise en scène, en 3 plans, Tarantino expose sa construction narrative en 2 blocs complémentaires.

Réduire la jubilation à des pirouettes scénaristiques ou à la mise en scène n'est pas entièrement juste. Certes, Tarantino fait briller son magnifique casting en leur offrant des dialogues parfaits et leur moment de gloire. Samuel L. Jackson en tête hérite d'un rôle aux petits oignons où on peut ressentir au travers de sa prestation tout le bonheur que ça a du être à faire. Mais, Tarantino n'oublie pas ce qu'on aime chez lui : la violence sèche, décomplexée, celle qui nous donne envie d'applaudir. Les coups de feu font mal, les éclats de sang grandiloquents. Il y a toujours ce fragile équilibre chez lui qui consiste à représenter des choses immondes tout en nous donnant du plaisir. La violence reste fun mais jamais le nihilisme n'a paru aussi prononcé dans une de ses œuvres, comme si tout le monde devait être puni, comme si l'humain, même en commettant in fine un acte positif, ne peut se sauver de son passé. Sans révéler quoi que ce soit de l'intrigue, attendez vous à voir tout le monde déguster sévèrement dans une dernière partie où Quentin Tarantino s'en donne à cœur joie, allant jusqu'à faire exploser au sein même de son propre cinéma l'image de la femme. Pas d'iconisation de la femme forte, Daisy Domergue est une réelle salope à l'opposée des filles de Boulevard de la Mort et de Beatrix dans Kill Bill.

Ample mais jamais boursouflé, ni englué dans un plaisir narcissique de citations, LES HUIT SALOPARDS est un film qui respire le cinéma et l'amour que lui porte Quentin Tarantino. Un jeu de massacre à la mise en scène précise qui nous tient en éveil par l'imprévisibilité constante du scénario. Le film est à l'image de la fameuse lettre de Lincoln qu'a Warren sur lui. Un objet précieux si beau qui, peu importe au final qu'il soit vrai ou faux, nous fait prendre du plaisir au moment de le contempler ou l'évoquer. A la fin du film, après que tout le monde se soit tiré dessus, un personnage ressort la lettre pour la lire encore. Pour la première fois, le spectateur est invité à prendre connaissance de l'intégralité de son contenu. Tarantino réconcilie l'Amérique noire et l'Amérique blanche par le biais de cet élément. Enfin, il prend la main sur les dires et, via les paroles de Lincoln, s'adresse directement à nous, cinéphiles : "Je veux simplement vous dire que vous êtes dans mes pensées, en espérant que nos chemins se croiseront dans le futur. En attendant, je reste votre ami." L'ami, c'est le bonheur que tu nous procures qui est dans nos pensées à la sortie de la projection. Tarantino, un ami qui vous veut du bien.

