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Un visiteur
3,0
Publiée le 29 août 2016
Pas Fan de Tarantino inconditionnel, je me pose neutre et reconnaît encore une fois le brillo de Quentin pour ses dialogues, riches et travaillés. Ses personnages chargés d'histoires et de tempéraments enfouis. Mais on connais aussi sa tendance à ne pas savoir faire court, concis, efficace. La ou le huit clos aurait dû être un exercice salvateur pour lui, il apporte une créativité propre à lui pour adapter son besoin aux récits chargés : brillant ! Mais il apporte aussi toute la machinerie scenatistisque Tarantinesque, et implose sous ce tout petit décors, incapable d'apporter un fil d'enquête, misant sur des effets de surprise malheureusement trop tardifs, englué dans des oppositions de rôles qui dépassent l'intérêt de l'histoire. Il en reste en bon film, volontairement lent, curieusement moin bon qu'un Django qui doit peser lourd dans le CV maintenant.
Un bon Tarantino, peut-être pas le meilleur, en tout cas pas le plus intense. Puisque ça parle beaucoup dans Les Huit salopards, il faut évoquer les dialogues : sans punchline mémorable mais pas mal quand même, surtout bien délivrés par des acteurs talentueux. Le film est long, Tarantino prend son temps pour construire l'ambiance tendue de son huis-clos. Une fois le climax arrivé, une fois le carnage tarantinesque passé, le film s'éternise un peu laborieusement.
Un bel exercice de style mais loin de ce que Tarantino a pu nous offrir dans le passé. Le huit clos et les dialogues sont très réussis le film est très long mais bien réalisé, Samuel Lee Jackson s'en donne à cœur joie ! Un bon moment.
On pourrai penser que faire durer le suspens pendant 2h45 serait long....mais la manière de faire dérouler l'histoire vous fascine au point de ne pas voir le temps passer. "Certes" la manière dont il est réalisé fait tout, on comprend vite que Tarantino dirige la valse. Un vrai bon Western, violent et jouissif à souhait.
Les huit salopards a eu une histoire difficile.Le scénario ayant fuité,Tarantino a décidé de ne pas faire le film et voulait en faire une pièce de théâtre.Finalement,le film a été réalisé et sorti en salles...et on le remercie !! Parce que ce 8e film de Tarantino est vraiment réussi ! D'abord le scénario : un chasseur de primes et sa prisonnière se dirigent vers la ville de Red Rock,afin de pendre sa prise et d'empocher la prime.Sur sa route,il va rencontrer un autre chasseur de prime et le nouveau shérif de Red Rock.Ces 4 personnages sont bloqués par un sacré blizzard et vont devoir s'arrêter à la mercerie de Minnie,en attendant que le blizzard se calme et pouvoir reprendre leur chemin.Ils vont faire la connaissance de 4 autres personnages : un autre shérif,un cow-boy,un palefrenier et un confédéré.Ces 8 personnages vont devoir cohabiter ensemble malgré leurs différences et Evidemment des groupes vont se faire et l'ambiance va vite dégringoler.Le casting est exceptionnel,tous les acteurs ont leurs places dans le long métrage,mention spéciale à Samuel L Jackson,Kurt Russell et Jennifer Jason Leigh.Tim Roth surjoue trop,on dirait qu'il essaie de faire le même jeu d'acteur que Christoph Waltz,ça se voit trop.Le scénario fait beaucoup penser aux 10 petits nègres d'Agatha Christie.Le film est long (2h45) et il va falloir attendre avant de voir de l'action car elle arrive assez tard dans le film.En effet,le film est très riche en dialogues mais évidemment Tarantino a écrit les dialogues ils sont donc variés et ironiques au possible,amenant de l'humour tout au long du film.L'humour est noir et vraiment,excuser le mot salaud.Petite précision : le film est un huit-clos,c'est-à-dire que le long métrage prend place dans un seul et même endroit pendant toute la durée du film.Évidemment,on voit des décors,très beaux vu que le film se déroule dans les endroits enneigés . D'ailleurs,le générique de début de film prend place avec des grands paysages enneigés.l'action arrive tard dans le film,comme dit plus haut et on reconnaît la patte de Tarantino,c'est-à-dire de l'hémoglobine exagéré.Pour réaliser ce film,Tarantino a utilisé un format de pellicule plus utilisée depuis les années 70 : le format 70mm.C'est un format qui offre un rendu visuel plus détaillé que le format de pellicule classique.Les objets sont plus détaillés dans le film,ça fait plaisir.finalement,la musique est réussie,parvenant à mettre des frissons aux spectateurs.Les huit salopards est un très bon film à conseiller si vous aimer le cinéma de Tarantino bonne séance à tous
