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hitman1995
7 critiques
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2,5
Publiée le 5 juillet 2016
Gros gros déception pour le nouveaux film de Tarantino. Le film est trop long, beaucoup de bla bla pour rein. spoiler: la mort de John Ruth "Le Bourreau" alias Kurt Russell est débile.
Si l'on n'a pas peur des mots, on peut dire que c'est grandiose.
Du grand Tarantino oui. On retrouve d'ailleurs un genre cher à ses yeux : le western. Mais cette fois-ci, pas de grands espaces arides mais un quasiment huis-clos au sein d'un magnifique chalet en plein blizzard.
Et je tenais à commencer par cela puisque j'ai peu l'occasion de le souligner d'habitude mais ici le travail des décorateurs et des accessoiristes est remarquable. Etant né dans les Hautes-Pyrénnées, je connais assez bien les châlets et ce châlet m'a évoqué des souvenirs : chaque objet présent dedans sonne juste. On pourrait les trouver dans n'importe quel endroit similaire (et on les y trouve souvent). Très beau travail.
Il ne restait alors plus à Quentin Tarantino qu'à filmer l'histoire qu'il a écrite. Avec le talent qu'on lui connaît, il se débrouille très bien dans cette tâche. Plans larges, gros plans, travelling, montage, tout est parfaitement calculé et rien n'est en trop. Il utilise la bonne technique au bon moment ou coupe quand il le faut.
Du coup, Tarantino met en boîte son histoire assez bavarde. C'est probablement le seul défaut de ce film : il est très bavard donc il y a peu d'action ou en tout cas, elle est concentrée sur une toute petite portion du film. J'ai apprécié ces joutes verbales et ce parti-pris psychologique mais il est vrai que parfois les personnages avaient tendance à trop parler.
Cela dit, cela permet aux divers acteurs de montrer leur talent. Et de l'acteur talentueux, il y en a : Tim Roth, Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins ...
Voilà donc un très bon 8ème film. Passer derrière "Django Unchained" n'était pas facile mais "Les 8 Salopards" l'a fait avec brio. C'eut été dommage de louper cela à cause d'une fuite en ligne du scénario !
PS : J'allais oublier d'encenser la musique de Ennio Moriconne ! Pas besoin d'en dire beaucoup plus, ce nom se suffit à lui même.
En revoyant ce film, j'ai été une fois de plus bluffé, on ne voit pas le temps passer et ce, malgré ses trois heures. On est captivé par des dialogues toujours aussi savoureux, écrits et drôles, une marque de fabrique chez Tarantino, et par ces scènes qui montent en tension jusqu’à ce que la violence explose et ne repeigne les murs à coup d’hémoglobine. Pour son neuvième long-métrage, Tarantino semble faire le point sur sa carrière, car ce nouvel opus est bourré d’autocitations, il semble contenir tous les précédents films du cinéaste : c’est l’occasion de revoir des acteurs qui ont marqué son cinéma. On retrouve aussi le huis-clos sanglant façon Reservoir Dogs, avec tous ces bad-guys hauts en couleur, contraints de cohabiter dans la même auberge. Comme dans Django Unchained, Tarantino se sert du sujet de son film pour interroger l’histoire de l’Amérique, en insistant sur ses fractures : l’histoire se situe quelques années après la Guerre de Sécession et Tarantino a eu l’idée géniale de réunir les partisans des deux anciens camps dans la même pièce. Le cinéaste fait alors ce qu’il sait faire de mieux, c’est-à-dire mettre en scène de longues discussions, avec des réparties souvent mordantes, et qui donnent au spectateur l’illusion que ces gens aux convictions opposés arrivent néanmoins à dialoguer de manière civilisée, or il n'en est rien. Tout cela a un côté un peu théâtral mais ça reste du cinéma car Tarantino soigne toujours autant la forme et ses mouvements de caméra. Bref, Le cinéaste a fait en huit films un sans-faute, on peut dire que c’est un auteur qui a parfaitement réussi à exprimer son univers dans le cadre hollywoodien.