La critique, par Maxime, sur Le Blog du Cinéma
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2017
Même quand il s'attaque au western, Tarantino maitrise son sujet. Construit comme "Pulp Fiction" ou "Kill Bill" en actes dont l'ordre n'est pas forcément chronologique, QT nous offre ici un huis-clos regroupant toutes les figures habituelles du réalisateur (Samuel L. Jackson, Tim Roth, Michael Madsen...). Le film est beaucoup plus trash que l'on ne s'y attend mais ce n'est pas si surprenant et l'histoire est vraiment prenante, tout le monde y trouve son compte et les 2h40 sont passées vraiment facilement. Ponctué par une musique du légendaire Ennio Morricone, Tarantino rend parfaitement honneur à ce genre cinématographique. Les références sont nombreuses, la réalisation maîtrisée et l'interprétation impeccable. Les genres sont mélangés avec beaucoup d'habileté, les décors très propres. Pas grand chose à redire, Tarantino sait toujours nous régaler.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2016
Etrangement, ce film m'a fait penser aux frères Coen.....Il est sombre et noir, c'est un western, un western noir....Entouré de neige....
C'est un magnifique huit clos dans le Wyoming, dans un relai postal entouré de neige , de froideur, de blizzard.....
On retrouve des acteurs chers à Tarentino (Kurt Russel, Samuel L Jackson, Tim Roth) et une histoire en deux temps qui se dévoile dans les derniers instants du scénario.....J'ai personnellement regretté les une heure quarante de la première partie, ce ne sont qu'interminables dialogues où ne se passe pas grand chose, c'est théâtral, mais cette partie a le mérite de bien camper les personnages, leur histoire se confondant pour certains à l'histoire américaine (guerre de sécession)......Ceci dit il faut plutôt être américain pour s'y intéresser et je dois avouer que j'ai senti la lassitude m'envahir, car contrairement à d'autres films de Tarentino, les dialogues sont affreusement premier degré.....
Heureusement la dernière heure rachète toute cette longueur, comme un civet que l'on aurait laissé mijoter des heures, et qui montre enfin toute la saveur du mets.....C'est un peu cela, ce film, une leçon de cuisine, à savourer avec subtilité et patience...
mais attention aux âmes sensibles car la fin est à la fois gore et violente.....Ce film ne laisse pas intact, il a quelque chose de jubilatoire dans son scénario épuré et la direction d'acteurs, la musique est particulièrement adaptée à l'action et aux émotions .......Au final on peut parler d'une œuvre cinématographique, une œuvre forte, mais qui demandera certains efforts à ses spectateurs, car elle n'est pas si accessible que cela......J'ai aimé.....
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2016
L’aventure commence sur la route menant à Red Rock. Directement Tarantino impose son style, plaque ses travellings et ses angles aiguisés juste devant nos yeux demandeurs et en manque de ce savoir-faire particulier, et surtout de cette ambiance unique, avec ces répliques ragoûtantes qui n’en finissent plus, lancées par de très bons acteurs et pour le plaisir intense et partagé d’une bande de spectateurs qui cherchaient le parfait divertissement du vendredi soir. Et, mazettes d’hommes de poigne(s) qui meurent, poursuivies par le blizzard intense et froid, et ainsi qui forcent la croisée des chemins, ils l’ont à l’instant à lequel ils décident d’aller voir ce film! Trois heures de cinéma imposant et réussi dans la plupart des choses qu’il propose, autant sur sa forme technique que scénaristique, un concept de huis-clos qui se réinvente avec un talent et une certaine habileté de mise en scène. Trois couleurs en particulier nous restent en mémoire, celle-ci se retrouvant en même temps assaillie par des dialogues éperonnés par la folie d’écriture livrée par un Tarantino qui est parvenu, malgré la diffusion du scénario de base, à ré-entreprendre plusieurs facettes liées à son histoire pour laisser place à quelque chose de nouveau et de différent. Une touche de blanc étincelant, du marron clair pour le synthétisme et ce rouge brutal, puissant, assourdissant, qui parvient à percer l’écran au bout d’une bonne première dizaine de minutes passées au bord d’une diligence dans laquelle toutes les rencontres peuvent se faire. Ce qui est aussi amusant dans le « Hateful Eight », c’est cette capacité à produire toujours plus de surprises, et aussi cette possibilité rare dans le cinéma contemporain de savoir prendre son temps et de laisser respirer, enfin, un spectateur qui est pris à la gorge par ce déferlement de situations toutes autant iconiques et théâtrales. Le film plaît pour ça, la carrière de Tarantino possède un grand nombre de succès du côté du box-office et on peut en comprendre le pourquoi. Les acteurs se complètent habilement et s’offrent au metteur en scène : on jouit (!) en les voyant se déchirer, petit à petit, car leurs présences sont tellement prenantes et charismatiques qu’on est plongés dans un bain sucré, fait d’arômes de citronnelle et de cocaïne, qui seraient améliorées grâce à un laboratoire qui en rajouterait toujours plus dans le nombre d’odeurs agréables, pour terminer avec tellement de ces bonus sensitifs qu’il y aurait une explosion de saveurs qui resteraient éternellement en nous. Le spectateur lambda s’amusera alors à demander à la personne qui l’a accompagné quel personne aura-t-elle préférée. Après il ne faut pas laisser cette huitième oeuvre Tarantinoienne et ses personnages caractériels sur l’armoire délaissée des « bêtes de foire », qui amusent un moment pour finir automatiquement dans les oubliettes. Non, ce film sera sans aucun doute l’un des meilleurs de l’année 2016. Certes, cela peut paraître « vite dit ». Mais peu importe, lorsqu’on est pris de passion par l’un de ces derniers il faut savoir accepter le fait qu’on a aimé, voire plus si doucereuses affinités. Dire du bien de tous les interprètes serait très long, l’ampleur du texte en serait multiplié par deux. Non, vraiment, et puis quoi, encore?
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2017
De tout les films 2016 que j'ai vu jusqu'à présent, celui-ci est sans aucun doute le meilleur. Encore une fois, Quentin Tarantino se surpasse avec ce western explosif et sanglant. Après " Django Unchained ", il signe une nouvelle claque visuelle et propose un western 100% violent, avec des acteurs exceptionnelle au cœur d'un scenario dantesque : 7 hommes et une criminelle se retrouvent enfermés dans une mercerie et en plein blizzard. Ce film est époustouflant. Alors que le film est long et trop bavard,certes, il tiens en haleine jusqu'à la fin. Un western très sombre,où, Quentin Tarantino y déverse avec fracas action, dialogues croustillants, humour noir et porté par la sublime musique d'Ennio Morricone. " Les Huits Salopards " est un nouvel hommage aux grands classiques du western américain. Un Grand Huit jouissif.
Louis DCiné
Louis DCiné