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Il m'a paru trop long, trop bavard, trop alambiqué, trop misogyne, trop antipathique. Si l'histoire est intéressante, les personnages le sont beaucoup moins. On sent que Tarantino est toujours ado, qu'il joue et jouit avec des petits figurines, sans trop s'occuper de donner un sens et du fond à son histoire. Cela me fait penser aux enfants de grande section qui s'amusent parfois avec les marionnette, c'est naïf, éruptif, pulsionnel. On le connait, Quentin, on sait ce dont il est capable, et voilà que cette fois, il ne parvient pas à nous surprendre. En règle générale, dans ses films, il reste des scènes, des dialogues, des images fortes, un petit morceau de pop culture qui traine dix ans dans la bouche des ados et des trentenaires qui n'assument pas leur âge. Mais rien de cela dans le bavardage givré d'une bande de cowboys minables, ramassis cradingue de salauds à la gâchette facile. Une suite de discussions laborieuses entrecoupée de tirs sanglants. Tarantino aime les loosers, et jusqu'ici, il parvenait à nous les faire aimer. Par de petits morceaux de vie, par un attachement viscéral à la musique, aux films, à la bouffe d'hier ou d'aujourd'hui, il rattrapait la noirceur de ses trames par ce gout raffiné des petits plaisirs modernes. Il nous ramenait au superficiel du monde moderne, aux burgers, aux films débiles, aux nanas minces et presque nues. Ici, le vide de ses bavardages saute aux oreilles pour une bonne raison : il ne fait aucunement écho à celui des spectateurs que nous sommes. Plus encore, aucun de ses personnages n'est sympathique. On ne veut sauver personne, on pourrait les laisser mourir, sans remords, tant leurs tics, leurs mots, leurs gueules, leurs vies nous indiffèrent. Déconnecté de ce qui fait sa force, la lecture amusée des petits plaisirs du quotidien occidental, son cinéma tourne à vide. Alors que l'on pensait assister à une relecture du western classique, léonien, on est devant une pièce de théâtre à suspense anglaise, fade et trop sucrée.
Ouf, j'avais très peur de ce film que l'on disait bavard. 2h45 de blabla inutiles m'auraient fait beaucoup de mal. Mais heureusement, ces fameux dialogues ont l'énorme avantage d'être constructifs. Comme dans la séquence introductive de Inglorious bastards ou même la séquence dans le bar, les dialogues ont pour but d'amener petit à petit des éléments sur les personnages que l'on apprend à cerner avec soin, ainsi que des éléments qui permettent de faire évoluer l'intrigue. Cette intrigue est une véritable enquête en huis-clos. Les personnages réfléchissent, s'interrogent, Hercule Poirot n'est pas si loin. A ce titre, et à de rares exceptions près, chaque phrase, chaque monologue est captivant. Ces exceptions, on les trouve peut-être durant la première heure ou certains passages m'ont paru légèrement excessifs (dialogues de sourd dans la diligence). L'ensemble du film sur 2h25 aurait été peut-être parfait. Ensuite, la tension monte, et Tarantino déploie sa deuxième arme caractéristique après le dialogue : sa plume scénaristique. Le polar est en route, la surprise, les réponses aux questions par retours en arrière. Enfin, bien que huis-clos, QT nous offre des images et une réalisation splendides. Des images de paysages glaçants, des personnages dessinés à la perfection. On ne se contente pas de dialogues éprouvants autour d'une table d'une auberge sombre. Au contraire, c'est particulièrement dynamique. Finalement mon impression a été de voir une pièce de théâtre captivante et subtilement mise en boite pour le cinéma. A noter la musique de Ennio Morricone que je n'ai pas trouvée exceptionnelle. Disons que j'y ai été attentif parce que je savais que c'était une BO de lui. Néanmoins, ce type de BO, plus classique que celles décalées que l'ont peut retrouver dans d'autres films, parfois des compilations de tubes ou de morceaux un peu en vrac en guise de références, rend le film plus sombre et plus sérieux. Donc voilà. C'était excellent mais quelques minutes de moins par moment n'auraient pas été sans me déplaire.