Vous pouvez lire ma critique complète (et illustrée) ainsi que d’autres critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur mon blog :
Jason Leigh inchained. Passons sur le titre français passe-partout et pas franchement original que le groupe Snd M6 a collé au long-métrage (The hateful 8 a tout de même plus de gueule) et allons à l'essentiel: que vaut le 8ème film de Quentin Tarantino? Disons pour être honnête que c'est un film qui a les défauts de ses qualités. Au rang des défauts, on peut pointer du doigt un certain manque de renouvellement dans la structure de la narration de Quentin, même si c'est toujours opéré avec virtuosité, on retrouve les mêmes chapitrages que d'ordinaire, et il s'amuse encore à bouleverser sa chronologie des événements. On peut également regretter la tendance de Quentin à regarder Tim Roth jouer, ce dernier ayant une tendance de plus en plus marquée pour le cabotinage. Mais les nombreuses qualités du film font sans problème oublier ces légers écueils. Tout d'abord le script, malin et ciselé, qui s'amuse à coller à ses fameux salopards les caractéristiques discutables qui forment l'identité même de l'Amérique: les tensions raciales (que des dialogues parfaits soulignent de chaque côté) le patronyme de certains personnages (Osvaldo ou John Ruth) sont des noms à peine maquillés d'assassins de présidents. Et puis l'emploi du trop rare Bruce Dern: il a été durant quelques années l'acteur le plus détesté d'Hollywood pour avoir simplement tué John Wayne dans un film! Il faut admettre que le suspense est également au rendez-vous, les rebondissements sont impeccables dans leur agencement, et la tension ne faiblit jamais en 2h50. Mais c''est évidemment en terme de réalisation qu'on atteint ici des sommets: tout d'abord l'emploi d'objectifs panavision super 70, qui donne l'impression unique... Hé bien d'être au cinéma, et Quentin peut se vanter d'être un cinéaste qui emmène son public exactement où il veut aller. La photo de Robert Richardson est fabuleuse (Tarantino met d'ailleurs en avant un goût certain pour les plans de paysages inquiétants) les décors et costumes sont de premier choix, la bande-son de Morricone est à tomber par terre, et ça fait vraiment, vraiment très plaisir de revoir Jennifer Jason Leigh, actrice emblématique qui a marqué les années 90 de ses performances dépressives. Elle parvient sans problème à tirer son épingle du jeux, même face à sept partenaires qui crèvent l'écran. Et puis une dernière remarque sur Samuel Jackson, épatant, qui s'applique entre deux Marvel à nous rappeler qu'il est un acteur immense (voir "Django" ou "Kingsman" pour plus de matière) Bref, "The hateful 8" n'est rien d'autre, au final, que ce qu'il nous promettait: un très solide morceau de péloche qui ne manquera pas de faire rougir une nouvelle fois la concurrence du petit Quentin!
Encore un excellent film signé Tarantino, qui ravira sans doute les adorateurs de son style, sanglant et expéditif. On est immédiatement plongé dans l'ambiance grâce à la BO de Ennio Morricone, qui est à mon humble avis le meilleur compositeur de BO ayant jamais existé. Les personnages sont violents et sournois, comme le grand ouest dans lequel ils vivent, ce sont tous des baroudeurs expérimentés qui en ont vu de toutes les couleurs et qui n’accordent que très rarement leur confiance, des personnages à la Tarantino quoi ! L'intrigue et prenante, on se laisse surprendre par les rebondissements de situation et le fait qu'une bonne partie du film se déroule en huis clos ajoute beaucoup de suspens à l'histoire. Et bien sûr comment ne pas aborder le jeu irréprochable de tous les acteurs du film, ils sont très à l'aise dans la peau de leur personnages et on le ressent à l'écran, les dialogues aussi sont merveilleusement bien écrit et ajoute un certain humour au film, comme c'est souvent le cas avec Tarantino. Un excellent film que je recommande donc à tous les amateurs du genre mais attention, âme sensible s'abstenir.
Le grand Maître Tarantino nous livre son chef-d oeuvre .... Enfin presque. Nous voilà dans un western spaghettis comme nous le faisait jadis le grand Sergio Leone. Ce style que j adore est additionné au concept cluedo. En l'occurrence tous le monde dans la même pièce à huit-clos, à qui devinera, "qui est le meurtrier". Voilà le décor, sauf que pour le mettre en place, il faut prendre son mal en patience pendant quasiment 1h20. Effectivement, dans les westerns spaghettis, il y a bcp de longueur, mixé à beaucoup d action. L' action elle est passé quasi à la trappe . De très belles punchlines entre acteur, active cependant le scénario. Dans l'ensemble, cela reste insuffisant. C'est pour conclure un très bon film, mais quand Tarantino écrit et réalise le long-métrage, on s'attend à un excellent film voir un classique. Les huit salopard n'est pas un classique. Quoiqu'en disent les pro-tarantiniens, mais ça reste très clairement un très bon film. #AVoir
Un excellent Tarantino ! L'idée de base, bien que très basique (un huis clos, un meurtre, huit personnages dont le meurtier) se suffit à elle-même et laisse toute la machine tarantinesque dont on retrouve tous les codes (des dialogues fous, des effusions de sang …) faire le reste. Les personnages sont absolument dingues notamment ceux de Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh et Walton Goggins et l'humour est au rendez-vous. La résolution du crime est à l'image du film : absurde. Le casting est bluffant. Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Tim Roth, … sont tous géniaux. Ils cabotinent mais c'est particulièrement plaisant de les voir s'amuser dans leur rôle. Ce n'est sans doute pas le meilleur Tarantino (je reste sur Pulp Fiction), le film possèdant quelques longueurs (notamment durant la première moitié du film) et reposant davantage sur son côté Tarantino que sur le scénario, mais ça demeure un très bon film. Quel pied (sans mauvais jeux de mot faisant référence au fétichisme du réalisateur) de regarder ce genre de films !