227 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2016
Le premier gros film de l'année signe le retour de Tarantino, 3 ans après le grand "Django Unchained". On retrouve une histoire une nouvelle fois bien différente de ce que le réalisateur a pu faire jusque là. Son imagination n'a vraiment pas de limites. On est plongé dans un western quelques années après la Guerre de Sécession, et on suit l'aventure de différents personnages, aux caractères bien trempés avec notamment un Samuel L. Jackson bien en forme (et qui est décidément partout au grand écran) ou un Kurt Russel jouant un chasseur de prime bien décidé à amener sa prisonnière se faire pendre. On suit toujours ce rythme lent et unique des films de Tarantino pendant 2 heures 40. Le gore habituel sera aussi au rendez vous pour la deuxième partie, comblé par une première partie remplie d'excellents dialogues, et ceux pour notre plus grand plaisir! Il y a aussi un système de chapitres qui divisent le long métrage en 6, ce qui nous permet d'être encore plus accroché dans l'histoire. D'ailleurs, les troisième et quatrième chapitres, correspondant à eux seuls à plus de la moitié du film, sont peut être un peu trop longs j'ai trouvé, car, même si c'est le passage qui permet la transition à l'acte suivant avec la rencontre entre tous les 8 Salopards déjantés, on reste enfermé dans un même décor, celui d'une auberge servant de refuge du blizzard , et les premiers vrais rebondissements mettront du temps à arriver. C'est aussi cela qui caractérise la personnalité de ce nouveau film, mais je n'arrive pas pour autant à dire si c'est une raison pour placer "Les Huit Salopards" après la première marche du podium pour moi chez les films de Tarantino (je vais d'abord prendre du recul sur celui-là et essayer de me remettre "Pulp Fiction", "Kill Bill vols 1 et 2" ou encore "Inglourious Basterds". Bref, un bon moment de cinéma pour un Tarantino moins engagé mais plus personnel tout en restant dans ses airs classiques qui font sa réussite.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2016
Ce western en huis clos est bien meilleur dans sa seconde moitié que dans sa première grâce à un habile suspense, de nombreux rebondissements et de l'action à faire péter l'hémoglobine. L'ensemble, avec une reconstitution soignée, d'excellents dialogues et quelques superbes paysages, est servi par une mise en scène maitrisée et un casting cinq étoiles. Le 8ème long-métrage de Tarantino est un bon film mais en deçà de ses précédentes oeuvres.
Le Loubar
Le Loubar