"Les dix petits nègres" (bon d'accord, ils ne sont que huit !) version Tarantino, c'est un western crépusculaire dans le blizzard dopé à l'hémoglobine et aux dialogues finement ciselés. Un huis-clos infernal, dont la narration n'est pas linéaire, qui se dévoile progressivement, peuplé de vrais salopards (servis par des acteurs qui ont de la gueule), ce qui permet de n'avoir aucune empathie pour eux et de se laisser aller joyeusement à ce jeu de massacre. Jubilatoire !
Tarantino fait du Tarantino. Après on aime ou on aime pas... Pour ma part, j'avais vraiment aimé ses premiers films (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) mais depuis, il n'y a eu aucun renouvellement de la part du réalisateur. L'avantage, on sait à quoi s'attendre. Inconvénient, on n'est jamais surpris. Donc, pour ce huitième film (M. Tarantino aime à les compter, bon soit...), nulle surprise. Palabres pendant les 2/3 du film pour un finir sur une boucherie sanglante. Curieusement, la longueur des dialogues (et leur intérêt plus que discutable) ne m'ont pas gêner outre mesure même s'ils auraient gagné à être plus incisifs. Quelques phrases bien piquantes font tout de même mouche de temps en temps. Côté acteur, quel plaisir de revoir Kurt Russell ! Samuel L. Jackson est excellent (même si je trouve qu'on le voit beaucoup trop souvent à l'écran ce qui à tendance à me fatiguer...). Par contre, d'autres personnages sont largement sous exploités (Tim Roth et Michael Madsen en tête...) alors qu'en trois heures, il y avait largement la place pour développer plus en profondeur ses deux personnages. Côté "massacre", certaines scènes étaient assez drôles spoiler: notamment quand deux personnages vomissent des geysers de sang quand d'autres sont restés dans le classique tarantinesque. Au final, le film reste dans la lignée de l'oeuvre de Tarantino. Sans surprise mais pas inintéressant malgré une durée peut-être un peu excessive.
Excellent Film. Magnifique Tarantino. J'ai adoré du début à la fin et les deux parties du film, la partie discussion qui dure 1H30 et la partie action le reste du film. Le casting est excellent/ Kurt Russell retrouve un grand rôle dans un grand film, çà fait plaisir, Samuel L. Jackson est pour moi le meilleur acteur de ce film, il est juste parfait y'a pas d'autre mot pour décrire son interprétation dans ce film, Jennifer Jason Leigh est parfaite dans son rôle, je ne la connaissais pas vraiment avant de la voir dans ce film, tout comme Walton Goggins qui pour une énorme révélation pour moi, j'espère le revoir dans un film de Tarantino et ce dans un rôle majeur évidemment. Alors par contre, je pense que pour les non-initiés dans la filmographie de Tarantino, ce ne véritablement le meilleur film pour commencer car tous ses codes sont à leur paroxysme; du moins les scènes de discussions. Contrairement à beaucoup j'ai adoré ces longues scènes de discussions entre les personnages, car ils sont très bien écris et nous permettent de nous attachés à ces "salopards" (à part peut-être pour Michael Madsen qui ne dit quasiment rien du film, mais son personnage de "cow boy" qui veut çà et cela fonctionne très bien également) et surtout cela nous prépare de plus en plus au défilé sanglant qui s'annonce de plus en plus inévitable au fur et à mesure des minutes. Je sais que l'année est loin d'être terminée, mais pour moi c'est le film de l'année.
Ils sont huit salopards, mais ce ne sont ni des lopes, des interlopes ou antilopes ! Un bon huis-clos. Huis, huit, oui, oui, on en veut encore plus des Tarentino. Et peu importe si les critiques de métier se contredisent toutes les dis-huit secondes, on n'en a que cure. Une petite bourrasque de neige avec un cure-dent, Camille ?
Un bon film de Tarantino comme on les aime avec des répliques qui tuent, du sang des flingues et un scénario qui garde le suspens jusqu'au bout. Même si ce n'est pas son meilleur long, ça reste un film à voir !!
Quentin Tarantino aime bien être en décalé. Avec ce pseudo western, il ne nous promène pas dans les paysages désertiques de Monument Valley mais dans l'hiver des rocheuses. Peu de chevauchés mais un huit clos théâtral. Et ce n'est pas pour rien qu'il a choisi la musique d'Ennio Morricone, pour nous emmener tout doucement au final. Pour être décalé, ça l'est. Si dans les films de Sergio Leone, les protagonistes ne prononcent que quelques paroles, là, on est avec des bavards, qui causent, causent ... et pourtant....