Bonjour, J'étais sur YouTube avant et désormais j'ai décidé de faire des critiques écrites donc j'ai décidé de critiquer tout les films que j'avais mentionné sur ma chaîne YouTube. Hateful eight est un excellent huis clos nerveux dont la principale force se trouve dans des dialogues tarantinesques. Le film est brillament mit en scène par notre ami Quentin Tarantino qui opte pour une mise en scène simple mais efficace . Et la musique d'une film composée par la légende Ennio Morricone et vraiment bien quoique par trop marquante.
Le retour de Tarantino dans toute sa splendeur avec ce huis clos plein de tension, de double-jeu et de ketchup bien sûr. Nous retrouvons bien tous les ingrédients de marque qui ont fait la réussite de ce réalisateur à part. Le jeu d'acteurs, et pas des moindre, est puissant. Les dialogues sont toujours savamment orchestrés. L'intrigue donne un suspens soutenu jusqu'au final explosif. Âmes sensibles s'abstenir néanmoins !
Ce western en huis clos est bien meilleur dans sa seconde moitié que dans sa première grâce à un habile suspense, de nombreux rebondissements et de l'action à faire péter l'hémoglobine. L'ensemble, avec une reconstitution soignée, d'excellents dialogues et quelques superbes paysages, est servi par une mise en scène maitrisée et un casting cinq étoiles. Le 8ème long-métrage de Tarantino est un bon film mais en deçà de ses précédentes oeuvres.
Malgré la jubilation qu’il a de faire se télescoper le western et le huis-clos paranoïaque, Tarantino ne parvient pas à atteindre la tension dramatique d’un « The Thing » (la neige, l’isolement, le doute sur la nature de chacun et la présence de Kurt Russell trahissent le remake déguisé). Malgré de bons moments (les jougs entre les personnages sont parfois savoureux) le fougueux cinéaste s’échoue au bout du compte sur ses deux écueils habituels : les dialogues qui tournent à vide et la complaisance pour la violence. Si le début du film, étrange huis-clos dans une diligence, est intriguant (surtout grâce à l’abattage des comédiens, Samuel L.Jackson en tête), l’installation dans la Mercerie, qui rejoue l’étirement des échanges jusqu’au malaise, débouche sur un tunnel narratif sans grande tenue dramatique (les antagonismes s’épuisent vite dans une succession de duels verbaux assez vains, le suspens est éventé). Et tout ça débouche évidemment sur la boucherie attendue, filmée avec complaisance. Le dernier mouvement du film, qui voit se reconfigurer de façon assez réjouissante le jeu des alliances et qui n’hésite pas à basculer dans la bouffonnerie, parvient à réveiller notre intérêt… mais c’est un peu tard ! Dommage car le cadre et les acteurs (beau retour de Kurt Russell) laissaient espérer d’avantage que ce remake finalement assez poussif de « Reservoir dogs ».
Alors oui certes c'est long, oui ça parle beaucoup, mais malgré la longueur l'ennuie ne pointe pas le bout de son nez, malgré de très loooong dialogues le génie de Tarantino dans son écriture nous fait dire (ça parle beaucoup, mais putain ça parle bien !) et malgré cette fin pas assez poignante à mon goût le jeu d'acteur reste parfait (mention spéciale à MONSIEUR Jackson).
Ce n'est pas le meilleur film de Quentin Tarantino mais c'est sans doute le plus travaillé et bon dieu que ce film m'a fait plaisir !
Après un Django Unchained flamboyant, Quentin Tarantino revient à la réalisation avec un film moins grand public mais toujours aussi savoureux niveau dialogues, casting et jeu d'acteur. Dommage que ça dure une plombe...