47 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2019
Un huit clos maîtrisé à la perfection. Avec son huitième long-métrage, Tarantino ne révolutionne pas sa filmographie mais en exploite certains codes au détriment d'autres (Les 8 Salopards se concentre beaucoup plus sur les dialogues acerbes, marque de fabrique de Tarantino, les relations entre les personnages, la narration non linéaire et indirecte et une ambiance à la fois noire et loufoque). Et bien franchement, bien que ce film soit un film à suspense, on peut le revoir car on se laisse toujours entraîner par la puissance des dialogues de ce film ; aucun élément, aucune parole n'est laissée au hasard. Tarantino est fidèle à lui-même au niveau de l'écriture de ses personnages, ces "salopards sympathiques", puisque chacun a son rôle à jouer dans l'histoire, et chacun est, à sa manière, un salopard. spoiler: Je pense à la fameuse histoire de bites noires et de bouches blanches de Warren..
Le décor du film est retranscrit à la perfection, cette mercerie angoissante nous prend à la gorge jusque la fin du film tant elle devient le théâtre d'un huit clos glauque et mortuaire. Le film est porté par un casting absolument parfait, avec en tête Samuel L. Jackson qui livre une performance remarquable, à la fois déjantée et juste, l'excellent Kurt Russell dans le rôle du bourreau moustachu, costaud et agressif, Jennifer Jason Leigh dans le rôle de la garce prisonnière, vraiment diabolique, Tim Roth qui est vraiment hallucinant tant le personnage est élégant et comique, et tous les autres, Walton Goggins, Michael Madsen, Bruce Dern, Demian Bichir sout tout aussi géniaux. Pour les amateurs de films denses, épiques, et surtout violents dans le propos comme dans l'image.
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

220 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2016
Comme la plupart des gens j'avais littéralement adoré "Django Unchained". C'est donc avec une très vive impatience que j'attendais le prochain film de Quentin Tarantino. Malheureusement, le film a bien failli ne jamais voir le jour après que le script a été posté sur Internet. Toutefois, après procès et discussions, le réalisateur que j'aime tant a décidé de le mettre en scène. De plus, il l'a tourné en Ultra Panavision 70 millimètres !

Quentin Tarantino est un metteur en scène qui n'a plus besoin de faire ses preuves. Tout au long de sa carrière il a rendu hommage à des genres bien spécifiques et a réalisé des chefs d'œuvres du Cinéma. Avec son "The Hateful Eight", il fait un mélange des genres (western, horreur), il l'a tourné comme un huis clos sanguinolent à la "Reservoir Dogs". Découpée en chapitres, à l'instar de "Pulp Fiction" ou bien "Kill Bill", l'histoire retranscrite à l'écran est captivante. La mise en scène est très subtile et rend la durée du long-métrage (2h50) savoureuse. Personnellement, je ne me suis pas ennuyé et ai été fasciné par les dialogues. Certes les discussions sont très longues, mais l'écriture des répliques et des dialogues est remarquable. Parlant de tout et n'importe quoi, d'évènements historiques ou inventés, les anti-héros nous surprennent en augmentant l'intensité du scénario avec des scènes comme par exemple celle du dîner de Calvin Candie ou de la présentation du colonel Allemand Hans Landa. C'est cinglant et malsain ; c'est un travail d'écriture hors-pair. Le talent de Tarantino est encore une fois très bien utilisé. La violence verbale est bien plus présente que la violence graphique et est portée par des personnages hauts en couleur. Les anti-héros qui nous sont présentés sont fascinants à suivre. Leurs règlements de comptes, qui prennent parfois des partis politiques (Sudistes contre Nordistes), sont très recherchés et accentuent le côté ambigu de ces hommes.

Samuel L. Jackson ("Kingsman") est tout bonnement parfait. Il cabotine de façon excellente et prend un malin plaisir dans la peau de son personnage, offrant même une touche d'humour bien venue et malsaine dans cette œuvre sombre et nihiliste. Il rencontre James Parks ("Rubber"), très bon cocher de Kurt Russel ("Boulevard de la Mort"), qui est quant à lui tout aussi excellent. Imposant et charismatique, il a une prestance très particulière et interprète ce chasseur de primes avec aisance. Il est accompagné par Jennifer Jason Leigh ("Kill Your Darlings") qui nous bluffe vraiment. Défigurée par les cocards et les bleus, elle se révèle être une femme terrifiante non sans dotée d'humour. Walton Goggins ("Django Unchained"), qui rejoint ces personnages lors du deuxième chapitre, est lui aussi très bon en tant que futur shérif de Red Rock. Durant deux chapitres, ces hommes et cette femme, amenée à la pendaison, discutent, offrant ainsi une exposition captivante pour les 4 personnages. Les scènes suivantes se font quant à elles dans l'auberge de Minnie : Tim Roth ("Funny Games US") incarne Oswaldo Mobray, petit-homme à l'accent Anglais. Son interprétation, excellente comme à son habitude, nous rappelle bien évidemment Christoph Waltz dans "Inglourious Basterds". Ensuite viennent le très convaincant Bruce Dern ("Choose"), qui campe un vieux Général détestant les Yankees, le tout aussi bon Michael Madsen ("Reservoir Dogs") en tant que cow-boy à la voix rocailleuse, et Demian Bichir ("Savages"), un Mexicain. Channing Tatum ("Foxcatcher") fait lui aussi parti du casting, tout comme l'était son confrère Jonah Hill dans le précédent western de Quentin Tarantino. Il épate lui aussi. Ces anti-héros coincés dans une auberge à cause du blizzard, présentent des psychologies diablement intéressantes ; on se prend au jeu du chat et de la souris du début à la fin.

Véritable théâtre à l'ambiance horrifique, les références ne manquent pas. Le film prend même la tournure d'un Agatha Cristie tel que "Les Dix Petits Nègres". Le metteur en scène, comme il a pu le dire dans ses interviews, s'est inspiré de "The Thing" de John Carpenter (par la neige, la présence de Kurt Russel et la musique), de "La Horde Sauvage" de Sam Peckinpah ou encore de "Cent dollars pour un shérif" de Henry Hathaway. On peut aussi noter la marque fictive des cigarettes apparue dans "Pulp Fiction" et "Kill Bill" : Red Apple. Les surprises et clins d'œil sont omniprésents.
Le travail de mise en scène de Quentin Tarantino est éblouissant.

La BO d'Ennio Morricone est elle aussi admirable. Plus proche d'un film d'horreur que d'un Sergio Leone, la musique accompagne l'ensemble filmé parfaitement. Les compositions sonores sont superbes et anxiogènes, l'ambiance et les ressentis provoqués sont excellents. Dès la première scène, elle accompagne la diligence comme elle accompagnerait les cavaliers de l'Apocalypse.

La réalisation est elle aussi superbe. Bien que les explosions et les combats chorégraphiés soient manquants, les discussions et règlements de comptes sont filmés magnifiquement. La caméra est fluide, les plans sont beaux et la profondeur de champ que donne l'Ultra Panavision 70 millimètres très bonne. Les décors, que cela soit en extérieur ou en intérieur, sont retranscrits brillamment. L'Etat du Wyoming et ses paysages fantastiques sont l'autre personnage grandiose de ce film. La photographie est très belle, on ne peut qu'être subjugué par la qualité graphique du métrage face à ces images sous la neige. L'auberge de Minnie est quant à elle petite, mais l'ambiance qui se dégage est immersive. Avec des accessoires tels que les fauteuils, les chaises en bois, les tables, les peaux et les couvertures, Quentin retranscrit la chaleur de cette masure à l'écran. Des couleurs à la fois chaudes et sombres font resplendir l'image du film. Chaudes et sombres, elles le sont principalement par les costumes et l'éclairage, mais aussi et évidemment par le sang. L'hémoglobine gicle bruyamment et laisse le spectateur muet. J'avais entendu dire que dans "Django Unchained" des steaks volaient (pas pour moi) ; dans ce film-ci je suis d'accord. La violence est totalement gratuite et outrancière, mais c'est ce que nous voulons voir ! La tension est palpable et l'angoisse présente à chaque dialogue. On est littéralement happé par ce que l'on voit et ce que l'on entend pendant ces 3 heures de huis clos.

Quentin Tarantino livre un film dense où il prend son temps certes, mais la jouissance est présente ; je n'en attendais pas moins. Ciselé et recherché, "Les 8 Salopards" est un western sous tension et bavard, extrêmement bavard ce qui pourrait empêcher l'immersion totale. Cependant, et pour conclure ma critique, "Les 8 Salopards" est pour moi un excellent film et l'un des meilleurs du réalisateur. Quentin Tarantino a annoncé qu'il ne ferait que 10 films, plus que deux donc... quel dommage !
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2017
J'ai enfin vu ce film tant décrié du magnifique Tarantino. Je n'ai pas été déçu c'est très réussi. Les dialogues sont toujours aussi jouissif surtout avec l'inévitable et talentueux Samuel L. Jackson. Il y a quelques incohérences dans le déroulé du scénario et on peut se dire que pour des chasseurs de primes de haute voltige, ils se font facilement avoir mais que c'est bon de voir d'aussi grands talents au main d'un grand réalisateur.
Bref : pas au niveau de Django mais du très lourd tout de même !
Edgar L.
Edgar L.

209 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2016
Avec ce nouveau film, Tarantino continue de rendre hommage à un genre qu’il affectionne particulièrement : celui du western qui était déjà à l’honneur dans l’excellent Django Unchained. Le titre de ce nouveau film lui-même peut être perçu comme un hommage puisque les 8 Salopards évoque forcément les 7 Mercenaires de John Sturges ou encore les 12 Salopards de Robert Aldrich.

[...]

Le seul hic du film qui fait qu’il n’atteindra pas le niveau d’un Django Unchained, c’est qu’il connaît quelques longueurs forcément préjudiciables pour un film de 2h48. L’histoire met pas mal de temps à se mettre en place et si le début du film est plutôt enthousiasmant, le début du huis clos ralentit très vite le rythme. Les dialogues sont pourtant savoureux mais pas assez pour nous divertir totalement et nous faire oublier la durée du film. Bloqués en plein blizzard, les huit comparses vont apprendre à se connaître et découvrir que certains d’entre eux ne sont peut être pas là par hasard … La pression se met en place doucement mais sûrement dans l’attente d’un feu d’artifice final convaincant. La fin du film est un véritable déferlement de violences et nous offre des retournements de situation inattendus. L’image est crue comme souvent chez Tarantino et laisse place à de nombreuses scènes de meurtres plus sanglants les uns que les autres.

[...]

Le casting est une vraie réussite du film ! Mention spéciale au seul personnage féminin important du film incarné par une Jennifer Jason Leigh méconnaissable, déjantée et pleine de talent ! Les acteurs sont charismatiques au possible à l’image de Michael Madsen, Kurt Russell, Samuel L. Jackson ou encore Tim Roth. Rien à dire, Tarantino sait choisir ses acteurs …

[...]

En résumé, un refuge au milieu des montagnes dans lequel 8 salopards sont bloqués et un huis clos particulièrement savoureux. Les dialogues sont savoureux, le casting impeccable et la bande-son soignée. Ne vous laissez pas berner par les critiques, on a encore le droit à du bon Tarantino, même si il est vrai que quelques longueurs se font malheureusement sentir ...
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2017
Un peu sceptique à l'idée de voir ce film suite aux critiques pas très élogieuses, je suis sorti très content et avec l'impression d'avoir assisté à une grande leçon de cinéma.
Aux États-Unis, la guerre de Sécession est un souvenir encore douloureux. Une diligence comptant deux chasseurs de primes, une prisonnière et un shérif fait halte dans une mercerie en attendant la fin du blizzard. Là, un court-sur-pattes, un Mexicain, un vieux général sudiste et un cow-boy les attendent, eux aussi bloqués par les intempéries. Mais tout ce petit monde va vite se détester et il est fort à parier que certains partiront les pieds devant...
La réalisation est magnifique: superbes prises de vues avec une belle profondeur de champ, un cadrage maîtrisé, des mouvements gracieux et une mise en scène à couper le souffle.
Le scénario est excellent, avec des moments très forts et d'autres sanglants, chers au réalisateur-scénariste, de bons retournements de situation avec une ambiance et un suspense croissants. Certes les 2 h 48 sont longues et moi-même j'ai parfois trouvé le temps un peu long mais l'histoire est tellement prenante que ça serait cracher dans la soupe que d'en faire le blâme. Les personnages sont remarquables, de vraies ordures qu'on apprend à détester mais qu'on aime aussi. Les acteurs sont impeccables, tous très convaincants. Les dialogues sont très bons et les répliques font mouche. Certes les personnages parlent beaucoup mais c'est un huis clos, ils n'ont pas vraiment autre chose et ce sont ces dialogues qui font monter la tension, car on sent que tous ont un secret à cacher.
La photographie est très belle, avec une lumière raffinée et des couleurs sublimes.
Le montage est intelligent et très bien rythmé.
Les décors naturels sont très beaux et ceux fabriqués sont intelligents (la mercerie devient plus grande ou plus petite selon les scènes), les costumes très réalistes et la musique accompagne à merveille le film.
"Les Huit Salopards" est un grand film et un bel hommage aux westerns d'antan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 janvier 2016
Du grand Tarantino, une leçon de cinéma comme lui seul sait les faire. Ambiance Far-west parfaitement reproduite, les personnages sont parfaits (mention spécial à Samuel L Jackson qui est juste extraordinaire). Final explosif à souhait (vous comprendrez le moment venu). Seul petit bémol, certains trouveront le film un peu long à démarrer. Hommage à Reservoir Dogs pour la forme, Tarantino et tous les acteurs pour le fond. Certains réalisateurs font du neuf avec du vieux, Tarantino lui fait du vieux avec du neuf et ça marche parfaitement ! Bon film à tous
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2016
Pour sa 8e réalisation (si on considère que le diptyque "Kill Bill" ne forme qu’un seul film), Quentin Tarantino s’offre un film clivant qui a énormément divisé au moment de sa sortie. Quintessence de l’univers du réalisateur pour certains, une longue purge trop bavarde et trop violente pour d’autres… Il faut reconnaitre que des avis aussi tranchés donnaient envie de découvrir le film, ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion. Et, au final, de la même façon que je n’avais pas partagé l’adoration pour "Django Unchained", je ne partage pas le bashing contre "Les 8 salopards" qui m’est apparu comme un croisement intéressant entre "Reservoir Dogs" et Agatha Christie. On retrouve, effectivement, toute l’essence du cinéma de Tarantino, avec un goût décidément immodéré pour les belles images (les plans enneigés sont superbes tout comme le sens du détail des scènes en intérieur), les longues pages de dialogues qui semblent ne parler de rien mais qui finissent par atteindre leur objectif, l’inévitable répétition à outrance du mot "nègre" (comme toujours surexploitée), une galerie incroyable de personnages atypiques, une mise en scène chapitrée, une stylisation de la violence ou encore une BO formidable (signée Ennio Morricone qui a, enfin, eu le droit à son Oscar !). On retrouve, également, un casting incroyable qui réunit quelques habitués du réalisateur (l’époustouflant Samuel L. Jackson, l’épatant Kurt Russell, le trop rare Walter Goggins, le taiseux Michael Madsen ou encore Tim Roth en clone de Christoph Waltz…) ainsi que des petits nouveaux (la revenante Jennifer Jason Leigh, le caricatural Demian Bichir, le vieux Bruce Dern ou encore un Chaning Tatum assez incroyable). Certes, "Les 8 salopards" est parfois inégal sur le plan du rythme mais, non seulement, cela fait partie du charme des films de Tarantino et, surtout, le scénario est à ce point mystérieux dans ses tenants et ses aboutissants que le spectateur n’a de cesse de se demander où le réalisateur veut en venir. En effet, la première moitié du film (voire les deux premier tiers) posent énormément de questions, notamment sur la sincérité et les motivations de chacun de ces 8 salopards. L’ambiance du film (avec sa cabane lugubre et isolé, sa sorcière prisonnière et cette obscurité) est même telle qu’on a l’impression d’être dans une histoire de fantômes… ce qui est surprenant pour un western. Ce mélange des genres, ainsi que ce mystère ambiant, viennent, bien évidemment, nourrir l’intrigue… qui, il faut l’admettre, en avait bien besoin. Car il est vrai qu’on peut reprocher aux "8 salopards" de ne pas raconter grand-chose en définitive spoiler: (un chasseur de prime emmène une criminelle se faire pendre et rencontre de gens sur sa route)
mais, là encore, ce serait faire un mauvais procès au film qui s’inscrit, ainsi, dans la lignée des précédents longs-métrages de QT (qui est, avant tout, un conteur qui sait en faire des tonnes avec une histoire modeste) et qui, du reste, ne se montre pas avare en rebondissements inattendues et faux-semblants. Le film cumule un nombre twists scénaristiques assez surprenants, spoiler: de la mort de Ruth, pourtant personnage principal (si on en croit l’affiche en tout cas) à la moitié du film au récit glaçant du major Warren sur le sort qu’il a réservé au fils du Général Smithers en passant par la révélation de l’implication de chacun ou encore l’intervention de l’occupant de la cave
. A ce titre, le film effectue un véritable tour de force avec spoiler: son 4e chapitre sous forme de flash-back explicatif, qui est, tout simplement extraordinaire et vient relancer une intrigue qui menaçait de ronronner (juste avant la terrible conclusion du chapitre 3)
. Alors, quel est le problème avec "Les 8 salopards" et pourquoi a-t-il créé un tel malaise à sa sortie, y compris chez les fans de Tarantino ? Peut-être que l’explication se trouve dans le manque d’humour et/ou de recul qui aurait permis de désamorcer la tension du film… Certes, le film est sans doute le moins drôle de la filmo du réalisateur mais il me semble qu’il s’agit d’un parti-pris payant dans la mesure où l’ambiance est clairement plus noire que de coutume. J’ai, pour ma part, était un peu plus gêné par la complaisance avec laquelle Tarantino traite la violence sans que cela ne soit forcément indispensable spoiler: (les écoulements de sang sont parfois un peu trop omniprésents, la pendaison finale est trop premier degré…)
, ainsi que le racisme, qui est l’un des thèmes centraux du film. Certes, Tarantino n’a pas vocation à être un pédagogue se devant d’expliquer que le racisme, c’est mal… Mais, son insistance sur ce sujet et la façon dont il le traite commence à être un peu pesant dans sa filmo. Pour le reste, j’ai plutôt tendance à conseiller "Les 8 salopards", sorte de Cluedo horrifique que j’ai préféré à " Django Unchained".
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2016
Quentin Tarantino ne s'arrête plus de ressusciter à sa manière le genre du western. Le coup de force du réalisateur reste dans le fait de contenir de ses personnages dans un huit clos suffoquant jusqu'au dénouement final made in Tarantino.

Certes le film pâtit de certaines longueurs scénaristiques et d'un dénouement longuè mais la direction des acteurs est toujours aussi impressionnante.
On est en dessous de ces films habituels mais quand ce réalisateur tient une caméra dans ses mains, il propose toujours des films qui se détachent des genres aseptisés que nous pouvons connaître à ce jour.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse